vivre-a-chalon.com : Une autre info à Chalon et dans le Grand Chalon

Le portail local de chalon sur saone, pour les chalonnais ... par les chalonnais

mercredi 26 avril 2017

Bonne Fête Alida

Photo de Chalon

thema - chalon sur saone

Théma, théma, thématiques

Vous êtes ici :

BANDES DESSINÉES...

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !

 

 

 

 

B.D. la femme qui prenait son mari pour un chapeau

Clin d'oeil à Olivier Sacks et à son livre "l'homme qui prenait sa femme pour un chapeau" ... Hommage à ce grand neurologue anglais.

 J'ai lu l'un et l'autre.

 

 



La B.D. est un voyage, une invitation au pays du cerveau ... qui déraille. Dans un langage très abordable le cerveau expliqué avec ses failles et des exemples très particuliers... une main gauche qui défait tout ce que fait la droite, un cerveau qui oublie de respirer ... C'est un livre grand public.

Son plus. Pour poursuivre l'information sur chaque séquence propositions sont faites : référence de livres, film, aller sur un blog, voir une conférence ... C'est en cela que ça devient très intéressant.

C'est un livre touchant et parfois drôle ... pour ma part je vais l'offrir à ma fille de 15 ans, c'est suffisamment bien expliqué et adapté, vulgarisation (dans le sens noble du terme) pour qu'un ado puisse le comprendre et comprendre certains dysfonctionnements : aphasie, bi-polarité, épilepsie ...

Je pense que l'auteure qui a rencontré neurologues et psychiatres ne s'arrêtera pas à ce seul tome, très bien pour commencer à s'informer sur ce sujet

 

Imprimer - - par ANTUNES laure - 30 mars 2017 - Réagir

BD : Rencontre avec Didier Tarquin à Livre Paris 2017

Il y a quelques années, sous la pression amicale, filiale et bien sympathique d’un de mes enfants, je plongeais dans la série Lanfeust de Troy. Le scénariste Christophe Arleston et le dessinateur Didier Tarquin étaient pour moi de grands inconnus et je n’avais pas beaucoup lu à cette époque d’Heroic fantasy !

 

Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’avais lu quelques petites choses (je pense aux bandes dessinées Aria et Thorgal, au roman Le Seigneur des Anneaux…), j’avais joué à certains jeux de rôle (merci à la revue Jeux & stratégie) et je n’avais malgré tout aucune attente spécifique vis-à-vis de cette série dont trois tomes étaient déjà parus…

 

Ainsi donc j’entrais dans l’univers de Lanfeust de Troy ! Une série étonnante qui allait me convaincre, ainsi que toute la famille, probablement un peu comme la série des Aventures d’Astérix le Gaulois avait conquis toute la Gaule… Oui, une série avec de l’aventure, de l’humour, des références et des citations, des grands décors, des personnages extraordinaires, des situations époustouflantes… Et avec tout cela de la fantaisie c’est-à-dire une pointe de magie, des personnages mythiques, de l’imaginaire débridé… Bref tout et son contraire et, surtout, du bonheur pour le lecteur !

 

Comme il existe probablement quelques personnes ignorant tout de cet univers, disons que Troy est un monde, un univers, une planète, où vivent des humains et de nombreuses créatures extraordinaires comme des trolls. Les humains ont des pouvoirs magiques très variés, ce qui fait la particularité de chacun, et les trolls sont des sauvages qui sont persuadés d’être très civilisés. Parmi les humains, il y a un certain Lanfeust, un apprenti forgeron, qui va découvrir qu’il a le don de faire fondre le métal… et je vais cesser de tout vous raconter car c’est à vous de découvrir tout cela si ce n’est pas encore fait !

 

Il se trouve que depuis 1994, date de la parution du premier album du premier cycle, j’ai eu l’occasion d’interviewer plusieurs fois le scénariste Christophe Arleston mais je n’avais jamais rencontré le dessinateur Didier Tarquin ! Après plusieurs échecs – oui les journalistes n’obtiennent pas toujours tout, immédiatement – c’est durant le dernier salon du livre de Paris, Livre Paris 2017, que j’ai pu interviewer Didier Tarquin !

 

Ce fut donc l’occasion de balayer une grande durée, de feuilleter ensemble près de 24 tomes, de tirer les leçons d’un tel succès… Un moment bien sympathique dont vont profiter les auditeurs du Kiosque à BD, mon émission hebdomadaire sur la bande dessinée…

 

 

A la fin, alors que je faisais le rapprochement entre Astérix et Lanfeust, Didier m’avouait que cette similitude était très souvent faite par les lecteurs, les fans, les critiques, les journalistes… Oui, probablement les conséquences d’un humour puissant, de personnages forts (Lanfeust = Astérix, Hébus = Obélix), d’aventures plaisantes à lire et qui permettent aux différentes générations de trouver de quoi satisfaire les instincts de lecteurs…

 

Comme le dit très bien Tarquin, le succès ne s’explique pas et pour les auteurs, il faut juste en profiter sans se prendre la grosse tête ! En tout cas, je ne peux que le remercier de cette rencontre et j’espère n’avoir pas à attendre aussi longtemps pour la prochaine rencontre !!!

 

 

 


   

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 30 mars 2017 - Réagir

BD : Looky à Paris !

Looky est né en 1987. Il y a donc trente ans et il est déjà le dessinateur de quelques très beaux albums que l’on peut lire avec plaisir comme les tomes 11 et 20 de la Geste des Chevaliers Dragons (Toutes les mille et une lunes, Naissance d’un empire), Blanche Neige, La Belle et la Bête, Hercule…

 

 

Après, comme pour les grands auteurs, Looky est entouré de légendes : il est autodidacte, il aurait dessiné partout dans ses cahiers, surtout dans les marges… mais, qui sait, la vérité est peut-être encore plus forte : il n’a jamais arrêté de dessiner dès qu’il put tenir un crayon en main, c’est-à-dire à partir de sept mois… mais vous n’êtes pas obligés de me croire !

 

 

Il est, par contre, indiscutable que Looky appartient à la génération qui s’est fait remarquer et connaitre grâce à Internet. Internet est pour lui plus qu’un moyen de communication, c’est une vitrine d’exposition et il met là ses premiers dessins. Il y expose ses travaux sur divers forums graphiques et c’est ainsi qu’il fera ses premiers pas chez un éditeur, Soleil, aux côtés d’Emmanuel Nhieu, scénariste et dessinateur de la série Nocturnes Rouges. Cette collaboration a lieu sur les tomes 5, 6 et 7. Voilà, il était temps pour lui de passer à de grandes œuvres et ce fut chose faite avec un certain Blanche Neige chez Ankama… un album que j’avais adoré et qui m’avait donné l’occasion d’une première rencontre avec Looky… Il est à noter que ce travail autour d’un conte classique se prolonge avec La Belle et la Bête avec la même collaboratrice, Dem !

 

 

Cette fois-ci, lors de Livre Paris 2017, nous avons pris le temps d’un bel entretien à l’occasion de la sortie du tome 3 de la série Hercule. Cette série est réalisée avec un scénariste de talent, Jean-David Morvan, et cette adaptation d’Hercule en science-fiction offre à Looky un univers génial et parfaitement adapté à son graphisme. Du très bon pour ne pas dire plus !

 

 

Looky continue donc son petit bonhomme de chemin dans la bande dessinée avec persévérance, talent et le tout en belle compagnie. J’espère avoir encore de belles autres rencontres à venir et j’espère que l’an prochain je pourrais le faire interviewer par mes étudiants… Je pense que cela pourrait donner une belle rencontre ! A Angoulême, à Saint-Malo, à Paris ou Montreuil… qu’importe le lieu pourvu que le plaisir soit là !!!

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 29 mars 2017 - Réagir

BD : Livre Paris rend hommage à Jirô Taniguchi

J’ai déjà dit ma passion de lecteur pour l’œuvre de Jirô Taniguchi. J’ai déjà conté que j’avais eu la chance de le croiser deux fois en France et, aussi, le chagrin sincère que j’avais ressenti à l’annonce de son décès juste après le festival international de la bande dessinée d’Angoulême…

 

Aussi, quand j’ai su qu’une conférence-hommage aurait lieu durant l’évènement Livre Paris 2017, je me suis arrangé pour y être. Trois fins connaisseurs étaient là : Corinne Quentin, agent de Taniguchi, Benoît Peeters et Jean-David Morvan. Ils étaient passionnants à écouter même si je dois avouer ne pas avoir beaucoup appris car j’avais déjà eu de nombreuses occasions de croiser ces experts…

 

Puis ce fut la visite de l’exposition Jirô Taniguchi le passeur. Mais oui, Jirô Taniguchi était le plus européen des auteurs de manga, le plus japonais des auteurs de bande dessinée franco-belge et donc, oui, c’était bien un passeur entre deux univers, deux cultures, deux mondes… Quand j’ai eu la chance de le croiser, de l’écouter, j’ai senti aussi un grand monsieur et c’est bien cela que je vais garder en mémoire…

 

 

Malheureusement cette exposition est une « petite » exposition même si elle est parfaitement bien construite. Mais quand on aime le grand maître japonais on veut tout voir, on en veut beaucoup plus !

 

 

Par contre, le point extrêmement positif est d’avoir pu trouver dans ce salon presque tous les ouvrages de Taniguchi traduits en langue française… Pour compléter ma collection, j’ai donc cédé et je suis reparti avec trois titres supplémentaires…

 

 

Signalons un très beau numéro Hors-série des Inrocks2, Jirô Taniguchi & le manga d’auteur aujourd’hui. C’est ainsi que je suis rentré en Bourgogne hier soir sans voir le temps passer… Beaucoup de plaisir, d’analyses, de réactions à cette œuvre étonnante et atypique…

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 26 mars 2017 - Réagir

Le princesse Libellule déteste les contes de fées...

Un conte est une construction de l’imaginaire pour aider à comprendre la vie, les autres et soi-même. C’est essentiel à la vie humaine et bien souvent sa forme initiale a été l’oral. Du coup, les générations qui se suivaient se réappropriaient les contes, les transformaient, les faisaient vivre… y compris en les passant à l’écrit ! Les frère Grimm, Charles Perrault et Christian Andersen – pour ne citer que les plus connus – nous ont ainsi transmis leurs versions de ces contes…

 

La bande dessinée, elle aussi, s’est mise à s’approprier ce patrimoine de l’humanité et on a pu ainsi découvrir une série comme Garulfo qui a enchanté des milliers de lecteurs avec la vision des contes d’Alain Ayroles… Mais c’est une autre histoire, pas celle dont je voudrais vous entretenir aujourd’hui… En effet, c’est de la Princesse libellule que je voudrais parler aujourd’hui.

 

 Le troisième tome, Princesse Libellule déteste les contes de fées, vient de sortir et il clôt ce cycle de trois ouvrages qui raconte tout de la vie torride de cette femme qui attend dans son château son Prince charmant… Seulement, voilà, les Princes charmants ne courent pas les forêts et quand il en passe un, il n’est pas certain qu’il fasse les yeux doux à Libellule… Plusieurs éléments sont à préciser pour mieux aborder cette série. Tout d’abord, dans ce dernier album, la quête d’amour et d’eau fraiche de Libellule va trouver une fin. Donc, comme dans tous les contes, tout finit par s’arranger, même mal… Enfin, ça dépend pour qui !

 

Deuxièmement, ce n’est pas une bande dessinée qui raconte un conte mais une aventure qui s’appuie sur les contes, qui les parodient, qui les changent, qui les déforment, qui les aiment… Il y a donc des allusions multiples, des clins d’œil et des citations – textuelles ou visuelles – et j’avoue que le lecteur s’en donne à cœur joie ! Enfin, on s’amuse et on rit car cette histoire est pleine d’humour… Un petit coup de projecteur sur les animaux qui sont truculents comme ces oiseaux de toutes les couleurs qui m’ont enchanté et qui sont pertinents… et je ne parle pas que de Moineau, conscience de Libellule…

Bref, une belle histoire qui peut convenir à un très large public. Ah, j’oubliais la morale de cette histoire ! Oui, dans les contes, il y a toujours une morale… Je pense que la morale pourrait se résumer ainsi : si tu en as marre d’attendre, alors prend ton destin en mains !

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 22 mars 2017 - Réagir

Dédicace BD à Chalon : Néjib arrive ce vendredi !

Vendredi 17 mars, à partir de 16h30, l’auteur de bandes dessinées Néjib sera à la librairie L’antre des bulles de Chalon-sur-Saône pour dédicacer son album Stupor Mundi. Ce sera l’occasion de rencontrer un auteur qui a osé, dès sa deuxième bédé, réaliser un roman graphique d’une ampleur considérable, au point que l’on considère cet ouvrage digne du roman Au nom de la rose !!!       

 

 

A Saint-Malo, en octobre 2016, Néjib et son livre ont obtenu le prix de la révélation, prix attribué conjointement par l’ADAGP (Associations des Droits des Artistes Graphistes et Plasticiens) et l’équipe du festival Quai des bulles. Dès que j’ai lu cet ouvrage, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un excellent choix car Stupor Mundi est bien une grande bande dessinée, un excellent roman graphique et une œuvre considérable qui va entrer, de fait, dans l’histoire de la littérature…

 

 

 Le bruit court que ce serait par un heureux hasard que Néjib aurait trouvé l’inspiration de Stupor Mundi. Je n’ai pas pu vérifier car je n’ai pas interviewé l’auteur (scénario et dessin) mais après tout pourquoi ne pas accepter cette version… « Pendant ses vacances, il se rend compte que la place du village et tout ce qu'il y a autour est projetée dans l’image de sa chambre, par un trou dans les volets, à l’image d’une camera oscura. Partant de cette idée, il se renseigne sur le sujet et découvre qu’elle a été théorisée et mise en pratique par le père de l’optique moderne, Alhazen (965-1039). Il décide de créer de toutes pièces un descendant imaginaire de ce savant : Hannibal Qassim El Battouti. »

 

Au départ, tout commence comme une bande dessinée banale avec un personnage clef que l’on va suivre dans son « installation » en Occident alors que ce savant a été chassé de l’Orient par un grand religieux… Et c’est alors que tout va basculer, on n’est pas dans une nouvelle histoire Occident-Orient, on n’est pas dans une critique des uns ou des autres, on n’est pas dans du connu mais dans une grande histoire où l’humanité se révèle dans ce qu’elle a de plus grand ou de plus petit… Entre génie et médiocrité, entre grandeur et avilissement… Génial !

 

 

On est dans un château, Castel Del Monte, là où l’empereur Frédéric II – La Stupeur du Monde – avait rassemblé les plus grands savants et artistes de l’époque. Là, on va accueillir Hannibal, le savant chassé par l’obscurantisme musulman arrive au cœur de ce qui pourrait bien être un obscurantisme chrétien… Dans les deux cas quand les religieux se mêlent de science, politique et art… peut-il en sortir quelque chose d’humain ?

 

 

L’auteur s’amuse à convoquer science, religion et mystère, sans prendre parti mais en nous laissant juge. Il ne nous donne aucune solution, aucune réponse, seulement des pistes de réflexion…  très vite l’invention d’Hannibal, la camera oscura, devient un enjeu de pouvoir entre l’empereur et le pape, réellement en conflit à cette époque car rappelons que Frédéric II a été deux fois excommunié…

 

Néjib propose une histoire d’une grande qualité, dense, parfaitement construite et documentée qui donne au lecteur l’impression d’être parfois dans Le nom de la rose et dans d’autres circonstances de se retrouver dans le cabinet d’un certain Sigmund Freud… Mais la bande dessinée est très riche culturellement et les citations et allusions sont très nombreuses, si nombreuses que chacun pourra en oublier quelques-unes sans que cela ne pénalise la compréhension du livre… Oui, j’ai bien dit livre car ce roman graphique est un livre à part entière !

 

Certains personnages semblent secondaires mais attention, il se pourrait que cette majestueuse Stupeur du monde vous réserve quelques surprises… Houdê, la fille d’Hannibal est importante, sa mère aussi même si vous ne la voyez pas beaucoup… Quant à El Ghoul, le gardien masqué… je ne vous en dis pas plus…

 

 

J’ai adoré et me suis laissé prendre par l’histoire, le ton, les personnages, la narration graphique et je suis très heureux de voir un jury qui a pris le risque de récompenser un tel ouvrage qui n’est ni facile, ni grand public… Juste exigeant et de qualité !!! Et maintenant, grâce à votre libraire spécialisé BD de Chalon, Néjib vient à votre rencontre… Donc, rendez-vous vendredi prochain à L’antre des bulles !!!

Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 mars 2017 - Réagir





Rechercher dans cette rubrique  




 
 



 

LE FIL INFO EN DIRECT

EN UNE - SORTIR
NOUS CONTACTER

 agenda FOCUS 

HUMEURS, & DÉBATS 
Lettre d'information

Nos billets
PHOTOS  BD
CINÉMAS
 
TV Portraits FAQ  LIRE Revue de web



RÉGIE PUB : Contact ici

 
Nos partenaires : Votre site internet Communication événementielle