entre nous

Éviter la liquidation de l'ARROSOIR !

  

Éviter la liquidation !

Quand nous disions  « l’Arrosoir va fermer », nous ne parlions que de la partie émergée de l’iceberg. Comme toujours, la partie menaçante, celle qui peut nous envoyer définitivement au fond, est dessous. Elle s’appelle dettes, découvert et pour finir redressement judiciaire et liquidation. Pour l’instant nous n’en sommes qu’aux deux premiers. Pour éviter les deux autres, fatals, nous disposons au plus de trois semaines.

 

En décembre, notre banque a rejeté les salaires de Claude et Gilbert. Ils viennent tout juste d’être honorés grâce au versement d’une aide de la SACEM de 3000 euros. D’ici fin mars, si nous ne payons que les salaires et les charges salariales (pour Claude seulement à partir de mars, car le contrat aidé de Gilbert expire fin févier), et si nous n’avons aucune rentrée d’argent, nous serons à moins 22000 euros. Et cela même ne sera tout simplement pas possible, car notre autorisation de découvert n’excède pas 5000 euros et sera dépassée depuis longtemps. Nous n’aurons alors d’autre choix que d’alerter le tribunal de Grande Instance qui nommera un administrateur judiciaire. A partir de ce moment notre destin nous échappera totalement et définitivement. L’administrateur, rémunéré par un pourcentage pris sur nos créances, pourra aussi bien décider d’un redressement que d’une liquidation.


Si nous en sommes arrivés là, c’est qu’après la fin des aides sur le salaire de Claude, en mars 2006, nous avons voulu croire que nos partenaires nous permettraient d’assumer cette nouvelle situation. Nous avions tellement expliqué la chose depuis 2004 (table-ronde en octobre avec tous nos financeurs), nous avions tellement dû déjà, par le passé, réduire la voilure, supprimer des concerts, alléger la programmation ; cette fois nous en avons eu assez d’être toujours sur le fil du rasoir. Nous nous sommes dit que nous allions faire ce que nous avons à faire, ce qui est notre raison d’exister, faire écouter des musiques belles et de ce temps, poursuivre nos actions culturelles. Bref, nous avons espéré trop longtemps.


Notre objectif immédiat, c’est d’éviter le redressement ou la liquidation. Pour cela il faut des rentrées de trésorerie dans les jours qui viennent. D’où peuvent-elles venir ? Concernant tous nos partenaires institutionnels, ils peuvent légitimement penser qu’ils n’ont plus à nous financer dès lors que nous cessons notre activité. En suspendant toute avance sur les subventions qu’ils avaient prévu de nous accorder pour 2008, ou en figeant les reliquats non versés des aides 2007, ils seraient peut-être dans leur bon droit et nous signifieraient du même coup que l’Arrosoir a assez vécu. Cette décision leur appartient.


Restent les autres soutiens qui sont en train de se mettre en place. Réuni mercredi 16 janvier, le C.A. de la Fédération Française des Scènes de Jazz ( environ 25 lieux en France) a décidé de constituer un fonds de solidarité pour l’Arrosoir. Cela peut tourner autour de 2500 euros. Le Centre Régional du Jazz en Bourgogne, transforme les concerts de Giovanni Mirabassi prévus fin février dans la région en concerts de soutien à l’Arrosoir. Leurs recettes seront versées à l’association. Deux démarches sont en cours auprès de la SPEDIDAM et du CNV, qui ont tous deux des dispositifs d’aide d’urgence en cas de crise grave d’un adhérent.


Et puis il y a les musiciens, toujours les musiciens ! Depuis cinq jours, beaucoup proposent de faire pour nous à titre gracieux ce qu’ils savent et aiment le plus faire : jouer. Nous sommes à la fois heureux de leurs messages et gênés, car nous savons qu’ils sont eux-même dans des situations fragiles. Sur le fond, un lieu comme l’Arrosoir est précisément fait pour qu’ils jouent et vivent du métier qu’ils ont choisi ; son économie ne peut en aucun cas reposer sur du travail gratuit et ça n’est pas à eux de compenser l’insuffisance de notre financement. Mais il y a le feu ! Alors nous disons oui aux musiciens, oui une fois de plus, oui une nouvelle fois de trop, et nous les remercions chaleureusement. Oui, il y aura quatre jours de musique à l’Arrosoir pour tenter d’éviter la liquidation, du jeudi 28 février au dimanche 2 mars, quatre jours organisés par Alain Blesing, à qui nous disons toute notre gratitude.


Dans le même temps, nous lançons l’appel à souscription qui figure en bas de ce texte. Donnera qui veut et qui peut.


Tout cela, ce sont des aides d’urgence, une affaire de secouristes et de pompiers, une affaire vitale, donc. Nous devons tenir quelques semaines financièrement, éviter à tout prix qu’un administrateur judiciaire ne décide de la suite à notre place. Le 23 avril, nous tenterons de mettre autour d’une table tous nos partenaires institutionnels : la Ville de Chalon, le Grand Chalon, la DRAC, la Région, le Département, la SACEM et le Pays Chalonnais, que nous n’avons jusqu’à présent jamais sollicité. Ce jour là, au-delà des réponses rapides à la crise que nous venons d’évoquer, il sera question avec eux d’un fonctionnement pérenne et décent de l’Arrosoir, ou bien de sa disparition définitive du paysage. Pour que cette table ronde se tienne, le 23 avril, il faut que nous soyons toujours là.


Nous vous attendons avec impatience à l’assemblée générale exceptionnelle du 30 janvier, à 20 heures, où nous répondrons à toutes vos questions.


Merci à tous.

Les 10 membres du CA de l’Arrosoir, 16 janvier 2008

 


 

Bon de souscription
« Pour éviter la liquidation de l’Arrosoir / Jazz club »

 

 

Je verse la somme de ………………………………………………………………… euros

Pour permettre à l’Association Jazz Club / l’Arrosoir d’éviter la liquidation judiciaire et lui permettre de régulariser sa situation en réglant ses dettes.

 

En faisant cette action, je me porte solidaire de sa situation et souhaite une relance du projet.

ARROSOIR / Association Jazz Club

Bureau : 5 place du théâtre – 71100 Chalon-sur-Saône – 03 85 48 86 88 – arrosoir.jc@wanadoo.fr

Salle Concerts et Spectacles : 11 impasse de l’ancienne prison – 71100 Chalon-sur-Saône

licence d’Entrepreneur de Spectacles : 1-145062, 2-145063, 3-145064