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dimanche 22 janvier 2017

Bonne Fête Vincent

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BANDES DESSINÉES...

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !

 

 

 

 

BD : Le Grand Prix 2017 de la ville d'Angoulême, résultats du premier tour...

Le Grand prix 2017 de la ville d’Angoulême va-t-il encore déclencher les ires des uns ou des autres ? Une fois encore, les femmes semblent être les oubliées des électeurs… Qui sont les électeurs ? En fait, c’est assez ouvert : tout/e auteur/autrice de bande dessinée professionnel/le, quelle que soit sa nationalité, dont les œuvres sont traduites en français et diffusées dans l’espace francophone…

 

 

Quatre auteurs sont en tête à l’issue du premier tour :

 

-       Cosey

-       Manu Larcenet

-       Chris Ware

-       Alan Moore (a demandé à disparaitre de la liste du second tour car il ne souhaite plus recevoir de distinction).

 

Le second tour aura donc lieu entre le 18 janvier et le 22 janvier. Le nom du nouveau Grand Prix sera annoncé le mercredi 25 janvier 2017 à 18 heures à la médiathèque de l’Alpha lors de la cérémonie d'ouverture de la 44e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Et nous y serons !

Qui aura gagné, je ne sais pas mais qui est l’auteur que j’aime le plus parmi les trois en course ? Les trois sont des grands auteurs, les trois sont étonnants et passionnants… Un petit faible, peut-être, pour Cosey mais, très très courte avance sur Larcenet… Et si Chris Ware gagne, je ne vais pas pleurer c’est promis !!!

 

Quant aux femmes, il faudra encore attendre un peu pour trouver qui succèdera à Florence Cestac !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 18 jan 2017 - Réagir

BD et mémoire de femmes Vietnamiennes...

Je viens de lire pour préparer le festival international de la bande dessinée d’Angoulême, le troisième volume de Mémoires de Viet Kieu de Clément Baloup, Les mariées de Taïwan. Je suis le travail de Clément Baloup depuis quelques années et j’avoue que cette dernière lecture m’a profondément touché.

 

 

Tout d’abord, sa narration graphique est de plus en plus efficace, il maitrise on métier d’auteur de mieux en mieux et il ose faire ce qu’il n’aurait pas fait avant. Ici, il intercale dans son récit inspiré du réel mais marqué par la fiction, des pages témoignages de femmes qu’il a rencontrées. Cela fonctionne admirablement bien et c’est bouleversant !

 

C’est d’ailleurs sur le fond de cet album que mes remarques seraient les plus positives : je ne connaissais pas du tout le destins de ces femmes vietnamiennes, « vendues » pour trois sous soixante, arrachées à leurs familles, abandonnées par leur pays, exploitées et souvent maltraitées par leur famille d’accueil et leur mari…

 

 

Quand on lit cet ouvrage, on mesure à quel point, dans certains pays – mais la liste est de plus en plus longue – les femmes sont tout simplement maltraitées ! Et que fait-on pour changer cela ? Qui ose réagir ? N’y aurait-il qu’un auteur de bande dessinée pour prendre la parole ?

 

Je ne veux pas être catégorique, bien sûr, et je sais bien qu’il y a quelques journalistes et grands-reporters qui en parlent… mais pas assez !

 

Merci Clément Baloup de ce travail, de ce courage, de cette obstination à travailler sur la mémoire d’un peuple ballotté par l’histoire et les trahisons de toutes natures. Merci pour le destin de Linh raconté dans cette bade dessinée documentaire, merci de donner la parole à celles qui sont oubliées de tous… et à très bientôt à Angoulême pour un entretien qui s’annonce passionnant à défaut d’optimiste !

 

 
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Imprimer - - par Michel Bonnet - 18 jan 2017 - Réagir

Alice Matheson et les zombies...

Une histoire de zombies de plus ! Voilà ce que pourrait être la réaction d’un lecteur qui trouverait le premier tome de la série Alice Matheson, avant qu’il en commence la lecture… Oui, ça a bien le goût et l’aspect du zombi ! Oui, on pourrait se croire dans du déjà vu ! Sauf que…

 

 

Si le lecteur regarde d’un peu plus près la quatrième de couverture, il va être saisi d’un doute… Ce n’est peut-être pas du zombi mais de l’Urgences ! Oui, hôpital, infirmière, seringue… A moins que nous soyons dans une « simple » histoire d’ange de la mort… Oui, la bonne et douce infirmière qui abrège les souffrances du malade condamné par la science !

 

Mais, là encore, si le lecteur n’entre pas dans la série, il ne mesurera pas son erreur, erreur relative ou absolue, en fait c’est vous qui déciderez le moment venu, c’est-à-dire quand vous serez au cœur de l’histoire…

 

 

Dans Alice Matheson, il y a un peu de Walking dead – oui, il y a bien des zombies – mais aussi un peu de XIII – quelles sont les origines mystérieuses de cette infirmière spéciale, Alice Matheson – et encore une pointe de la série Urgences – oui on est dans un hôpital qui se repait de ses histoires sentimentales, qui gèrent ses tensions et jalousies, avec ses heurts et ses sourires – sans oublier une petite pointe de Docteur House car il faut mener les recherches pour comprendre d’où viennent ces zombies sauvages…

 

Mais, comme une bonne série – et on ne va pas apprendre à Jean-Luc Istin comment construire un tel ouvrage – ne peut pas rester dans les basiques, il y aura aussi quelques incursions sur l’euthanasie, sur la violence, sur l’amour, sur l’argent, sur les ascendances…

 

 

Même si cette série bédé est indiscutablement violente par bien des aspects, que l’on ne peut certainement pas la mettre dans toutes mes mains, que sa lecture doit être réservée à un public adolescents plus et jeunes adultes, je dois vous avouer que j’ai beaucoup aimé !!!

 

Le scénario de Jean-Luc Istin et repris à partir du tome 4 par Stéphane Betbeder, un scénariste prolixe que j’ai découvert et apprécié avec Le retour de Dorian Gray. Les dessinateurs sont plusieurs ce qui permet au lecteur de ne pas attendre trop longtemps la sortie des suites… Pour autant, le lecteur n’est pas choqué ou déstabilisé par le passage de la narration graphique de Philippe Vandaële  à celles de Zivorad Radivojevic, de Federico Pietrobon, de Lucio Leoni ou d’Emanuela Negrin… Pour le prochain album, le sixième, on retrouvera Philippe Vandaële… et on clôturera ainsi la première saison de cette série…

 

 

Le fait de parler de saison, comme pour une série de TV, montre bien que la parentalité avec Urgence ou Dr House n’est pas seulement une vue du critique, c’est probablement structurel, voulu délibérément par les auteurs, dès le premier album !

 

Voilà donc une série, proposée durant cette première Nuit de la lecture à Chalon et j’espère que certains auront bien envie d’aller la découvrir !

 

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 jan 2017 - Réagir

14-18 toujours en BD !

La célébration et les hommages aux combattants du premier conflit mondial, la Guerre de 14-18, continuent et se prolongeront jusqu’en 2020 car il y a fort à parier que l’on fera bien un petit quelque chose pour le Traité de Versailles… En attendant, certaines publications BD ont abordé et raconte encore la guerre, la Marne, la Somme, Verdun… dans ces multiples publications, j’ai repéré une série atypique car elle a choisi de prendre un angle essentiellement humain et a donc laissé de côté les aspects politiques et militaires…

 

 

Eric Corbeyran, le scénariste de la série 14-18, a décidé de poser en quelque sorte son objectif sur un village, sur un groupe de jeunes gens. Ils vivent heureux, jusqu’en 1914, ont des amourettes, voire des amours, boivent un peu, se chahutent gentiment, constituent une bonne bande de jeunes… Ils sont sur le point de devenir de bons adultes, d’honnêtes citoyens, d’entrer dans la vie active… et, malheureusement pour eux, c’est dans la guerre qu’ils vont entrer…

 

Ces huit jeunes hommes vont constituer le panel de Corbeyran et Le Roux, le dessinateur de la série. Ils vont les suivre année après année, dans ce terrible conflit. On suivra aussi, c’est logique, les copines, femmes et familles de ces huit jeunes gens… Et on va les voir évoluer au cours de cette guerre qui va définitivement les transformer, peut-être même leur faire perdre leur humanité…

 

Ce qui est remarquable dans cette série, c’est que le choix de montrer les humains avant toutes choses transforme le récit et nous éloigne de la chronologie stricte. D’ailleurs, les auteurs jouent avec efficacité de petits récits d’après-guerre si bien que l’on voit certains changements profonds chez ces êtres humains…

 

Même si nous ne sommes pas dans un récit historique, on verra quand même successivement le départ à la guerre, l’espérance d’une issue rapide, les premiers combats, la bataille de la Marne sera évoquée, on aura l’épisode des tranchées à creuser, des gaz toxiques, des offensives stériles, de Verdun, de la Somme et même des femmes dans les usines d’armement !

 

 

Comme il y a un groupe conséquent de personnages, cela permet aux auteurs de raconter de très nombreuses situations, des plus légères aux plus dramatiques. On va même avoir la découverte des tirailleurs algériens par ces jeunes métropolitains qui ne connaissent pas grand-chose de l’Empire colonial français…

 

 

Je trouve cette série très complète, très riche en informations, en éléments historiques, profondément humaine et porteuses, même, d’éléments de réflexion sur la guerre, la vie, la mort, Dieu, la paix, l’amour, l’enfance, le travail, l’autorité…

 

Certes, on n’échappera pas aux clichés mais ils ne sont là que pour poser certaines scènes. Si le sergent est autoritaire, bête et parfois même méchant, c’est pour que le groupe de jeunes soit face à ses responsabilités et que l’on puisse voir comment certains seront obligés de prendre les choses en mains, pas pour mettre en place de l’antimilitarisme… Si certains ordres d’officiers sont criminels c’est parce que durant cette guerre il y eut de la part des généraux et officiers de très nombreuses erreurs dont certaines furent indiscutablement criminelles… Oui, cette guerre a mis en exergue tout ce que l’humanité a de meilleur et de pire !

 

 

Voilà, 6 albums sont déjà sortis sur les 10 prévus, ce n’est pas une lecture légère et douce, c’est bien un récit durant la boucherie de 14-18 mais c’est passionnant, bien dessiné, bien construit et je ne peux que vous en conseiller la lecture. Je pense que compte tenu de la cruauté de certaines séquences, il vaut mieux réserver cette lecture pour des lecteurs de 14 ans et plus…

 

 
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Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 jan 2017 - Réagir

Succès pour la 5ème édition du FESTI'D'BULLES à Saint-Rémy ce week-end ...


Organisé par Laurent Quatre et son équipe de bénévoles dévoués, la 5ème édition du festival de la BD installé dans la salle Georges Brassens à Saint-Rémy a rencontré son public ce week-end des 14 et 15 janvier.

Vingt auteurs et sept «locaux» se sont partagé la grande salle pour le plaisir de tous, dessinant ou caricaturant en direct, dédicaçant avec enthousiasme leurs ouvrages. De la BD au manga … tout le monde était au rende-vous.

Une «délégation» de Serbie était présente, dont Dragan, Muse d’Or de l’année 2016.

La Muse d’Or est décernée chaque année par le public adulte et le prix jeunesse scolaire par les jeunes.

La Muse d’Or a été attribuée cette année à Laci, admirable dessinateur de BD serbe … dont la récompense ira dans son pays … créant ainsi entre la Bourgogne et la Serbie une franche amitié, reliée par le trait d’un dessin … et dans ces temps troublés de guerre qui nous menace, l’art est la meilleure réponse à la résistance et à la fraternité.

Florence Plissonnier, maire de Saint-Rémy et Gilles Platret, maire de Chalon, ont félicité les heureux gagnants en souhaitant longue vie à ce festival qui fait rayonner notre région.

Il est à noter sur ce salon, la présence d’Evelyne Jagoudel de Verdun-sur-le-Doubs et ses Craquignolles … beignets croustillants à souhait et fabriqués à l’ancienne … pour le régal des papilles … entre deux dédicaces.


 

 


Article et photos : christiane chapé

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infos pratiques :
* L'Yil aux Trésors : tel. 06.45.15.15.76  quatreartyil@gmail.com

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reportage photos : 1/3

Suite :

  • 15 jan 2017 - Succès pour la 5ème édition du FESTI'D'BULLES à Saint-Rémy ce week-end
  • 15 jan 2017 - Succès pour la 5ème édition du FESTI'D'BULLES à Saint-Rémy ce week-end
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    Imprimer - - par christiane chapé - 15 jan 2017 - 2 commentaires - Réagir

    BD : Hermann Président !!!

    Dans quelques jours, Hermann sera le président du festival international de la bande dessinée d’Angoulême car, en 2016, c’est bien lui qui a eu le Grand prix de la ville d’Angoulême. Il n’est plus temps de savoir si la sélection comportait ou pas assez de femmes, si certaines n’auraient pas dû être placées avant lui, car ce qui est certain c’est que cet auteur est un grand de la bédé, indiscutablement !

     

     

    Pour ceux qui ne le connaissent pas ou pas assez, rappelons qu’il est l’auteur d’un nombre incroyable de séries et albums. Pensez donc : Bernard Prince et Comanche avec Greg au scénario, Jugurtha avec Jean-Luc Vernal au scénario, Jeremiah (dessin et scénario, une série qui continue encore, tome 34 sorti en octobre 2015), les Tours de Bois-Maury… sans oublier tous les one-shot dont certains sont de véritables chef d’œuvre, comme Lune de guerre que j’avais adoré !

     

    Je viens de lire un de ses derniers ouvrages, Le passeur, une bande dessinée scénarisée par son fils, Yves H. Je sais que certains n’apprécient pas toujours les scénarios d'Yves H mais j’avoue que j’ai bien apprécié cet album, noir à souhait, ce qui permet à Hermann de mettre son dessin en valeur lui qui aime tant les ouvrages aux limites de la désespérance…

     

     

    Un couple est en quête d’un lieu idyllique, le fameux Paradise. Au départ, on y croit même si une fois encore on est dans un monde post-apocalyptique, une des grandes passions d’Hermann. On comprend assez vite que Sam et Samantha vont bien avoir du mal à trouver une issue favorable à leur quête mais on a quand même envie de les suivre jusqu’au bout tant l’invitation graphique d’Hermann est puissante !

     

     

    L’éditeur nous annonce que le scénariste Yves H signe là son ouvrage le plus noir. Oui, certainement mais n’est-ce pas l’un des plus sombres de toute la bande dessinée ? Si ce n’était pas le cas, en tous cas, on n’en est pas loin du tout… et j’adore, je vous le concède ! Un grand album noir pourtant en couleur avec des dessins d’Hermann d’une très grande qualité… Quant au passeur, on a bien compris qu’il est celui qui fait passer sur l’autre rive… Non ?

     

    J’espère que dans quelques jours Hermann saura quand même nous embarquer dans son exposition à Angoulême, qu’il imprimera sa marque à cette édition du festival et que l’on pourra dire que 2017 était bien l’année d’Hermann comme j’avais pu écrire que l’édition de 2011 était celle de mon ami Baru !

     
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    Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 jan 2017 - Réagir





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