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mardi 13 novembre 2018

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BANDES DESSINÉES... Plus de 650 articles (octobre 2018)

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !


 
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Zac Deloupy dédicaera sa bédé "Algériennes" aujourd'hui à Chalon !

Algériennes, 1954-1962, est un magnifique album de bande dessinée qui parle de l’Algérie, de la guerre d’Algérie… Meralli et Deloupy, auteur et scénariste, pourtant, ne nous disent rien des batailles, des grands chefs, des grands attentats, des tentatives de putsch ou autres faits marquants de ce conflit… D’ailleurs, de cette guerre on ne veut jamais parler en France… On veut oublier !

 

Est-ce mieux en Algérie ? Non, dans ce pays qui a gagné son indépendance à l’issue de ce conflit, on a un culte du FLN mais on ne rend pas hommage à tous ceux qui ont combattu pour cette dernière, juste ceux qui ont gagné avec leur mouvement devenu parti… Quant aux autres, on les a même assassinés…

 

Cette guerre d’Algérie est comme une pustule dont les deux nations n’arrivent pas à se débarrasser, un chancre qui reste là et qui est transmissible à une jeunesse qui n’est pas toujours très informée sur ce que fut cette période terrible…

 

Les deux auteurs de la bande dessinée ne remédient pas à tout cela mais ont décidé de donner la parole aux femmes… Mère d’appelé, femme d’appelé, fille de combattant, fille de Harki, combattante… Qui sont-elles ? Comment ont-elles vécu cette période ? Comment voient-elles les choses des décennies plus tard ?

 

Pour arriver à cela, ils ont mis en place un personnage, Béatrice, qui de nos jours lit un article sur les atrocités de la guerre d’Algérie… Or, son père fut appelé durant cette guerre et il ne lui a jamais rien dit… Rien sur ce qu’il avait vécu, fait, subi, ressenti… Il refuse de parler et c’est sa maman qui après avoir raconté un évènement vécu lors d’un passage à Alger la met en contact avec une autre femme… Puis de femme en femme, elle reconstitue des destins qui se croisent et racontent non pas la guerre d’Algérie mais des vécus de guerre par des femmes algériennes… ici, Algériennes ne signifie pas autre chose que femmes qui on vécu en Algérie…

 

C’est touchant, bouleversant, pertinent, riche en humanité, incrusté dans l’histoire de ces deux pays, ces deux nations, ces deux peuples… Cela ne remplacera pas les Histoires d’Algérie ou autres ouvrages sur la Guerre d’Algérie, mais cela permettra de probablement mieux comprendre l’ambiance dans laquelle se sont passés ces fameux « évènements »… Oui, la guerre dont on n’osait même pas dire le nom !

 

Cet ouvrage pourra sembler déplacé au moment où nous commémorons la fin de la Grande Guerre, mais, en fait, il y a bien un point essentiel qui unit ces deux temps forts de notre histoire : la guerre est terrible, toujours, qu’elle soit entre deux pays, au sein d’un même pays ou d’indépendance… La guerre est toujours sanguinaire, cruelle et dramatique. Elle l’est pour ceux qui la font, ceux qui meurent, ceux qui survivent… Terrible aussi dans les mémoires jusqu’à bouleverser ceux qui ne l’ont pas faite mais qui en portent le poids malgré tout…

 

Or, non seulement il faut lire cet album et le faire lire mais, aujourd’hui, à Chalon-sur-Saône, à partir de 14h à la librairie L’Antre des bulles, le dessinateur Zac Deloupy sera là pour une dédicace exceptionnelle qu’il ne faut pas manquer… Ses dessins dans Algériennes sont magnifiques et sa narration graphique est profonde, profondément humaine pour ne pas dire pétrie d’humanisme… C’est à ne pas manquer sous aucun prétexte !

 

Donc, très bonne lecture à tous et à très bientôt…

Imprimer - - par Bonnet Michel - 10 nov 2018

Magnifique série sur la Grande guerre !

Voilà donc une série en bande dessinée sur la première Guerre mondiale. Certains pourront s’exclamer « encore une », d’autres « j’espère cette fois qu’elle présente bien la vérité » tandis que d’autres attendront – en vain – que la série raconte avec moult détails la vie quotidienne des généraux de cette guerre, de ce drame, de cette boucherie…

 

Donc, pour rester factuel, honnête et objectif, il nous faut préciser, d’entrée, quelques éléments concernant cette œuvre. Oui, je dis bien « œuvre » car je trouve que les auteurs, Eric Corbeyran (scénariste) et Etienne Le Roux (dessinateur) ont construit ce travail comme un grand œuvre ! Dix volumes permettant de suivre des êtres humains dans la tourmente de la guerre, du premier jour au dernier, ou presque…

 

Nous sommes au départ, en août 1914, dans un village insouciant, en compagnie de huit jeunes hommes. Il est effectivement important de comprendre que ces anciens combattants, ceux que nous avons connus aux cheveux blancs et leurs rangées de médailles, étaient bien en 1914 de jeunes gens de 17 à 25 ans pour rester dans la généralité. Ils ne pensaient pas à la guerre, ils finissaient leurs études, tombaient amoureux, pensaient à faire la fête, se cherchaient des passions, des raisons de vivre, d’espérer… Ils sont donc là dans leur village quand le bruit de la mobilisation vient les interrompre…

 

Ce sont ces huit jeunes gens que Corbeyran et Le Roux vont suivre durant quelques années pour nous raconter non pas la Guerre mais leur guerre ! Une guerre avec ses grandeurs et ses petitesses, une guerre dans la grande Histoire mais aussi dans la petite histoire – d’ailleurs, il faudrait en finir avec ces notions de grande et petite car l’histoire, pour ceux qui la vivent, est tout simplement leur réalité, mais c’est un autre débat – et, au final, une histoire de guerre qui est avant tout une histoire humaine qui intègre non seulement les combattants mais aussi les épouses, les parents, les proches… Certes, il y a le front mais aussi l’arrière ; il y a les militaires mais aussi les civils ; enfin, chaque album de la série est centré sur une période, une date, une bataille. Ce n’est pas une histoire de la Grande guerre, mais le lecteur en suivant ces destins croisés suit la fameuse Grande guerre…

 

Les femmes, les compagnes, les mères et les amies, ont tout particulièrement leur place dans cette fresque de la guerre. Elles aiment, elles souffrent, elles tentent de survivre, elles attendent, elles écrivent, elles restent fidèles ou trahissent, elles élèvent les enfants, elles travaillent puis elles accueillent, soignent, écoutent, patientent, souffrent encore…

 

 

Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est justement le fait que nos individus masculins envoyés à la guerre vont être représentatifs de tous les cas connus ou presque de cette guerre. Ils  seront courageux ou pleutres, reviendront sains d’esprit ou marqués à jamais par les horreurs vécues, décèderont au combat ou survivront, seront blessés, amputés ou resteront physiquement intègres, certains y perdront la foi d’autres y trouveront leur vocation… Finalement, à cette guerre, ils y partirent jeunes et insouciants, ils en revinrent des hommes d’expérience, du moins pour ceux qui en sont revenus…

 

Cette œuvre majeure, est dessinée par un véritable artiste, Etienne Le Roux, qui atteint là sa maturité – je n’ai pas dit son summum car le meilleur reste peut-être à venir. Il nous offre là un reflet de tout son talent, dessine avec brio ces « héros ordinaires de la guerre » et j’avoue que je suis presque triste d’être obligé de quitter ces nombreux personnages… En même temps, reconnaissons que ces dix albums de la série nous avaient plongés dans un drame absolu et que, dès les célébrations terminées de cette Grande guerre, nous serons heureux de passer à des sujets moins pesants…

 

14-18 est donc bien une grande série en bandes dessinées sur cette guerre, sur cette boucherie, sur cette période de l’histoire et je remercie réellement Eric Corbeyran et Etienne Le Roux d’avoir osé ce travail colossal… Non seulement c’est à lire, mais, surtout, à faire lire !!!

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 3 nov 2018

Bientôt Zelba à Chalon-sur-Saône, à l'Antre des bulles

Zelba est une autrice de bandes dessinées qui est allemande. D’ailleurs, son véritable nom est Wiebke Petersen. Or, son pays n’est pas, du moins n’était pas un lieu de prédilection pour la lecture de la bande dessinée, encore moins de la réalisation de bandes dessinées. Du coup, après quatre ans d’études en Allemagne à l’université d’Aachen, en graphisme et illustration, un Erasmus positif qui lui offre un « homme », elle vient s’installer à Saint-Etienne. Elle commence par l’illustration pour la jeunesse avant d’opter pour la bande dessinée qu’elle commence officiellement en 2009 avec Ma vie de poulpe.

 

 

En 2014, elle s’illustre avec une belle participation au collectif La danse des connards dont elle dessine la couverture (Delcourt). Certains, vont aussi la suivre sur Internet à partir de 2006 et on peut encore la lire de façon régulière sur son blog qui ne manque pas de piment…

 

http://zelba.over-blog.com/

 

 

 

La bande dessinée, ces dernières années, devient sa raison d’être absolue et lui prend presque tout son temps ce dont nous n’allons pas nous plaindre puisque, du coup, on peut la lire… Etats Dame, C’est du propre, Udama chez ces gens-là, Clinch… Comme elle n’hésite pas à partager son expérience avec les autres, la voilà même qui écrit et dessine un ouvrage pratique atypique, La grossesse pour les nuls en BD !

 

 

Zelba va venir à Chalon en dédicace essentiellement pour ces ouvrages les plus récents qui sont :

 

Udama chez ces gens-là :

Zelba explique que tout est né d’une émission de radio sur Radio-France. C’est une présentation des problèmes rencontrés par les nounous sur Paris et à cette occasion, elle découvre que les nounous sont divisées, voir même en conflit, en fonction de leurs origines… Les nounous africaines d’un côté – sous-entendu les noires – et les maghrébines de l’autre… Elle imagine alors une nounou africaine, malienne, et va lui construire une histoire…

 

Pour incarner son personnage il fallait lui trouver une histoire solide et c’est là qu’entrent en scène Claire, Hervé et Rose. Rose est en quelque sorte le personnage essentiel car c’est le bébé qu’il va falloir garder et vous avez bien compris que c’est Udama qui sera désignée Nounou !

 

Mais le personnage le plus important, allez savoir, c’est peut-être bien le couple Claire-Hervé. La maternité a déstabilisé leur relation, leur amour, leur vie. L’album, c’est leur histoire et comment ils vont réussir à retrouver un rythme, un avenir… ils s’aiment profondément mais doivent surmonter quelques épreuves et parfois Udama mettra la main à la pâte… et Udama saura aussi en profiter pour améliorer sa vie qui n’est pas tous les jours facile car elle est aussi maman…

 

Il ne faut pas en dire plus car le livre se suffit largement à lui tout seul et il est écrit et dessiné tout en finesse, poésie et humanisme…

 

Clinch :

Au départ, le lecteur est un peu perdu… De quoi s’agit-il ? Le sous-titre lui annonce « deux amis, un combat, une nuit blanche ». Très vite, il est en compagnie de deux garçons et il ose imaginer que c’est là les deux amis… Mais, une amitié peut en cacher une autre… Car si on a bien deux amis, ils sont plutôt là en spectateurs, en parieurs, en commentateurs… Oui, on assiste à un combat de boxe et on a bien le droit de parier sur le vainqueur ! Non ?


Clinch est la confrontation entre deux êtres humains, un garçon et une fille, deux adultes pris dans leur vie, deux amis d’enfance, deux destinées qui doivent en une nuit prendre leur chemin propre… Quelle place à l’amour ? Quelle perspective commune ? Quelle direction suivront-ils ? Les spectateurs gagneront-ils leurs paris ? Zelba vous charmera-t-elle comme elle a charmé plus d’un lecteur en moins de cent planches ?


Un roman graphique qu’il faut lire en une seule fois, sans a priori, sans se poser de question et en acceptant tout ce qui va se passer durant cette nuit… Alors, au petit matin, vous aurez le droit de vous déclarer touchés ou pas, vous choisirez votre camp, et vous comprendrez définitivement que la bande dessinée pour filles par des filles avec des filles cela n’existe pas ! Par contre, vous aurez la preuve en main que la bande dessinée peut tout raconter, toutes les situations humaines, avec talent, pour tous les goûts… Certains seront déçus – pourquoi pas – tandis que d’autres seront énervés… J’espère que vous serez nombreux à rejoindre ceux qui auront passé un moment très agréable avec les personnages de Zelba et que vous classerez cette autrice dans celles qu’il faut guetter pour être certain de ne pas manquer son prochain album… et venir la rencontrer à Chalon-sur-Saône, à l’Antre des bulles, le 10 novembre 2018 !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 31 oct 2018

Du très solide, thriller percutant plutôt pour adultes et ado plus avertis

J’ai déjà dit, ici et ailleurs, que les histoires racontées par Ed Brudaker (scénario) et Sean Phillips (dessin) me plaisaient souvent, pour ne pas dire très souvent ou systématiquement. J’avais, entre autres, pris un plaisir réel avec le one-shot « Fondu au noir » qui était tout simplement remarquable… Son éditeur m’avait dit alors que je serais surpris et bouleversé par la bande dessinée qui allait arriver prochainement en France… Kill or be killed….

 

Cette histoire est en quatre volumes mais trois seulement sont déjà disponibles. Il n’en demeure pas moins que dès maintenant on peut affirmer qu’il s’agit d’une histoire effectivement bouleversante, très bien construite, dotée d’une narration merveilleusement touchante, angoissante et profondément humaine… Tentons d’en parler sans détruire le suspense !

 

 

Dylan est un jeune étudiant, enfin jeune mais pas tant que cela car il prend son temps pour suivre ses études. Il faut dire que ce fils d’artiste est assez dépressif, que son père lui-même s’est suicidé, que sa mère ne respire pas le bonheur pur et que sa vie n’est pas des plus enjouée et colorée…

 

Il faut dire que ses affaires de cœur ne sont pas très au point, que sa petite amie est partie avec son colocataire, qu’il se sent bien seul et qu’il a envie d’en finir avec la vie… Seulement, voilà, réussir son suicide n’est pas donné à tout le monde et il va survivre à une nouvelle tentative… Pourtant, la chute promettait d’être vertigineuse… Il va survivre, certes, mais à quel prix ?

 

Il s’agit donc, je précise, pour ceux qui ne connaissent pas ces auteurs, ceux qui n’auraient jamais lu Fatale, Criminal ou Scène de crime, que cette bande dessinée est à classer dans les Comics, c'est-à-dire la bande dessinée américaine. Oui, cette dernière, contrairement aux idées reçues que vous avez peut-être en tête, n’est pas uniquement constituée, et loin de là, de super héros ! Le policier et le fantastique y sont bien présents, souvent intimement mêlés !

 

 

Dans cette histoire, nous allons suivre Dylan, notre étudiant, pour comprendre comment cet être faible, influençable et peu crédible pour son environnement, peut devenir un homme fort, justicier, et criminel… Et il ne faut pas que je vous en dise beaucoup plus, maintenant, c’est à vous de lire !

 

 

On doit quand même préciser que le scénario est très solide avec des textes conséquents, profonds, d’une incroyable force psychologique. Ceux qui préfèrent les bandes dessinées avec seulement des dessins et des onomatopées devront passer leur chemin car ici il faut lire et franchement cela en vaut la peine…

 

La narration graphique est posée sur un dessin très précis, très dynamique qui est capable à la fois de libérer une énergie incroyable et de plonger le lecteur dans des abîmes de réflexion… Les couleurs d’Elizabeth Breitweiser sont sombres à souhait et participent abondamment à la narration. L’équilibre entre texte, dessin et couleur est tout simplement parfait ou, plus exactement, approche à grand pas de la perfection…

 

Franchement, un très beau moment de lecture avec une histoire violente et forte plutôt réservée aux ados plus et adultes ! Très bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 31 oct 2018

BD de circonstances... Halloween Blues !

Je vous propose, aujourd’hui, de redécouvrir une très belle série, originale, haletante et passionnante, même si on pouvait croire, en toute sincérité, qu’une telle chose ne puisse pas arriver dans le domaine du policier, un genre où tout semblait avoir été fait, dit, écrit et mis en scène, y compris dans la bédé…

 

 

Dans cette série appartenant à la collection, au label Polyptyque des éditions du Lombard, nous allons avoir une histoire policière qui va durer durant sept albums. C’est l’histoire de l’enquêteur lui-même, Forester Hill, inspecteur de son état et de son métier, mais aussi époux légitime de Dana Anderson, une grande et célébrissime actrice qui eût le mauvais goût de mourir de mort violente chez elle, un jour où la seule personne présente était son mari Forester Hill…

 

 

Lui, le policier intègre et unanimement apprécié, transformé en suspect, puis traduit devant une cour d’assise… Le jury le déclare non-coupable, mais il ne sait pas, du coup, qui a tué sa femme… Il veut savoir, il doute de lui, puisqu’il ne sait pas ce qu’il a fait le jour de l’assassinat, il ne lui reste qu’un grand trou noir…


Cette intrigue policière est doublée d’un aspect fantastique puisque la demeure de Forester Hill est tout simplement hantée par sa femme Dana… Pire, une fois par an, le jour d’Halloween, elle se réincarne dans le corps d’une personne du même sexe pour une durée de vingt quatre heures… Mais Forester, lui semble voir les choses par le bon côté, après tout, le plus important, pour lui, c’est de continuer à mener des enquêtes tout en ne perdant pas de vue qu’il retrouvera la tranquillité dans sa vie lorsqu’il aura réussi à arrêter l’assassin de sa femme…


Du coup, chaque album de la série permet à Forester de résoudre une énigme et, éventuellement, de se mettre en route vers la vérité du meurtre de sa Dana…


Dans Prémonitions, premier album de la série, il s’agit d’une histoire très bien construite par Mythic, un scénariste belge bien connu car il est à l’origine du Gowap, d’Alpha… Une vallée est l’objet de toutes les convoitises… parce qu’elle regorgerait de pétrole… ou d’autre chose… Mais nous découvrirons tout en passant de page en page, avec des personnages forts et attachants : Véra la naïve qui est prête à adopter la première personne qui passe, Millie la visionnaire, qui, parfois, pourtant, se trompe, Tom, le paysan courageux et opiniâtre, June, sa jeune veuve séduisante et non moins obstinée dans son combat pour la vérité et la justice… Mais tous ces gens ne seront que des rencontres sans lendemain pour notre policier Forester car, on le comprend bien, il n’y aura pas de vie et d’avenir pour lui, tant qu’il ne saura pas qui a tué sa femme et pourquoi…


 

Le récit est bien structuré, le dessin de Kas, un polonais que nous avions découvert dans la série Hans, est parfaitement adapté. J’aime beaucoup la façon dont il a choisi de dessiner Dana, fantôme, toujours vue de Forester et ignorée des autres personnes… C’est très bien fait et nous nous laissons manipuler entre femme torride et sexy, et spectre acariâtre et jaloux… Enfin, le pire c’est pour ce pauvre Forester qui ne peut toujours pas reconstruire sa vie…


Une très belle série qui commence très fort et que l’on suit sans problème ni difficulté tout au long des albums suivants. On veut absolument savoir qui a tué Dana et c’est une des raisons qui nous pousse à accepter d’être condamné à lire la série… Mais ce n’est que du bonheur !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 31 oct 2018

Bientôt Zac Deloupy à Chalon-sur-Saône, à l'Antre des bulles

Zac Deloupy est un dessinateur de bandes dessinées qui est entré dans la lumière médiatique en dessinant Love story à l’iranienne. Il ne faut pas dire qu’il n’avait rien fait avant, mais il y a bien un avant et un après !

 

 

Zac Deloupy est né à Saint-Etienne en 1968 et c’est aux Beaux-arts d’Angoulême qu’il apprend les rudiments de la bédé et même un peu plus… Comme il faut vivre, c’est vers la publicité qu’il se tourne en tout premier pour devenir illustrateur indépendant. A partir de 2002, il complète son activité avec des ouvrages illustrés pour la jeunesse.  

 

Quelques publications en bandes dessinées commencent à retenir l’attention des lecteurs comme L’introuvable sur un scénario d’Alep aux éditions Jarjille. Cette histoire se poursuivra avec Faussaires (2 tomes) et Lucie au havre.

 

Puis, en 2015, c’est la bascule. Il se retrouve au dessin de la mise en bédé d’un reportage de Jane Deuxard sur les pratiques sexuelles et amoureuses des jeunes iraniens. Le livre est tout simplement passionnant, le dessin parfaitement adapté et la critique le remarque immédiatement. Dans le genre reportage, Love story à l’iranienne est une perle à ne pas rater et l’ouvrage obtient le Prix France Info de la BD d'Actualité et de Reportage.

 

Il dédicacera à Chalon-sur-Saône, à la librairie L’Antre des bulles, les deux ouvrages suivants qui sont aussi de qualité, Algériennes 1954-1962, très beau roman graphique sur le rôle des femmes dans la guerre d’Algérie, et Dans la peau, roman graphique sensuel qui ne laissera personne indifférent.

Imprimer - - par Bonnet Michel - 30 oct 2018





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