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Chalon... ville d'histoire !

Plusieurs sujets consacrés à l'Histoire locale ne sont pas arrivés tout seuls sur vivre-a-chalon.com et nous sommes ravis qu'ils soient pour la plupart votre oeuvre, du moins celles de chalonnais passionnés à qui ce site a, depuis sa naissance en 2007 (courte histoire... mais quand même ;-), décidé de donner la parole !

Merci à tous.
Et continuez à nous envoyer vos contributions, elles seront bienvenues !

 

VOIR EGALEMENT LA RUBRIQUE "CARTES POSTALES"


 

CHALON : M.Mauroy accueilli en novembre 1981 dans notre ville

Alors Premier Ministre, Pierre Mauroy qui vient de s'éteindre avait été accueilli à Chalon, le 5 novembre 1981 par Roger Lagrange maire qui n'était pas si éloigné du maire de Lille.


Le premier ministre avait évoqué La lutte contre le chômage :
réduction du temps de travail ( 35 heures par semaine pour 1985 ) ; contrats de solidarité avec les entreprises.
- L'aide à l'agriculture : progression de tous les agriculteurs dans-le-cadre européen ; rénovation de la politique agricole commune ; organisation des marchés et création d'offices de produits ; formation technique des agriculteurs ; arrêt de l'exode rural ; installation locale d'industries agro-alimentaires ; politique foncière ( location de terres aux jeunes agriculteurs, réforme de la législation sur la location, offices fonciers et loi d'aménagement foncier.


Au sein des socialistes du département, M. Mauroy a longtemps pu compter sur le soutien indéfectible de René Bêche qui était adjoint au maire de Chalon. Un élu de Côte d'Or Hervé Vouillot, qui a été Député de Dijon entre 1981 et 1986 puis maire de Quétigny a travaillé aux côtés de Pierre Mauroy.

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CHALON - La vénérable Société des Sciences Naturelles quitte la Rue Doneau

C'est plus qu'une page d'histoire qui se tourne avec le futur déménagement pour les membres de la société des sciences naturelles de Chalon. Dans moins de dix jours, les naturalistes et mycologues chalonnais vont intégrer avec nostalgie l'espace associatif Jean Zay. Des locaux rénovés mais plus petits qui ne peuvent contenir les multiples collections amassées depuis près de 14O ans par les scientifiques chevronnés que compte cette vénérable société savante qui dès sa fondation a rayonné bien au delà du département de Saône et Loire !

 

 


UN TRAVAIL D'INVENTAIRE TRÈS IMPORTANT : UN FABULEUX PATRIMOINE
Depuis un an déjà , les naturalistes et mycologues chalonnais s'ils n'ont pas oubliés les passions pour les richesses naturelles se sont aussi attelés à un important travail de dresser des inventaires de leurs prédécesseurs. C'est ainsi que lors des réunions hebdomadaires qui se déroulent le lundi soir, ils ont redécouvert des herbiers, des collections de minéraux, d'insectes, d'oiseaux, de papillons, de reptiles mais aussi des bulletins et autres revues des sociétés savantes avec qui les prédécesseurs éminents étaient en contact ! Au grenier pas moins de 4OO mètres linaires d'archives. Au premier étage, dans la salle de réunion, les multiples collections précitées entassées également dans un local voisin !
"C'est un fabuleux patrimoine. Depuis une année, nous n'avons pu qu'inventorier le tiers de ce que la société possède " a confié Claude Prost, le Président.

 


DES COMPÉTENCES A VENDRE POUR PAYER LE FUTUR LOCAL ?
Les locaux actuels ont une superficie de 15O M2 alors que les futurs est de 63 M2, "c'est beaucoup plus petit mais aussi beaucoup plus cher " remarque avec un brin d'humour le président Prost qui a rejoint la société pour la connaissance des champignons.
La société des sciences naturelles qui porte aussi le nom de "société de mycologie de Chalon sur Saône réunies " est surtout connue des chalonnais pour ses expositions et sorties mycologiques. L'exposition annuelle se déroule en octobre, elle attire un public nombreux et l'entrée qui était gratuite pourrait devenir payante, afin de pouvoir régler la facture annuelle de location qui s'élèvera à 63O Euros, alors qu'en dehors des frais de ramonage, tout était gratuit dans les locaux de la rue Doneau ! Ce sujet a fait l'objet de discussions hier soir, juste après les études des dernières trouvailles effectuées sur le terrain lors des sorties botaniques. La dernière a eu lieu samedi dans les prairies d'Ouroux avec notamment les observations des fritillaires.

 

 

 


EN MAI : EXPOSITION A SAINT MARCEL SUR LES POTAGERS
En mai prochain, les naturalistes du chalonnais participeront à une exposition à Saint Marcel, organisée par " Orange bleue" en collaboration avec la ville de Saint Marcel , autour du thème " nouveau regard sur nos potagers". C'est Rémi Dubois et son épouse qui coordonnent pour la société des sciences, la contribution de la société à cette manifestation.
Elle se déroulera du 23 au 25 Mai. Les botanistes permettent d'apporter leurs connaissances et font partager leurs passions lors de plusieurs manifestations chalonnaises, pour les inventaires du patrimoine naturel du Chalonnais par exemple. En 2012, pour l'exposition mycologique c'est plus de 335 champignons et 2OO plantes qui ont été exposés. Cette manifestation annuelle, d'envergure qui historiquement se déroulait à la salle des fêtes de l' hôtel de ville a accueilli près de 5OO visiteurs .

 

 

Les mycologues et naturalistes chalonnais contribuent aussi aux succès des expositions de Givry, Sennecey, Gergy, Varennes et La Charmée. Ils participent aussi aux sorties et activités de l'association départementale des sociétés scientifiques de Saône et Loire ainsi qu'à l’exposition mycologique annuelle de Lons le Saunier avec qui les échanges sont fructueux depuis de nombreuses années.

DES DOCUMENTS ET OUVRAGES PRÉCIEUX
Les inventaires qui se déroulent donc depuis une année déjà, permettent de constituer " une banque de données très importantes, voir inestimables "a souligné M. Prost. Les bulletins et mémoires de la société, ceux de 1878 à 1956 ont été numérisés par le centre régional du livre en mars dernier. C'est Jean Claude Allary, qui est le responsable depuis une quarantaine d'années de l'actuel bulletin. Outre une importante collection de gravures de Buffon, se trouvent aussi des cartes des gites minéraux de France de 1902 avec les plans des mines de Blanzy et Montchanin.
Des ouvrages de scientifiques et naturalistes américains, Russes, Italiens ou encore Suédois sont conservés. A noter qu'une collection des exemplaires du journal chalonnais " Le Drapeau tricolore " a été trouvé et remis à la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon dernièrement.

FONDÉE EN 1875 PAR LE DOCTEUR BERNARD DE MONTESSUS
Conservé aussi précieusement, le portrait du fondateur de la "Société des Sciences Naturelles de Saône et Loire " Bernard De Montessus. Ce docteur a présidé cette société savante, durant vingt ans, il avait une collection de plus de 5OOO sujets d'oiseaux d'Europe, mais aussi des collections de mammifères et autres animaux, un herbier qu'il a transmis suite à des transactions qui échouèrent avec la ville de Chalon aux naturalistes autunois !
Dans l'histoire récente de la société d'histoire naturelle de notre ville, certains personnages ont marqué la ville de Chalon comme Jean Geoffroy qui a été ingénieur horticole et qui a dirigé le service espace-verts de la ville, Marcel Perrier ou encore comme les mycologues Mrs Prieur et René Karger sans oublier le Docteur Ligier ou encore Alphonse Rifeaux...


Nos photos :

 

La doyenne Marguerite Sermesse et Remi Dubois avec le portrait du fondateur F.B de Montessus.

Le Président Claude Prost présente une pièce de collection

Lors d'une rencontre hebdomadaire : identification de plantes. L'entrée de la société, rue Doneau.

 
 
 
 
 
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CHALON - Retour des "Chroniques Chalonnaises"

Voilà un numéro des "Chroniques Chalonnaises " qui était attendu. Après une absence de deux année et demi, la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon, vient de publier un numéro qui est dédié aux arbres dans Chalon et le Chalonnais.

 

 


C'est bien sûr une photo de l'arbre à manon qui illustre la première page de cette nouvelle publication. L'arbre symbole de Chalon dont l'histoire est racontée par Claude Elly. Ce dernier n'est autre que le tout nouveau président de la vénérable S.H.A.C.

L'arbre de Sainte Marie n'est pas le seul a avoir été sculpté dans la région chalonnaise. En 1987, le sculpteur Yves Gaillard avait redonné une seconde jeunesse à l'orme de la liberté qui se trouvait à l'angle d'une route départementale en direction de Sevrey et d'une rue communale à Lux.

DEJA VINGT ANS D'EXISTENCE
Gabriel Michelin signe un article intitulé "Petit guide des arbres remarquables de Chalon " alors que Gilbert Prieur et Roland Demain ont effectué un reportage sur les arbres et arbustes du square Chabas. Autre historien chalonnais, Henri Huet évoque "l'arbre de la Montagne sur la place de l'hôtel de Ville"'. Denis Jobert a signé l'article " Le chêne de rocroi" alors que l'écologue, spécialiste des arbres en Bourgogne Alain Desbrosse s'est penché sur l'érable de Montpellier à Mercurey et sur un chêne pubescent à Rully.
Ce numéro a été coordonné par Roland Demain. C'est le numéro 57, des "Chroniques Chalonnaises " vendu au prix de 3 euros et dont le numéro un est paru...en Juin 1993, voilà bientôt vingt ans déjà !

 
 
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CHALON - Une étude sur le Tramway à Chalon....en 1997

Alors que début septembre 2012 était inaugurée à Dijon la première ligne du tramway, dans notre ville c'était la ligne numéro un du Bus à Haut Niveau de Service ( B.H.N.S ) qui entrait en service.

 


UNE PRE-ÉTUDE DE PERTINENCE SNCF/ADERC
Les transports dans le chalonnais, ce n'est pas une nouveauté, puisque voilà déjà un peu plus d'une trentaine d'année que naissait le Syndicat Intercommunal des Transports Urbains ( SITUC ) qui a regroupé à l'origine les communes de Chalon, Chatenoy le Royal, Saint Rémy, Champforgeuil puis Saint Marcel.

Alors qu'il est question d'une seconde ligne du B.H.N.S reliant les communes de Champforgeuil à Saint Marcel en passant par les quartiers Stade-Fontaine au Loup- Saint Gobain-Aubépins, avenue Nicéphore Niepce, zone sud, un projet de ligne de Tramway a été étudié il y a déjà une bonne quinzaine d'années.

 

C'est une élève ingénieur de l’École des Mines de Nancy, Nelly Courteaud, qui a rédigé une étude sur la pertinence de ce projet.
Un document existe. Il est le reflet d'un travail commandité à l'époque dans le cadre d'un partenariat SNCF-ADERC.

 
 
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CHALON - Claude Elly nouveau président de la Société d'histoire et d'Archéologie

C'est Claude Elly qui succéde à Gilles Platret aux fonctions de Président de la Société d'Histoire et d'Archéologie de notre ville .
Figure de notre ville, Claude a été longtemps journaliste, tout d'abord au Courrier, puis au Journal de Saône et Loire. Très tôt, il a posé son regard sur l'histoire de notre ville, et à ce titre il a vulgarisé dans les colonnes du quotidien local une partie de la grande histoire du chalonnais. Il a naturellement rejoint cette vénérable association qu'est la S.H.A.C où il a occupé les fonctions entre autres de vice-président et de secrétaire.

 


14 éme PRÉSIDENT DEPUIS LA FONDATION
Claude Elly est donc le 14éme Président de cette société fondée en 1844 et dont le premier se nomme Lépolod Niepce. Différentespersonnalités de la région chalonnaise, historiens ont notamment marquées Claude Elly. Marcel Lecroq, qui a été bibliothécaire de la Société d'Histoire et qui a beaucoup écrit sur l'histoire de notre ville. C'est un personnage qui a vulgarisé avec pas moins de 122 articles l'histoire du patrimoine chalonnais dans le journal local entre 195O et 1972 !
Autre figure à laquelle se réfère Claude Ellly André Bailly. Ce dernier a présidé la société Buxynoise d'études historiques tout en occupant différentes fonctions à la S.H.A.C. Il a beaucoup écrit sur Buxy et les communes de la côte chalonnaise.

UN NOUVEAU NUMERO DES CHRONIQUES CHALONNAISES
Aux côtés de Claude Elly, se trouvent Henri Huet, Jean Claude Alary et Lucie Térèse Faure aux fonctions de vice-président, Marie Thérèse Suard Secrétaire et Roland Demain, comme trésorier. Ainsi qu'une équipe d'archivistes et de bibliothécaires.

 

 

 


C'est Roland Demain qui est chargé de la publication "Des Chroniques Chalonnaises" dont le prochain numéro paraîtra bientôt avecun dossier consacré aux arbres du chalonnais. Voilà vingt ans déjà que paraissait le premier numéro de cette publication contribuant à la vulgarisation de l'histoire du chalonnais. Ce bulletin vendu au prix coutânt ( 3 ou 4 euros ) sera disponible dans les librairies de notre ville ainsi qu'au siège de la Société d'Histoire et d'archéologie qui est ouverte à tous, les mardis de 16 H à 19 H, au 9, rue Philibert guide. Nos photos : Claude Elly, nouveau président de la S.H.A.C - Quelques numéros des "Chroniques Chalonnaises ".

 


Voir sur V@C  les très nombreuses contributions en rapport ici

 

 
 
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Lire à CHALON : "Le clos du maréchal Pétain"

Il s'agit d'une ré-édition d'un ouvrage paru aux Editions Universitaires de Dijon. Cette fois, c'est aux P. U.F.(Presses Universitaires de France) que Jean Vigreux, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Dijon, a confié "Le clos du maréchal Pétain".

 

 


Spécialiste de la politisation du monde rural au XXéme siécle, Jean Vigreux a donc décortiqué un grand nombre d'archives et documents des années quarante et notamment celles et ceux concernant la ville de Beaune. Il s'est penché sur cette période sombre et sur un cadeau du monde viticole de Beaune au Maréchal Pétain.
Ce dernier, déjà particulièrement choyé par bien des corporations mais aussi par les négociants en vins de Beaune, a reçu un clos. Jean Vigreux a décrypté le don du clos qui est une initiative du préfet de région d'alors, relayée par les notables locaux et parmi ces derniers, le maire de l'époque Roger Duchet. Ce dernier, vétérinaire de profession, est devenu maire en 1932. De tendance radical-socialiste, il glisse à droite à partir de 1936, date d'un échec aux législatives qu'emporte une figure du socialisme: Jean Bouhey.
Dès l'automne 1940, Roger Duchet s'emploie à sauvegarder l'image de la ville et flatte l'Etat Français. C'est ainsi que l'avenue de la gare devient "Avenue du Maréchal Pétain " et la rue de la Loge, Rue Jacques Vincent. M. Duchet soutient "la révolution nationale".

C'est dans le prolongement de ce contexte qu'en mai 1942, une délégation composée notamment de notables beaunois, se rend à Vichy pour remettre au maréchal un titre de propriété. Document officiel. Roger Duchet à son retour est enchanté et le maire continue de louer la politique mise en place à Vichy. Le bornage du clos, l'année suivante, sera aussi un outil de propagande en faveur du régime de Vichy.

A partir de ces faits, l'historien Jean Vigreux analyse les événements sous un regard politique, culturel, économique et social. Les imbrications sont donc multiples entre le local et le national mais aussi entre la vigne et la politique. Le vin n'est plus seulement l'affaire des vignerons, il est le produit d'une mise en scène, autant que d'une mise en bouteille....

"Le Clos du Maréchal Pétain "-Jean Vigreux- Presses Universitaires de
France. 17 Euros

 
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CHALON Histoire : Vient de paraître "Mémoire et Histoire du Pays de Chagny"

C'est un numéro copieux que vient de publier l'association "Mémoire et Histoire du pays de Chagny". Pas moins d'une quarantaine de pages consacrées naturellement à l'histoire du chef lieu de canton, de ses communes mais aussi de ses personnages et de son patrimoine qui constituent les particularités de cette ville, à mi chemin de Chalon et de Beaune.

 

 

L'un des dossiers , rédigé par une figure de Chagny, Patrice Chaplin a pour thème "Le théatre des copiaus". Un théatre à l'Italienne, propriété de la ville et qui symbolise bien des temps forts de la vie culturelle locale. "Les copiaus" ont été aussi le nom d'une compagnie qui a été dissoute en 1929. Cette troupe a joué dans les années vingt dans les localités environnantes et compta parmi ses membres illustres Jacques Copeau. Ce personnage contribua à la décentralisation culturelle avant l'heure. C'est Catherine Dasté, la fille de J Copeau qui dévoila en 1996, la plaque "Théâtre des copiaux".

 

 

Autre regard, celui de Gaston Charles qui consacre un article au vicaire de Chagny , Jean Laborier qui a été un temps aumonier de l'hôital de Chalon.
Autre dossier, celui qui a pour sujet "Les Frères maristes" qui dirigent le pensionnat Sainte Marie depuis 1862. Au sommaire également dans ce numéro 9 deux articles liés au baptême républicain du collège ( 1981 ) et à l'anarchiste Louise Michel dont le nom est lié au collège de la ville.

x ) En vente au prix de 4 euros, à la maison de Presse et à l'office du tourisme de Chagny.

 
 
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CHALON - Vient de paraître : Regards sur la Saône" de Louis Bonnamour

Parmi les personnages qui connaissent le mieux l'archéologie, l'histoire et les gens de la Saône, Louis Bonnamour est une figure qui fait autorité et qui une référence incontournable.

 

 

L'ancien conservateur du musée Denon spécialiste reconnu de la rivière est l'auteur d'un nouvel ouvrage qui a pour titre " Regards sur la Saône : 1843-19OO". Un ouvrage documentaire regroupant des photos illustrant la Saône mais aussi les activités liées à la rivière durant cette période de la seconde moitié du 19éme siècle.


Les clichés la plus part du temps inédit permettent de remonter la Saône de la confluence à Lyon jusqu'à Chemilly en Haute-Saône.
Trois chapitres constituent cet ouvrage de 13O pages. Le second chapitre est intitulé "De Chalon à Verdun et Seurre". Ce sont des clichés réalisés par Louis Poizat mais aussi par aussi par Petiot-Groffrier ou encore par Paul Bourgeois.
D'autres photos sont signées par Maurice Gras et par Louis Lecroq. Elles révèlent les activités intenses autour de la rivière, activités économiques, artisanales et commerciales avec la pêche mais aussi les loisirs avec les régates du 14 Juillet 1887 sans oublier les  sauveteurs-jouteurs très actifs.
D'autres photos ont été prises à Gergy, Verdun ou encore à Verjux et Damerey, elles sont le reflet d'une intense activité liée à la Saône dans ces localités à cette époque.


Louis Bonnamour conte donc l'histoire des hommes, qu'ils soient sur l'eau ou sur les quais, en activités ou encore au repos, la Saône est un lieu de vie et d'aventure.
Cet ouvrage permet de nous réapproprier le patrimoine, de comparer les évolutions avec ce qui a été légué par les générations précédentes, celles qui ont vécu autour de la rivière. Sujet inépuisable la Saône demeure un thème pour photographes qu'ils soient amateurs ou professionnels, hier comme aujourd'hui.
C'est aussi un ouvrage pédagogique accessible au plus grand nombre.
Il a été présenté samedi dernier, à la librairie Rougeot, l'accueil des premiers lecteurs a fait l'objet de mentions particuliérement élogieuses tant sur la qualité photographique, que pour le contenu des textes illustrant les nombreux clichés.

x) "Regards sur la Saône : 1843-19OO" collection Mémoires en Images.
Editions Alain Sutton. 21 Euros. Dans les bonnes librairies de notre ville


Quelques ouvrages de Louis Bonnnamour

 
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CHALON Histoire : "Mellecey " Une véritable monographie

L'histoire de cette localité n'a plus de secrets pour Josette Giustiniani-Manvieu. Elle vient de rédiger plus qu'une monographie de cette localité de la vallée des Vaux. Il s'agit d'une étude sérieuse, très documentée et pédagogique, qui vient d'être publiée sous l'égide de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon.

 

 


Josette avait déjà signé un ouvrage sur Farges les Chalon ( 1 ), elle a donc rédicivé avec un certain talent, celle d'une fouine partie disséquer les archives à Macon, Dijon mais aussi à Autun ou encore dans les Vosges. Le travail rendu est remarquable, agréable à consulter pour mieux connaître cette localité qui est un trait d'union entre le chalonnais et la vallée des Vaux, entre le pays de Chagny et la côte chalonnaise.
L'ouvrage débute sur les traces des périodes préhistoriques puis se poursuit sur l'époque gallo-romaine avec les fouilles de Marloux; voilà pour l'introduction qui est à la fois documentée, illustrée, accessible au plus grand nombre. Pas moins d'une vingtaine de pages pour le chapitre consacré à l'église, c'est là encore un dossier très complet.

GERMOLLES : PAS SEULEMENT LE CHATEAU
Au total 275 pages dans lesquelles le lecteur se plongera successivement à la découverte de ce que sont les particularités de cette commune avec les seigneurs de Mellecey ou encore la résidence des ducs de Bourgogne au chateau de Germolles.
Les recherches permettent de mettre en relief la vie de la localité au fil des siécles avec de multiples anecdoctes. Comme mentionné sur la première page, Mellecey, c'est aussi quatre hameaux dont celui de Germolles qui a failli faire scission à quatre reprises, ce qui explique qu'il a existé une section électorale jusqu'en 2OO1 pour le hameau de Germolles, lors des élections municipales.


C'est aussi des événements tragiques lors de la seconde guerre mondiale. C'est aussi des femmes et des hommes qui ont contribué à l'histoire de cette commune. Notons la plus longue durée d'un mandat de maire, celui de Robert Landré, premier magistrat de 1959 à 2001 , plus de quarante années, sans doute une exception dans la région chalonnaise !

UN TRAVAIL DE CINQ ANNÉES
"J'ai été moi même très surprise et aussi étonnée de pouvoir remonter aussi loin dans le temps " confie avec modestie Josette Giustiniani-Manvieu. Au fil des années, elle a acquis un coup de coeur pour cette commune qui présente bien des particularitès archéologiques tout d'abord, puisqu'en 1868, Charles Méray découvre la grotte de la Verpillière, par exemple. Les travaux de recherches de l'historienne l'ont conduit aussi à s'intéresser aux villages voisins et notamment aux communes de la vallée des Vaux dont Mellecey est la première d'une chaîne. "Cette étude est une véritable monographie " confie Claude Elly, lui aussi membre éminent de la société d'histoire et d'archéologie. Ce journaliste en retraite d'activités professionnelles, a contribué à vulgariser l'histoire dans les colonnes du quotidien local durant de longues années. Il a prodigué des conseils à l'auteur de l'ouvrage tout comme Matthieu Pinette et Evelyne Prouteau.

UN EXCELLENT ACCUEIL
"L'ouvrage est intéressant à plus d'un titre" note Michel Cessot, maire qui a préfacé le livre. "Il est un regard d'une historienne extérieure à notre village qui a donc retracé la vie de notre commune en plongeant dans toutes les archives mais aussi en évoquant de nombreuses anecdoctes de la commune et de la vallée des Vaux". Les premiers échos des habitants que j'ai pu recueillir "sont très favorables" relève Michel Cessot, maire depuis juin 2001.

Cet ouvrage paru le 4 Décembre dernier est en vente au prix de 3O euros, dans les librairies de Chalon.

( 1 ) Paru sous forme d'un tome de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon
en décembre 1993.

 
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Autour de CHALON : Les "Trois rivières "...Des épisodes de l'histoire du canton de Verdun Sur le Doubs

 

Voilà un copieux numèro du bulletin du Groupe d'Etudes Historiques de Verdun sur le Doubs qui vient de sortir. C'est le numèro 79, pas moins d'une cinquantaine de pages entièrement consacrées à l'histoire des localités de ce canton qui forme une réelle identité autour de Verdun.


Pas moins de quatre rubriques, celle de l'archéologie avec le résultats des prospections subuaquatiques de 2011 dans le Doubs entre Saunières et Sermesses. Le volumineux dossier du 19éme siécle avec la campagne de Russie, une histoire de gravier, une rétrospective : celle d'Abel Jeandet et de sa famille, l'importance économique des chaufourniers, potiers et tuiliers de Verdun. Des extraits de monographie de la commune de Pontoux et pas moins de quatre articles consacrés au 20éme siècle.

L'ASSASSIN DE JEAN ZAY : UN HABITANT DU CANTON
Article très fouillé, celui qui a pour thème "L'assassinat de Jean Zay", rédigé par Maurice Thomas. Ce ministre de l'Education Nationale et des Beaux Arts, sous le gouvernement du Front Populaire a été assassiné en Juin 1944, à Cusset, dans le département de l'Allier. Parmi les trois miliciens, Charles Develle, qui est né à Saint Martin en Gatinois, en 1917 et dont la famille a résidé à Bragny, à proximité de Verdun Sur le Doubs.
Engagé dans la milice en 1943, Charles Develle avait été coiffeur à Digoin. Après l'assassinat de Jean Zay, dont le corps n'a été retrouvé qu'en 1947, Charles Develle s'apprétait à quitter la France pour l'Argentine, lorsqu'il a été interpellé en 1948. Emprissonné et jugé en 1951, il a été condamné au bagne à Vie. C'est M°FLoriot, avocat célèbre qui a défendu M. Develle qui est décedé en 1955...

DU BULLETIN.... À LA REVUE : 4O ANNEES DÉJÀ
Voilà quarante années déjà qu'existe les "Trois rivières ". En 1972, c'est Antonin Guillot, responsable de la section archéologie au sein du G.E.H.V que préside Félix Brunand qui a l'idée de rassembler et de vulgariser les recherches archéologiques effectuées au Petit-Chauvort. Au fil des années, du bulletin ne comptant que quelques feuilles rénéotypées les "Trois Rivières" sont devenues une véritable revue d'histoire locale avec notamment des numéros exceptionnels dédiés aux richesses du patrimoine de ce canton.
Les ouvrages ayant pour sujet la vie de Madame Boucicaut, l'histoire de la gravure à Gergy, l'histoire du camp américain à Allerey demeurent sont des références incontournables.

SANS OUBLIER L'ACTUALITÉ
Chaque numéro des "Trois rivières" évoque aussi l'actualité récente. Dans le numéro qui vient de sortir, c'est l'inauguration de l'école Charles Borgeot qui est mis en lumière. Cette figure politique de la quatrième république, qui a été Sénateur et Président du conseil général de notre département a été maire du village de Clux. En juin dernier, a eu lieu la pose d'une plaque en mémoire de ce personnage disparu...il y a cinquante ans déjà. En 2011, le G.E.H.V avait organisé à Verdun Sur le Doubs une exposition à cette personnalité du monde agricole qui a été aussi durant de longues années, conseiller général du canton.


x ) Les trois rivières sont en vente dans les librairies de notre ville.

 
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CHALON dans le rétro : De la communauté urbaine au Grand Chalon

Ce lundi, en fin d'après midi se déroulera à Chatenoy le Royal, à la salle des fêtes, une réunion publique, la quatrième, destinée aux habitants de l'ouest du Chalonnais, afin de présenter les nouvelles compétences du grand Chalon. C'est le président Christophe Sirugue, de cette instance intercommunale qui animera cette rencontre. Si aujourd'hui, les habitants de Chatenoy le Royal et des 38 autres communes sont satisfaits des services apportés au quotidien par le Grand Chalon, les balbutiements de cette coopération volontaire des communes avec les villes centres ont été difficiles.


UNE HISTOIRE QUI DEBUTE IL Y A QUARANTE ANNEES DEJA
Voilà quarante années donc, durant la foire exposition, le maire Roger Lagrange avait posé les jalons de l'intercommunalité sous la forme d'une communauté urbaine. Un projet qui a suscité de vifs débats à l'automne 1973 dans la région chalonnaise. Il y avait quelques "pour", beaucoup de "contre" et des sceptiques...A l'époque, certains conseils municipaux ont organisé des consultations de la population, sous forme de référendums, comme à Chatenoy le Royal, le samedi 13 Octobre 1973.


LAGRANGE-JARROT A L'UNISSON
Alors que se déroulaient les élections cantonales qui ont été marquées dans la région chalonnaise par la ré-élection d'André Jarrot à Chalon-Sud et l'élection du nouveau député Pierre Joxe dans le nouveau canton de Chalon-Périphérie; c'est un autre débat qui fleurit. Celui de la communauté urbaine porté par le maire de Chalon. Ce dernier anime des réunions publiques afin de présenter et surtout de défendre le projet de communauté urbaine. Soutenu dans cette démarche par le maire de Montceau, André Jarrot, mais aussi par le Sous-Préfet Clément Bouhin qui eux aussi rencontrent les élus et les populations des...17 autres communes .


Car le projet retenu englobe 17 autres localités que la ville centre. Et des réticences sont nombreuses. C'est un arrêté préfectoral signé le 13 juin 1972 en application de la loi du 16 Juillet 1971 qui fixe le périmètre de ce qui pourrait être la communauté urbaine de Chalon.


DES OPPOSITIONS QUI TRANSCENDENT LES CLIVAGES
"L'agglomération chalonnaise n'a pas le droit de laisser passer cette chance " martèle Roger Lagrange. Mais face à lui, les réticences qui deviendront au fil des semaines des oppositions , sont nombreuses.
Elles s'expriment par l'intermédiaire de certains maires des villages concernés. Ainsi, Lucien Navarette, maire (communiste) de Champforgeuil déclare " ne pas mettre la charrue devant les boeufs"...Son collègue André Savoy ( Sans Etiquette ), premier magistrat de Chatenoy le Royal est lui aussi un farouche opposant et souligne "Chalon décidera pour les autres avec l'argent des autres"..le maire de Chatenoy organise une réunion publique avec M. Jeunon, Maire de Virey le Grand...A Fragnes, M. Muthelet note "Nous sommes bien ça"...Dans la commune voisine, à La Loyère, Jean Lagrange pourtant de même sensibilité politique que son homonyme maire de Chalon, est lui aussi opposé ! De l'autre côté de la Saône, le projet de communauté urbaine ne suscite pas plus l'enthousiasme , M. Desbois, Maire de Saint Marcel, est " favorable à une coopération entre les communes, mais le projet de communauté nous inspire des craintes " déclare t-il...A Oslon, le maire M. Jacques se prononce "pour une communauté à l'échelon de la paroisse".."C'est un projet qui arrive trop tôt "lance René Gibourg, maire de Chatenoy en Bresse, alors que M. Mollard, maire d'Epervans craint "une confusion entre communauté et fusion " !


AU SUD DE CHALON : PLUTOT FAVORABLE
Si à Saint Rémy, Pierre Maréchal est plutôt réticent, l'idée du maire de Chalon reçoit l'approbation de M. Laigre, maire de Lux, qui commentait alors " Notre adhésion à la communauté urbaine est dictée par la nécessité"...Position quasi-identique de l'élu radical Marcel Palluet à Sevrey "Si un regroupement doit se faire, la communauté urbaine sera la meilleure formule"...A la Charmée, M. Tussiaux confie " D'içi 1O ans, notre commune, avec les charges qu'elle possède, ne pourra plus assumer seule"...Par contre à Dracy le Fort, M. Gauvain relève " Notre commune tient à préserver son cadre de verdure".


Alors que les conseils municipaux de Saint Marcel, comme ceux de Chatenoy le Royal ou encore de Saint Rémy, rejettent l'adhésion, celui de Lux se prononce pour avec 5 voix et 4 contre. A Sevrey : 5 pour...5 contre. Les élus de Crissey se prononcent contre par 8 voix et 2 pour...| Alors que le projet a bien du plomb dans l'aile, les élus chalonnais apportent un soutien quasi unanime à Roger Lagrangre par 32 oui et une abstention..


LES HABITANTS DE CHATENOY LE ROYAL ONT REJETTE LE PROJET DE COMMUNAUTE
C'est donc le samedi 13 octobre, que les 241O électeurs inscrits sont conviés à se prononcer pour ou contre la communauté urbaine. 128O voteront. Et le projet sera fortement rejetée avec 12O2 contre et... seulement 7O pour !

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CHALON dans le rétro : Lorsque la FOIRE se déroulait promenade Sainte Marie

Chalon et ses foires, c'est une longue histoire, une thèse importante( 1) qui demeure de référence a même été consacrée à celles qui se déroulaient dans notre cité ...au moyen âge. Celle qui a ouvert ses portes, ce vendredi, s'inscrit dans le droit fil du renouveau de la première foire qui a eu lieu du 7 Au 15 Juillet 1928...Impulsée à l'époque par l'Union Commerciale et  Industrielle de Chalon, la société des foires ( devenue comité ) a donc été crée le 2 mars 1928. L'année suivante, la foire se déroule du 1er au 7 Juin...Elle perdurera à cette époque jusqu'à l'ouverture du parc des expositions, il y a une vingtaine d'années.

  Robert Routaboule, Maurice Bonnot et Claude Elly : Trois acteurs des foires de Chalon


PROMENADE SAINTE-MARIE-THEATRE DE VERDURE
Jusqu'au début des années 9O, la foire se déroule donc promenade Sainte Marie. C'est en 1933 qu'est aménagé le thèâtre de verdure, en 1951 est ouvert un hall ( à proximité du Chalet ) qui permet de mettre à l'abri les meubles mais aussi différents stands. Cet équipement est utilisé actuellement par les services municipaux de la ville.
Au fil des années, la foire a acquis rapidement une certaine aura et "faire la foire de Chalon " a été une expression employée bien au delà des limites régionales.
La réputation de l'organisation n'était plus à démontrée et la ville de Chalon et le comité des foires ont toujours fonctionné en parfaite osmose pour contribuer au succès de cette manifestation commerciale qui était aussi un temps fort d'attractions et d'animations.

 

 

 
AVEC LE TISSU INDUSTRIEL ET COMMERCIAL DE LA VILLE
C'est donc le comité des foires qui a été le moteur de cette importante manifestation chalonnaise.
A sa tête, des personnages de la vie industrielle et commerciale, longtemps Charles Gros, qui a présidé un temps la Chambre de Commerce et d'Industrie a été l'actif président d'une équipe au sein de laquelle se cooptent commerçants, artisans, industriels et chefs d'entreprises. C'est M. Gros qui sollicite Maurice Bonnot et Robert Routaboule dont le père Régis a été également l'un des piliers très actifs de la foire. Robert a été un temps commissaire général "lors de mon entrée, le Président Charles Gros m'a remis un jeton aux armes du comité". Maurice Bonnot a succédé à Charles Gros à la présidence, dans les années 8O. M.Bonnot a été aussi maire de Chatel-Moron, un village du canton de Givry.

 

 


LA FOIRE : REFLET DE L'EVOLUTION DE LA SOCIETE
Autre pilier de la foire, Yves Guignardat, une autre figure de la vie chalonnaise. Celui qui est aussi l'un des dignitaires de la confrérie gogniôtique était chargé de la programmation et des animations de la foire. C'est M. Guignardat qui était notamment chargé de retenir la vedette qui venait alors se produire en fin de semaine. C'est ainsi que près d'un an avant la date du spectacle, le contrat était signé avec le chanteur. Mike Brand peu connu au moment de la signature du contrat ( dont l'imprésario n'a pas demandé une renégociation ) a été sans doute l'artiste qui a "fait exploser " le nombre de visiteurs dans les années soixante-dix. Plusieurs milliers de spectateurs sont venus acclamer celui qui en quelques mois est sorti de l'anonymat.
Michel Sardou, Antoine et bien d'autres vedettes se sont succédées au théâtre de verdure pour des soirées qui demeurent encore dans bien des souvenirs des visiteurs de la foire.
Une foire ou l'on venait faire des affaires, comparer les prix des meubles, des appareils ménagers ou encore des voitures, tracteurs et autres...


DES MINISTRES A LA FOIRE
Des personnalités nationales ont parfois procédés à l'inauguration de la foire. Certains élus du département devenus ministres comme Philippe Malaud ou encore André Jarrot et Dominique Perben, sans oublier Pierre Joxe Michel Noir et Alain Juppé se souvient l'ancien président Maurice Bonnot. Ce dernier a été remplacé par Bernard Fricaudet.
Plus près de nous, c'est Gilbert Monvoisin dont le nom a été donné à une allée dans le parc qui a présidé le comité, puis Christian Wagener qui est aussi maire de Dracy le Fort.

( 1) "Les Foires de Chalon et le commerce dans la vallée de la Saône à la fin du Moyen Age v.1280- v.1430 " tel
Tel est le titre d'une thèse publiée à la Sorbonne en 1976. L'auteur de cette publication est un spécialiste de l'histoire économique du moyen âge.
M. Henri Dubois, il est décédéle 25 Mai dernier à l'âge de 88 ans à Paris.
Les séminaires de ce médiéviste étaient unanimement appréciés et très courus par les étudiants à Paris IV.

- Claude Elly ( Historien- Journaliste ) "L'histoire des foires contemporaines est à écrire"
- Robert Routaboule ( ex commissaire génèral du comité des foires) " Une évolution qui correspond à la société " confie celui qui très jeune "a fait la foire avant d'en être l'un des responsables"...
- Maurice Bonnot ( Ancien Président du Comité des foires )"Le président discret mais actif des années 8O ".


 

 
 
 
 
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CHALON : Lorsque l'intercommunalité s'invite à la Foire... il y a 4O ans déjà... Rétro

"Chalon ne pourra plus résoudre par ses propres moyens les problèmes de l'agglomération", ces propos sont tenus le samedi 1O Juin 1972, par Roger Lagrange, alors maire de Chalon, lors de l'inauguration de la 38éme foire exposition. Elle se déroule promenade Sainte Marie et le préfet Jacques Patault ne manquait pas de relever "L'avenir de Chalon est lié à la recherche des structures administratives appropriées ".


Les intentions sont clairement affichées, tant par le représentant de l'Etat que par le maire de Chalon, qui avait dès 1966 annonçait la couleur, lors d'une élection cantonale " Chalon est à l'étroit dans ses actuelles limites" avait alors déclaré M.Lagrange lors de la campagne de cette élection rendue nécessaire pour remplacer Georges Nouelle.


LA COMMUNAUTÉ URBAINE EN PROJET
Roger Lagrange souhaite une communauté urbaine. L'une existe dans notre département, celle du Creusot-Montceau. Elle présidée à l'époque par André Jarrot, Député-Maire de Montceau.
Les propos du Préfet et ceux du maire de Chalon résonneront peut-être ce vendredi en fin de matinée pour l'inauguration de la foire.
Au delà de la cérémonie d'ouverture, la foire à l'époque s'étend donc sur dizaine de jours.
L'équipe du comité des foires est présidée par Charles Gros. Le président de la chambre de commerce et d'industrie se nomme Jean Terrade, qui remarque à propos de la foire " elle est au service de l'économie régionale". De son côté Paul Champion qui préside le syndicat d'initiative et le comité des fêtes évoque les atouts touristiques de notre cité. Alors que François Lengagne, est le président de la toute Jeune Chambre Economique Chalonnaise, qui sera parfois "bouillante" d'idées.


ANTOINE ....EN SPECTACLE - DES ANIMATIONS DURANT 1O JOURS
Chaque journée est marquée par un programme spécifique. Cela débute donc avec l'inauguration, le samedi, une journée de majorettes le dimanche.Le lundi est consacré à la fourrure, le mardi est celle de l'horticulture avec la confrèrie Saint Fiacre, un spectacle se déroule le mercredi soir avec "les Harmoniques", alors que le jeudi est dédié aux enfants  et à la réunion du Comité Inter-professionnel des vins de Bourgogne ( C.I.V.B ), c'est le chanteur Antoine qui se produit le vendredi soir, alors que le dimanche est dénommé "Journée de l'élégance"...Pour la rencontre annuelle des V.R.P, organisée par henri Chachuat, c'est Elisabeth Millischer, inspecteur du travail qui évoque "les conditions de travail " lors d'une table ronde. La foire est un lieu de fête, de retrouvailles annuelles, de lieu de passage et bien sûr un temps pour les affaires.


LE SOUS PREFET CLOTURE LA FOIRE
Autre fait, à l'ouverture de cette foire de l'année 1972, quatre étudiants de l'Ecole Supérieure de Commerce de Dijon , Elvira Dolorès, Christian Baffy, Pierre Bourry et Jacques Flamand présentent un travail intitulé "Manifestation commerciale : instrument de marketing".


Autre point, ce n'est que le 15 juin, qu'est installé Clément Bouhin aux fonctions de Sous Préfet pour l'arrondissement de Chalon, son prédécesseur M. Marchand ( dont un foyer d'accueil spécialisé à Givry porte le nom de sa fille ) a quitté depuis plusieurs semaines notre ville. M. Bouhin accompagné de son épouse visite donc la foire peu avant sa fermeture.

C'est M. Bouhin qui suivra donc quelques mois plus tard le dossier de la communauté urbaine, qui sera repris l'année suivante en octobre 1973 et que nous évoquerons dans un prochain article.

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Demigny : le Docteur Variot a fondé il y a 12O ans "la goutte de lait" de Belleville

A Paris, Boulevard de Belleville, un panneau rend hommage au Docteur Gaston Variot. Ce médecin des hôpitaux de Paris, natif de Demigny, a fondé le dispensaire de Belleville, en 1892. Précurseur de la puériculture, M.Variot a été aussi un mécène, un publiciste, un vulgarisateur, un archéologue et un historien. Il a consacré plusieurs études au dolmen du Mont de Sène mais aussi aux fouilles archéologiques de Chassey le Camp.



UN PERSONNAGE BOURGUIGNON
En 1984, au musée de l'assistance publique de Paris, une exposition intitulée "Un patriote aux origines de la puériculture" rend un vibrant hommage à Gaston Variot. Ce dernier est né à Demigny, dans le canton de Chagny en 1855 et mort en 1930. Si toute sa carrière professionnelle s'est déroulée à Paris, à l'issue de solides études au Lycée Louis le Grand dans la capitale, Gaston Variot n'a jamais oublié sa région. C'est d'ailleurs à Santenay, à l'issue d'une intense carrière de médecin, qu'il prend sa retraite et se consacre à l'archéologie et à l'histoire, ses autres passions.
En 1889, il est nommé médecin des hôpitaux de Paris. L'année suivante, il se rend en Angleterre, puis en Italie pour des missions d'études sur l'organisation des hôpitaux d'enfants .

LA GOUTTE DE LAIT DE BELLEVILLE
Médecin chef de service à l'hôpital Hérold en 1893, il a fondé en 1892, un dispensaire dans un quartier populaire du 2Oè arrondissement de Paris, qui prendra le nom de "Goutte de lait de Belleville".En 1894, il exerce dans les différents hôpitaux parisiens, surtout dans les services pour enfants. C'est en 1908, qu'il fonde un institut de puériculture. Gaston Variot prend une part active au sein de la "Ligue contre la mortalité infantile".

Avec l'aide de la municipalité parisienne, il contribue au rayonnement de "La goutte de lait" qui a pour objets de surveiller l'alimentation des nourrissons par l'encouragement de l'allaitement maternel, le suivi de la croissance des enfants et la distribution aux mamans de biberons de laits maternisé stérilisés et prêts à l'emploi. "Les gouttes de lait" se multiplient au début du XXè siècle dans tout l'hexagone.
Les "gouttes de lait" cessent leurs activités en 1957.

UN VULGARISATEUR-REDACTEUR EN CHEF
Ce précurseur et novateur de la puériculture est aussi rédacteur en chef du "Journal de Clinique et Thérapeutique Infantile". Il regroupe autour de lui des artistes qu'il rémunère, parmi eux Jean Geoffroy dénommé Géo qui par ses dessins et tableaux popularise l'oeuvre de Gaston Variot. Peintre des humbles et des enfants, Géo avec ses croquis, ses dessins et affiches, devient journaliste et chroniqueur des écoles, des hôpitaux, des ligues anti-alcooliques, des asiles de nuit, des bureaux de bienfaisance , des crèches et dispensaires.

C'est aussi Gaston Variot qui contribue en 1914 à la création des chaires de pédiatrie dans les facultés de médecine, lui qui n'est pas agrégé...universitaire.

En 1920, il se retire donc à Santenay, et durant une dizaine d'années, il se consacre à des recherches historiques, à des fouilles archéologiques, notamment à Chassey-le Camp.
Il meurt en février 1930 à Paris, mais il est inhumé au cimetière de l'église Saint Jean de Narrosse à Santenay.


x ) Un dossier sur l'action et le rayonnement de Gaston Variot est paru dans le numéro 6 de la publication de "Mémoire et Histoire du Pays de Chagny " en Juin 2011. Un dossier rédigé par Jean François Neault.

 
 
 
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CHALON - Histoire locale : Des publications à Verdun et à Chagny

L'histoire locale comme régionale compte de plus en plus de passionnés qui n'hésitent pas à faire partager leurs connaissances et découvertes. C'est le cas à Verdun sur le Doubs, à Chagny ou encore à Buxy. Dans ces chefs lieux de cantons existe, parfois depuis de longues années, une société d'histoire, ce qui n'est pas le cas à Sennecey le Grand ou encore à Givry, dans ces deux bourgades, ce sont les sciences et l'histoire naturelle qui prédominent avec deux associations très actives.

Ces associations organisent des sorties, des expositions mycologiques et contribuent à faire connaître les richesses du patrimoine naturel.


DEPUIS 55 ANS A VERDUN : LE G.E.H.V RAYONNE SUR LE CANTON

C'est en 1957 qu'est fondé le groupe d'études historiques de Verdun sur le Doubs. Une équipe qui comprend alors Félix Brunand, historien et père fondateur du musée du blé et du pain, mais aussi Antonin Guillot passionné d'archéologie. Au fil des années, le groupe s'étoffe, rayonne sur le vaste canton, organise des expositions et publie des recherches dans la revue "Les trois rivières". C'est désormais Jean Paul Diconne, longtemps professeur d'histoire au collège de Verdun mais aussi élu canton et maire d'Allerey qui préside le G.E.H.V. Thème du numéro 78 des "Trois rivières":"Quelques aperçus de la basse vallée du Doubs", c'est Louis Bonnamour et Laurent Gourillon qui sont les principaux rédacteurs de ce volumineux et enrichissant numéro.


MEMOIRE ET HISTOIRE DU PAYS DE CHAGNY
Dans le canton voisin, l'association "histoire et mémoire du pays de Chagny " est plus récente. Elle a été fondée en octobre 1986. Elle rayonne aussi sur une partie du canton qui possède à la fois des ressources archéologiques comme à Chassey le Camp, Bouzeron , Rully , et des richesses historiques et naturelles que veulent promouvoir les membres de l'association. Cette dernière est présidée par François Lotteau, qui est également passionné d'histoire et d'art. Médecin, il est aussi le premier magistrat de la commune de Rully, village qui compte également une société chargée de mettre en valeur le patrimoine architectural et historique. La dernière publication, datée de juin dernier, compte une quarantaine de pages, toutes consacrées à différents événements de Chagny ( Cinèma-Poste-Daniélle Mitterrand ou encore le centre SNCF, le pont nommé Jefferson sans oublier la mi-carème). C'est la huitième publication de l'association, vendue 4 euros.


ET DANS LA COTE CHALONNAISE : A BUXY- UNE EXPOSITION ET UN OUVRAGE
C'est en 1964 qu'est fondée la Société d'Histoire de Buxy, présidée par André Bailly qui a rédigé des ouvrages sur l'histoire de cette commune mais qui a été aussi un membre érudit de la société d'histoire et d'archéologie de Chalon ( S.H.A.C ). Cette association, que préside Michel Girardot, organise des expositions sur la vie de la commune mais aussi des voyages. Elle se dénomme depuis avril dernier Société d'Histoire et d'Archéologie de Buxy.
L'association prépare une exposition sur les concours agricoles qui se sont déroulés à Buxy même. Cette exposition retracera les concours qui se sont succédés ces deux derniers siècles au chef-lieu. Elle se déroulera pour les prochaines journées du patrimoine mais aussi la semaine suivante. Autre projet en voie de concrétisation, la rédaction d'un ouvrage sous la direction de M. Malvaut : "Buxy sous l'occupation " durant la période 1939-1945. Une équipe de bénévoles se mobilise pour ce projet, effectue des recherches et collecte documents et photos.


SANS OUBLIER "LES CHRONIQUES CHALONNAISES"
Editée par la société d'histoire et d'achéologie de Chalon, "Les Chroniques Chalonnaises " sont mises en sommeil depuis bientôt deux années C'est en Juin 1993 que devait paraître le premier numéro contribuant à vulgariser l'histoire de notre ville. Pas moins de 56 numéros sont sortis sur différents thèmes de la vie de notre cité. Sujet donc inépuisable, elles devraient reparaître prochainement. A noter toutefois que plusieurs membres de la S.H.A.C de notre ville demeurent très actifs, au sein de leur société mais aussi en apportant une contribution active à l'excellente revue d'histoire et du patrimoine départemental "Images de Saône et Loire" , un trimestriel édité par le groupe 71. Cette association fondée en 1969, a beaucoup contribué dans les années 70 notamment à interpeller les pouvoirs publics sur la protection de la nature et la prise en compte de la notion de patrimoine. Nous y reviendrons prochainement.

 
 
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Vu de Chalon : la demeure ducale estivale de Germolles

A quelques minutes de Chalon-sur-Saône, on peut découvrir, si on fait attention et que l’on ouvre bien ses yeux, une petite merveille architecturale témoin de notre histoire bourguignonne. Mais, voilà bien le problème, qui se soucie, aujourd’hui, de cette histoire lointaine ? On veut bien visiter un château fort, surtout s’il est entier et que l’on peut rêver un instant d’être un chevalier sans peur et sans reproche ! On veut bien prendre le temps de passer de salle en salle dans une demeure majestueuse, surtout si elle est pleine de tableaux de grands maîtres ! Enfin, on veut bien s’installer dans la file d’attente des monuments mondialement connus comme Versailles, Fontainebleau ou Vaux-le-Vicomte ! Mais, franchement, qui penserait aller passer un après-midi à Germolles ?

 
Une demeure de notre histoire bourguignonne
Je sais bien qu’il n’est pas très à la mode de mettre en valeur l’histoire de nos régions. Nous ne sommes plus Bretons, Bourguignons, Lorrains ou Provençaux mais Français tout simplement. Cependant pour savoir qui nous sommes aujourd’hui, pour développer un véritable savoir vivre ensemble, il est capital de comprendre d’où nous venons. C’est valable pour tous les Français, de toutes les origines ! Comment comprendre le Moyen-âge, comment expliquer Jeanne d’Arc, comment parler des tensions autour du roi de France, comment aborder la construction de l’unité française en faisant abstraction de nos régions, de leur histoire, de leur patrimoine ? Impossible !

 

 

 

La Bourgogne est une terre qui doit son nom aux fameux Burgondes, et elle prit le nom de Burgondie, puis de royaume de Bourgogne avant de se diviser en deux parties qui vont devenir d’une part la Franche-Comté (Comté de Bourgogne) et la Bourgogne (Duché de Bourgogne). Deux morceaux car deux appartenances : la Franche-Comté était bien terre d’empire, tandis que le duché de Bourgogne relevait du royaume de France. Mais reconnaissons que ce lien avec le roi de France connaîtra des accros réguliers, parfois même des entorses gravissimes…

Les grands ducs de Bourgogne qui possédaient l’ensemble de l’ancienne Burgondie étaient donc vassaux du roi de France et électeurs de l’Empereur. Ils possédaient aussi l’Artois, la Flandre, Le Hainaut, le Brabant et j’en oublie beaucoup d’autres de ces terres riches que jalousait le roi de France…

 

 

C’est lors de la domination des Valois sur la Bourgogne que l’on va assister à un renforcement de cette terre qui sera nommée par les historiens l’Etat Bourguignon. En 1363, Jean II dit le Bon, donne le duché à son fils Philippe le Hardi car le duc Philippe de Rouvres venait de décéder sans héritier…

Dès lors, nous allons avoir la succession des grands ducs : Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon, Charles le Téméraire… Mais restons avec Philippe le Hardi, celui qui va directement être lié au château de Germolles.

Un don à sa femme
Au quatorzième siècle, cette demeure qui a mal supporté les affres du temps, est devenue à peine plus reluisante qu’une ferme protégée par quelques restes d’un château fort. Le duc la récupère pour se faire rembourser de dettes et il va l’offrir à sa femme Marguerite de Flandre qui va dépenser beaucoup d’argent pour la transformer en belle demeure ducale pour ses étés. Ce n’est plus une ferme ni un château fort, c’est un petit palais. C’est ce qui en fait l’originalité car il ne reste que fort peu de demeures en Bourgogne de cette époque et de ce standing…

Tout n’est pas en parfait état, mais tout est fait depuis quelques années pour offrir aux visiteurs un plongeon majestueux dans cette époque ducale, la grande époque de la Bourgogne.

 

 

Une très bonne gestion pédagogique des lieux
Je voudrais insister tout particulièrement sur trois points qui rendent pour moi cette visite incontournable. Tout d’abord, la chance d’avoir un guide d’une qualité étonnante car il ne récite pas un texte plus ou moins préparé, il fait vivre durant un temps substantiel, une époque avec ses personnages, son architecture, son art… Oui, visiter la demeure de Germolles en compagnie de Matthieu Pinette est un moment de bonheur !

 

 

Le second point fort de cette visite réside dans la qualité des travaux qui ont été entrepris pour redonner à la chapelle du haut une existence qu’elle avait perdue (et ce n’est qu’un exemple car on pourrait parler de la salle de garde, du cellier…). Ici, on n’a pas recherché à restaurer une toiture impossible à retrouver car il y avait au-dessus du lieu de culte un étage entier, on a trouvé un moyen pour à la fois montrer la chapelle dans un état proche de celui du vivant de Marguerite, mais on a tenté de protéger les murs restants pour les années à venir (et ce n’est pas encore terminé car il y a des projets pour le futur…).

 

 

Enfin, les gestionnaires du château ont entrepris de faire de Germolles un lieu culturel avec un programme à l’année (concerts, conférences et rencontres) et un temps fort qui permet au printemps de faire la fête en gardant le sens de l’histoire et de la culture (un air de Moyen-âge).

Trois bonnes raisons d’aller passer un après-midi dans le cadre historique de ce palais. De plus des possibilités de promenades dans un parc très bien entretenu et des vignobles (qui en feront rêver plus d’un à proximité de Mercurey) complèteront votre temps passé à Germolles !

 

 

Renseignements complémentaires sur :
http://www.chateaudegermolles.fr/

 
 
 
 
 
 
 

CHALON : Une idée pour la Fête des pères

Histoire de Chalon
Un nouvel ouvrage publié par l'UTB

Un excellent cadeau pour la Fête des pères

Disponible à la vente dans les librairies chalonnaises et au secrétariat de l'UTB

CHALON-SUR-SAÔNE
Le canal du Centre et l’essor des industries mécaniques de 1836 à 1984


L’Université pour Tous de Bourgogne, centre de Chalon-sur-Saône, vient de publier (juin 2012) un ouvrage en préparation depuis deux années.

Cette implantation motiva et stimula le développement industriel et économique de la ville de Chalon-sur-Saône qui, par sa situation géographique, était auparavant presque essentiellement tournée vers les échanges et le négoce.

L’ouvrage s’achèvera par un inventaire descriptif des principales entreprises artisanales et industrielles, liées à la construction mécanique et métallique, qui s’étaient implantées à Chalon.

À partir de documents d’archives (textes, plans, illustrations, publications) ainsi que de quelques témoignages, nous proposons aux lecteurs un ouvrage illustré retraçant l’histoire d’un développement industriel : entre la création du premier site de Montcenis-Le Creusot (exploitation de la houille, traitement du minerai de fer) et l’implantation des Frères Schneider et Cie à Chalon-sur-Saône.

Nous évoquerons le rôle essentiel joué par les voies de communication (eau, fer, route), moteurs de ce développement qui, à Chalon, prit naissance suite à la création d’un établissement voué d’abord aux constructions navales puis, par la suite, à d’autres activités (ponts, charpentes, chaudronnerie lourde, armement, …).

30 € TTC

 
- par MA - Réagir

Autour de CHALON : Du côté de Germolles

Et si nous allions au château de Germolles ? Vous ne connaissez pas ? Vous ne savez pas de quoi on parle ? Allez, laissez-vous faire et découvrons ensemble une demeure ducale, un trésor local, une opération de sauvegarde du patrimoine bourguignon qui mérite toute notre attention…

 

 

Matthieu Pinette a accepté de nous recevoir pour nous parler du château, des travaux en cours, des animations prévues… Que du bonheur, car il est passionné par cette demeure…

Matthieu Pinette, comment se retrouve-t-on à la tête d’un tel château ? Le goût ? La passion ? Les compétences ?
C’est ce que l’on pourrait penser au départ, mais c’est avant tout une aventure familiale puisque ce château est devenu au dix-neuvième siècle une demeure familiale. Lorsque, il y a quelques années, mes parents ont souhaité prendre une retraite paisible, la question s’est posée de savoir ce qu’il fallait faire. J’ai proposé un projet de gestion culturelle et patrimoniale et c’est ce projet qui a été accepté par l’ensemble des propriétaires. J’ai quitté ma carrière professionnelle – Matthieu Pinette, conservateur en chef du patrimoine a été successivement directeur des musées d’Autun, Besançon et Amiens – et je suis maintenant à temps complet à la gestion, à l’accueil, à la visite, au développement de cette demeure qui est, ne l’oublions pas, une des plus belles demeures ducales de Bourgogne. C’est un joyau unique qu’il faut découvrir impérativement !

 

 


Matthieu Pinette, j’étais venu ici il y a quelques années et en revenant, je trouve de nombreux changements. On voit des travaux d’envergure et on aimerait savoir comment vous avez pu lancer ces projets. On fait des plans ? On se laisse aller à son imagination ? C’est complexe ? Coûteux ?
Vous avez raison de soulever cet aspect car effectivement on ne peut pas échapper à une rigueur, une préparation, des plans. On ne peut pas faire ce que l’on « veut » comme cela d’autant plus que Germolles est classé aux Monuments historiques. Mais en fait, dans notre cas, ici, ce que l’on veut est assez proche de ce que voudraient les Monuments historiques. Mais il faut planifier les travaux, les opérations, car l’argent ne tombe pas du ciel. Il faut aussi planifier longtemps à l’avance car il faut passer par un architecte en chef des monuments historiques qui commence par faire une étude préliminaire. Elle est suivie d’une étude préalable qui a pour but de dégrossir ce que l’on va faire, dans quel ordre, combien ça va coûter… Et seulement on peut en arriver aux travaux proprement dits. Ce sont ces phases de préparations qui permettent de faire des choix. Par exemple, nous voulions faire des travaux sur la chapelle haute et les tours, mais on a été obligé de faire cela en deux tranches, d’abord la chapelle haute que vous avez pu visiter et maintenant on va commencer les tours, du moins j’espère que l’on va pouvoir commencer l’année prochaine…

Alors, parlons justement de cette chapelle haute puisque les visiteurs peuvent la découvrir autre que ce que j’avais vu il y a une dizaine d’années…
On avait beaucoup travaillé sur ce château. On a pu donner à l’architecte des documents qui permettaient de comprendre comment il était avant certaines destructions, dont celle qui a laissé cette chapelle du haut sans couverture et sans lien avec le reste du château – incendie au dix-neuvième siècle – ce qui a été capital pour faire les choix de restauration.

 

 


Cette chapelle haute était au premier étage et à l’époque il y avait un deuxième étage. Nous ne voulions pas rétablir entièrement tout ce qui avait disparu, mais seulement trouver une solution pour rendre à cette chapelle son aspect d’antan. On pouvait restituer la voute en bois, ce que l’on a fait. Les enjeux n’étaient pas considérables car on savait que la voute était en bois et on connaissait sa forme. Mais la question qui demeurait était de savoir comment faire à l’extérieur… Il fallait protéger le bois sans tout reconstruire. Avec l’architecte, on a décidé de mettre du cuivre. Tout d’abord parce que c’est un métal noble, mais aussi parce que une matière pérenne qui protège bien ; enfin, cela permettait d’avoir un toit dont immédiatement on détectait que ce n’était pas un toit du Moyen-âge tout en respectant une époque puisque le toit en métal existait bien, comme pour les cathédrales de Beauvais et Châlons-sur-Marne par exemple. Cela a permis de restaurer sans faire du faux, seulement du différent qui protège mieux l’authentique. Et c’est ce que l’on va faire maintenant avec les tours à l’entrée du château.

 

 


On comprend bien l’ampleur des travaux commencés et en cours, l’envie de redonner de la vie cette demeure, mais qu’en est-il du public ? Est-il au rendez-vous ?

En 2011, nous avons eu plus de 8500 visiteurs. C’est à la fois bien puisque nous sommes partis il y a six ans de 2200. 2011 est donc notre record d’affluence, mais c’est en même temps très peu si on regarde l’intérêt du lieu. Germolles est le seul palais des ducs de Bourgogne existant encore, il reste encore de très nombreux éléments très significatifs ce qui en fait, en France, l’un des rares palais princiers moyenâgeux restant en aussi bon état. Le seul problème, c’est que comme c’est une exception, comme les gens connaissent bien les châteaux forts qui eux en France sont assez nombreux, quand ils visitent Germolles, ils ont du mal à imaginer qu’il s’agit d’un palais du Moyen-âge. A la limite, ils préfèrent visiter un château fort banal, avec des tours, plutôt que de venir à Germolles. Bizarrement, la rareté extrême du lieu le dessert… Par contre, ceux qui viennent en sortent enthousiastes, on a même du mal à les faire sortir…

Est-ce que vous avez des visites de classes, des projets avec des établissements scolaires de la région ?
J’avais encore une classe ce matin même. Nous avons de très nombreuses classes de Saône-et-Loire, mais aussi d’ailleurs. Ce matin, c’était une classe de Côte d’Or. Nous avons beaucoup de classes de cinquième en particulier car c’est le niveau où l’on étudie le Moyen-âge, en histoire mais aussi en français avec le texte de Chrétien de Troyes. Mais comme nul n’est prophète dans son pays, il est intéressant de noter que les seules classes qui ne viennent jamais au château sont celle de notre commune...

 

 


Venons-en à votre animation, Un air de Moyen-âge, qui va donner un air de fête à votre château, même s’il ne s’agit pas d’une fête moyenâgeuse comme cela existe ailleurs. Vous avez voulu faire quelque chose de culturel, de littéraire, d’original…

Depuis six ans nous organisons des activités culturelles, conférences souvent de haut niveau. Mais on a décidé de faire sur un weekend, une animation plus festive, une évocation du Moyen-âge un peu plus légère. Cette année, pour notre troisième édition, nous nous sommes appuyés sur le texte de Chrétien de Troyes, Yvain le chevalier au lion. Donc le samedi 12 mai, l’évocation sera pédagogique et didactique, car il y aura la lecture entière, intégrale du texte. Une vingtaine de lecteurs et lectrices vont réaliser ce temps fort. Le texte n’est pas très long, il faut compter environ trois heures. Les gens vont pouvoir venir de façon libre, certains resteront en continu, d’autres pourront venir beaucoup moins de temps. Ce sera l’après-midi, s’il fait beau, dans le parc du château, s’il pleut dans une des salles en fonction du monde… A chaque fois, on a pensé au confort du spectateur car c’est important de pouvoir écouter trois heures de lecture dans de bonnes conditions. La lecture se fera dans un français respectueux du texte original mais accessible à tous. Le même après-midi, deux conférences auront lieu pour le public qui veut aller un peu plus loin. Une évoquera Yvain, Chrétien de Troyes et introduira cette lecture et ce texte particulier. La seconde, elle parlera des représentations d’Yvain avec bien sûr en vedette, une sculpture que l’on trouve dans le château de Germolles. Enfin, le soir, aura lieu à 20h00 un concert par un ensemble, Astéria. On ne les voit pas souvent car ils vivent à New York. Il s’agit d’Ylvia Rhyne, chanteuse, et Eric Redlinger, luthiste et chanteur. Ils chantent le répertoire musical de la cour des ducs de Bourgogne et c’est une évidence de les entendre dans ce palais de Germolles. Cette fois-ci, ce sera de la musique héroïque, une musique rare mais prenante. Il est impératif de réserver pour ce concert.

Merci Matthieu Pinette de nous avoir accompagnés ces quelques minutes et nous espérons que cet air de Moyen-âge va attirer du monde pour récompenser vos efforts. Encore bravo pour ce que vous faites de cette demeure importante de notre histoire bourguignonne…


Pour en savoir plus :

samedi 12 mai 2012

Ce nouveau rendez-vous entend aborder l’œuvre de Chrétien de Troyes de façon "didactique". La lecture intégrale du roman et deux conférences permettront de faire connaissance avec ce texte majeur. Un concert viendra clore la journée, comme pour restituer au roman son atmosphère musicale.


14h30 : lecture in extenso du roman de Chrétien de Troyes, Yvain ou le Chevalier au Lion, par une dizaine de lecteurs sous la houlette d’Anne Prost-Cossio, comédienne.
15h30 : Yvain peint et sculpté : représentations du héros de Chrétien de Troyes, par Matthieu Pinette, conservateur en chef du patrimoine.
17h30 : Yvain ou le Chevalier au Lion : un roman aux origines, par Patrick Huet, professeur de Lettres modernes, Lyon.
20h00 : concert Le corps s’en va mais le cœur vous demeure. La chanson chevaleresque à la fin du Moyen Âge, par Sylvia Rhyne et Eric Redlinger, ensemble Astéria.


http://www.chateaudegermolles.fr

 
 
 
 
 
- par Shelton - Réagir

Chalon Historique - Le rond-point de la Colombière

Nous republions cet article suite à de nouvelles contributions en réponses permettant d'avoir un complément d'informations au moment où le Tobbogan est encore... d'actualité !

Merci à la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon et à Claude Elly pour cette contribution publiées dans « Les chroniques chalonnaises » [ voir le sommaire du n°55 ] qui raconte l'histoire de ce carrefour et la construction du "viaduc de la Colombière".

 

Chalon Historique - Le rond-point de la Colombière

 

(c) photo www.vivre-a-chalon.com [ contact agence : 03 
85 900 910 ]

Tout le monde à Chalon connaît le « toboggan », le mal nommé. Depuis 1971, il permet à la circulation des routes nationales 78 et 6

 

de franchir la circulation locale de l’axe Boulevard-gare de Chalon.
Ce viaduc de la Colombière franchit l’un des carrefours parmi les plus importants de la ville. Un carrefour né à la fin de la Révolution avec l’arrivée du canal du centre, puis transformé au milieu du 19e siècle pour permettre l’arrivée du chemin de fer et transformé à nouveau au milieu des années 1960. Ici se sont succédé ponts, passage à niveau et ronds-points.
Le rond-point de la Colombière est de nouveau entré dans l’actualité chalonnaise à la fin de l’année 2008. Suite à d’importants travaux sur le réseau de chauffage urbain il avait été nécessaire de réaménager le carrefour en supprimant des voies de circulation. Les feux tricolores ne pouvaient, du coup, plus jouer leur rôle ; il avait donc été décidé de faire un rond-point provisoire matérialisé par des grosses balises rouges et blanches

 

 À la fin des travaux, la situation avec feux régulateurs n’avait pas été rétablie car on s’était aperçu que ce rond-point jouait, finalement, très bien son rôle et que la circulation semblait plus fluide.
Après quelques études il fut décidé de le laisser en place, en l’aménageant mieux. Pour ne pas trop perturber une circulation toujours très intense à cet endroit, une partie des travaux s’est faite de nuit. Et dans les premiers jours de novembre 2009 les Chalonnais ont dû s’habituer à la présence de ce nouveau rond-point né un peu par hasard et qui n’était pas sans rappeler un autre rond-point créé au même endroit une quarantaine d’années plus tôt.

Le premier rond-point
En effet, nous sommes ici à l’emplacement de l’ancien canal du centre comblé en 1959 et sur l’emplacement duquel on traça une grande voie de circulation urbaine (l’avenue N. Niépce inaugurée en 1966). Quand la déviation de la Nationale 6 fut occupée par l’autoroute, la nationale en question revint traverser le centre ville par cette avenue Niépce. Au croisement de la RN 6 et de la circulation urbaine importante (axe place de Beaune-Boulevard-gare) fut mis en place un très grand rond-point. Aux moments de grande circulation ce rond-point fut à l’origine de « bouchons » mémorables (1). Car il ne s’agissait pas d’un rond-point tel que nous le connaissons aujourd’hui. À l’époque tous les ronds-points de France (à commencer par celui des Champs-Élysées à Paris !) fonctionnaient avec la sacro-sainte priorité à droite. Ce qui signifiait : priorité à ceux qui entrent sur le rond-point. D’où un engorgement très rapide de l’anneau, bloqué au bout de quelques instants seulement.
Il n’était pas question de faire autrement car il aurait fallu pour cela redéfinir le Code de la Route ce qui était très compliqué. Rappelons qu’il a fallu attendre le décret du 6 septembre 1983 (G .Reverdy : les routes de France du XXe, Tome 2) pour que les carrefours giratoires trouvent leur pleine efficacité avec la priorité à l’anneau qui est, de fait, une priorité à gauche exceptionnelle.
Le rond-point de la Colombière avait été créé vingt ans trop tôt pour pouvoir bénéficier de cette disposition. On essaya de le rendre plus efficace en mettant en place une réglementation avec des feux tricolores. Mais le trafic de la Nationale 6, devenant de plus en plus important, était trop perturbé. On s’est donc tourné vers une solution radicale : faire passer le trafic national au dessus du trafic local. Et ce fut la naissance du viaduc qui ne fut jamais officiellement baptisé « de la Colombière », et qui, déclaré « bon pour le service » en décembre1971, est entré dans la vie chalonnaise sous le surnom de toboggan.

Toboggan ® !!!
Cette dénomination était une marque commerciale utilisée par la SFAC (Société des Forges et Ateliers du Creusot) qui avait mis au point la construction très rapide de ponts, urbains ou non, construits en une ou deux nuits sur des carrefours stratégiques et encombrés. Il y en eu à Marseille, à Avallon, à Tournus et ailleurs. Il faut croire que les Chalonnais ont cru qu’on allait mettre en place un « Toboggan » de la SFAC dans leur ville. Or ce ne fut pas le cas. On décida de construite un vrai viaduc, d’une certaine élégance.

Et avant ?
Comme sous le soulignons en introduction, ce carrefour de la Colombière est entré dans l’histoire chalonnaise en même temps que le canal du centre. Celui-ci, construit à la fin du 18e siècle, a été mis en service pendant la période révolutionnaire. Il avait pour conséquence de couper la route dite du Bourgneuf (Mercurey) c'est-à-dire la grande route reliant Autun à Chalon et qui, en sortant de Châtenoy-le-Royal, arrivait sur Chalon par une voie qui deviendra bien plus tard l’avenue Boucicaut.
Un pont fut réalisé à la hauteur de l’écluse qui permettait aux bateaux de pénétrer dans le grand bassin.
Avec l’arrivé du chemin de fer (dont les lignes venues de Dijon se dirigeaient en direction de ce qui deviendra le Boulevard de la République) il fallut faire un second pont parallèle au premier destiné à supporter les voies. Ce deuxième pont de la Colombière fut réalisé en 1849. À sa hauteur fut créé un passage niveau à propos duquel la presse de l’époque a relevé de très nombreux accidents.
Ce passage à niveau a disparu avec la création du Boulevard de la République à l’emplacement même des anciennes voies ferrées. À ce moment les deux ponts furent aménagés pour n’en faire plus qu’un. Les travaux furent réalisés à partir 1895 par l’entreprise Baudet-Donon et Cie et le procès verbal de ces travaux date du 26 octobre 1896. Le poids du pont de la Colombière était estimé à 59,7 tonnes (archives départementales 1276 W 86).
Ce très large pont de la Colombière (25 mètres) resta en place jusqu’à la disparition du canal du centre qui fut comblé pour la création de l’avenue de l’Europe, du 8-mai-45 et de l’avenue Niépce. Sa structure métallique a été « désossée » en 1964 alors que le rond-point était déjà en place et utilisé. Rond-point aujourd’hui réaménagé et abrité par un viaduc « toboggan » dont certaines personnes souhaitent la disparition.
Un nouvel aménagement pourrait alors être fait sur cet important carrefour de Chalon.

Claude Elly

(1) Un article du « Courrier de S. et L. » du 22 mars 1969 souligne que le rond point est sans feux et que vers 17 h il faut parfois 40 minutes d’attente pour le franchir !

- par Claude ELLY - Société d'Histoire et d'Archélogie de Chalon - 5 commentaires - Réagir

Autour de CHALON, Ligne de démarcation : le centre d'interprétation de Génelard Menacé !

La ligne de démarcation à Chalon et dans le ChalonnaisDepuis juin 2006, existe à Génelard, un centre d'interprétation de la ligne de démarcation. Cette structure associative unique située en bordure des 12OO Kilomètres de la ligne qui séparait aussi la région chalonnaise entre 1940 et 1943 connaît des difficultés financières. Le président-fondateur, Jean Michel Chantreault qui depuis plus d'une douzaine d'années préside l'association a accepté de faire le point pour "vivre-a-chalon ".

Voilà plus d'une douzaine d'années que vous avez eu l'idée de l'actuel Centre D'interprétation de la ligne de démarcation qui s'est concrétisée en Juin 2006 par l'ouverture d'une structure unique et incontournable à Génelard, quel bilan dressez vous tant dans le domaine historique que de vocation pédagogique ?
Le bilan est mitigé. Incontestablement nous avons maintenant notre place au sein des stuctures historiques consacrées à la Seconde Guerre Mondiale. 25000 personnes ont appronfondi leurs connaissances sur cette frontière en visitant l'exposition permanente, beaucoup d'autres ont découvert son existence grâce à la presse nombreuse dont nous avons bénéficié. Néanmoins deux regrets m'assaillent : l'abandon pratiquement total des recherches, par manque de moyens financiers, et le peu d'engouement des structures scolaires à venir nous visiter.

Après la fermeture du musée du Poilu à Cormatin intervenue il y a quelques mois, y a t'il des menaces sur le Centre d'Interprétation ?
Il est regrettable que le musée du Poilu soit fermé. Il faut bien reconnaitre que le ciel au-dessus du centre d'interprétation est lourd de menaces, l'orage est prêt à éclater. Néanmoins nombre de personnes m'encouragent à poursuivre, ce que j'essaie de faire en m'employant à trouver des moyens financiers supplémentaires.

Vous souhaitez que la fermeture soit bien sûr évitée, quels sont vos projets pour cette année qui débute ?

Nous devons trouver de nouveaux moyens financiers, pour continuer notre mission déjà, mais aussi pour nous permettre dr reprendre un travail scientifique de recherches. Déjà des fondations ou associations ont écouté notre appel. M ais nous proposons à tout un chacun de nous rejoindre moyennant une cotisation minima de 15 € (66 % de la somme versée sera déductibles des impôts).


Pour aller plus loin :
www.lignededemarcation.fr -

- par DERIOT Daniel - Réagir

CHALON : Chabanis TV propose une superbe vidéo Kodachrome

Cette vidéo fort intéressante "Chalon en Kodachrome 1960 et aujourd'hui" a été réalisée par Thierry Chabanis qui fait partie du club 8/16 Chalonnais qui a créé Chabanis TV.

Chalon-sur-Saône années 1960 filmé en Kodachrome avec une caméra Paillard 16mm. Quartier St Vincent avant sa restauration.L'église St Pierre. Les bord de Saône. Le bassin du parc Georges Nouelle. Le port nord. Le centre ville.
C'était le temps des voiliers sur la Saône.


Film remasterisé par Chabanis TV

 


 

Plus sur son espace Youtube : http://www.youtube.com/user/ChabanisTV

- par Chabanis TV sur Youtube - Proposé par Patrice Josserand - Réagir

CHALON Animation Patrimoine : "le sacré coeur et l'histoire du quartier" dimanche

DIMANCHE 3 Avril à 15h
« Laissez-vous conter les 100 ans de l’église du Sacré Cœur et l’histoire de son quartier »

Comment construire et faire vivre une église paroissiale dans un quartier ouvrier en construction en 1911, juste après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905) et avant la tenue du Concile Vatican II dont les conséquences seront importantes notamment pour la liturgie et l’organisation d’un édifice cultuel ?
Que s’est il passé pendant ces 100 ans ? Quelle fut la vie de l’édifice ? De la paroisse ? Du quartier ?
A l’occasion des 100 ans de l’édifice, c’est à cette question que la guide conférencière tentera de répondre à travers la présentation, de l’église du Sacré Cœur située 115 rue de la Verrerie.
L’occasion, aussi, de redécouvrir l’histoire de tout un quartier…

Rdv : 115, rue de la Verrerie

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DIMANCHE 10 AVRIL 2011 à 15h
« Laissez-vous conter L’hôpital Saint Laurent au XXè siècle

Cette visite est proposée par le service Animation du patrimoine de la ville de Chalon-sur Saône en partenariat avec le Centre Hospitalier William Morey et l’association Abigaïl Mathieu.

Poursuivant le travail mené depuis plusieurs années sur l’histoire des sites hospitaliers de Chalon depuis le XVIe siècle, l’Espace patrimoine et ses partenaires s’intéressent cette fois au XXe siècle, période pendant laquelle les mutations au sein de l’hôpital situé sur l’île Saint Laurent furent plus grandes que jamais : fonctionnement de l’institution, évolution architecturale et urbaine du site, progrès de l’hygiène et de la médecine sociologie des personnes accueillies. De 1914 à nos jours, nous sommes passés d’un hôpital pour certains à un hôpital pour tous, tout en proposant un accueil de plus en plus individualisé, jusqu’à ce qu’il soit devenu nécessaire, pour satisfaire aux nouvelles normes et aux nouveaux besoins, de quitter l’ile Saint Laurent. A l’automne 2011, l’hôpital s’installant au site dit « des Prés-devant »: c’est une partie de son histoire que nous vous proposons de redécouvrir.

Rdv : Entrée Centre Hospitalier William Morey,
Quai de l’Hôpital

LE TARIF Plein pour chaque visite est de 3€
Réservation uniquement par téléphone au 03 85 93 15 98
Il est conseillé de retirer son billet à l'Espace Patrimoine
24, quai des Messageries
PLACES LIMITEES

Les visites durent 1h30..

La gratuité est accordée aux enfants et aux jeunes jusqu'à 18 ans, aux étudiants jusqu'à 25 ans, aux demandeurs d'emploi, aux personnes à mobilité réduite et aux bénéficiaires du RSA.

NE TARDEZ PAS A VOUS INSCRIRE !!!!!

ANIMATION DU PATRIMOINE

Transmis par Daniel DERIOT

- par Transmis par DERIOT Daniel - Réagir

Chalon - Histoire - l'intérieur de l'église du Sacré Coeur

Peu de photos sur l'intérieur de cette église. Les appareils photos n'étaient pas aussi démocratisés qu'aujourd'hui et on ne photographiait pas les sacrements des enfants systématiquement.

Deux vues anciennes qui donne une idée générale. L'intérieur a beaucoup changé au moment du concile Vatican II et on a beaucoup plus de documents pour illustrer cet aspect comme nous le verrons une autre fois...

 

- par Bonnet Michel - Réagir

CHALON - Histoire - La naissance d'une église...

On a commencé à vous parler sur ce site de cette église du Sacré-Cœur qui va fêter ses cent ans, son siècle d’existence. Il est intéressant de préciser quelques éléments sur sa construction surtout au moment où on parle, ici ou là, de laïcité, de construction de mosquées, de relation entre Etat et religions…

 


Tout d’abord, en 1905, nous avons bien la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il ne faut pas regarder cet événement comme si tout allait de soi. Si vous avez le temps, lisez l’ouvrage de Gabriel Merle, biographie étonnante d’Emile Combes. On y voit comment on va passer d’une république naissante, 1871, à une république conquérante qui va régler l’enseignement public pour tous, le fonctionnement des associations et la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Tout s’est fait dans la douleur, les tensions, les rivalités, les contestations… Les luttes entre « religieux » et « laïcs » seront violentes, parfois bien physiques...

 

 


C’est d’autant plus passionnant de voir alors la construction de la première église en Saône-et-Loire postérieure à la promulgation de la loi, avec un financement entièrement privé. On peut noter la participation réelle des ouvriers catholiques du chemin de fer et les dons de plusieurs entrepreneurs chalonnais. La communauté catholique sera longtemps concernée par les remboursements des travaux…

C’est en mars 1911 que cette église est inaugurée, alors qu’un échafaudage est encore en place, dans un espace qui n’est pas encore le quartier ouvrier qu’il va devenir à partir de 1920. On est presque dans le désert, une zone de jeu pour les enfants, de jardinage et braconnage pour les adultes…

Mais nous reviendrons encore sur la construction de ce quartier qui nous permet aussi de redécouvrir certains aspects de la vie chalonnaise au vingtième siècle…

 


Voir sur VAC :

 

CHALON : Un certain centenaire, ça se fête !
CHALON : Un certain centenaire, ça se fête !
Vous êtes bien curieux de savoir ce qui se passe du côté de l'Eglise du Sacré Coeur... voilà, enfin quelques réponses. L’église du Sacré Cœur a été construite et mise en service, si on peut dire, en 1911. Les financements ont été (...)

 

 

 

 
 
- par Bonnet Michel - Réagir

CHALON : Un certain centenaire, ça se fête !

Vous êtes bien curieux de savoir ce qui se passe du côté de l'Eglise du Sacré Coeur... voilà, enfin quelques réponses.

 


L’église du Sacré Cœur a été construite et mise en service, si on peut dire, en 1911. Les financements ont été multiples, principalement offerts par l’Union catholique des chemins de fer. Nous étions après la séparation officielle des églises de l’Etat. Le bâtiment est donc la propriété du diocèse d’Autun qui en assure tout l’entretien.

Un siècle plus tard, il était temps de lui redonner un air de jeunesse. C’est dans ce cadre qu’ont été effectués les travaux de rénovation entamé depuis 2010.

Aucune subvention particulière n’a été demandée ou reçue, seuls les dons permettent de terminer les travaux.
d’équilibrer le budget et redonneront le sens que nos anciens avaient donné à la construction de ce bâtiment…

Maintenant, que va-t-il se passer dans les jours qui viennent ? Un anniversaire c'est l'occasion de faire la fête... alors, voici le programme !

 

Samedi 19 mars 2011, Portes ouvertes


A partir de 14h00, l’église du Sacré Cœur sera ouverte au public avec possibilité de visite. Une exposition permettra de suivre l’évolution de cette église de sa création à aujourd’hui, y compris avec les travaux de rénovation de 2010/2011. Quelques paroissiens accompagneront les curieux pour leur permettre de découvrir quelques trésors cachés…

A 15h00 et 16h30, Sacrée ronde du quartier, visite pédestre dans cet espace qui retrouvera, pour un instant, son rythme et sa vie depuis 1905. Animation par des bénévoles qui souhaitent vous inviter à découvrir ce quartier, cet édifice, cette paroisse… La visite théâtralisée dure environ 45 minutes, elle part de l’église du Sacré Cœur et y revient…

A 18h00, Intermède musical avec l’Harmonie municipale de Chalon-sur-Saône et prolongement dans le partage amical et la bonne humeur !!!

Dimanche 20 mars 2011, Festivités


A partir de 8h45, accueil avec le café fraternel

A partir de 9h00, des plus petits jusqu’aux plus grands temps, tous les chrétiens sont invités à un temps de réflexion et d’échange :
Une église à rêver, l’église de demain !

11h00, messe avec Benoît Rivière, évêque d’Autun

12h30, temps repas (réservation obligatoire pour les plateaux repas. Réservation auprès de Paulette Sody, 03-85-46-38-48 ou Marie-Paule Knipiler, 03-85-41-64-29).

14h00, troisième Sacrée ronde du quartier, pour tous ceux qui n’auraient pas encore profité de la reconstitution de la vie du quartier…

Entre 14h00 et 15h30, l’exposition et l’église restent accessibles.

A 15h30, spectacle clownesque par Dominique Auduc, prêtre et clown.

Vers 16h30, clôture des festivités et envoi…

 


Voir sur V@C :

 

CHALON - Histoire - La naissance d’une église...
CHALON - Histoire - La naissance d'une église...
On a commencé à vous parler sur ce site de cette église du Sacré-Cœur qui va fêter ses cent ans, son siècle d’existence. Il est intéressant de préciser quelques éléments sur ...

 

 

 
- par Paroisse Notre Dame de lumière - Réagir



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