entre nous
Que fait la justice ?
« De la cellule invisible au terrorisme invisible »
Dans l'affaire du « groupe de Tarnac », l'instrumentalisation consentie de la justice - à la suite d'une opération de « police réalité » opportunément médiatisée par la ministre de l'Intérieur - semble avoir atteint son paroxysme.
Pour mémoire, après avoir subi une garde à vue dérogatoire de 96 heures, neuf personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » (dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV). Cinq ont été incarcérées et les autres placées sous contrôle judiciaire.
Le 2 décembre, trois des 5 incarcérés ont été libérés sous contrôle judiciaire. Tandis qu'Yldune Lévy et Julien Coupat, chef-e-s des « anarcho-autonomes » restent prisonnier-e-s.
L'infraction de dégradation est dans cette affaire passée au second plan. La première étant la supposée appartenance à un groupe plus ou moins organisé menant une entreprise de critique sociale.
Le 19 décembre 2008, le juge des libertés et de la détention (JLD) ordonne la remise en liberté de Julien Coupat. Le parquet pose un référé-détention. Julien reste en prison. Yldune, elle n'a toujours pas vu de juge d'instruction et doit donc être maintenue prisonnière.
Mercredi 14 janvier 2009, après maintes demandes de remise en liberté, le juge d'instruction antiterroriste en charge de ce dossier ordonne la remise en liberté de la jeune femme, détenue à la maison d'arrêt de Fleury Mérogis. Mais le parquet fait appel sous forme d'un « Référé-Détention »... Enfin, la cour d'appel de Paris a ordonné, vendredi 16 janvier 2009 la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'Yldune Levy (mais suspens, à nouveau le parquet fait appel...).
Le même jour, la demande de Julien Coupat a été rejetée par le JLD . Il est pourtant mis en examen pour les mêmes motifs qu'Yldune Lévy : « destruction en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste ».
Des neuf personnes soupçonnées d'avoir saboté des lignes SNCF à grande vitesse et mises en examen, il est le seul à rester en détention.
Nous dénoncons l'entêtement de la Ministre de l'Intérieur et du Parquet de Paris à vouloir maintenir Julien en prison et une qualification des faits volontairement disproportionnée.
Mais c'est quoi cette arnaque ?
Nous réclamons la libération de Julien Coupat
Nous réclamons la requalification des faits pour tous !
Pour signer la pétition : http://www.soutien11novembre.org/
Plus d'info sur : www.chalon-oxygene.org
Entre-nous : C'est vous qui le dîtes !
"Terroriste : c'est quoi cette arnarque ?" - Action du S'Tarnac Mardi 20 janvier de 14h à 18h sur les marches du Palais de justice à Chalons/S
20 jan 2009 - Farid GHEHIOUECHE
Yldune sort, Julien reste en prison Que fait la justice ?
« De la cellule invisible au terrorisme invisible »
Dans l'affaire du « groupe de Tarnac », l'instrumentalisation consentie de la justice - à la suite d'une opération de « police réalité » opportunément médiatisée par la ministre de l'Intérieur - semble avoir atteint son paroxysme.
Pour mémoire, après avoir subi une garde à vue dérogatoire de 96 heures, neuf personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » (dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV). Cinq ont été incarcérées et les autres placées sous contrôle judiciaire.
Le 2 décembre, trois des 5 incarcérés ont été libérés sous contrôle judiciaire. Tandis qu'Yldune Lévy et Julien Coupat, chef-e-s des « anarcho-autonomes » restent prisonnier-e-s.
L'infraction de dégradation est dans cette affaire passée au second plan. La première étant la supposée appartenance à un groupe plus ou moins organisé menant une entreprise de critique sociale.
Le 19 décembre 2008, le juge des libertés et de la détention (JLD) ordonne la remise en liberté de Julien Coupat. Le parquet pose un référé-détention. Julien reste en prison. Yldune, elle n'a toujours pas vu de juge d'instruction et doit donc être maintenue prisonnière.
Mercredi 14 janvier 2009, après maintes demandes de remise en liberté, le juge d'instruction antiterroriste en charge de ce dossier ordonne la remise en liberté de la jeune femme, détenue à la maison d'arrêt de Fleury Mérogis. Mais le parquet fait appel sous forme d'un « Référé-Détention »... Enfin, la cour d'appel de Paris a ordonné, vendredi 16 janvier 2009 la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'Yldune Levy (mais suspens, à nouveau le parquet fait appel...).
Le même jour, la demande de Julien Coupat a été rejetée par le JLD . Il est pourtant mis en examen pour les mêmes motifs qu'Yldune Lévy : « destruction en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste ».
Des neuf personnes soupçonnées d'avoir saboté des lignes SNCF à grande vitesse et mises en examen, il est le seul à rester en détention.
Nous dénoncons l'entêtement de la Ministre de l'Intérieur et du Parquet de Paris à vouloir maintenir Julien en prison et une qualification des faits volontairement disproportionnée.
Mais c'est quoi cette arnaque ?
Nous réclamons la libération de Julien Coupat
Nous réclamons la requalification des faits pour tous !
Pour signer la pétition : http://www.soutien11novembre.org/
Plus d'info sur : www.chalon-oxygene.org
Tableau_du_programme_d_actions_Verso_VF.pdf [ 70.76 Ko ] |
cinquième_tract_recto_VF.pdf [ 102.80 Ko ] |
commentaires
- Mais qui donc voulait dans le passé "terroriser les terroristes ? " Il y en a encore,ce n'est pas possible. j'ai dû râter un épisode.
Une terroriste que l'on relâche moins de trois mois après avoir été arrété,je n'y comprends plus rien.
Quelle justice ! Alllez Rachida tiens le coup quand même .
par edgarsito le 24 janvier 2009 - on dirait que de nos jours la notrion de scandale n'existe tout simplement plus...
En d'autres temps la mobilisisation aurait surement été massive et la démission au bout de ce qu'on nomme responsabilité.
par job le 21 janvier 2009 - Soyons bref : la justice est manipulée,elle n'est pas indépendante.
Concernant cette libération : tant mieux.
Que les magistrats arrêtent de se plaindre sur leurs manques de moyens, ils feraient mieux de se plaindre justement de l'absence d'indépendance.
par GENEVOISjeanDominique le 21 janvier 2009
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