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mardi 2 septembre 2014

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Trois nouvelles expositions inaugurées au Musée Niepce à Chalon

21 juin 2014 - par Josserand Pascale et Patrice

Une collection et deux artistes photographes plasticiens orneront les murs du Musée Niepce cet été.
Les invités étaient venus fort nombreux malgré le mondial de foot et le deuxième match de l’équipe de France en ce vendredi, jour de l’inauguration des nouvelles expositions présentées au musée jusqu’en septembre.

 


La première salle consacre le travail de Roger Ballen. Cet américain d’origine, établi à Johannesburg en Afrique du Sud, présent ce vendredi soir, offre au regard du public « Asylum of the birds ».

 


Asile, refuge ou lieu d’enfermement, cette série a été réalisée dans une demeure aux abords de Johannesburg, lieu tenu secret et transformé pour l’occasion en scène théâtrale dans laquelle cohabitent humains, animaux et objets. Cette communauté hétéroclite nourrit l’imagination du photographe dont le rendu par l’image dans un style unique interpelle ou dérange le public mais pose sans conteste la limite entre l’humanité et l’animalité.

 


Cette mise en scène en NB nous met en relief avec notre propre subconscient tel un miroir face à notre reflet. Glauque diront certains. A voir sans aucun doute pour nous confronter à notre propre nature mais aussi admirer l’esthétisme graphique des photographies et au-delà... ce que chacun voudra y découvrir dans une atmosphère très intimiste.
Et comme l’a évoqué Roger Ballen dans son allocution : « les bonnes photos n’ont nul besoin du langage pour s’exprimer. L’image va au-delà des mots. »

 

 


La deuxième salle accueille un fragment de la collection de la Fédération Nationale d’Achat des Cadres plus connue sous le nom de FNAC. 50 ans d’amour déposé au Musée Niepce par l’enseigne de vente de produits culturels qui, dès 1956 s’est fortement investie dans la promotion du médium photographique car rappelons-le, dans ces années-là et jusqu’en 1970-1980, il n’y avait pratiquement pas d’expositions photos et peu de musées dédiés à cet art. A son apogée, la FNAC, c’était 42 galeries et 340 expos par an pour 200 000 visiteurs qui ensuite trouvaient des rayons bien achalandés en produits. Ces vertus incitatives ont ainsi permis de découvrir au plus grand nombre les photographies.

 

 


Le pluriel est intentionnel car la collection de la FNAC, ce n’est pas la photographie mais les photographies : photographies de guerre, photographies de mode, les humanistes, les photo-reportages, les artistes plasticiens…

 

 


Et sur les murs du musée pour cet opus, le visiteur admirera les œuvres des plus grands photographes : Henri Cartier Bresson, Gisèle Freund, Abbas, Mondino, Douglas Kirkland, Christine Spengler, Salgado, Depardon, Dieuzaide, Giacomelli, Boubat, Koudelka, d’Agata, William Klein, Erwitt, Annie Leibovitz, Saudek, Parr pour n’en citer que quelques-uns et qui ont immortalisé Burroughs, Kerouac, Simone de Beauvoir, Truman Capote, Mick Jagger, Marlon Brando, Marilyn Monroe, le Che, l’Iran…

 

 

Bref : l’histoire de la photographie en une collection.
Car comme l’a souligné la créatrice de cette collection, le but était de consacrer les grands photographes mais aussi de promouvoir les jeunes artistes et le dépôt de cette prestigieuse collection au Musée Niepce s’inscrit dans cet état d’esprit : la protéger et la faire vivre en France et à l’étranger par le biais d’expositions.
La troisième salle présente cette année non pas la collection de »petites photos » comme il les qualifie lui-même mais l’œuvre propre de l’artiste Patrick Bailly-Maitre-Grand : « sa peau, sa vie » pour le citer.

 

 


110 photos exposées, 110 photos offertes en donation au Musée Niepce car « le lieu est une banque centrale, la banque centrale de l’outil photographique, des techniques photographiques et des artistes », affirmera-t-il lors de son intervention orale.
Mais qui est réellement PBMG ? Un scientifique, un physicien, un chimiste, un peintre, un collectionneur, un plasticien, un peu tout ça et surtout un photographe depuis les années 1980.
Lassé de la peinture, l’artiste est venu à la photographie jugée plus scientifique ; il éprouve une véritable fascination pour les possibilités techniques offertes par la photographie. Il crée des œuvres en analogique exposées dans les plus grands musées : le MoMa à New York, le Centre Pompidou à Paris, le musée d’art moderne de Strasbourg, le Victoria Museum de Melbourne et … le musée Niepce à Chalon sur Saône où il nous dévoile ses images adossées à l’histoire de la science en un jeu instructif de lumière mise en matière et de matière en lumière, de cinétique, de périphotographie, de strobophotographie, de daguérréotype, de monotype direct, de gélatine, de rayogramme, de virages chimiques et autres inventions de son cru empreintes de nombres, de hasards, d’objets...

 

 


Cette inauguration fut l’occasion pour le maire Gilles Platret de souligner la vocation première du musée Niepce: « un lieu vivant, un lieu qui donne la place aux artistes par d’extraordinaires expositions qui nous interpellent, nous poussent dans nos retranchements ; mais aussi un lieu de dépôts et de conservation de trésors photographiques ». Et de rappeler que « depuis 40 ans, le Musée a offert au public et aux artistes un lieu d’accueil – une spécificité propre à Chalon et qui fait de la ville une place majeure de la photographie. »

 

 


Puis l’édile a affirmé la volonté de la nouvelle équipe municipale non seulement de « s’inscrire dans la continuité mais de faire de la ville de Chalon sur Saône la capitale de la photographie au niveau national et au-delà. »
A ses yeux, « la conjoncture est très favorable car la photographie est un art qui monte en puissance et Chalon est en position pour devenir cette capitale de la photo et en a l’ambition. »

 

 


Sans pour autant dévoiler les projets qui offriraient à Chalon et au musée une dimension nouvelle, Monsieur Platret a rappelé au public la prochaine célébration du bicentenaire des premiers essais de Nicéphore Niepce et « l’opportunité de saisir cette occasion pour inscrire Chalon dans le paysage photographique. »

 

 

 

Avant de conclure : « Le temps est porteur, les évènements convergents pour des enjeux économiques et culturels forts pour la ville ».

 

 


Le conservateur du musée clôtura cette soirée inaugurale par ces quelques mots : « le musée offre au regard du plus grand nombre les créations contemporaines et contribue ainsi à la fabrication de l’œil photographique du public. Ainsi, le musée Niepce participe à la lutte contre l’ignorance. »

 

Suite du reportage :  Trois nouvelles expositions inaugurées au Musée Niepce 2 -

 



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