A la suite des informations consacrées à l’Arrosoir, je tiens à faire connaître ma position.
A quelques semaines des élections municipales, personne n’est dupe des attaques portées contre la Ville de Chalon et la Communauté d’Agglomération. Attaques qui épargnent comme par hasard le Conseil régional et le Conseil général, pourtant eux aussi concernés. Je passerai sur l’outrance de certaines phrases prononcées sans doute sous le coup de l’émotion. Ceux qui me connaissent savent bien que, en 25 ans de mandat municipal, je n’ai jamais « roulé (personne) dans la farine ». Je n’ai pas l’intention d’entrer dans cette grossière surenchère.
Les reproches à l’encontre de la Ville sont d’autant plus injustes que la Ville a toujours soutenu l’Arrosoir. Ces dernières années, en plus de la subvention de la Ville qui représente à elle seule plus de 20000 € par an, l’Arrosoir a bénéficié régulièrement à titre gratuit des prestations techniques et humaines des services de la ville. Soit une manne financière supplémentaire significative. Il faut y ajouter la mise à disposition permanente de locaux par la Ville. Sans oublier les travaux effectués par la Ville sur le site de l’Arrosoir qui représentent là aussi des sommes importantes. Nous tenons tous les chiffres à disposition.
Dans les moments difficiles, la Ville a toujours été aux côtés de l’Arrosoir. En 2004, une subvention exceptionnelle de la ville avait permis à l’Arrosoir de sauver la mise. De même, quand il s’est agi d’aider l’Arrosoir l’an dernier pour l’achat d’une nouvelle console de son, la Ville a encore une fois répondu présente en attribuant une subvention exceptionnelle.
La Ville et le Grand Chalon ont toujours reconnu les efforts et la qualité du travail réalisé par l’Arrosoir. A preuve, les subventions attribuées par la Communauté d’Agglomération depuis 2005 au titre de ses aides aux projets culturels. Ajoutons y la subvention exceptionnelle votée en 2007 pour permettre à l’Arrosoir de moderniser son équipement.
Tout cela méritait d’être rappelé car il s’agit de l’argent du contribuable. A ce sujet, les Chalonnais doivent savoir que le soutien financier, technique et humain de la Ville de Chalon à l’Arrosoir est supérieur aux subventions attribuées par la Région, le Département, sans oublier la DRAC et le Centre Régional du Jazz. Pourquoi la Ville et la Communauté d’Agglomération seraient-elles seules à assumer les conséquences de décisions auxquelles nous n’avons pas été parties prenantes ? Au lieu de s’en prendre uniquement à Chalon et à l’Agglomération, pourquoi les dirigeants de l’Arrosoir ne demandent-ils pas des comptes à la DRAC, au Centre Régional du Jazz, à la Région et au Département qui ont eux aussi leur mot à dire ?
La Ville qui consacre 15% de son budget à la culture a toujours soutenu l’Arrosoir comme elle soutient l’ensemble des disciplines artistiques qui ont toutes droit de cité à Chalon. Concernant l’avenir de l’Arrosoir, j’ai toujours dit que la Ville était prête à participer à un tour de table réunissant tous les partenaires concernés, ainsi que les dirigeants de cette association en avaient d’ailleurs eux-mêmes proposé le principe lors de leur Assemblée Générale en mai dernier.
Dans cette perspective, je souhaite que l’Arrosoir continue à exister et je reste ouvert au dialogue dans le respect de chacun. Mais, de grâce, évitons de faire de la culture un enjeu politicien. A mes yeux, il n’y a jamais eu et il ne doit pas y avoir de culture de gauche ni de culture de droite. Il y a la culture qui nous rassemble et qui nous donne du bonheur. Et c’est bien là l’essentiel.
Michel ALLEX
Maire de Chalon,
1er Vice-Président du Grand Chalon en charge de la culture