Sondage Ipsos pour la
CGPME
Méthodologie
:
Etude
réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 804
dirigeants de PME (de 1 à 500 salariés),
interrogés
par téléphone du 3 au 10 avril 2009. L’échantillon a été raisonné en
termes de secteur d’activité et de taille d’entreprise.
Les résultats
tiennent compte du poids réel de chaque secteur et taille d’entreprise.
Les
patrons de PME, leur entreprise et la crise
55 %
DES PATRONS DE PME CONSIDERENT QUE LEUR ACTIVITE RESISTE A LA CRISE…
… MAIS 14% VOIENT
LA SURVIE DE LEUR ENTREPRISE MENACEE
LE SECTEUR INDUSTRIEL
EST LE PLUS FORTEMENT TOUCHE
Réalisé
sur un échantillon représentatif de plus de 800 patrons de PME, le sondage
porte sur les effets de la crise vécus par les entreprises.
La crise : un impact
très différent d’une entreprise à l’autre
55 %
des dirigeants considèrent qu’ils résistent à la crise, leur
activité étant stable ou en augmentation pour 12 % d’entre eux.
Parmi
les 45 % qui rencontrent aujourd’hui des difficultés, 31 % font face à un
ralentissement sans menace pour la continuité de leur société,
alors
que 14 % craignent pour la survie de leur entreprise.
Le secteur industriel
est très affaibli alors que le BTP semble mieux résister
L’enquête
montre que tous les secteurs d’activité sont désormais touchés. Les TPE,
comme les PME, souffrent,
mais ce
sont toutefois les PME du secteur industriel et les PME de 10 à 249 salariés qui
semblent les plus affectées ;
plus de
deux dirigeants dans le secteur de l’industrie sur dix (21 %) estiment la
survie de leur entreprise menacée.
Au
total, 53 % d’entre eux rencontrent des difficultés. De même, 54 % des
patrons de PME de 50 à 199 salariés et 65 % de 200 à 249 sont confrontés à une
baisse d’activité.
A
l’opposé, 55 % des dirigeants de PME de 250 à 499 salariés affirment réussir
à maintenir leur niveau d’activité, et 54 % pour les PME du
secteur construction/BTP.
Des difficultés
d’ordre commercial : baisse du carnet de commandes et perte de clients
La
baisse du carnet de commandes (citée par 31 %) et la perte de certains clients
(30 %) arrivent en tête des difficultés avouées.
Viennent
en troisième position, les pressions des acheteurs (20 %).
L’industrie
est encore une fois la plus touchée, surtout par la baisse du carnet de
commandes (48 %).
Seuls
10 % des chefs d’entreprise diagnostiquent des difficultés avec leurs
banques pour le financement quotidien de leur activité
et 9 %
des difficultés pour financer leurs investissements.
La majorité des
dirigeants de PME pensent conserver leurs effectifs (72 %)
Toutefois,
près d’un patron de PME sur cinq (17 %) prévoit de diminuer ses effectifs
en 2009 et 21% dans l’industrie.
Les
patrons de PME de 200 à 249 salariés se montrent encore une fois les plus
pessimistes : 38 % tablent sur une baisse de leurs effectifs.
Pour
les PME qui rencontrent un ralentissement de leur activité, cette baisse est
plus modérée (19%).
Une
petite majorité des patrons de PME envisagent de maintenir leurs
investissements (53 %).
Un
entrepreneur sur quatre (26 %) atteste qu’il diminuera ses
investissements. A noter que 18 % des entrepreneurs pensent que leurs coûts
d’achat vont augmenter.
28 %
des patrons déclarent que leur rémunération sera revue à la baisse.
C’est
encore plus le cas dans les secteurs de l’industrie (37 %) et des
services (31 %).
Les opportunités de
croissance externe sont peu envisagées
69 %
des chefs d’entreprise ne perçoivent pas d’opportunités de
croissance externe en 2009.
Les
plus pessimistes sont les patrons de PME comptant entre 50 et 199 salariés
ainsi que le secteur du commerce (75 %).
Inversement,
31 % des dirigeants d’industrie et 27 % des dirigeants du
secteur des services envisagent une croissance externe.
Selon
Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG, « Les
résultats de cette étude indiquent que plus de la majorité des PME résistent à
la crise.
Toutefois,
il s’avère que les plus grandes PME (de 250 à 500 salariés), celles dont
l’endettement est le moteur de la croissance, sont les plus fragiles.
Cependant,
la première difficulté des PME est le niveau de leur carnet de commandes.
Cela
explique que les dirigeants de PME se recentrent sur leurs fondamentaux,
c’est-à-dire
le renforcement de la prospection commerciale et la sécurisation de
leur portefeuille client pour faire face aux difficultés.»
Jean
Vient, Président de l’Organisation Patronale des patrons de TPE / PME en
Saône & Loire conclut
en
confirmant que « Les chiffres que nous lisons dans cette
enquête reflètent l’inquiétude exprimée sur le terrain par nos PME
industrielles.
21%
des PME de ce secteur craignent pour la survie de leur entreprise.
Il
est à cet égard, et dans le contexte actuel, particulièrement frappant
d’observer que près d’un tiers des chefs d’entreprises de PME
envisagent de baisser leur rémunération !
Au-delà
des soucis commerciaux cités en premier par les PME dans cette enquête,
les
difficultés à recruter du personnel demeurent un problème structurel important
de notre économie.
On
sait combien coûte le traitement social du chômage, il serait bien de savoir
combien coûte à notre économie l’inadéquation entre l’offre et la
demande sur le marché de l’emploi.
Sur
la question de l’emploi, il est important de rappeler ce que la CGPME
souligne depuis des années :
dans
les TPE et PME, l’emploi est la dernière des variables
d’ajustement. Les patrons ne se séparent qu’en dernier recours de
leurs salariés. »