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lundi 8 septembre 2008

Bonne Fête Nativité

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entre nous

Entre-nous : MUSIQUES

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Sauvetage de l'ARROSOIR - Communiqué n°3 : Ni sauvé, ni perdu : Il faut TENIR !

  

Ni sauvé, ni perdu : Il faut TENIR !

 

Un mois s'est écoulé depuis que le CA de l'Arrosoir a décidé d'arrêter l'activité du lieu et d'annuler les 23 concerts prévus de janvier à juin. Nous avons expliqué en détail les raisons de cette décision dans des communiqués, et plusieurs médias (le JSL, France Bleu Bourgogne, France 3 Bourgogne, Jazzman, Citizen Jazz, Vivre à Chalon.com, Radio Campus, La Lettre du Spectacle etc...) ont largement fait écho à cette crise qui menace directement notre existence.
Dans le même temps, un formidable mouvement de solidarité et de soutien a pris corps. Il nous a tout d'abord fait chaud au cœur, en confirmant un attachement largement partagé à ce si beau lieu et aux actions culturelles autour des musiques que nous aimons et faisons découvrir.
Ensuite, cet élan est aussi un élan financier vital, puisqu'il est parvenu pour l'instant à nous maintenir la tête hors de l'eau et à nous éviter de remettre notre sort entre les mains d'un administrateur judiciaire.
Depuis le 14 janvier, les réponses à l'appel à souscription que nous avons lancé nous ont ainsi permis de verser sur le compte de l'Arrosoir la somme de 6930 euros. Le plus gros contributeur est notre public et nos sympathisants, c'est-à-dire l'ensemble de tous les particuliers qui nous ont fait parvenir un chèque, chacun à la mesure de son désir et de ses moyens. Le total de vos aides s'élève à ce jour à 2880 euros. La Fédération nationale des Scènes de jazz nous a fait parvenir pour sa part la somme de 2800 euros, collectés sur tout le territoire, dans chacun des lieux adhérents. L'association les Musicaves de Givry nous a fait don de 1000 euros, à savoir la moitié du bénéfice qu'elle a réalisé lors de son dernier festival. A Chalon, deux associations culturelles importantes sont à nos côtés, la Bobine et notre très ancienne complice , Musique Pluriel, qui nous a adressé un chèque de 250 euros.

Par ailleurs, l'aide prévue de la SACEM pour 2007 (soit 3000 euros) est arrivée également durant cette période, de même que l'avance de la Ville de Chalon que nous percevons chaque année à cette époque, au titre de la subvention qu'elle prévoit de nous attribuer lors du vote du prochain budget primitif, fin février. Cette année, cette avance est de 5025 euros.

C'est donc au total, depuis le 14 janvier, la somme de 14955 euros que nous avons versée à notre compte, pour moitié d'origine institutionnelle et pour moitié fruit de la souscription.
Cet argent nous a permis de résorber notre découvert et de payer les salaires de Claude SPITERI et Gilbert SCHEID pour décembre et janvier, ainsi que les charges, afin de ne pas ouvrir de contentieux avec l'URSSAF. C'est ce cap qu'il nous faut maintenir. Le 20 février, arrivé au terme de 24 mois de contrat en CAE, Gilbert ne sera plus salarié de l'Arrosoir. Dans quelques mois, notre souhait le plus cher est de le retrouver sur un CDI. Pour cela, il faudra que l'ensemble de nos partenaires s'accorde sur un financement normal de notre activité. Il faudra surtout que le premier d'entre eux, la Ville de Chalon, consente enfin à mettre l'argent nécessaire si elle veut conserver dans son offre culturelle un lieu reconnu nationalement mais qu'elle ne finance jusqu'ici que marginalement.

A cet égard, les propos tenus par Patrick Bacot mercredi 30 janvier lors de l'AG exceptionnelle de l'Arrosoir sont venus à point nommé remettre les idées en place et les chiffres en tête. Le président de la Fédération nationale des Scènes de jazz a rappelé cette évidence : pour une salle comme l'Arrosoir, avec 35 concerts par an et de nombreuses actions culturelles, la norme, c'est deux salariés et un budget entre 150 et 200 000 euros, avec une participation du « chef de file » de l'ordre de 60 000 euros.
Ouf ! On a beau savoir que nul n'est prophète en son pays, il est peu de dire que ça fait du bien d'entendre exposer simplement, comme une banalité, la réalité de ce que nous nous épuisons à dire depuis tant d'années ! Ce constat, tous les participants à l'assemblée générale l'ont entendu et il confirme que les demandes de l'Arrosoir envers la Ville de Chalon sont « normales » et décentes. Il établit que nos reproches d'un sous-financement de l'Arrosoir ne sont pas injustes et vindicatifs, mais bel et bien fondés, au regard des contributions observées ailleurs sur des structures tout-à-fait comparables à la nôtre. L'annonce faite très récemment par la Ville de porter sa subvention de 20300 à 25000 euros pour 2008 confirme qu'elle est encore très loin de prendre conscience de cette anomalie.

Pour arriver enfin à ce fonctionnement « ordinaire », il nous faut encore tenir plusieurs mois. Nous devons absolument parvenir à payer le salaire de Claude, les charges salariales, ainsi que les dettes les plus urgentes. Nous attendons à cet égard un geste d'urgence significatif du Conseil Général, seul partenaire avec qui nous avons pu signer une convention sur des objectifs et un cahier des charges clairement définis.

Si nous ne disparaissons pas, le Conseil Général sera rejoint dans cette démarche par la DRAC Bourgogne qui vient de nous proposer une convention triennale 2008-2011, avec une subvention garantie de 10 000 euros par an.
C'est bien sûr moins que les 15 000 euros attribués ces dernières années, mais dans un contexte de fort retrait de l'Etat, cette proposition peut être interprétée comme un signal clair de reconnaissance par la DRAC du travail mené par l'Arrosoir et un signe donné aux autres partenaires. Nous nous attendions franchement à de plus mauvaises nouvelles de ce coté là. Dont acte.

Tenir, donc, tenir absolument. Tenir comme une note jouée en respiration circulaire, sans reprendre son souffle, jusqu'à pouvoir inspirer un air enfin débarrassé du moisi de la précarité.

Tenir en musique aussi. Nous rappelons que les deux concerts en Bourgogne (Nevers et Auxerre) de Giovanni MIRABASSI ont été convertis par les lieux d'accueil en concerts de soutien, dont les recettes seront versées à l'Arrosoir. Et puis bien sûr nous vous attendons avec impatience les 28 et 29 février, 1er et 2 mars prochain, pour ces quatre jours baptisés « SolidArrosoir Festival ».

Le casting en sera époustouflant. Y viendront jouer à titre gracieux : Didier LEVALLET, Claude BARTHELEMY et Franck TORTILLER, les trois derniers directeurs de l'Orchestre National de Jazz, le Trio Apollo de l'ARFI (Jean-Luc CAPPOZZO, Jean-Paul AUTIN et Alain GIBERT), le trio Hradcany ( Serge ADAM, Philippe BOTTA et David VENITUCCI), Yves ROUSSEAU, Alain BLESING, Senem Diyici, Daunik LAZRO, Didier PETIT, Dominique PIFARELLY, Patrick VAILLANT, Patrick RUDANT, Eric BIJON, le Trio Résistances (Benoît KELLER, Bruno TOCCANE, Lionel MARTIN), le Duo Zamri, La Bête à Bon Dos, l'Impérial du Kikiristan, Xavier GARCIA et Lucia RECCIO, Jean-François MICHEL, Djivilli quartet, Swing Folie ( David FOUCARD, Nicolas MINARD, Thibault FRANÇOIS) ... Le programme définitif sera bientôt publié.

Ensuite nous tiendrons une nouvelle assemblée générale le mercredi 19 mars, pour présenter nos comptes et débattre de l'avenir de l'association et du lieu.
Le 23 avril, ce sera la Table Ronde où nous accueillerons tous nos partenaires (Ville de Chalon et agglomération, Département, Région, Pays du Chalonnais, DRAC, SPEDIDAM, SACEM, CRJ, CNV) afin de discuter et établir ensemble un véritable plan de relance de l'Arrosoir.

Dans les semaines qui suivront cette réunion, selon les engagements qu'auront pris les uns et les autres, selon aussi les premières manifestations concrètes de ces engagements (qui pour des raisons évidentes de trésorerie devront être rapides), le CA de l'Arrosoir devra alors prendre une nouvelle décision.

Ce sera la plus lourde de l'histoire de l'association. Il devra dire s'il estime que les propositions qu'il aura reçues sont ou non de nature à redémarrer l'activité sur des bases saines. Si ça n'était pas le cas, alors le CA de l'association, qui est seul souverain en la matière, décidera d'apurer le passif et de procéder à la dissolution du Jazz-Club de Chalon.

Tout ce que nous faisons à l'Arrosoir depuis 16 ans est inspiré par l'amour de la musique et de la vie. Ce scénario là, nous mettrons toute notre énergie à l'éviter, et nous savons pouvoir compter sur vous tous. Nous vous adressons un profond merci pour tout ce que vous avez déjà fait. A très bientôt.


Le 7 février 2008, les membres du CA de l'Arrosoir :

Suzanne KAYSER, Cécile AUBERT, Céline TAMBURINI, Pierre PHILIBERT, Stéphane WARNET,

Cyril BONNIER, Philippe PERROUSSET, Patrick SIROP, Michel GILLOT, Robin LIMOGE.

Les deux salariés de l'Arrosoir : Claude SPITERI et Gilbert SCHEID.

 


 

Bon de souscription
« Pour éviter la liquidation de l’Arrosoir / Jazz club »

 

 

Je verse la somme de ………………………………………………………………… euros

Pour permettre à l’Association Jazz Club / l’Arrosoir d’éviter la liquidation judiciaire et lui permettre de régulariser sa situation en réglant ses dettes.

 

En faisant cette action, je me porte solidaire de sa situation et souhaite une relance du projet.

ARROSOIR / Association Jazz Club

Bureau : 5 place du théâtre – 71100 Chalon-sur-Saône – 03 85 48 86 88 – arrosoir.jc@wanadoo.fr

Salle Concerts et Spectacles : 11 impasse de l’ancienne prison – 71100 Chalon-sur-Saône

licence d’Entrepreneur de Spectacles : 1-145062, 2-145063, 3-145064

 
11 fév 2008 - L'Arrosoir






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