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mardi 27 juin 2017

Bonne Fête Fernand

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BANDES DESSINÉES...

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !

 

 

 

 

Mellecey BD 2017 : Olivier Roman

Olivier Roman sera à Mellecey le week-end prochain et à tous ceux qui ronchonneraient que c’est là un vieil auteur sans nouveauté spécifique, je leur dirais que ce n’est pas entièrement faux mais qu’il est et restera un des auteurs qui m’a beaucoup apporté avec une série de classe : Harry Dickson aux éditions Soleil !

 

 

Olivier est né en Lorraine, à Metz et c’est aussi un des aspects que je trouve très positif même si, comme vous le savez bien, je ne suis pas un régionaliste forcené. Il a fait les Beaux-arts, découvert et aimé la peinture, trouvé une passion dans le fantastique puis survécu dans la publicité… Rien de très surprenant dans ces milieux mais ça l’est plus quand il se lance dans les fresques murales de grande taille… Mais revenons-en à la bande dessinée…

 

 

 

 

 

C’est en 1992 qu’il dessine son premier album Harry Dickson. Le scénario est réalisé par Richard Nolane et je trouve que très rapidement ils ont trouvé ensemble un beau chemin : ils respectent le personnage d’Harry Dickson, le modernisent un peu, construisent des histoires parfaitement équilibrées entre fantastique et policier, bref, je suis certain que les différents auteurs d’Harry Dickson, Jean Ray en particulier, auraient donné leur feux vert sans problème…

 

 

 

 

Pour moi, c’était le prolongement de lectures d’adolescents. Je me souviens des fascicules, des recueils réalisés par Marabout et les couvertures fascinantes qui ouvraient sur des univers fantastiques et terribles… Immédiatement j’ai adhéré aux dessins d’Olivier Roman et j’ai prolongé mes rêves et mes lectures avec les albums de cette série et je m’en suis même servi dans une série d’interventions sur le polar dans la bande dessinée en classe de cinquième, il y a quelques années…

 

 

 

Voilà pourquoi je serai heureux de rencontrer Olivier Roman le week-end prochain car il a beaucoup compté dans mes lectures de bandes dessinées… Quant à ceux qui aiment le personnage d’Harry Dickson et ces merveilleux romans, n’hésitez pas à découvrir la série de bandes dessinées…

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 juin 2017 - Réagir

Pourquoi aller dans un salon ou un festival consacré à la BD ?

Certains me demandent régulièrement pourquoi il serait si important de se déplacer dans les salons du livre, dans les festivals de bandes dessinées et autres conventions de ce genre-là ? La question n’est pas idiote du tout et il est bon d’en préciser quelques éléments de réponse…

 

 

Tout d’abord, ce type de manifestation a une dimension commerciale. Ce n’est pas la plus importante mais évacuons cet aspect tout de suite sans le minimiser. Oui, les organisateurs vous proposent des albums de bandes dessinées – je me cantonne à ce genre aujourd’hui – et on pourrait croire qu’il s‘agit finalement d’une librairie payante – puisqu’il y a toujours un petit droit d’entrée. Attention, c’est une librairie mais très accès sur les auteurs présents et donc bien souvent c’est l’occasion de découvrir des auteurs, des albums ou des éditeurs que l’on ne trouve pas toujours en librairie. Chaque année, en France et pays francophones, il sort un volume de 5000 bandes dessinées. Pour obtenir ce nombre, on additionne les nouveautés, les rééditions et autres compilations. Or, un libraire, même spécialisé et compétent, ne peut pas tout vous proposer. A l’occasion d’un salon, vous avec donc la possibilité de faire de belles découvertes…

 

 

Le deuxième point fort d’un salon ou festival, c’est la rencontre ! La rencontre commence d’abord entre festivaliers. Chaque année à Angoulême, je rencontre des lecteurs, des collectionneurs, des blogueurs, et d’année en année, ils deviennent des connaissances avec qui on prolonge nos discussions : les lectures, les découvertes, les coups de cœur… J’ai découvert de très belles choses grâce à ces rencontres à priori anodines mais hyper riches !

 

 

C’est aussi la rencontre avec des auteurs. Oui, je sais bien que beaucoup se contentent d’une dédicace – on va revenir sur le sujet – mais tout devrait commencer par la rencontre. L’auteur est une personne qui travaille souvent seul – les ateliers ne sont pas si nombreux – et les salons et festivals sont d’abord l’occasion pour les auteurs de rencontrer du monde, leurs lecteurs, leurs fans… Il faut donc discuter, poser des questions, échanger, partager… et bien souvent le festivalier passe alors un moment magique en compagnie d’un auteur… qu’il ne lira plus jamais de la même façon !

 

Alors, bien sûr, reste la question délicate de la dédicace ! La dédicace n’est pas un droit, c’est un présent qui est offert par un artiste. Dans certains salons, on commence à voir des auteurs qui sont rémunérés pour venir mais cela reste encore une exception. Donc, bien souvent l’auteur est à peine défrayé et il dessine juste pour votre plaisir ! Vous allez repartir avec un cadeau – un dessin personnalisé – et cela vous allez le garder dans votre bibliothèque. Chaque fois que vous ouvrirez l’ouvrage, vous allez vous souvenir de cet instant de rencontre et de cette œuvre d’art que vous avez emportée chez vous… Que du bonheur !

 

Certains esprits chagrins vont me rétorquer que les auteurs sont payés pour cela et sans vouloir traiter entièrement la question je rappelle simplement qu’aujourd’hui les auteurs ne vivent pas entièrement de leur art et que tous ceux qui ne cumulent pas plusieurs métiers ne vivent pas correctement et sont en dessous des moyennes de revenus… Oui, dessiner une bande dessinée, c’est, en moyenne, un an de travail ! Or les droits d’auteur ne sont pas très volumineux… mais nous en reparlerons dans un prochain article !

 

 

Donc, pour soutenir les auteurs et la création, pour prendre du bon temps et faire de belles rencontres, il ne vous reste plus qu’à aller dans un salon de la bande dessinée… Vous n’étiez pas à Lyon BD 2017, qu’à cela ne tienne, vous allez pouvoir aller au 1er festival de Saône en bulles à Mellecey, les 17 et 18 juin, de 10h à 18h…

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 14 juin 2017 - Réagir

Lyon BD 2017 : Martin Luther s'invite...

Avec la publication des 95 thèses de Luther sur la porte de son église, à Wittemberg, on peut considérer que le protestantisme est né. Comme cela se passait le 31 octobre 1517, on est cette année au 500ème anniversaire de ce haut fait religieux, politique et universel… Les éditions Glénat ont souhaité avoir un album dans leur collection historique « Ils ont fait l’histoire ». Le défi a été relevé par Olivier Jouvray pour le scénario, par Filipo Cenni pour le dessin et Matthieu Arnold pour le dossier historique car on ne s’improvise pas historien…

 

A Angoulême, en janvier 2017, l’exposition Luther, construite à partir des dessins de Filipo Cenni, avait été installée dans le temple de la ville. Cette fois, à Lyon, à l’occasion de Lyon BD 2017, c’est le temple luthérien du vieux Lyon qui recevait l’exposition…

 

A cette occasion, j’ai été accueilli par un membre de la communauté qui m’a fait visiter le temple, Roger Gilles. Le temple est celui du Change car il est installé sur les lieux d’un très ancien marché qui nécessitait du change. Ce dernier était d’abord fait en plein air – banque à ciel ouvert – avant de bénéficier d’une construction en dur, une Loge du change. En 1641, l’architecte Simon descend de Paris pour construire le bâtiment. Les travaux seront terminés, mais lentement sur plusieurs années avec quelques différentes aides architecturales…

 

 

Subtilité de l’époque ancienne, dans les villes où siégeait un archevêque, on ne pouvait pas avoir de culte protestant. Donc, jusqu’à la Révolution Française, il n’y avait pas de temple public. C’est au moment de la signature du Concordat entre Napoléon et Pie VII que la question d’un temple s’est réellement posée à Lyon. En 1803, la Loge du Change, devenue une auberge durant la Révolution, est affectée par la ville de Lyon au culte réformé… Un petit reportage sur la bédé et on en apprend sur le culte réformé à Lyon…

 

 

A l’entrée du temple, une exposition permet de découvrir la bande dessinée – les auteurs y seront dimanche à partir de 14h pour une séance de dédicace – et l’histoire du protestantisme en France et dans le Lyonnais. Passionnant !

 

 

Quant à moi, après avoir été initié à l’histoire religieuse locale, j’ai pu rencontrer le scénariste Olivier Jouvray et le dessinateur Filipo Cenni. Une belle rencontre autour d’une bande dessinée que je trouve très bien faite : elle ne fige pas un Luther en image d’Epinal et en créateur du Protestantisme, elle montre comment cet homme a évolué, tout au long de sa vie, passant du doute à la foi et inversement… Elle explique comment les thèses sont venues après de longs questionnements et à cause de l’absence de réponse de l’église, du mépris du pape, grâce au soutien politique local… Quant à Léon X, pape au moment de la naissance de la Réforme et des excommunications des disciples de Luther, il n’avait tout simplement rien compris…

 

 

Donc, de fort belles rencontres, des discussions passionnantes, une bande dessinée à lire et faire lire… Bref, un temps fort et mémorable ! Merci à toutes ces bonnes personnes !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 12 juin 2017 - Réagir

Lyon BD 2017 : Annie Goetzinger

J’ai toujours beaucoup apprécié le travail d’Annie Goetzinger, autrice bédé de talent. Ses albums, seule ou accompagnée d’un scénariste méritent toujours d’être lus, voire relus. Ils sont fins, profonds, universels… Et, pourtant, elle ne semble raconter que des destins féminins. Je ne peux pas citer tous ces récits mais comment ne pas évoquer quelques noms comme La Diva et le Kriegspiel, La Sultane blanche ou Marie-Antoinette, la reine fantôme ?

 

La revoici, cette fois-ci seule, pour évoquer, raconter, faire vivre la vie de Colette, du moins la période de l’apprentissage de la vie, celle qui va essentiellement du mariage au divorce. Il s’agit, bien sûr, de la vie avec un certain Henri Gauthier-Villars, beaucoup plus connu sous le pseudo de Willy !

 

On sait bien que tout ne sera pas rose malgré l’amour initial. Elle ira de déception en déception et se sauvera le jour où elle décidera de prendre, enfin, son destin en mains !

 

Annie Goetzinger nous raconte cela, ce cruel apprentissage de la vie puis l’arrivée de sa liberté avec l’écriture, enfin, la liberté totale avec le divorce ce qui, bien sûr, ne réglera pas tous ses problèmes mais laissera Colette suivre ses instincts et fantasmes pour devenir une femme de lettres accomplie !

 

Une très belle bande dessinée à mon goût, dans la droite ligne des ouvrages déjà écrits et dessinés par Annie Goetzinger et je ne peux que vous conseiller de la lire toute affaire cessante… Elle était à Lyon samedi dans le cadre de Lyon BD 2017 et elle devrait y être encore aujourd’hui, dimanche matin… Qu’on se le dise !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 11 juin 2017 - Réagir

Lyon BD 2017 : Daphné Collignon

On dit qu’à Lyon BD, les jeunes auteurs sont bien présents, mis à l’honneur et respectés et c’est vrai ! Il y a aussi des auteurs, des autrices, des journalistes… qui sont là avec leurs enfants et c’est aussi une façon de rajeunir le public des festivals et de transmettre le goût de la lecture des bandes dessinées…

 

 

 

C’est ainsi que je me suis retrouvé devant Daphné Collignon – dessinatrice de « Avant l’heure du tigre » - et de sa fille… Enfin, là, il s’agissait plus de la transmission du dessin que de la lecture !

 

 

 

Avant l’heure du tigre est un magnifique roman graphique que j’ai dévoré d’un seul coup et que j’ai déjà relu deux fois. Il faut dire que bien avant sa sortie en 2015, j’avais dévoré et apprécié le livre de Clara Malraux, épouse d’André de 1921 à 1947 (mais ils seront séparés à partir de 1937), est l’autrice de Nos vingt ans, un livre de souvenirs d’une très grande qualité littéraire. C’est bien cet ouvrage qui sert à Virginie Greiner pour écrire le scénario de cette bande dessinée qui va révéler un André Malraux improbable… Le Malraux des années vingt veut trouver de l’argent et il utilise des moyens pour le moins pas très orthodoxes…

 

 

On va donc voyager au Cambodge, on va partir à la découverte d’antiquités négociables et Malraux va fréquenter des acteurs du trafic d’objets d’art… Il s’en sortira avec difficulté et il oubliera tout cela très vite surtout quand il sera ministre de la culture du général de Gaulle…

Daphné Collignon explique son travail avec Virginie Greiner en toute simplicité, avec gentillesse et je passe un moment très sympathique qui sera diffusé très prochainement sur RCF en Bourgogne dans le cadre de mon émission Le kiosque à BD !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 11 juin 2017 - Réagir

Lyon BD 2017 : Scott McCloud

C’est en 1993 que Scott McCloud a écrit (et dessiné) son ouvrage culte et référence, L’art invisible. Il est ainsi devenu un des théoriciens les plus célèbres de la bande dessinée et de sa narration spécifique. Il a donné deux suites à cet ouvrage initial, Réinventer la bande dessinée et Faire de la bande dessinée…

 

 

En 2017, dans le cadre du festival Lyon BD, une très grande exposition a été mise en place au musée de l’Imprimerie pour expliquer au public, aux lecteurs et à tous les curieux comment fonctionne la narration graphique en bande dessinée. C’est l’ouvrage de Scott McCloud, L’art invisible, qui sert de fil conducteur au visiteur…

 

 

Samedi matin, les dits visiteurs ont été accompagnés par le maître lui-même car Scott McCloud était là, tout simplement, avec un traducteur, et il a suivi toute la visite en mettant son petit grain de sel chaque fois que cela était possible pour créer du lien entre la théorie et la pratique, entre son travail et celui des auteurs de bédé en général…

 

Ce fut tout simplement passionnant, génial, lumineux, fascinant, adapté à tous les lecteurs, à tous les niveaux culturels, à toutes les formes de bandes dessinées… Les quelques festivaliers qui s’étaient retrouvés là un peu par hasard, au milieu des professionnels et des journalistes, se sont régalés et garderont longtemps en souvenir ces deux heures de pure jubilation dans l’univers du neuvième art…

 

 

L’exposition est construite de façon très simple. Chaque point théorique de l’ouvrage de Scott McCloud est illustré par un seul auteur/une seule bande dessinée. C’est un parti pris pour aider le visiteur à s’y retrouver : théorie, explication, exemple. On est donc en présence d’une exposition très pédagogique.

 

 

Deux exemples ? Pour illustrer l’ellipse, c’est « L’autoroute du soleil » de mon ami Baru qui est utilisé et pour le sens de la lecture, la bande dessinée « Imbattable » de Jousselain !

 

Seulement, voilà, vous n’y étiez pas et je vous donne quelques solutions de dépannage :

 

-       lire le plus rapidement possible les ouvrages de Scott McCloud, en particulier L’art invisible ou sa dernière magnifique fiction, Le sculpteur.

-       aller voir l’exposition à Lyon car elle est en place tout l’été 2017 !

-       lire des bandes dessinées tous les jours de votre vie car rien ne vaut l’expérience pour intégrer toutes les théories magnifiquement expliquées par Scott McCloud…

 

 

Voilà ce qui restera donc comme un des très gros moments forts de Lyon BD 2017 !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 11 juin 2017 - Réagir





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