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Solidarité et mobilisation citoyenne à Nolay, pour Agim, Blerta et leurs deux enfants

13 sept 2018 - Daniel DERIOT

Les uns arborent un tee shirt avec la mention « Sauvons Agim et Blerta », d'autres sont venus avec des dessins d'enfants, côte à côte des commerçants, des parents d'élèves, des citoyens de Nolay et des environs, ainsi que des élus ont participé au quatrième rassemblement de solidarité , mercredi en début de soirée.


DES AFFICHETTES ET UNE BANDEROLE AU CENTRE VILLE
Des commerçants ont placardé des affichettes en guise de solidarité, une banderole a été apposée dans l'appartement dans lequel ont résidé Agim, Blerta et leurs deux enfants âgés de 4 ans et deux ans. Ils ont habité un appartement jusqu'au 16 Juillet, date leur expulsion mais aussi date des premières manifestations citoyennes. Tout d'abord, devant les locaux de la brigade de la gendarmerie, puis en soirée, au centre ville. « Juridiquement, ils sont dans les clous avec une I.R.T.F ( Une interdiction de retour sur le territoire Français ), mais humainement c'est inacceptable », résume un membre du collectif citoyen Nolaytois. « Inadmissible, car cette famille est menacée de mort au Kosovo et incompréhensible car cette famille, était parfaitement intégrée dans la vie locale »...


AU DESSUS DU «  CAFE DE FRANCE » ...C'EST PLEIN DE SYMBOLES
« Tout a été laissé dans l'ordre dans l'appartement  » relève Rachid Bensaci, l'un des membre actif du collectif. « Leur appartement, c'est juste au dessus du café de France, cela représentait les valeurs d'accueil, de fraternité, de solidarité », poursuit Rachid.
« Leur objectif, c'est de revenir vivre ici » a noté un intervenant, mercredi soir.
Depuis deux mois, bien des actions ont été entreprises : à Nolay, lors d'une rencontre sportive ( initiation à l'aviron) des fonds ont été récoltés, des flyers et pétitions ont circulé pour « Chalon Dans la Rue » et sur le campus de l'Université de Dijon. Un concert a eu lieu à Saint Gervais les Couches.


UN RENDEZ-VOUS AVEC LE SOUS PREFET DE BEAUNE...LE SENATEUR F PATRIAT ALERTE
Le collectif bénéficiant des soutiens de nombreux élus du secteur, n'a pas manqué d'alerter le Sénateur François Patriat. Ce dernier, a été député du secteur, il y a quelques années déjà. Le député, Didier Paris a été informé du dossier. Une audience a été demandée avec le Préfet de Région. Dans quelques jours, c'est le Sous-Préfet de Beaune, qui recevra une délégation du collectif de soutien.


DES REACTIONS D'ELUS …ET CELLES D'HABITANTS


JEROME FLACHE – MAIRE DE NOLAY : «  Le sujet des réfugiés a été évoqué, il y a environ 3 ans, pour la première fois. A l'époque la préfecture avait un souhait, celui d'héberger des gens qui se trouvaient alors à Calais. Ce sujet a été discuté au sein du conseil municipal, nous avons alors émis un avis favorable à l'accueil de réfugiés. J'avais rencontré mon collègue de Pouilly en Auxois. Le sujet de l'hébergement est revenu, il y a un an, alors que l'association Odysée de Beaune était à la recherche de logements pour réfugiés. C'est ainsi qu'une famille est arrivée dans notre commune. En mai dernier, j'ai été alerté par le collectif de solidarité, sur un éventuel risque d'expulsion.


« UN DIALOGUE DE SOURD ET LES CONTRADICTIONS DE L'ETAT »
« Ce qui m’inquiète, c'est l'attitude de l'Etat » résume le maire de Nolay. « Tantôt, l'Etat sollicite les maires et les élus pour trouver un hébergement, tantôt l'expulse une famille parfaitement intégrée, qui ne posait pas de problème, il y a un double discours et un dialogue de sourd »...


PAUL BECKER , MAIRE DE TAILLY «  C'est aberrant d'expulser des parents, des enfants qui vivaient sereinement »


SERGE GRAPPIN , MAIRE DE SAINT ROMAIN : « Dans ma vie professionnelle d'enseignant, j'ai travaillé au Koso, je connais la situation d'insécurité dans ce pays ».


JACKY ROYET , PREMIER ADJOINT AU MAIRE D'EPERTULLY : «  Je suis présent depuis la première mobilisation. Il y a eu un concert le 15 Août dernier à Saint Gervais les Couches. Les bénéfices seront remis au collectif pour soutenir la famille ».


FLORENCE ET FRANCOISE : « Nous avons des contacts avec la famille 2 à 3 fois par semaine. Ils ont peur. Ils vivent cachés. Seul le papa sort. Il craint les représailles de la famille de Blerta ».


RACHID BENSACI : « La famille doit vivre en liberté et en sécurité, dans notre localité, c'est notre objectif, même si nous étudions d'autres alternatives pour concilier liberté et sécurité, leur choix, nous le partagerons. N'oublions pas que depuis 2011,Agim et Blerta , vivent avec la peur au ventre ».

 

 


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