vivre-a-chalon : Une autre info à Chalon et dans le Grand Chalon

Le portail local de chalon sur saone, pour les chalonnais ... par les chalonnais

jeudi 17 août 2017

Bonne Fête Hyacinthe

Photo de Chalon

thema - chalon sur saone

Théma, théma, thématiques

Vous êtes ici :

BANDES DESSINÉES...

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !

 

 

 

 

Une dernière bande dessinée de bastien Vivès avec Polina

Comme promis, me revoici pour parler de Polina car comme l’été c’est fait pour lire, il est temps pour ceux qui ne connaissent pas Bastien Vivès de découvrir ses plus belles bandes dessinées ! Donc, j’ai ressorti l’album Polina de Bastien Vivès, un livre sorti en 2011…

 

Bastien Vivès, l’auteur complet de Polina, a aujourd’hui 33 ans donc il faut arrêter de dire que Bastien Vivès serait un espoir de la bédé française. C’est faux ! Ce n’est plus un petit jeune qui présenterait timidement ses premiers essais dans le neuvième art… Certes il est encore très jeune et il est, c’est bien vrai, encore assez timide. Il ne cherche pas à s’imposer, il sourit, il est là mais ne veut pas gêner… mais il s’impose dorénavant comme un des grands de la bédé française…


Pourtant, ses albums s’enchaînent avec un rythme endiablé et presque à chaque fois un résultat identique : bonnes critiques, reconnaissance des libraires, un public présent qui en redemande, des signatures demandées partout… Oui, jeune mais déjà grand !


Ses albums sont, en plus, tous différents : soit par la nature de l’histoire, soit le style graphique, soit, le plus souvent, par une combinaison des deux. A chaque histoire sa narration graphique quitte à surprendre son éditeur, les critiques et les lecteurs. Même ceux qui étaient dubitatifs en regardant, par exemple, les premières planches du « goût du chlore » finissent par tomber sous le charme de cet auteur hors normes…


Voici donc le moment d’ouvrir ensemble cet album « Polina ». L’objet est d’abord du solide : relié, format intermédiaire des éditions KSTR, plus de 200 pages. Un récit sans couleur, ou presque. La grâce du noir et blanc, avec toutes ses nuances pour redonner vie à un art de l’éphémère par excellence, la danse. Oui, Bastien Vivès nous raconte le destin d’une danseuse, ses relations difficiles avec un maître, avec un professeur, mais aussi la vie d’une adolescente avec tout ce qu’elle peut avoir de quotidien, de banal et de touchant… Alimentation, effort, travail, argent, amour, amitié, relations avec les parents et, surtout, acquisition de l’autonomie…


C’est la naissance de l’adulte que nous présente Bastien Vivès à travers la vie de Polina que nous découvrons petite fille en début d’album, femme épanouie en fin de récit. Il fallait oser prendre une danseuse comme personnage et ne pas tomber dans les clichés. Choisir la danse et la faire vivre – admirablement à mon goût – avec des dessins, des images fixes…

 

Naissance de l’adulte mais aussi questionnement autour de la transmission des savoirs, des émotions… La relation entre le maître et l’élève est au cœur de cet album et beaucoup retournerons là un peu de leur vie d’enfant, de parent, d’enseignant, de formateur, de tuteur…


La narration graphique de Bastien dans cet album est difficile à décrire avec des mots. Il faut la voir, la lire, la pénétrer pour comprendre que nous sommes là en présence d’un des plus grands auteurs contemporains. Il ne se donne aucune limite, ose s’attaquer à tous les sujets, à tous les styles… Pas pour prouver, pas par défi, pas pour les critiques ou la presse, tout simplement pour choisir la meilleure façon de raconter ses histoires. Oui, Bastien Vivès nous offre des histoires, beaucoup d’histoires et c’est un bonheur parfait que de les lire… Polina, est donc bien un album sur la danse et sur les êtres humains, un livre à lire d’autant plus que Polina est arrivée au cinéma – Polina, danser sa vie – mais c’est une autre histoire dont nous reparlerons quand j’aurai vu cette adaptation ce qui n’est toujours pas le cas !

 

Donc, puisque l’été c’est fait pour lire, prendre du plaisir et danser, je vous souhaite tout cela et à très bientôt !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 août 2017 - Réagir

Une autre bande dessinée de Bastien Vivès avec La goût du Chlore

Et voici, enfin, un petit complément du jour sur les bandes dessinées de Bastien Vivès… On a l’impression que c’était il y a très longtemps, mais en fait c’était en 2008 et c’était en janvier 2009 que je l’ai interviewé pour la première fois… C’était hier en quelque sorte, Le goût du chlore sortait et marquait fortement les esprits… De tous ! Des lecteurs, des critiques, des libraires, des nageurs aussi !

 

 

Ceux qui ont fréquenté un cabinet de kiné savent que l’on demande toujours, à un moment propice, quand la réparation semble consolidée, de prendre de bonnes résolutions. Oui, il faudra se mettre à aller à la piscine tous les jours, marcher plus, faire sa gymnastique matin et soir… Le patient, qui commence à voir sa galère se terminer est prêt à tout promettre du moment que ce soit fini, qu’il n’ait plus mal, qu’il puisse reprendre sa vie comme avant… Le pauvre kinésithérapeute ne se fait pas trop d’illusions car il en a vu passer de nombreux avant lui, qui ont tout promis et sont revenus, trop vite, se faire soigner… Après tout, ça le fait vivre !

 


Cet interlude aquatique, on pourrait ainsi définir cet album atypique, va raconter l’histoire d’un jeune homme atteint d’une scoliose qui décide de transformer une promesse à un kiné en réalité : oui, c’est dit, il ira à la piscine. Cela va transformer sa vie, ça va peut-être même lui donner un sens, qui sait ?
Une narration coulante, minimaliste, qui nous immerge, c’est le moins qu’elle pouvait nous offrir dans une piscine, dans le bassin, nous y fait croiser des personnages peu costumés mais qui laissent des sensations, des impressions fortes…


Au départ, on se dit que ça ne va pas marcher, puis on se dit, au contraire, que c’est très fort, qu’il fallait oser le faire. Quant à faire naitre une histoire d’amitié… D’amour ? Dans un bassin chloré et presque sans paroles ! Quelle force ! Bastien Vivès, pour son troisième album, démontrait qu’il arrivait à maîtriser son art et qu’il était devenu un auteur à part entière avec qui, sur qui il faudrait compter à l’avenir !

 

 

Et l’avenir n’a fait que confirmer cela, il est bien un grand auteur que j’apprécie beaucoup et sa dernière bande dessinée, Une sœur, le confirme entièrement !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et apprivoiser une soeur

L’été c’est fait pour lire et certains profitent de cette occasion pour lire des bandes dessinées. La bédé porte encore l’image de « facile à lire » alors que parfois ce n’est pas si évident que cela… Passons, il se trouve qu’aujourd’hui je vous propose la bande dessinée estivale par excellence, Une sœur de Bastien Vivès.

 

Pourquoi estivale ? Parce qu’il s’agit d’une histoire qui se passe durant un été en Bretagne, sur une île… C’est l’histoire d’Antoine qui par certains côtés ressemble peut-être un peu à Bastien Vivès lui-même… Allez savoir ! D’ailleurs, estivale ne signifie pas légère et cette histoire a sa dose de profondeur, d’humanité et même de drame…

 

Comme bien souvent avec Bastien Vivès, l’histoire est simple presque basique : un été, deux frères vont avec leur famille dans une maison de vacances, sur une île du Golfe du Morbihan et ils s’apprêtent à vivre un été comme les autres… banalement ! Simplement !

 

Antoine aime dessiner, que dis-je, il dessine presque tout le temps et il approche de cet âge où l’on ne sait plus très bien si on est encore un enfant ou déjà un adulte… Suite à un accident de vie que vous découvrirez en lisant cette bande dessinée – ce roman graphique comme diraient certains – une jeune fille, Hélène, à peine plus vieille, va venir passer un temps de vacances dans la famille…

 

Les jours de l’été se succèdent comme d’habitude ou presque avec plage, baignade, soleil, dessin, glace, soleil, plage… Puis arrive le 14 juillet qui normalement symbolisait pour les deux garçons la joie du feu d’artifice le soir… enfin, à la nuit tombante !

 

Cette année, il y aura une petite modification avec un peu de bal populaire et beaucoup d’alcool… Jour après jour, Antoine, fasciné par Hélène et son aisance dans certaines situations, se met à évoluer et à regarder le monde d’une autre façon…

 

Finalement, une certaine proximité et intimité se met en place entre Hélène et Antoine mais pas sous forme de « baise » comme on dirait aujourd’hui. Tout est en délicatesse, découverte, hésitation, apprentissage, doute, pudeur… du moins pour Antoine car on a bien compris que l’auteur, Bastien Vivès, se place résolument à la place de son personnage Antoine…

 

Bon, il ne va pas falloir que je vous en dise plus pour vous laisser le bonheur de la lecture, de la découverte, de l’évolution dans ce monde estival. Ce qui est certain, c’est que l’issue en surprendra plus d’un…

 

Pour ce qui est de la narration graphique, Bastien Vivès reste pour moi un grand, voire un très grand. En quelques coups de crayon – que ce soit d’ailleurs un véritable crayon, un pinceau ou un outil numérique – il transmet de l’émotion, du mouvement, de la vie… et c’est tout simplement magnifique. Il ne fait presque rien sur les visages et, pourtant, ses personnages rient, pleurent, doutent, découvrent, vivent… C’est un peu magique et beau !

 

Alors, puisque l’été c’est fait pour lire, oui, il faut lire Une sœur, roman graphique sorti en mai 2017, mais il faut lire aussi pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait Le goût du chlore ou Polina… Comme ce sont deux albums que j’adore, je pense que je vais vous ressortir les chroniques que je leur avais consacrées… Plein de bonnes raisons de lire Bastien Vivès donc bonne lecture !!!

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 août 2017 - Réagir

Caro-Lyn s'expose à Buxy !

Caro-Lyn est une artiste de Saint-Rémy qui trace son petit bonhomme de chemin, année après année. Si certains d’entre nous l’ont rencontrée à l’Escapade en bulles de Rully en mai 2010, d’autres l’avait même admirée il y a dix ans à Buxy, là où elle revient exposer son travail depuis hier…

 

Grande lectrice de manga, c’est dans ce domaine qu’elle s’est lancée en développant son univers, ses personnages et ses histoires… Soucieuse de partager ses savoir-faire, ses compétences et sa passion, elle anime toute l’année des ateliers en établissements scolaires, en bibliothèques ou toute structure qui le lui demande…

 

Cette fois-ci, à Buxy, elle présente des dessins sur le thème de « Femmes ». L’exposition à lieu dans les locaux de l'office du tourisme Sud Côte Chalonnaise à Buxy... Il faut dire que cette institution présente durant la période estivale un artiste tous les quinze jours, une excellente initiative pour faire connaitre des styles et des arts très variés !

 

 

Le vernissage avait lieu hier en présence de l'artiste - qui sera là aussi samedi12 août prochain après-midi - et les œuvres resteront en place jusqu'au 20 août 2017.

 

 

Bien sûr, il y a des dessins manga assez classiques mais pas que... Caro-Lyne montre l’étendue de ses techniques avec, entre autres, deux très belles sanguines !

 

Nous ne pouvons que vous inviter à aller jusqu’à Buxy pour découvrir l’autrice manga locale !


Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire, complément du jour !

Comme promis, je reviens vous présenter un petit bonus avec un roman de Frédéric Fajardie, donc un roman noir à la française mais en bande dessinée, cette fois, « La nuit des chats bottés »

 

On pourrait commencer cette petite présentation en disant qu’il s’agit tout simplement de l’adaptation en bande dessinée d’un roman culte de Frédéric Fajardie… Oui, mais il faudrait définir ce qu’est un roman culte… et compléter la réflexion en se demandant si certains romans de Frédéric Fajardie ont échappé à cette dénomination de « roman culte »…


Oui, je suis un fan des œuvres de Fajardie depuis de très longues années. Tout a commencé avec ce roman bouleversant « Une charrette pleine d’étoiles » qui m’a donné envie de découvrir le reste, ces fameux petits romans noirs et rouges, plein de hargne, de violence, de besoin de changer le monde, de le rendre meilleur, au besoin en utilisant la force… C’est ainsi que je me suis retrouvé, un jour de 1993, lors de sa réédition aux éditions de La Table Ronde, avec « La nuit des chats bottés » dans les mains… Deux heures de lectures folles, deux de bonheur intense… La grande vengeance des militaires et du prolétariat sur la bourgeoisie et les dirigeants de la Nation, avec, en surcroît, la bénédiction Urbi et Orbi du divisionnaire Nollet… Rien ne va plus dans ce bon royaume de France…
Stéphan et Paul, deux anciens militaires, sont touchés par une jeune femme, Jeanne. Stéphan en tombe amoureux fou… Si, ça peut arriver et Frédéric Fajardie aime ces relations romantiques, lui qui ouvre tous ses romans par un petit mot doux à celle qu’il aime depuis… toujours, la fameuse Francine… Jeanne, nostalgique, désespérée et sans aucune illusion sur son avenir, raconte la vie monotone de son père, exploité depuis toujours et mort récemment… Les deux hommes décident de lui offrir une vengeance posthume, un raz de marée total et ravageur, le genre de calamité naturelle qui ne laisse rien derrière elle, une sorte de Gengis Khan ou d’Attila sortie de nulle part et que l’on ne peut pas arrêter…


Oui, tous les lieux qui symbolisent cette exploitation, cette vie de misère devront disparaître… pour laisser place à un amour qui ne prendrait jamais fin… « Il était tout simplement sa vie, son soleil, l’astre autour duquel elle entendait graviter tendrement jusqu’à la fin de leur temps humain ».
Oui, c’est bien un roman culte dont il s’agit, écrit en 1977, au cœur des années Giscard, quand la bourgeoisie française croyait être arrivée au zénith et devoir y rester pour toujours… Ce roman sonnait la révolte, réveillait une jeunesse endormie, chantait un lendemain qui enchanterait ceux qui auraient le courage de se redresser…


Mais le temps a passé, les années se sont accumulées, et il devient presque impossible d’appeler à la Révolution, si romantique soit-elle… Alors qui aurait bien eu le courage d’adapter ce roman en bande dessinée ? Boris Beuzelin a relevé ce défi et avec un brio que personne ne pourra lui enlever, à commencer par Frédéric Fajardie qui dit : « J’ai adhéré dès le premier dessin. J’ai su que c’était lui, qu’avec le mien, son nom allait dorénavant se confondre avec La nuit des chats bottés dans une histoire qui dépasse sans doute ses créateurs, apparaissant comme un manifeste de l’amour fou et romantique, de l’anarchie…».


Bien qu’ayant lu déjà au moins quatre fois ce roman, j’ai pris la bande dessinée et je l’ai lue en une heure trente avec délectation et autant de plaisir que si je n’avais pas connu l’œuvre initiale. Il faut dire que cette version en bande dessinée est autre. Une adaptation n’est pas une copie, c’est appropriation par le dessinateur qui offre un visage à Jeanne, Paul, Stéphan, Jack, leur donne une réalité physique, nous offre une image qui était déjà au cœur du roman car l’écriture « fajardienne » est visuelle, de toute évidence, mais cela demandait une imagination que certains lecteurs n’arrivaient pas à actionner. Maintenant, le résultat nous plonge dans une histoire géniale avec efficacité et dynamisme… C’est, tout simplement, époustouflant !

 

Donc, si vous ne connaissez pas encore les textes de Frédéric Fajardie (je rappelle qu’il est décédé le 1er mai 2008), il faut vous y mettre et comme l’été c’est fait pour lire, c’est le moment !!!

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire Les guerriers de Dieu

L’été c’est fait pour lire et la bande dessinée fait définitivement partie de mes lectures estivales. Donc, allons-y ! De plus, comme j’ai souhaité cet été vous parler régulièrement du Protestantisme, de la Réforme et des guerres de religions, voici une série qui traite de tous ces sujets à la fois.

En plus, le scénario est de Philippe Richelle, un auteur que j’apprécie beaucoup – on lui doit, entre autres, Amours fragiles, Les coulisses du pouvoir et Secrets bancaires – et que j’aime retrouver régulièrement car à chaque fois on retrouve un scénario solide, documenté et bien ficelé. Dans le cas présent, Les guerriers de Dieu, on sent que la documentation a été longue et méticuleuse. Pas étonnant d’ailleurs que la revue Historia la recommande ! Quant au dessinateur, Pierre Wachs, il a, lui aussi, un palmarès long comme le bras et on peut citer, pour rester dans le très connu, Le triangle secret, INRI ou Secrets bancaires… On pourrait même citer un album étonnant, un one shot, des deux auteurs à la fois, Richelle et Wachs, qui traitait de l’avortement : Libre de choisir.

 

Si vous croyez que la bande dessinée historique doit être soporifique pour être de qualité, passez votre chemin ! En effet, Les guerriers de Dieu est avant tout une série de bande dessinée d’aventures, d’histoire, de réflexion, de politique… Il y a des personnages, de fiction et d’histoire, et très vite on est emporté dans un flux narratif très bien construit… Après coup, on réalise que l’on vient de vivre une tranche de notre histoire, que le roi que l’on vient de croiser est bien le fameux Henri II, que nous sommes au temps de la réforme, que les opuscules vendus en cachette sont ceux d’un certain Calvin, que parfois les réformés finissaient sur le bûcher, que la petite Margot a bien épousé Henri de Navarre… Et, à côté de cette grande histoire, on suit des personnages de fiction, Arnaud de Boissac et Denis Favre, ce dernier étant imprimeur, histoire de rappeler que l’imprimerie fut une révolution capitale à partir de 1451… et qu’elle a porté la Réforme !

 

Cette série – actuellement deux albums sont parus et le troisième est annoncé pour bientôt – est vraiment de qualité. Tout s’enchaine bien, aucun sentiment de moralisme ou de choix des auteurs envers les uns ou les autres. On sent et on sait que l’on court à grande vitesse vers les guerres de religion, on sait que les massacres vont arriver, on sait que les extrémistes sont là embusqués derrière les politiques… On voit que les motivations des uns et des autres ne sont pas que religieuses. Les conversions à la réforme ne sont pas toutes portées par la foi de même que les catholiques peuvent le rester que pour de basses notions politiques ou financières ! Mais en même temps, ce fut bien cela et c’est pour cela que ces guerres religieuses furent aussi très politiques !

 

Alors, bien sûr, il y aura toujours des esprits chagrins pour défendre l’idée que les catholiques furent parfaits que tout cela est exagéré, que les protestants étaient tous des purs et que tous furent des victimes innocentes… et, comme à chaque fois, la vérité se cachent au milieu de tout cela et il y eut des bons un peu partout et des assassins dans les deux camps ce qui n’exonère personne ! Ce qui est certain, c’est que cette série est très solide pour permettre à chacun de comprendre cette période délicate au moment où l’on va célébrer les 500 ans de la réforme et des thèses de Martin Luther et où nous vivons aussi des temps particuliers avec l’existence évidente de fous de dieu dans les trois grandes religions monothéistes… Oui, on fait de l’histoire et on s’interroge sur notre présent avec cette très bonne série !

 

 

 

Donc, toutes les raisons sont bonnes pour lire Les guerriers de Dieu et offrir cette série autour de soi… La série peut ainsi ouvrir à de belles discussions – je n’ai pas dit provoquer de grosses empoignades – en famille ou entre amis… Et comme l’été c’est fait pour lire, on pourra aussi compléter cette série bédé par un ouvrage de fond comme Les guerres de religions de Pierre Miquel !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 4 août 2017 - Réagir





Rechercher dans cette rubrique  


 

LE FIL INFO EN DIRECT

EN UNE - SORTIR
NOUS CONTACTER

 agenda FOCUS 

HUMEURS, & DÉBATS 
Lettre d'information

Nos billets
PHOTOS  BD
CINÉMAS
 
TV Portraits FAQ  LIRE Revue de web



RÉGIE PUB : Contact ici

 
Nos partenaires : Votre site internet Communication événementielle