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vendredi 9 mai 2008

Bonne Fête Pacôme

Photo de Chalon

thema

Théma : nos portraits

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Ils font Chalon (comme vous !)

Portraits vivre-a-chalon.comvivre-a-chalon.com présentera ici des hommes et des femmes remarquables.

Des gens connus sans doute... mais d'autres, inconnus, qui mériteraient de l'être ! Peut-être vous !

Et si vous pensez à un chalonnais ou une chalonnaise dont le portrait présente de l'intérêt, n'hésitez pas : Indiquez-le nous !

En attendant saurez-vous répondre aux questions sur ces célébrités chalonnaises ?

 

Une autre possibilité consiste à rédiger vous-même ce portrait et à l'envoyer en cliquant à droite sur "Participez à cette rubrique". Si possible accompagné d'une photo originale.

Votre portrait sera peut-être publié s'il est sélectionné par notre équipe de rédaction en fonction de son intérêt et de la qualité du texte.

Pour envoyer un avis cliquer sur "Participer à cette rubrique " en bas à droite de cette page (piece jointe limitée à 1 Mo). Pour réagir à un message cliquer sur "Donnez votre avis" dans la page qui s'ouvre.

 

Père Desbois

Le Chalonnais le plus magnifique du moment et dont l'histoire se souviendra très longtemps est pour moi le père Patrick Desbois. J'ai regretté qu'à l'occasion du passionnant documentaire que lui a consacré France 2 la semaine passée, les medias locaux n'aient pas songé à rebondir sur le sujet pour le mettre à l'honneur parmi les siens. Le père Desbois, dont la famille réside toujours en région chalonnaise, réalise un extraordinaire travail d'enquête en Ukraine et en Biélorussie sur la "Soah par balles": un million et demi de juifs d'Europe centrale exterminés par les nazis de 1942 à 1944. Je vous invite à consulter les nombreux sites qui lui consacrent des portraits et notamment celui-ci: http://www.un-echo-israel.net/article.php3?id_article=2096.
- par Bernard Jean-François - Réagir

Carnaval 2008 : Interview d'un passionné

Photo vivre-a-chalon.comEn temps ordinaire, Jean-Christophe DEGROLARD est responsable du Services des places de la mairie de Chalon. Dépendant de la Mission Sécurité, il est chargé, avec ses deux collaborateurs, de gérer les places des marchands forains sur le marché et d'encaisser les recettes. De son service dépend également les événements qui utilisent l'espace public comme par exemple le marché de Noël ou des opérations d'animation commerciales.

Mais quand arrive le mois de février, une nouvelle mission débute avec Carnaval et l'arrivée des manèges des forains. Et là, c'est la grande affaire car la fête foraine de Chalon est une des plus grandes de France avec 150 manèges dont certains particulièrement spectaculaires.

Et pour Jean-Christophe cette période est un grand moment car, s'il aime le marché et les commerçants non sédentaires, le cirque et la fête foraine sont sa grande passion. Il a accepté de répondre à quelques questions.

Jean-Christophe DEGROLARD, vous êtes un enfant de la balle ?

Non ! Je ne suis pas né dans une caravane. J'ai découvert ce monde, celui des "fêteux", des circassiens, des camelots, il y a vingt ans en arrivant au Service des places. Ce n'était pas une passion d'enfance, mais ce milieu m'a tout de suite fasciné. Depuis j'ai appris à le connaître en profondeur grâce aux rencontres que j'ai faites, à l'amitié des forains. D'ailleurs je suis très fier de la distinction que les industriels forains m'ont accordée : ce Carroussel d'or (photo) qui m'a été remis en 2007. C'est une véritable reconnaissance de la profession !

Cette édition 2008 propose-t-elle des nouveautés ?

Nous essayons d'innover chaque année. C'est d'ailleurs une part de mon travail de repérer des nouveaux "métiers" - c'est le terme que les forains utilisent pour désigner un manège - et de convaincre leur propriétaire de venir à Chalon. Pour cela je dois voyager pour aller les découvrir et me faire une idée par moi-même.
Cette année, en matière de grands manèges, nous avons deux grandes nouveautés : le Hard Rock avec des nacelles qui tournent dans toutes les directions (en rotation et verticalement) sur un plateau qui tourne également... et le "Tropical Danse" avec des nacelles tournoyantes où les amateurs de vitesse gardent les jambes à l'extérieur... Bonjour les sensations !!!

Avez-vous des conseils à donner pour profiter au lieux de la fête foraine ?

Tout est intéressant ! Il y en a pour tous les publics, des plus jeunes aux plus âgés. Il faut prendre son temps, aller partout, flâner, fouiner. La fête foraine, en plein carnaval, c'est le plaisir des sensations, des yeux et même de la bouche avec toutes les spécialités qui sont proposées... salées ou sucrées !

- par Bertrand - Réagir

Météo-Bourgogne : Interview de l'association

 

Ils parlent essentiellement de la pluie et du beau temps et ne sont pourtant pas dénués d’intérêt. Bien au contraire… vivre-a-chalon a rencontré pour vous Virginie Leclerc, la secrétaire de la jeune association dynamique Météo-Bourgogne.

1. Qu’est-ce que l’association Météo Bourgogne ?

L’association a été créée en septembre 2006, nous sommes, pour l’instant sept adhérents. Météo Bourgogne est entièrement consacrée aux phénomènes météo en Bourgogne. Nous avons un site Internet qui nous permet de communiquer notre travail : http://www.meteo-bourgogne.com
Personnellement, la météo m’a toujours intéressée, je suis tombée un jour sur un forum Internet parlant de phénomènes météo, j’ai lié des connaissances et de fil en aiguille, nous avons créé cette association.

2. Quelles sont vos activités ?

Il y a trois volets à l’association : la vulgarisation de la météo, on répond aux questions que l’on nous pose et nous publions une « newsletter » chaque trimestre avec les événements météo majeurs qui se sont déroulés en Bourgogne et d’autres articles sur les chasseurs d’orage par exemple. Nous avons aussi un volet prévisions où nous donnons le temps à venir pour les quatre prochains jours. Enfin, un volet plus interactif où les internautes bourguignons viennent nous dire le temps qu’il fait chez eux.

3. Quel est l’intérêt d’avoir ce genre d’informations ?

Cela nous permet de nous créer une base de données pour dresser un bilan climatique de la région. Voir comment les températures évoluent et, bien sûr, voir l’incidence du réchauffement de la planète sur le temps. Cela permet aussi aux chasseurs d’orage d’être mieux renseignés pour comprendre la trajectoire des orages et être au bon moment au bon endroit pour prendre des photos.

4. Pour vos prévisions, êtes-vous plus fiables que Météo France ?

Nos prévisions ne portent que sur quatre jours, car au-delà, même Météo France précise que ce ne sont que des tendances. Dans l’ensemble, nous sommes assez fiables, mais lorsque nous nous trompons, nous essayons de comprendre pourquoi et de l’expliquer au public. Cela dit, pour l’instant, nous cherchons encore des prévisionnistes pour l'Yonne et la Nièvre.

 

5. La question qui me brûle les lèvres : pourquoi avons-nous eu un été si mauvais ?

D’habitude, l’anticyclone des Açores nous apporte le beau temps, mais cette année, il était mal placé donc il ne nous a pas protégé des dépressions venant de l’Atlantique tout simplement…



N’hésitez pas à vous rendre sur leur site !:  http://meteo-bourgogne.com/
Lien de téléchargement des bulletins trimestriels :
http://www.meteo-bourgogne.com/bulletin/assosbulletin.php

 


Bébé-Nautic : Interview de l'association

Fort de ses 500 adhérents et fêtant cette année ses 20 ans, le Bébé Nautic est toujours aussi populaire. vivre-a-chalon a rencontré Annie Dardouillet, la vice présidente de cette association dont la réputation n'est plus à faire. 

1.Comment est né le Bébé Nautic Chalonnais ?

Il est né il y a 20 ans sur l’initiative de M.Muzeau qui après la rencontre fortuite d’une activité nautique pour enfant à décidé de créer l’association du Bébé Nautic Chalonnais. Au début, il n’y avait presque pas de matériel et très peu d’adhérents, mais ça n’a pas duré longtemps, aujourd’hui l’association compte près de 540 adhérents, 13 bénévoles et deux maîtres-nageurs. Ce qui n’a pas changé en revanche c’est le mot d’ordre : bien-être. Que les parents comme les enfants puissent passer un bon moment ensemble sans les forcer ni les bousculer, ils sont là pour s’amuser et se détendre.

2.Quels sont les objectifs de l’association ?

Développer et gérer toutes initiatives propres à l’adaptation et à la familiarisation du jeune enfant au milieu aquatique. Pour le très jeune enfant, notre objectif est de lui faire acquérir une certaine autonomie dans l’eau dans une ambiance de bien-être et de plaisir enfant-parent. La pratique de l’activité va favoriser également son développement psychologique, l’éveil à la socialisation et son épanouissement. Le bébé Nautic Chalonnais propose aussi des séances aquatiques pré et post natales.

3. Pourquoi le Bébé Nautic propose-t-il des séances de natations pré et postnatales ?

La grossesse a souvent pour conséquence l’arrêt des activités physiques. L’activité aquatique échappe à cette contrainte puisqu’elle évite les mouvements brusques et difficiles, apparaissant comme l’activité idéale de détente et de relaxation, développant la capacité respiratoire, et sollicitant en permanence le contrôle de soi. De plus, l’absence d’apesanteur soulage la femme enceinte. La diminution du bruit sous l’eau repose les systèmes auditifs et nerveux. L’eau procure au corps un massage doux et constant.
Les séances de natation postnatale concernent aussi les femmes après leur accouchement, elles peuvent être utiles à leur remise en forme.

4. Comment se déroulent les séances ?

Nous avons plusieurs tranches horaires dans la semaine où le petit bassin du centre nautique nous est réservé. Les parents et les enfants se baignent tout en profitant des jeux d’eaux comme les tapis, les frites, etc. dans une eau à 33 degrés, le tout supervisé par nos animateurs et deux maîtres nageurs.

5. Qui peut adhérer ?

Les femmes enceintes et les parents avec leur bébé d’au moins 4 mois. Nous arrêtons l’inscription pour les enfants qui entrent en grande section de maternelle. Sinon la seule condition à remplir est que l’enfant doit être vacciné contre la DTC Polio.


QUELQUES TÉMOIGNAGES D’ADHÉRENTS

vivre-a-chalon.com est allé recueillir des témoignages des adhérents (comblés) de l’association du Bébé Nautic Chalonnais.

Mme Raquin vient depuis 5 ans et ses trois enfants sont venus au Bébé Nautic

« Ce que je préfère dans le Bébé Nautic, c’est de pouvoir faire une activité avec mes enfants car je ne connais pas d’autres club de ce genre qui permette de vraiment faire une activité ensemble, et ce depuis très jeune. J’ai amené mon deuxième enfant à seulement quatre mois ! Tous ont aimé et aucun n’a eu peur de l’eau, ils sont très à l’aise. De plus, les séances permettent de déconnecter, d’oublier les soucis et de renforcer la relation parents-enfants. »



Valérie et son mari entament leur seconde année avec leur fils Maxime âgé de 19 mois.
« Mon mari est très à l’aise, mais moi j’ai toujours eu peur de l’eau. Je ne voulais pas lui transmettre mon appréhension, alors nous l’avons amené ici. Maxime est un bébé très actif, alors cela lui permet de se défouler, il aime beaucoup sauter dans l’eau et puis c’est aussi une bonne méthode pour qu’il socialise avec les autres enfants. Ici nous sommes bien encadrés, les animateurs nous expliquent bien les rapports de l’eau avec l’enfant et de le voir tant à l’aise, j’ai, moi aussi, bien moins d’appréhension
»

Les trois enfants de Céline ont connu le Bébé Nautic, dont deux avants même leur naissance !

« Je suis venue au Bébé Nautic lorsque j’étais enceinte de mon premier et de mon troisième enfant. C’est un très bon souvenir ! Dans l’eau, on se détend et surtout on apprend à bien respirer, ce qui aide beaucoup pour l’accouchement. L’apesanteur permet de ne pas sentir le poids de son ventre, mais on sent plus l’enfant, je pense que le bébé sent lorsque l’on se détend. Mes trois enfants sont tous très à l’aise dans l’eau, mes deux plus grand continu à venir à la piscine, mais pas dans un club, nous voulons que l’eau reste un plaisir. »



Justine : L'hirondelle tatoueuse

 

 À tout juste 26 ans, et après bien des pérégrinations, Justine a décidé de s’établir à Chalon. Depuis mars 2006, elle a ouvert son propre    salon de tatouage . Zoom a rencontré pour vous cette jeune tatoueuse.

 

O belle Justine ! Mon stylo tremble quand je suis près de toi. Tu es tatoueuse, tu as habité New York pendant un an et tu as atterri à Chalon City. Quel est ton parcours ?

J’étais en Thaïlande et j’ai rencontré un ami qui avait des studios de tattoos à New York. Il m’a embauchée et j’ai donc tatoué dans le Queens pendant quelque temps. Je n’avais pas envie de faire ma vie là-bas. Ma place est en France et j’ai eu un coup de cœur pour Chalon.

 

La Thaïlande, New York, Lille… T’es une colombe voyageuse ?

Plutôt une hirondelle. D’ailleurs, c’est mon logo.

 

Tatoueuse, c’est une vocation ?

J’ai passé un CAP d’esthétique-cosmétique et j’ai beaucoup dessiné. Je me suis intéressée à l’art en général et surtout au cartoon. Je suis allée en BTS Arts appliqué pour faire du dessin animé. Ça ne m’a pas plu de travailler dans une salle sombre avec un ordinateur et de n’être qu’un maillon de la chaîne d’une couleur ou d’un personnage et d’être aussi l’escale d’une grande compagnie.

J’ai rencontré un tatoueur qui m’a formée. Maintenant, mes dessins sont animés avec les gens !

  

Au siècle dernier, les tatouages étaient associés aux marins, aux voyous, aux bikers…. Un trip de mec balaise en quelque sorte. Que fait une douce jeune fille comme toi dans ce monde de brute ?

Je suis pour démocratiser le tatouage et changer l’image des tatoueurs et des tatoués.

Maintenant, on a des techniques de tatouages qui sont bien plus performantes qu’avant. Les encres et les machines sont meilleures. On est loin des « Morts aux vaches » ou « Seul entre 4 murs » d’antan ! Le tatouage devient de plus en plus un art à part entière.

 

Y a-t-il une école de tatoueur ?

Il y en a une formation sur Paris, mais elle est très chère et je ne pense pas qu’en une semaine, on puisse tout apprendre sur le tatoo. Il vaut mieux être apprenti dans un studio de bonne réputation et apprendre sur le tas. Il faut aussi aimer les gens et son crayon.

 

Quelles sont les motivations des futurs tatoués ?

 Certains veulent un tatouage unique que je ne prends pas en photo pour respecter leur désir. D’autres veulent absolument la même chose que les autres. Enfin. Il y a ceux qui n’ont pas d’idées, mais j’ai un catalogue pour eux. Ma préférence va pour ceux qui veulent un tatouage qui leur ressemble. J’aime composer à partir du vécu et du ressenti des gens.

 

Ça demande beaucoup de psychologie…

Oui. C’est un peu de la tattoo-thérapie !

 

Quel est le tatouage le plus extravagant que l’on t’a demandé ?

C’était en Angleterre. Un gars m’a demandé de lui tatouer un tampon sur la fesse avec « 100 % pure viande anglaise ».

 

T’en as d’autres comme ça?

Sur les îles Canaries où j’ai tatoué aussi, les jeunes anglaises en vacances se font tatouer « Dad » ou « Mom » sur l’aine. Sinon, une fois, un jeune est venu se faire tatouer « Ton nom » sur la fesse. Ça lui permettait de changer de partenaire sans problème !

 

Combien de temps peut prendre un tatouage ?

Minimum 20 minutes et il n’y a pas de maxi.  Pour les gros tatouages, je fais des sessions de 4 heures à raison d’une session par mois pour que la peau se repose.

 

Est-ce que ça fait mal et est-ce qu’on ne risque pas d’attraper une maladie?

On a plus peur de la douleur quand on arrive que ça ne fait mal en réalité.Si tu te sens en confiance avec le tatoueur, ça se passe super bien. Je respecte les normes d’hygiène élémentaire (matériel à usage unique). Je brise les aiguilles devant les gens.

 

L’hirondelle voyageuse va-t-elle faire son nid à Chalon ?

Pour l’instant, j’y suis très bien. Ma boutique tourne pas mal et je ne pense pas repartir. Mais dans la vie, la seule chose dont on peut être sûr, c’est de son tatouage.

 

Propos recueillis par Phil

 

 


Cet article est paru dans Chalon Zoom, le mag des gens du coin qui se bougent !
Avant de reproduire tout ou partie merci d'en faire part à : chalonzoom@hotmail.fr
Pour télécharger les numéros, et en savoir plus sur Chalon Zoom Magazine : http://www.chalonzoom.fr

 


Philippe fête les 10 ans de ses Musicaves

 

 

 Fondateur du festival des Musicaves, Philippe Perrousset nous raconte les origines de cet évènement givrotin alliant vin et musique qui signera cette année sa dixième édition .

 

Tu es professeur de flûte traversière au conservatoire de Chalon donc musicien. Mais tous les musiciens ne sont pas organisateur de festival. Ça a été quoi le déclic?

Une dégustation, une de plus, dans une cave de Givry, le domaine Besson, quand je suis arrivé dans la région. Le viticulteur m’a, a l’époque, soumis l’idée de faire revivre sa cave avec de la musique. C’était en 1998 et je n’avais jamais pensé faire un festival. C’était juste quelques concerts.

 

À la première édition des musicaves, pensais-tu arriver à la dixième?

Je ne pensais à rien. C’était une aventure inconsciente au départ. J’ai eu la chance d’avoir toute une équipe d’amis bénévoles avec qui j’ai fait fructifier le projet. C’est au fil des années que les Musicaves sont devenues un festival avec son identité propre. C’est un festival épicurien où le vin est présent pour étayer les oreilles.

   

Comment se décide la programmation?

C’est de la dictature libre! Je suis un égoïste altruiste. Je suis un passionné de musique, de vin, de culture, de sport, de femmes.... C’est moi qui décide de la programmation en fonction des musiques que j’aime.

 


Comment est-ce possible de pratiquer des prix d’entrée aussi bas ?

Notre postulat de départ était de proposer des choses eccléctiques qui tournent autour de la musique classique, du monde, mais aussi du cirque et pourquoi pas de la chanson française. Les prix varient entre 3 et 14 euros et ça c’est possible grâce à la fréquentation qui est très correct (environ 5000 personnes) et à nos 300 adhérents. Notre auto-financement est à 40% et le reste ce sont les partenaires privés et publics (départemens, Grand Chalon, Givry, la région et le PIVB ).

 

L’association musique-vin, c’est uniquement pour promouvoir les Givry?

Les musicaves, c’est un festival AOC sans frontières où l’on ne boit que du Givry car c’est bien connu, il n’y a que le Givry qui est bon en Bourgogne! Rappelon que la quasi-totalité des viticulteurs de Givry sont sur le festival pour proposer gracieusement une dégustation de leurs vin.  Mais, comme on est très tolérant, on invite aussi chaque année un vignoble extérieur à la région Bourgogne. Il regagne aussi le rang des bénévoles pour le montage et le démontage du festival. Ils nous donne leurs bras musclés! Plus qu’un partenariat, c’est un lien étroit entre les gens de la terre et les artiste.

 

 Grâce à ce festival, on a découvert Thierry titi robin, Ba Sisoko, Les frères Joubran... N’est-ce pas un style de musique réservé à une élite?

Je ne pense pas. Ça voudrait dire que certains auraient des oreilles et d’autres pas. Au contraire, notre fierté, c’est de dire aux gens: “Venez écouter de la musique du monde et du classique sans penser que c’est guindé!”. On est plus au temps où l’on circulait à pied ou en charette. Écouter des musiques du Mali, de Madagascar, de Palestine, du Brésil, ça fait parti de notre univers à tous. Après, c’est la curiosité de chacun qui décide. Ce qui pourrait être élitiste, ce serait les prix hors ils restent très abordables, donc, non les musicaves ne sont pas un festival élitiste!

 

Propos recueillis par Phil


Cet article est paru dans Chalon Zoom, le mag des gens du coin qui se bougent !
Avant de reproduire tout ou partie merci d'en faire part à : chalonzoom@hotmail.fr
Pour télécharger les numéros, et en savoir plus sur Chalon Zoom Magazine : http://www.chalonzoom.fr

 


TYPO, le multimédia lycéen

 

 

Typo, dont le siège est au lycée Niepce de Chalon, est un multimédia lycéen francophone de masse disposant d'une page mensuelle dans la Presse quotidienne de Bourgogne (4 titres), notamment dans le Journal de Saône-et-Loire.
Un article peut être, ainsi, lu par... 500 000 personnes.


Typo dispose d'un site Internet www.typomag.net, où l'on trouve à la fois les articles écrits, les photos, dessins et les reportages vidéo. Les sujets traités sont divers et variés : vie quotidienne, sociale, politique, culturelle... Typo couvre des événements en direct. Typo produit aussi chaque année un magazine « Les Typo extramuros ». Le dernier, sorti en mars 2007, magazine de 68 pages en quadrichromie, traite de la vie à Bombay. Il est bien sûr consultable sur le site. Les précédents décrivaient la vie des jeunes Roumains, Vietnamiens, Québécois, Maliens et le festival de Hué... et de la déportation.

Typo a des agences en Roumanie, Inde...

redaction@typomag.net - 03 85 43 40 40 - 06 21 04 83 36


 

INTERVIEW DE DOMINIQUE GAYE
Coordonnateur académique du Clemi de l'académie de Dijon

Pouvez-vous nous présenter rapidement Typo et les Typoïstes bourguignons ?
Les typoïstes sont des lycéens de différents lycées de Bourgogne. Ils sont organisés en rédactions départementales en liaison avec la Presse quotidienne départementale. L'idée est de faire travailler ensemble des lycéens de toute la région, d'abattre les murs de leur lycée, murs qui les protègent, mais souvent les enferment. On n'est pas de tel ou tel lycée, on est de Typo... La philosophie de Typo est de faire en sorte que les lycéens aillent sur le terrain, ici ou ailleurs, chercher l'info où elle se trouve, qu'ils rencontrent des gens qui vont leur donner cette info, qu'ils puissent la vérifier, la recouper... en somme qu'il fasse un travail de journalisme. Typo n'est pas le lieu du copier-coller. Typo est une grande famille : certains étudiants participent encore à Typo et certains sont devenus des modérateurs, des encadrants de Typo. Typo se veut un lieu qui valorise les talents des jeunes.


À travers quelles activités s'exprime le projet de Typo ?

 

Le projet de Typo est essentiellement un projet de presse, presse sous toutes ses formes. Il s'inscrit dans une démarche de citoyenneté et d'éducation aux médias. Nous pensons qu'en étant acteur de média, on a forcément un regard critique sur les médias qui nous entourent. Typo a aussi pour but de donner un espace d'expression libre et responsable aux lycéens. Typo se veut un projet de masse, d'où la page mensuelle dans la PQD, seul média de masse pour l'instant. Mais Typo ne veut pas ignorer Internet. Depuis le début, le média papier et internet ont été intimement liés. Ainsi, la première page papier est parue le 5 janvier 199 dans le Journal de Saône-et-Loire. En même temps, ce 5 janvier, ouvrait le site Typo. L'internet, média des jeunes, permet plein de possibilités : place non limitée, mise en ligne de son, de diaporamas, de vidéos, liens sur d'autres sites...

 


Quelle part les différents supports, textes, audio, vidéo en ligne prennent-ils dans le traitement de l'information locale par Typo ? Quelle évolution notable voyez-vous se profiler ?
De façon paradoxale, nos typoïstes sont plus dans l'écrit. Nous avons du mal à leur faire ramener des photos, alors que les moyens existent et sont faciles. Photos mais surtout bonnes photos, photos qui apportent un plus... Il y a un gros travail à faire. Paradoxal, alors que les blogs deviennent de plus en plus des lieux de photos voire de vidéos... Mais ces photos, ces vidéos souvent n'apportent pas grand-chose, une vraie info, un vrai plus... Nous allons en 2008, mettre en place une webtélévision « JBTV.fr, les Jeunes de Bourgogne font de la télé et c'est sur le net » avec un webstudio mobile . L'idée est d'associer écrit et vidéo.

 


Pourquoi et comment devient-on typoïste ?
Bien sûr il y a le mythe de Tintin. Mais la réalité, le travail sur le terrain fait que le mythe tombe vite : il faut écrire... On devient typoïste parce que certains veulent devenir journalistes (8 anciens typoïstes sont journalistes pros ou en école de journalisme... mais c'est une minorité. Pour beaucoup, ils ont envie de s'exprimer, de communiquer, de vivre ensemble une expérience, de rencontrer des gens, petits ou grands...de partir en mission à l'étranger


Quels sont vos projets au niveau de Chalon-sur-Saône ?
Couvrir des événements comme nous l'avons pour le village des Sciences : Festi jeunes, vie des métiers...

A noter que la prochaine mission Typo aura lieu au Maroc en avril 2008

 


 

redaction@typomag.net - 03 85 43 40 40 - 06 21 04 83 36

 

 clemi dijon
Dominique Gaye

coordonnateur académique du Clemi de l'académie de Dijon

Lycée Niepce - Bp 99 - 71321 Chalon/S

33 3 85 43 40 40 - 33 6 21 04 83 36

d.gaye@clemidijon.org

www.clemidijon.org

 

Le Clemi manage aussi :

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Le multimédia lycéen francophone académique

redaction@typomag.net

http://www.typomag.net 


Laurent ou le syndrome de Peter Pan

Zoom / vivre-a-chalon.comOuverte depuis août 2006, la boutique Toyzone fait le régal de tous les fans d’univers fantastique qui y retrouvent les produits dérivés de cinéma, télé ou mangas. Commerce indépendant, Laurent a mis tout son coeur dans ce projet. Interview d’un rêveur acharné. 

Quel est ton parcours ?  J’ai passé un bac Action et communication commerciale un peu par hasard.J’ai devancé l’appel et j’ai fait mon service militaire au PSIG de Macon. Dix mois m’ont suffi à me dire que je n’avais pas du tout l’esprit militaire. Je suis ensuite rentré sur le marché du travail en tant que commercial. De CDD en CDI, j’ai fait cinq ans dans la téléphonie tout en cherchant un concept et une opportunité pour me mettre à mon compte.  

Comment est née l’idée du magasin ? J’avais envisagé la possibilité de vendre des produits dérivés ainsi que des jeux vidéo, mais au printemps 2005, alors que j’allais concrétiser ce projet, deux grosses enseignes nationales du jeu vidéo se sont implantées à Chalon. Ça m’a conduit  à chercher un local à Macon et je suis tombé par hasard sur le magasin « Toyzone » de mes futurs collègues.On y voyait pratiquement que des figurines et des statuettes de collections issues du cinéma et de la BD, de Goldorak au Seigneur des anneaux en passant par Spiderman et Lara Croft...j’étais dans mon univers... En discutant, on a fini par trouver un accord pour travailler ensemble tout en restant indépendants.  

Quels sont les plus gros obstacles à la réalisation de ce genre de projet ? Surtout l’aspect financier. On peut avoir toutes les bonnes idées du monde, sans argent on ne peut rien faire ! Il y a aussi le fait que j’ai 29 ans;  c’est d’autant plus difficile d’être pris au sérieux quand vous êtes jeune et que vous n’avez pas vraiment de garanties, toutes les relations avec les divers partenaires s’en trouvent altérées. Et enfin, l’aspect paperasse qui ressemble à un vrai parcours du combattant, il faut obtenir le papier A pour avoir le B qui vous donnera le C, mais pour avoir le C, il faut déjà avoir le papier A... ce genre de truc quoi... Sinon, ce qui me faisait le plus peur c’est qu’on me donne une étiquette de simple magasin de jouet ou pire encore du mec complément tordu, vous savez le jeune bizarre perdu dans la rue là-bas... 

Mais apparemment cela en vaut le coup sinon tu n’aurais pas été au bout de ton projet. Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?  Pouvoir parler de passions communes avec des clients de tous âges. Il ne s’agit pas de juste dire bonjour, encaisser et dire au revoir. Pour moi, mon magasin est un lieu d’échange culturel. J’ai autant de plaisir à accueillir des gens de ma génération qui ne font juste que passer et qui retombent en enfance le temps d’une visite, que le collectionneur qui viendra m’acheter régulièrement les produits de la série dont il est fan... 

Es-tu un fan toi-même ? Je suis fan de cinéma avant tout, même si je n’ai plus vraiment le temps d’y aller aussi souvent que je voudrais. On peut dire par exemple que je suis fan de Star Wars dans le sens où je connais beaucoup de choses sur cet univers. Toutefois je ne suis pas fanatique au point de ne plus avoir d’esprit critique. Je m’intéresse à tout ce qui touche au fantastique, à la science-fiction ou aux mondes imaginaires. Rêveur ? Oui à fond. À l’école maternelle, on m’appelait Jean de la Lune... ça me joue parfois des tours... 

Tu baignes dans un environnemen imaginaire, voire fantastique, c’est quoi ton rapport à la réalité ? Quand j’étais petit et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais pilote de chasse ou policier... Finalement, cela dépendait pas mal du dernier film que j’avais vu ! Je suis un enfant de la génération Goldorak et du Club Dorothée, influencé par des personnages hors du commun qui se battaient pour des valeurs justes, dans des univers bien différents du nôtre...C’est vrai que j’aime me plonger le temps d’un film ou d’une série dans d’autres univers, évidemment on peut y voir une volonté de fuir les difficultés du monde réel, mais je crois que c’est un réflexe assez humain de ne pas se morfondre et de chercher à s’évader de temps en temps pourvu qu’on continue à assumer ses responsabilités. Même si on n’a aucun problème dans sa vie, c’est dur quand on a une conscience de se satisfaire de la manière dont tourne le monde actuellement. 

Justement!, il y a quelques mois, Luke Skywalker et toute sa troupe se sont baladés dans les rues de Chalon, je crois savoir que tu en es l’auteur... Mais qui étaient ces gens?  Était-ce une manière d’amener une part de fantastique dans la vie ou simplement un coup de pub ? Il y avait évidemment le côté pub pour le lancement de la boutique. Un de mes collègue est président d’une association de Cosplay ( Pratique consistant à jouer le rôle de personnages (héros de mangas, d’animation japonaise, de films, ou de jeux vidéo) en imitant leur costume et leur maquillage). Nous avons  distribué des flyers, fait le tour des magasins du centre, mais on peut dire que pendant l’espace d’une journée Chalon s’est retrouvée dans un univers parallèle. Les gens étaient curieux, mais aussi assez impressionnés, je pense, par la qualité des costumes. Les enfants étaient aux anges, les touristes ont fait des photos, ça a presque fait oublier la pluie... c’était une bonne journée pour tout le monde ! 

As-tu des projets ? Dans un premier temps, passer la barre fatidique des 3 années d’existence, payer mes charges et pouvoir continuer à en vivre, ça sera déjà très bien. Après j’aimerais évidemment me dévellopper, agrandir la surface de vente en me rapprochant des rues à fort passage, embaucher plusieurs personnes, voire créer d’autres magasins et pourquoi pas faire de l’import-export et créer mes propres produits sous licence... 

Grand programme en perspective... Il y a un proverbe africain qui dit « Ne te moque pas de l’homme qui se noie si tu n’as jamais traversé la rivière ». J’aurais plutôt tendance à dire « Ne te moque pas de l’homme qui se noie va l’aider merde ! ».


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Lucien et Geneviève -La retraite sous le soleil marocain

 Après la Guadeloupe dans le numéro précédent, Zoom voyage (virtuellement!) jusqu’au Maroc pour rencontrer deux Chalonnais parti passer leur retraite sous les palmiers marocains...

Comment en êtes-vous venu à immigrer au Maroc ?

Des amis à nous venaient passer tous les hivers (de novembre à mars) en camping-car au bord de la mer, dans le camping de Taghazout. Nous avons testé la formule et cela nous a bien plu. Deux années au camping avec la caravane puis location de logement dans une maison, tout cela chaque hiver pendant 3 ans. Nous avons ensuite pris la décision de quitter la France définitivement, même si nous y sommes très attachés, pour revenir aux racines de mon mari.

Pourquoi immigrer dans un petit village plutôt qu’une grande ville comme Agadir ?

Nous avons choisi Tamraght, car c’est un village tranquille à 150 mètres du bord de mer sans les contraintes de la ville. De plus, les locations sont moins chères que sur Agadir, et de manière générale le coût de la vie est moins dispendieux. Globalement, le niveau de vie là-bas est  avantageux. Avec 1200 euros, on vit très bien. Le pain est à 10 centimes d’euros et le tarif horaire d’une femme de ménage est à 1,50 euro !

Quels sont les coins sympas à découvrir ?

Il y en a beaucoup !  Le village d’Oumesnat vers la ville de Tafraoute où il y a d’authentiques maisons berbères adossées au chaos rocheux de l’anti-atlas. Essaouira, magnifique ville fortifiée par les Portugais avec ses petites ruelles blanches aux portes cloutées. Il y a aussi beaucoup d’artisanat comme des sculptures en bois et de très talentueux artistes-peintres. Sinon plus proche de chez nous, il y a Taghazout, un joli village de pêcheurs, qui amène beaucoup de surfeurs. Et d’une manière générale, sur les routes, le paysage est magnifique et parfois insolite comme ces chèvres qui montent dans les arganiers afin de manger les graines !

 

 

À quoi occupez-vous vos journées ?

Nous avons déjà reçu beaucoup d’amis et de famille ! Cela va bientôt faire 4 ans que nous sommes installés et comme nous aimons beaucoup décorer, nous nous sommes pas mal occupés d’améliorer notre logement (travaux, peinture, jardins). Sinon quotidiennement, nous allons faire nos courses, parfois dans la grande surface d’Agadir, mais le plus souvent dans les souks. Question poisson, nous avons la chance d’avoir à notre porte le poissonnier trois fois par semaine, il nous vend son seau de dix kilos et nettoie les poissons à même le sol, sur des journaux, c’est assez pittoresque. À part cela, je fais de la peinture sur soie et mon mari du bricolage. Pour le reste de la journée, on profite du soleil, nous faisons souvent une marche sur la plage pour rendre visite à nos amis du camping et des environs.

Comment se passe la relation avec les Marocains ? De manière générale, quelle est l’image du Français au Maroc ?

Les Marocains aiment bien les Français. Nous n’avons jamais eu de réflexions désagréables ou des problèmes de relations. Nous-mêmes on est à l’aise avec eux et la relation est d’autant plus facile que Lucien parle arabe ! Avec ma femme de ménage, on apprend respectivement quelques mots français ou arabes et de manière générale, les Marocains sont des gens très respectueux et hospitaliers, ils ne vous connaissent pas, mais vous ouvrent la porte de chez eux et vous offre le thé, c’est vraiment très agréable. En revanche, il faut savoir oublier le rythme pressé de France, car un quart d’heure marocain, c’est à peu près deux heures en France ! Ils sont très relax !

 

 

Êtes-vous encore considérés comme des touristes ?

Nous ne sommes plus considérés comme des touristes dans notre village, car si on ne connaît pas tous les habitants, eux nous connaissent, car nous avons participé plusieurs fois à des actions sociales en faveur des plus pauvres, nous avons fait des dons à l’école en fournitures scolaires ou en médicaments à la structure médicale du village. En revanche, quand nous allons au souk, il arrive encore que les Marocains tentent de nous faire payer « le prix touriste », il faut savoir que là-bas lorsque l’on vous donne un prix, il faut le diviser par deux et encore négocier ! Cela fait parti du jeu...

Y a-t-il des choses dans la religion ou les coutumes marocaines (et arabe en général) qui sont difficiles à comprendre ?

Tout est différent. Les cinq prières obligatoires de 4h du matin à 20h le soir, on respecte leur religion. Le ramadan est aussi une période assez difficile à accepter pour nous, car tout le monde est fatigué et un peu plus irritable. Mais quand on habite un pays étranger, pour être intégré, il faut respecter leurs coutumes et leurs modes de vie. Ils sont chez eux, c’est leur pays, si on critique sans arrêt leur façon de vivre, il ne faut pas rester chez eux. On note aussi des changements dans leur culture, par exemple, à la plage, les mamans marocaines se baignent tout habillées, par contre la jeunesse est en maillot deux pièces.

En mars dernier, un kamikaze marocain a fait exploser un cybercafé à Casablanca. À Agadir, la sécurité a été renforcée, comment cela se traduit-il dans la vie de tous les jours ?

Nous n’avons pas eu beaucoup d’informations sur ce sujet, on sait que 42 personnes ont été arrêtées dont le chef présumé. Dans les entrées et les sorties de grandes villes, il y a des barrages de police y compris sur notre route. Policiers et inspecteurs arrêtent certaines voitures et contrôlent l’identité des passagers. Pour notre part, nous n’avons jamais été contrôlés...

Avez-vous peur ?

Non. Dans notre village, mais même dans les autres villes du Maroc, on ne ressent aucune inquiétude.

Auriez-vous des conseils pour des touristes français venant au Maroc ?

Faire très attention à la conduite automobile marocaine ! Il faut être très prudent et bien anticiper les bêtises des autres ; doublement sur ligne continue, non-respect de stop... et de feu rouge ! On a tout vu ! Un conducteur de mobylette qui conduit avec un mouton dans les bras, des vélos et des piétons sur l’autoroute... à contresens !  Des chargements de camions ahurissants et penchant dangereusement, des vélos et des voitures qui roulent la nuit sans éclairage pour économiser leur batterie ! On s’est aussi déjà trouvé nez à nez avec des troupeaux de moutons ou de chameaux au détour des routes et même sur l’autoroute ! Bref, il vaut mieux être vigilants !


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Aurélie danse avec les chevaux

Zoom / vivre-a-chalon.comCet été, l’association « Equi Show » dont l’instigatrice s’appelle Aurélie Walh, organise un spectacle équestre à la Roseraie Saint-Nicolas . Histoire de la concrétisation d’un rêve...  

À la base: Une passion Il y a six mois, en septembre, Aurélie monte l’association “Equi’Show ». Pour retrouver le point de départ, il faut remonter treize ans plus tôt, son oncle lui paye un stage d’équitation: c’est la révélation. Malgré les quelques réticences de sa mère qui a peu de sympathie pour la race des équidés, Aurélie se consacre sa nouvelle passion en club et achète son premier cheval à 18 ans, passe son cinquième galop et suit une formation de monitrice. Très créative, la jeune cavalière passe aussi ses temps libres à écrire pour elle- même des spectacles équestres. C’est donc tout naturellement que lui vient l’idée de l’association qui sera consacrée à la  mise en place d’un spectacle équestre pour l’été 2007.  

L’association

L’association compte un peu plus d’une trentaine d’adhérents. Figurants, personnel technique et cavaliers seront réunis le temps de quelques soirées autour d’un spectacle. Si Aurélie attend encore après une subvention du Conseil Général, pour l’instant, c’est avec sa propre paye de chauffeur de bus qu’elle finance le fonctionnement de l’association. Tous les adhérents se retrouvent une fois par mois pour parler et répéter le spectacle, mais certains travaillent plus que d’autres. Son association compte déjà plusieurs cavaliers chevronnés « Je ne fais pas de travail particulier avec eux, ce sont des professionnels, ils ont largement le niveau, si je leur demande de faire une chorégraphie spéciale, ils sauront la faire ». Pour ce qui est des autres, ils se retrouvent plusieurs fois par semaine pour travailler les numéros, Aurélie passe chercher elle-même les cavalières pour venir les faire travailler avec ses chevaux, « Elles ne feront pas de numéros sur les chevaux, mais à côté. Nous avons aussi des figurants et quelques bénévoles, mais nous en recherchons toujours. (avis aux intéressés...) »  

Un rapport particulier avec les chevaux

Aurélie travaille selon la méthode GENTILI, une méthode italienne qui préconise d’établir une relation de confiance avec le cheval. “Cette méthode me correspond, je ne fais pas travailler les chevaux en les obligeant à faire certains mouvements. Je préfère travailler “en liberté” , sans corde. Le but, c’est de montrer au cheval que je suis son guide afin d’obtenir sa confiance. Il faut leur laisser le choix sans jamais qu’ils oublient qui est le dominant. C’est aussi beaucoup de travail sur soi-même, car les chevaux sont très sensibles à ce que vous dégagez, il faut avoir soi-même confiance en soi “. 

Le spectacle

Intitulé “Danse avec les chevaux”, ce spectacle son et lumière, comptera sur scène 25 personnes, 8 chevaux et... un chien ! Il se déroulera à la Roseraie Saint- Nicolas du 21 au 28 juillet. La troisième semaine de juillet étant souvent consacrée au festival de “Chalon dans la rue”, lorsque l’on demande à Aurélie si c’est une bonne chose, elle se veut rassurante.  « Je pense que le festival nous amènera du monde, en plus cela colle avec l’esprit... » Pas moins de vingt-cinq figurants seront sur scène pour vivre, le temps d’une soirée, un voyage dans le temps, au pays du rêve et du fantastique. Les spectateurs pourront  suivre la quête d’un chevalier qui doit réveiller une princesse, une base classique qui permet néanmoins à Aurélie d’exploiter plusieurs thèmes.. “ C’est un conte  qui rassemble énormément d’éléments fantastiques comme les elfes, la magie. Le spectacle sillonnera aussi plusieurs époques à travers plusieurs décors comme le western, le moyen-âge “. 

Un rendez-vous à ne pas manquer....


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Pédro Garcia : Le festival vu des coulisses

 Zoom / vivre-a-chalon.com

Travaillant dans le milieu des arts de la rue depuis 1993, Pedro Garcia est le directeur artistique de Chalon dans la rue depuis 2004. Si l’homme, à l’emploi du temps plus que chargé, ne tarit pas de parole sur son amour des arts de la rue, Zoom s’est intéressé de plus près à l’organisation de l’événement annuel le plus important de Chalon.

 

 

Combien de temps faut-il pour l’organisation de “Chalon dans la rue” ?

C’est un travail qui se fait à l’année ! Sept personnes travaillent à temps plein dessus. À partir du mois d’avril, l’équipe augmente au fur et à mesure pour finir par compter 120 personnes les dix derniers jours. Avec les bénévoles, environ 180 personnes travaillent sur le festival.

 

Que représente le budget de Chalon dans la rue ?

Globalement, 1 700 000 euros. La majorité de cette somme provient de subventions de la ville mais aussi de mécénat et de sponsoring. Les bénéfices des spectacles sont dérisoires par rapport au budget global.

 

Combien de personnes environ  amène le festival à Chalon ?

Bien trop pour les compter ! Disons qu’en moyenne on parle de 300 000 à 350 000 personnes.

 

Entre le “In” et le “Off”, combien d’artistes sont présent pendant le festival ?

C’est aussi difficile à comptabiliser car cela dépend du nombres d’artistes par compagnies. Le festival accueille environ 150 compagnies donc on parle facilement de plus de 700 artistes.

 

Y-a-t-il un art qui est majoritaire ?

La tendance est, depuis environ 5 ans, à la fusion des arts ; théâtre et musique, danse et cirque etc. On ne peut donc pas vraiment dire si un art est prégnant sur les autres.

 

Comment les artistes du “in” sont-ils sélectionnés?

Nous les choisissons autant qu’elles nous choisissent. Une compagnie prise en “in” en est obligatoirement à l’aboutissement d’un processus de travail qui regroupe l’approbation du public, des médias et du réseau professionnel. Il arrive parfois que l’on prenne une ou deux compagnies qui n’ont pas nécessairement une notoriété aquise, mais dans ce cas, le festival est un tremplin pour qu’elles puissent passer le cap du processus.

 

Si une compagnie “off” marche très bien, la prendrez-vous en “In” l’année suivante ?

Encore une fois, il faut qu’elle soit à l’aboutissement du processus. Par exemple, une compagnie peut avoir l’estime du public et des médias mais ne pas être reconnue dans le secteur professionnel. Si la compagnie veut travailler, il est indispensable que le relais soit prit par le réseau professionnel.

 

Pourquoi “Trans national” ?

Le terme vient des deux personnes qui sont à l’origine de “Chalon dans la rue” C’est le désir de montrer que c’est un festival qui traverse les frontières.

 

Le festival est maintenant un événement notoire, quels peuvent être encore vos objectifs en tant que directeur ?

Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, rien n’est acquis. Je suis comme un funambule, dès lors qu’il a trop confiance en lui sur le fil et qu’il en oublie les dangers, c’est là qu’il risque de faire une erreur.

Mon but est d’offrir un festival toujours de meilleure qualité, de faire plaisir au public et de continuer d’être un lieu d’expression pour les artistes.


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Gédéon Latranche : Psychanalyse d'un clown

Zoom / vivre-a-chalon.comLa marmite des arts, Nicolas est tombé dedans quand il était petit. Passionné du clown depuis ses 6 ans, à 30 ans, Nicolas Dewynter en est devenu un bien particulier nommé Gédéon Latranche. Loin de l’image du clown avec ses balles de jonglages et sa fleur cracheuse d’eau, Gédéon donne dans le trash et l’humour noir. Mais pourquoi tant de haine ? Zoom s’improvise psychothérapeute...

 

Depuis 2006, tu joues le spectacle « La petite tuerie ». Tu le dis dans ton pamphlet, Gédéon fait autant peur qu’il fait rire, pourquoi un clown qui fait peur ?

Quelque part, je ne l’ai pas choisi, Gédéon est mon clown, celui qui arrive quand je mets mon nez de clown. Au fil du temps, il a évolué, mais c’est toujours resté une personne très violente, presque monstrueuse. C’est un boucher de métier qui prend énormément de plaisir à tuer, il ne fait pas de sentiment, pour lui, c’est normal. Si une personne l’énerve, il en fait du pâté de tête, c’est sa spécialité !

 

Tu parles de Gédéon comme si c’était une autre personne, serait-ce dédoublement de personnalité ?

Quelque part oui ! Pour moi, Gédéon est un Être qui existe entièrement, il a son histoire, sa personnalité, sa philosophie, ses réactions propres...  Je dirige un stage de clown, je dis aux gens de fermer les yeux, mettre le nez, ouvrir les yeux et voir ensuite si leur clown est là. Ça donne parfois des résultats surprenants, mais pas toujours agréables. Notre clown nous ressemble beaucoup, il est aussi comme une loupe sur nos pires défauts, ce n’est pas toujours facile et parfois ça fait mal ! Moi je trouve ça très sain et libérateur de pouvoir s’exprimer, se lâcher. Dans la vie, je suis une personne très calme et s’il n’y avait pas eu Gédéon pour expulser tous ces sentiments, je ne serais pas le même. En fait, je n’ai pas besoin de psychothérapie, ma thérapie, c’est Gédéon !

 

Au final, tu travailles ton personnage où il vient tout seul ?

Bien sûr qu’il y a beaucoup de travail avec Gédéon. Il y a plusieurs écoles au niveau du jeu théâtral, pour ma part, le côté monstrueux de Gédéon, c’est la part de violence que j’ai en moi, mais poussé à l’extrême. Travailler les émotions primaires de ce clown pour, petit à petit, affiner sa personnalité. Plus je le joue, plus je trouve des nuances dans son caractère, mais il reste un personnage qui prend beaucoup de place et parfois, je mets une heure, après le spectacle avant de pouvoir sortir du personnage.

 

Et tu n’as jamais peur qu’il prenne le dessus un jour ?

C’est déjà arrivé ! Une fois, en répétition, j’étais tellement dans mon personnage que je me suis accidentellement coupé avec mon couteau et depuis je joue avec des faux couteaux ! Et une autre fois sur scène, je me suis emporté contre des gens qui quittaient la salle ! C’est seulement après que je me suis rendu compte que je m’étais un peu enflammé et qu’il était nécessaire que je contrôle mieux mon personnage. Maintenant, je le laisse s’exprimer, mais je ne suis jamais loin de lui.

 

T’emporter contre des spectateurs, leur faire peur... C’est assez étrange pour un clown non ?

Pour moi, la vocation première d’un clown, c’est provoquer l’émotion, quelle qu’elle soit ! Certaines personnes sont mal à l’aise, d’autres trouvent le personnage attachant. Je vois parfois dans les regards de la pitié pour Gédéon et je trouve cela excellent, tout autant d’ailleurs que ceux qui huent le professeur Verdeyrberke (un autre de ses personnages), quand je me fais huer, c’est gagné !

 

Parle-nous un peu du professeur Verdeyrberke...

C’est un personnage très loufoque, très proche du clown. C’est un monsieur “Je sais tout », le genre qui parle toujours plus fort que tout le monde, c’est un professeur à la retraite, sur-diplômé, réactionnaire, facho, moralisateur...

 

Décidément, tes personnages ne sont pas populaires... Tu aimes provoquer ?

Oui je crois.  J’aime surtout provoquer des émotions chez les gens, j’adore les voir réagir et m’amuser avec eux et non pas d’eux. L’autre jour, la poste m’a demandé de venir jouer pour leur réouverture. Je suis donc venu en Verdeyrberke et je passais à travers les files d’attente, je chronométrais les guichetières. C’est très intéressant de voir les réactions des gens, car ils ne sont pas préparés à voir un spectacle, ils rient, mais discrètement, ils ont peur que je les prenne à parti. Il y a aussi celui qui veut parler plus fort et être plus drôle que moi ou encore celui qui n’a pas vu que je jouais un personnage, mais pour moi, toutes les réactions sont bonnes à prendre...

 


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Laeticia : La photo sensible

 Y-a-t-il un âge pour être un artiste? La plupart diraient que c’est en grande partie l’expérience de l’artiste qui fait que son œuvre gagnera en sens et en profondeur. Mais, la jeunesse, la spontanéité et l’idéalisme ne donne t-il pas naissance à un art différent mais tout aussi intense ? Élève à l’école d’art de Chalon, Laeticia nous révèle sa vision des choses…

 

   

Après une année de prépa lettres Science-Po, tu as abandonné pour rejoindre l’école d’art de Chalon?
À quoi dois-tu ce revirement?

À la vie tout simplement ! Je me suis rendu compte que l’état d’esprit compétitif d’hypokhâgne ne me convenait pas. J’ai toujours été attiré par la photographie, c’est moi qui remplissait les albums de famille! Récemment, j’ai retrouvé un petit carnet sur lequel j’avais noté, à 6 ans, quelques lignes sur l’histoire de Nicéphore Nièpce.

 

Quel est ton rapport à la photographie?

Dans l’acte photographique, il y a à chaque fois un rendez-vous avec moi-même, mon langage, mon expérience, mon regard et le cadrage est l’expression de cette rencontre qui est un choix tout sauf inconscient. Prendre une photo, c’est, pour moi, clarifier le monde, cela donne un sens, explique certaine choses. Dans le viseur, tout devient plus simple, comme si l’ordre des choses était celui qui se déroulait devant l’objectif dans un agencement parfait.

 

 


 

Pourquoi un tel engouement pour la photo noir et blanc?

En tout cas, c’est n’est pas dans une démarche passéiste ou nostalgique. C’est un lien plus direct, je trouve, entre la photo et le spectacteur, la couleur ne fait pas obstacle, cela rend la photo moins anecdotique. Le noir et blanc me paraît laisser plus de place à celui qui regarde, une interprétation plus personnelle.

 

Tu as fait une série de photographies sur le SIDA assez explicites en faisant poser des personnes avec dans leurs mains une photographie d’un pénis couvert d’un préservatif ? Quel était le concept derrière cela ?

Même si je ne me réclame pas de la photo engagée, c’est une cause qui me tient à coeur. Le but n’était pas de provoquer, mais de montrer que l’on peut être à l’aise avec le concept du préservatif tout simplement.

 

 


Idéalement, tu as le désir de faire du photo-reportage, qu’est-ce qui t’attire dans cette catégorie ?

Disons que c’est plus une question de sensibilité, je veux faire en sorte que mon regard croise d’autres régions du monde et en rapporte des images. Une sorte de contribution modeste à une meilleure compréhension de ce qui se passe ailleurs. La photo a une force considérable dans les sociétés de masse, elle est diffusée à une vitesse incroyable et touche tout le monde. L’image d’un massacre va montrer l’horreur, celle d’une femme battue, la violence ou celle d’un enfant au travail, l’injustice et tout le monde peut saisir le message, comprendre le langage de la photo.

 

Le photo-reportage est un domaine qui peut parfois amener à voir et à photographier des scènes très difficiles, cela ne te fait pas peur ?

Je suis une personne assez sensible mais au-delà de ça, ce qui me fascine, ce sont les relations humaines, les Hommes en général et c’est ce que je veux partager. Idéalement, essayer d’introduire de l’humanité dans ces images pour qu’elles puissent parler à ceux qui les regardent.

 

Quand considères-tu qu’une de tes photographies est bonne ?

Pour moi, la photo est une perception du réel, ce n’est pas le miroir du monde, elle en est une image, un fragment de la réalité que j’ai choisi, une orientation à un moment donné pour une personne donné.

 

 


Ce n’est pas un peu trop imposer ta vision?

Non, même si elles sont une part de mon histoire et que plus j’avance, plus elles parlent, c’est important pour moi qu’elles ne soient pas trop bavardes! Je veux que mes photos évoquent des choses, suggèrent, racontent mais n’