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vendredi 28 avril 2017

Bonne Fête Valérie

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BANDES DESSINÉES...

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !

 

 

 

 

Très bonne bande dessinée sur la guerre civile espagnole et la dictaure de Franco...

Des bandes dessinées sur la guerre, sur la guerre civile, sur l’Espagne Franquiste, tout cela existe depuis longtemps. On sait que Jaime Martin, auteur de bandes dessinées catalan et espagnol, s’inspire de l’histoire familiale pour nous créer de beaux albums profonds et humains… mais, malgré tout, je dois avouer que le dernier, Jamais je n’aurai 20 ans, m’a surpris et profondément bouleversé.

 

Pour moi, c’est un grand album à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas encore… L’histoire est très largement inspirée de celle de ses grands-parents.

Tout commence en 1936, au moment où un coup d’état va renverser le gouvernement républicain de l’Espagne. C’était un front d’union des partis de gauche et des militaires vont tenter, par la force et la guerre, de mettre en place une dictature. C’est le général Franco qui va devenir le dictateur… Mais, ici, vous n’allez pas rencontrer le général ni ses proches sbires. En effet, nous allons vivre la guerre civile puis la dictature avec un couple, Isabel et Jaime. Ils sont très jeunes au départ de cette histoire, à peine amoureux et tout va s’enchainer à très grande vitesse dans le drame absolu… Le personnage d’Isabel est très intéressant car c’est une jeune fille « moderne » qui sait ce qu’elle veut et qui déstabilise beaucoup son entourage car à cette époque… Elle veut lire, travailler, choisir sa vie… Elle veut être couturière et c’est bien elle, cette femme de caractère et de tête, qui est le personnage principal de cette bande dessinée, de ce roman graphique… La guerre civile est une chose atroce. Celle d’Espagne ne fut peut-être pas pire que les autres, mais elle fut au moins aussi dramatique, cruelle et inhumaine.

 

Le jeune Jaime va connaitre la peur, l’injustice, la mort, l’amitié, la trahison… Ils ont une vingtaine d’année à cette époque et vingt ans, généralement c’est le bonheur, l’insouciance, les grandes amours… Ce sera donc la guerre civile, la défaite, la dictature… Comme on dit à l’école : peut faire mieux ! Ce qui est passionnant, c’est de voir comment Isabel et Jaime vont traverser cet enfer, comment ils vont se reconstruire, créer une famille, trouver des revenus, élever leurs enfants et trouver, finalement une certaine sérénité et le bonheur… Mais, rien n’est simple et on ne traverse pas tout cela sans conséquence… C’est une très bonne bande dessinée parfaitement bien dessinée par Jaime Martin qui a su trouver un style qui peut parler de la guerre et des souffrances, de l’amour et de la famille, du travail et des difficultés financières…

Il y a là, avec Martin, une très belle narration graphique que l’on avait déjà eu le plaisir de lire avec des albums comme Ce que le vent apporte, Les guerres silencieuses ou Toute la poussière du chemin… On est donc très heureux de voir cet auteur poursuivre son chemin et il est grand temps de le découvrir pour ceux d’entre vous qui ne l’ont encore jamais lu… Donc, très bonne lecture et à très bientôt !

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 13 avr 2017 - Réagir

Une B.D. qui fait connaître l'univers de Camdeborde

FRERES DE TERROIRS Carnet de croqueurs aux éditions Rue de Sèvres "Hiver-Printemps" ...

 

La cuisine d'Yves Camdeborde n'existerait pas sans tous les artisans qui gravitent autour de lui et qui font un travail remarquable en amont. Une bonne table, ce sont avant tout de "bons produits". Cette bande dessinée nous fait donc voyager auprès de ses producteurs, tous ces artisans passionnés par la qualité, le respect des terroirs et des saisons. Du métier de truffier, boucher, charcutier, pêcheur, chevrier, fromagers affineurs, maraîcher, vigneron sans oublier l'importance du couteau dans la cuisine, le savoir-faire d'un coutelier ... et l'art de la découpe d'un produit, un morceau de viande bien coupé pourra sublimer en cuisson, à l'inverse rien ne sera sûr ! Des histoires de la préservation du goût, de belles rencontres et des recettes qui en découlent au fil du livre ...

Dans ses cuisines : 52 employés de 14 nationalités différentes, dixit : "Cette mixité en cuisine apporte une ouverture sur le monde, chacun à ses produits; ses manières de faire. La force de la cuisine française de tout temps, c'est d'avoir su évoluer au contact des cuisines, des produits et des saveurs du monde entier".

Un livre pour les amoureux du goût, la cuisine respectueuse, l'industrie agroalimentaire n'a pas sa place ... un hommage bien mérité à ce grand chef mais aussi aux petits producteurs qui sont à la recherche de l'excellence.

Imprimer - - par ANTUNES laure - 8 avr 2017 - Réagir

BD : Fabien Toulmé et Les deux vies de Baudouin

J’ai eu la chance de lire, rencontrer et interviewer Fabien Toulmé à l’occasion de la parution de son livre Ce n’est pas toi que j’attendais. Il s’agissait d’un roman graphique autobiographique, dense, fort, étonnant, puissant… Oui, la critique et les lecteurs avaient été tous unanimes pour saluer cet ouvrage et, du coup, nous étions plusieurs à attendre avec prudence sa prochaine publication tant on sait que parfois il est difficile d’enchainer les chefs d’œuvre !

 

 

Quand j’ai eu en mains ce nouvel ouvrage, Les deux vies de Baudouin, j’ai eu un petit doute en regardant la couverture… La couleur faisait son apparition, on abandonnait l’autobiographie et il semblait vouloir parler de cancer… pathos ? Glauque ? Larmoyant ? Qu’allions-nous trouver ?

 

Première bonne surprise, la narration graphique qu’il avait développée dans son premier ouvrage était bien au rendez-vous et donc Fabien Toulmé était bien fait pour raconter des histoires en bandes dessinées !

 

 

Deuxième bon point, très rapidement on est pris par l’histoire, les personnages, le thème, le suspense et je peux confirmer que ce roman graphique est de très bonne qualité, qu’il est très bien construit, que scénario et dessin se répondent avec harmonie pour le plus grand plaisir du lecteur…

 

Et l’histoire, me direz-vous ? Il s’agit de deux frères, Baudouin et Luc. Tout semble les opposer, leur jeunesse n’a pas été toujours simple car les relations avec les parents, le dialogue familial, la psychologie des parents… tout cela, sans être dramatique, n’était pas qu’un long fleuve tranquille… Et un jour, soudainement, la maladie arrive et s’invite !

 

 

Attention, le thème principal n’est pas du tout la maladie en tant que telle, les soins, la souffrance, la mort et que sais-je encore ! Ici, on profite de la maladie pour se poser la seule bonne question : ai-je fait sur cette terre ce que j’avais envie de faire ? Si ce n’est pas le cas, alors, profitons-en pour réaliser cette liste fantasmée – ou pas – des actions à mener au plus vite !

 

 

L’idée de cet ouvrage est née chez Fabien Toulmé de deux choses, un constat et une citation. D’une part, arrivé à ce qui peut ressembler à la moitié de sa vie ou presque, il s’interroge sur ce qu’il a fait et ce qu’il voulait faire. Il a déjà changé de métier – quand il est devenu auteur de bédés – mais il regarde les autres éléments de sa vie avec interrogation… Puis, il a lu une phrase de Confucius : On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une ». Cette phrase l’a poussé à écrire et c’est pour cela que les deux frères font se poser cette fameuse question : quelles sont les actions à mener avant de disparaitre ?

 

 

Comme Fabien Toulmé est devenu un véritable auteur de bande dessinée, il vous réservera même une petite surprise scénaristique en fin d’album et quand vous refermerez Les deux vies de Baudouin, n’oubliez pas de prendre une feuille de papier, un crayon, et d’écrire la liste de tout ce que vous voudriez faire avant de quitter cette terre. Il ne s’agit pas d’une liste mélancolique, tragique ou pour vous mettre la pression, juste pour voir si vous avez pris le bon chemin… Votre chemin !

 

En discutant avec Fabien Toulmé au salon Livre Paris 2017, il m’avouait même que nous devrions faire plusieurs fois cette liste. A 15 ans, par exemple, au moment des grandes orientations… A 25 ans, quand il faut commencer à s’assumer seul… A 35 ans, quand on est en couple… A la quarantaine, vous savez celle que l’on appelle la première grande crise, du moins si on oublie l’adolescence, les premières ruptures, les licenciements, l’arrivée du premier enfant… Et ainsi de suite jusqu’à la fin… Plus on réaliserait de choses de cette liste et moins on aurait de regrets en partant !

 

 

Vous avez bien compris, cette bande dessinée est puissante et j’ai beaucoup apprécié de la lire, je vous la conseille avec force et la rencontre avec Fabien Toulmé a été un grand moment. J’espère que l’interview radio retransmettra bien ce bel échange, mais là ce n’est pas à moi de juger !

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Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 avr 2017 - Réagir

BD : Rencontre avec Carole Maurel à Paris

Bien sûr, quand on va sur un évènement comme Livre Paris, ce n’est pas juste pour se promener, faire du tourisme, acheter un livre ou deux – enfin si seulement je pouvais me limiter ainsi – mais bien pour rencontrer des auteurs et construire ainsi des émissions de radio ou écrire des articles…

 

C’est pour cela que j’avais rendez-vous avecC arole Maurel, une dessinatrice de bandes dessinées dont j’ai tout particulièrement apprécié les travaux publiés depuis presque deux ans : L’apocalypse selon Magda, Luisa, Ici et là, Ecumes, Collaboration horizontale… Après avoir reçu les scénaristes, il était bien temps de s’intéresser à la dessinatrice !

 

 

Je ne vais pas redire tout le bien que je pense de ces ouvrages mais pour Ecumes, scénario d’Ingrid Chabbert, qui est une histoire autobiographique et très intime, Carole Maurel a eu à la fois deux sentiments immédiats : cette histoire était pour elle et ce serait probablement difficile de mettre des dessins adaptés sur une telle histoire !

Le deuil est une affaire très personnelle et ce n’était pas le sien… Heureusement, grâce au texte d’Ingrid et à la confiance qu’elle va accorder à Carole, les images vont arriver pour rendre universelle cette reconstruction après le drame… Du coup, presque tous les lecteurs sont concernés et peuvent s’identifier à la maman qui tente de surnager dans les écumes bouillonnantes des flots terribles de la mort...

 

 

Avec Navie, les choses sont un peu différentes. Il ne s’agit pas d’autobiographie à proprement parler, même si le lien existe un peu entre certains personnages de l’histoire et la scénariste. Navie a étudié une période de l’histoire, en a fait un mémoire universitaire, et la bande dessinée Collaboration horizontale raconte la vie quotidienne d’un immeuble durant l’occupation avec une histoire d’amour – ou pas – entre un militaire allemand et une jeune française… Pour Carole Maurel, plus de documentation à chercher pour respecter un environnement daté, pour comprendre les vêtements, les meubles, les objets de la vie quotidienne…

Avec Carole Maurel, la discussion se prolonge et on se croirait presque à ses côtés dans l’atelier avec des planches devant elle… Tout devient limpide, tout s’explique, tout semble si simple…

Ce qui est confirmé de façon très explicite c’est que ces scénaristes sont devenues des amies : Chloé, Navie et Ingrid ne sont pas des collaboratrices de passage ce sont bien des amies avec qui elle aura plaisir, si l’occasion se présente, à retravailler car ces trois collaborations furent des plus agréables !

Quant à moi, je l’avoue, cette rencontre fut un beau moment de bonheur qui vient compléter les rencontres d’Angoulême avec Chloé – janvier 2016 à Angoulême pour l’Apocalypse selon Magda –, Ingrid – janvier 2017 à Angoulême pour Ecumes – et Navie – janvier 2017 à Angoulême pour Collaboration horizontale !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 4 avr 2017 - Réagir

La Belle et la Bête en bande dessinée mais pas pour les enfants !

Il y a quelques années, à l’occasion d’un festival international de la bande dessinée à Angoulême, j’avais eu l’occasion de rencontrer Looky et Dem, deux des auteurs d’un album Blanche Neige que j’avais particulièrement apprécié.

 

 

Le défi était sympathique : revisiter Blanche Neige sans tomber dans le déjà vu et archi vu, en particulier la naïveté et le manichéisme de Walt Disney et de son chef d’œuvre. Oui, il fallait se réapproprier le conte et faire une histoire que l’on aurait plaisir à lire aujourd’hui…

 

 

Ce fut une réussite avec, en particulier, avec des nains extraordinaires mais vous verrez vous-mêmes si vous allez lire ce petit bijou…

 

Mais, à l’époque, certains lecteurs avaient reproché aux auteurs et éditeur de n’avoir consacré à cette histoire qu’un seul album. La richesse était telle, le graphisme si pétillant, le tout si emballant, que l’on aurait voulu un diptyque ! Les auteurs, le scénariste Maxe L’Hermenier et les dessinateurs Looky et Dem ont bien retenu la leçon et quand il s’est agi de proposer le même type de travail sur La Belle et la Bête, c’est sur deux volumes qu’ils ont travaillé et c’est parfait ainsi !

 

 

Alors, bien sûr, on reconnait l’histoire, celle qui a été utilisée plusieurs fois pour des adaptations multiples, du théâtre à la bande dessinée en passant par le cinéma et le dessin animé. D’ailleurs, qui a écrit cette histoire au départ ?

 

 

Si je pose la question c’est parce qu’après avoir lu cette version en bande dessinée, j’ai réalisé mon incapacité à donner le nom de l’auteur initial… En fait, c’est un conte très ancien que l’on retrouve dans de nombreuses cultures : une jeune fille, presque parfaite et de toute beauté, donne sa vie pour sauver son père… Une des plus anciennes versions remonte peut-être à Apulée le Romain qui a écrit au deuxième siècle de notre ère et qui a probablement repris cette histoire de plus vieilles civilisations… On a alors des textes de Francesco Straparola, Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont… mais la version la plus célèbre en France doit rester celle de Jean Cocteau pour le cinéma en 1946… Depuis, Walt Disney est venu donner une image plus lisse (quoi que…) et dernièrement le film musical dérivé de Walt Disney de Bill Condon… lui aussi pas si lisse que cela puisqu’il fait polémique dans certains pays à cause d’un personnage homosexuel…

 

Mais pour revenir à cette magnifique bande dessinée, travail équilibré et parfaitement réalisé, doté d’une narration graphique de grande qualité, je crois que nous avons là la preuve que les contes restent vivants tant qu’ils sont repris, adaptés, déformés, malaxés, détournés, modernisés… La vie c’est le mouvement et le changement, l’adaptation c’est l’appropriation, l’appropriation c’est obligatoirement « autre chose » et il ne faut pas s’en plaindre, bien au contraire, il faut pleinement en profiter !!!

 

 

Je remercie ces trois auteurs, L’Hermenier, Looky et Dem, pour ce magnifique travail et grâce à eux, j’ai maintenant une nouvelle image de la Belle et la Bête ! J’espère réellement qu’ils s’attaqueront très vite à un nouveau conte !!!

Imprimer - - par Michel Bonnet - 2 avr 2017 - Réagir

B.D. Collaboration horizontale

Un vrai coup de coeur pour cette B.D., c'est pourquoi j'ai voulu vous la présenter.

Suite à une question anodine de sa petite fille "T'es jamais tombée amoureuse" sa grand-mère Rose va se rappeler d'un amour interdit ...

1942, l'occupation allemande. Rose a aimé passionnément un officier allemand alors que son mari était prisonnier de guerre ... . Nous allons suivre les relations particulières des femmes de cet immeuble et nous suivrons leur peur, leur solidarité mais aussi leur trahison.

Cette histoire est assez subtile, les planches très plaisantes.
Vraiment ce que j'appelle une bonne B.D. je découvre pour la 1ère fois Carole Maurel et la dessinatrice Navie ... à lire et à faire circuler ...
Imprimer - - par ANTUNES laure - 1 avr 2017 - 2 commentaires - Réagir





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