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vendredi 15 décembre 2017

Bonne Fête Ninon

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BANDES DESSINÉES... Plus de 550 articles (octobre 2017)

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !


 
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Nouveauté BD : Les blagues de Toto citoyennes...

Les blagues de Toto est indiscutablement une série surprenante car on peut dire sans trop de risques d’erreur que le thème, la construction, les ventes, la notoriété et la longévité étonnent les éditeurs, les critiques, les enseignants et les parents…

 


En effet, qui aurait pu penser que l’on pouvait encore intéresser les jeunes lecteurs avec des blagues de Toto en bédé ? Qui aurait même eu l’audace d’imaginer que de telles blagues usées jusqu’à la corde puissent encore faire rire ? Bien sûr, j’exagère un peu – beaucoup diront certains – car le travail de Thierry Coppée est un peu plus complexe et les recyclages des vieilles blagues de Toto est terminé depuis longtemps : maintenant, il est l’auteur de ses blagues, un peu comme s’il était devenu Toto lui-même…

Dans cette série, il est le scénariste et le dessinateur, le raconteur d’histoires et l’amuseur public… Et c’est un rôle qu’il semble apprécier car lorsque nous m’avons rencontré au salon du livre et de la presse jeunesse, à Montreuil, il semblait bien au chaud et à l’aise dans son costume de « créateur » de blagues de Toto, de nouvelles blagues de Toto…

Bien, mais avouons quand même que vu comme cela l’exercice aurait quand même été trop limité. Très vite, l’éditeur et l’auteur ont compris qu’il faudrait renforcer la série par exemple en réalisant des albums thématiques. En se concentrant sur des thèmes porteurs – pour l’enfant, pour les parents ou les enseignants – on concentrerait le rire sur l’histoire, le sport, la nature… et bientôt, la science !

Cette fois-ci, à l’occasion du quatorzième album de la série, Thierry Coppée se concentre sur l’instruction civique – certes revue et corrigée par Toto – et cela fonctionne très bien. Ouvrons donc Devoirs citoyens !



Attention, soyons très clairs entre nous, ici nous ne sommes pas dans un cours d’éducation civique et une blague de Toto reste une blague de potache… ce qui n’empêche pas l’auteur de glisser ça et là quelques éléments de réflexion pour le jeune lecteur… On pourra ainsi aborder différents éléments allant du respect des autres à l’hygiène élémentaire, du comportement collectif à la prise de responsabilités et on verra même Toto devenir délégué de classe !

Il y a indiscutablement une notion écologique qui se glisse dans cet album car les thèmes du recyclage, du gaspillage, du respect de la nature sont bien présents comme si pour Thierry Coppée il s’agissait d’un point fort de la citoyenneté responsable… et je crois que c’est bien le cas !



Est-ce que tout fait rire ? Peut-être pas mais tout est profondément humain, souvent drôle, parfois excellent ! Bien sûr l’école et la famille sont au cœur de cet album ce qui provoque avec le trio infernal – maitresse/parents/Toto – des situations cocasses et épineuses…

Il va donc falloir lire ce très bon album en famille, accompagner cette lecture de discussions chaleureuses et pleines d’écoute sans oublier la mise en place de quelques changements de comportements au sein des familles… et ce n’est pas le plus simple !

Pour ce qui est de l’humour, faites juste confiance à l’auteur, Thierry Coppée, qui, avec ses mots et ses dessins, saura très bien planter une belle ambiance ludique propice à la découverte progressive de la citoyenneté pratique et concrète !

Bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 14 déc 2017

BD : Un nouveauté magnifique à lire et offrir !!!

Jeudi dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer Raphaël Meyssan, un auteur de bandes dessinées atypique et très sympathique. Je l’ai interviewé sur son album A la recherche de Lavalette, premier opus de son triptyque Les Damnés de la Commune… Je le remercie pour ce très beau moment…

Oui, il s’agit réellement d’un travail étonnant et de très grande qualité, c’est profondément touchant et le lecteur ne peut pas rester indifférent à une telle lecture… Ça ressemble à une bande dessinée et c’est aussi beaucoup plus !

 


En effet, comme le dit avec simplicité Raphaël Meyssan, quand on a un projet de bande dessinée, très personnel, que l’on ne sait pas dessiner et que l’on veut rester seul aux commandes du dit-projet, alors il faut trouver une solution… et la sienne est excellente pour ne pas dire plus !

En fait, il avait envie de raconter la Commune de Paris, de faire à cette occasion de la vulgarisation historique et il s’est servi de la gravure de l’époque qui était à la fois précise, historique, esthétique, disponible… En six ans – oui, c’est un grand projet qui a nécessité beaucoup de temps et de persévérance – il a trouvé, dépoussiéré, récupéré, scanné et stocké plus de 15000 gravures dont il s’est servi pour raconter son histoire, plus exactement, celle de Gilbert Lavalette !

Oui, dès la première page de son premier album, on part avec l’auteur en chasse d’un personnage, Lavalette, un homme qui vient de son quartier, de sa rue, peut-être même de son immeuble… Il a été un acteur de la Commune et l’auteur veut savoir qui il a été tout en nous racontant l’histoire de la Commune à travers celle de Lavalette… Enfin, c’est peut-être l’inverse !

 


Dans les gravures, il découpe, recadre, agrandit, rétrécit, zoome, pour proposer des cases d’une très bonne qualité sans jamais retoucher graphiquement la gravure originale. Il place ensuite ses bulles, son texte et le tour est joué, nous sommes bien dans une bande dessinée…

Ça fonctionne parfaitement bien, cela n’a rien d’artificiel et très vite on est emporté dans une véritable bande dessinée d’aventure sur fond historique…

On a un narrateur, une sorte d’enquêteur policier ou journaliste, qui recherche Gilbert Lavalette – enfin, s’il s’agit bien de son vrai prénom ! Lavalette a été connu de son vivant, en particulier juste avant et pendant la Commune. Il y a donc quelques traces de lui dans certains ouvrages, dans certains rapports de police, actes de justice… L’enquête n’est pas simple mais elle avance au rythme de l’histoire qui commence à la fin de l’Empire – le Second – et nous arriverons à la fin de ce premier volume à la veille de la Commune… Tout est en place pour le drame…

 


En cours de recherche apparait Victorine, une contemporaine de Lavalette, et, chance inouïe, cette femme a la vie somme toute ordinaire dans une période qui ne l’est pas, a écrit ses mémoires, un ouvrage qui a été réédité… Chance pour notre Raphaël Meyssan ! Cela permet à l’auteur d’incarner son récit, d’avoir un personnage féminin fort et, enfin, de nous raconter quelques anecdotes passionnantes !

J’avoue avoir été séduit par l’ouvrage, par l’histoire, par l’auteur avec qui la discussion s’est prolongée au-delà des limites habituelles de la simple interview… Le premier tome sera donc suivi de deux autres volumes mais l’auteur promet d’être plus classique maintenant avec un tome 2 dans un an, un dernier volume dans deux ans…

Alors, bien sûr, il y aura toujours des esprits chagrins pour dire que les Communards n’étaient pas des anges, que l’Empereur n’était pas si noir, que son entourage avait beaucoup fait pour la France, que Paris ne serait pas Paris sans Haussmann et Poubelle, que les militaires et les bourgeois n’ont pas tant tué de Communards que cela, que la répression ne fut pas terrible… Bref, on peut toujours réécrire l’histoire mais Raphaël Meyssan a décidé, lui, de rester dans l’histoire avec un souci méticuleux de vérification et validation de ses éléments historiques. Quand rien n’est précisé, quand il y a un vide, alors il y place un élément fictionnel mais crédible, cohérent avec l’histoire… Il rend accessible l’histoire à tous sans la déformer. Il vulgarise comme il avait décidé de le faire et met en lumière les femmes et les hommes qui sont devenus les Communards !

Vous comprendrez donc que je vous conseille donc cette lecture car cela me semble tout simplement excellent !
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 12 déc 2017

Rencontre avec Etienne Dubois (vidéo)

Dans TER édité chez les éditions Daniel Maghen, Rodolphe et Christophe Dubois débutent une trilogie de science-fiction accrocheuse. La virtuose patte graphique réaliste de Dubois se montre redoutable d’efficacité. Les éléments architecturaux et vestimentaires de cette curieuse civilisation, les magnifiques paysages, les postures des personnages et la colorisation cinématographique participent d’une harmonie visuelle de haut vol.

 

 


D ans le cadre d'un partenariat entre le site vivre-a-chalon, l’IUT de Chalon et de nombreuses structures culturelles chalonnaises les étudiants de la licence professionnelle TAIS (techniques et activités de l’image et du son) proposent leurs reportages, leurs critiques de spectacles, leurs ressentis de lectures, leurs idées de cadeaux, leurs recettes…

Imprimer - - par Mina et Thibault, étudiants en TAIS à l'IUT de Chalon - 6 déc 2017

Une belle rencontre avec Charlotte Mollet à Montreuil

Charlotte Mollet est une charmante autrice qui fait de beaux livres pour tous… Oui, beaux, il suffit de les ouvrir pour s’en rendre compte, elle n’a pas besoin de faire la promo… juste être là ! Pour tous, car il faut définitivement cesser de classer les ouvrages en fonction de l’âge potentiel des lecteurs… D’une part, vous risquez de priver de jeunes lecteurs de la nourriture intellectuelle, morale, culturelle, poétique, spirituelle dont ils ont besoin et, d’autre part, vous allez culpabiliser les grands-parents qui aimeraient bien lire les livres qu’ils offrent à ceux qu’ils chérissent ! Je comprends très bien les deux positions, donc Charlotte Mollet fait de très beaux livres. Point barre !



Pour mes deux premiers petits enfants, ceux qui sont en âge de lire comme des grands – donc 3 et 2 ans – j’ai choisi deux ouvrages basés sur des comptines car je trouve ces livres adaptés à la bonne humeur, la convivialité, au jeu… et à leur âge ! Au mien aussi, bien sûr !



Le premier est Loup y es-tu ? et pour celui qui a peur du loup, cela semble une très bonne idée tandis que pour celle qui danse toujours avec ses mains, j’ai pris Jean Petit qui danse car justement ce garnement danse aussi avec ses mains et ses doigts… Judicieux, non ?


Donc, deux cadeaux, une autrice, de la beauté et de l’art, le tout en musique et cela montre que le salon du livre et de la presse jeunesse est le lieu où il faut faire ses cadeaux de Noël !

 

 
Imprimer - - par Michel, enseignant à la TAIS de l'IUT de Chalon - 3 déc 2017

Montreuil, le palais des merveilles livresques !!!

Hier, une belle journée de reportage avec deux étudiantes à Montreuil, à l'occasion du salon du livre et de la presse jeunesse... Beaucoup de monde - on attend au final près de 175000 personnes pour les six jours - et le salon se clôturera lundi soir après une journée professionnelle durant laquelle le public peut encore profiter de ce magnifique espace consacré aux livres, aux auteurs, à la presse... !!!
Imprimer - - par Michel, enseignant à la TAIS de l'IUT de Chalon - 3 déc 2017

Nouvelle idée de cadeau BD à offrir : La Quête d'Ewilan !!!

Troisième proposition de cadeau de fêtes de fin d'année...

Puisqu’il est question de vous offrir quelques idées de cadeaux à offrir pour ces fêtes de fin d’année, puisque j’ai décidé de rechercher des ouvrages et des séries qui sortent de l’ordinaire et qui pourraient retenir votre attention, voici l’occasion de reparler de La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero ! Mais attention, la version en bande dessinée…

Pierre Bottero est un romancier qui, somme toute, n’a pas écrit longtemps. C’est entre 2002 et 2009 qu’il aura écrit l’ensemble de son œuvre puisque, en 2009, à l’âge de 45 ans, il perd la vie en accident de moto ! En moins de sept ans il écrit une série de romans qui vont faire le tour du monde, à commencer par le premier cycle devenu culte, La quête d’Ewilan.

Sans tomber dans les excès, en évitant les louanges et autres discours dithyrambiques, il faut reconnaitre qu’un jeune romancier – il est mort à moins de 45 ans – qui est traduit en une dizaine de langues, qui vend plus de deux millions d’exemplaires, ce n’est quand même pas très courant ! Oui, Pierre Bottero a su conquérir un large public, a marqué durablement des générations de lecteurs et c’est donc tout naturellement que la question de l’adaptation de ses romans en bandes dessinées s’est posée…

Attention, se poser la question ne signifie pas trouver immédiatement la bonne équipe pour réaliser le travail. Adapter, c’est indiscutablement trahir, faire sienne une œuvre, mais il fallait le faire avec respect de l’auteur et de son œuvre, avec respect du public lecteur et avec talent aussi ! Il fallait aussi trouver un auteur qui le ferait dans l’esprit des générations qui avaient dévoré ces romans…

C’est ainsi que l’on proposa à Lylian, un auteur qui avait à l’époque un peu plus de 30 ans. Il dit lui-même : « je plonge littéralement dans l’univers sensible et grandiose du romancier Pierre Bottero ». Il a pris les choses à bras-le-corps, une équipe s’est constituée, Laurence Baldetti au dessin, Loïc Chevalier aux couleurs, et le premier volume est sorti en 2012 aux éditions Glénat. Aujourd’hui, La Quête d’Ewilan est déjà constituée de cinq magnifiques albums de bande dessinée…

Pour ceux qui n’auraient jamais ouvert un roman de Bottero, qui n’auraient pas lu le premier volume de La quête d’Ewilan, donnons seulement quelques éléments… Tout commence de façon banale avec une jeune fille de 13 ans. Elle vit en ville et ressemble comme deux gouttes d’eau aux collégiennes que l’on peut croiser de Metz à Chalon, de Brest à Besançon… Rien ne la distingue des autres…

Sauf que Pierre Bottero qui a cherché toute sa jeunesse un passage pour un de nos mondes parallèles offre à Camille – notre collégienne – un chemin d’accès à un monde différent, un monde de poésie mais aussi de violence… Rêve-t-elle ou est-elle dans une autre réalité ? Très rapidement, il faudra bien qu’elle comprenne que non seulement ce monde existe mais que c’est le sien, qu’elle a un rôle à y jouer, qu’elle a une quête à effectuer !

Ce que j’aime beaucoup dans cet univers de Bottero c’est que le rêve, le fantastique, l’imaginaire sont liés à la création, à la puissance de création même… Comme s’il suffisait de rêver fort pour que les choses arrivent… et c’est peut-être bien vrai après tout… Non ?

Camille, dans « son » nouveau monde va devoir réaliser une action forte car elle est finalement la seule qui peut le sauver… Pour cela, elle devra affronter de nombreux périls, mais pas seule. En effet, une des valeurs portée par le roman et l’adaptation en bédé est l’amitié ! On aura donc un groupe de personnages fort différents mais qui apportent chacun une qualité particulière, un charisme spécifique, un caractère propre… Chacun peut compter sur le groupe pour avancer…

L’adaptation en bande dessinée par cette fine équipe – là aussi c’est bien une équipe – est agréable, fluide, poétique, esthétique, efficace mais, surtout, elle laisse assez d’espace à l’imagination du lecteur, à sa propre puissance de création. Elle ne dit pas tout, elle nous guide seulement dans le monde de Bottero. Du coup, certains lecteurs sont allés découvrir les romans et la bande dessinée a servi de passerelle entre deux façons de raconter les histoires, les romans et la bande dessinée… rien que cela est une belle performance de l’équipe responsable de l’adaptation !

Je dois vous avouer que plus le temps passe plus je trouve que ce travail en bédé est bon. La dessinatrice dans le dernier album m’a tout simplement enchanté. Si, je ne vois pas d’autres mots pour qualifier ma lecture…

Alors, il y aura toujours les inconditionnels de la littérature romanesque et ceux qui ne liront que les bandes dessinées, mais sachez bien qu’une grande histoire reste toujours une grande histoire et que les moyens pour la raconter, c’est-à-dire la faire vivre, ne changent rien à la grandeur de l’histoire, aux qualités des personnages, au tragique et au fantastique…

Il ne vous reste donc plus qu’à découvrir les romans de Bottero – si ce n’est pas encore fait – et les adaptations bédé de Lylian, Baldetti et Chevalier. Pour la Quête d’Ewilan, il y a cinq tomes de sortis ! On peut imaginer que tout cela peut constituer un magnifique cadeau de fêtes de fin d’année…
Imprimer - - par Michel, enseignant à la TAIS de l'IUT de Chalon - 3 déc 2017





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