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Saône-et-Loire - L'environnement...ça commence à bien faire !

SALON DE L’AGRICULTURE : « Je voudrais dire un mot sur toutes ces questions d’environnement. Parce que, là aussi, CA COMMENCE A BIEN FAIRE …. » - Nicolas SARKOZY

NON, Mr SARKOZY, L’AVENIR POUR L’AGRICULTURE PASSE BIEN PAR LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PRIX REMUNERATEURS POUR LES PRODUCTIONS

Parce que la majorité des paysans s’enfoncent autant que d’autres citoyens dans une crise structurelle les conduisant à la précarité, le Pt de la République voudrait faire croire que c’est en se prenant aux mesures survivantes du « Grenelle de l’environnement » qu’il les sortira de la panade où les ont mis des décennies de productivisme intensif soutenu par son syndicat majoritaire, la FNSEA.


En demandant aux ministres de l’agriculture et de l’écologie de réviser à la baisse les mesures préconisées par le Grenelle, notamment la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018 ( Plan Eco-phyto ), le président renie les engagements, pourtant très modérés, votés par le Parlement. Il « oublie » les principaux responsables : l’agro-industrie, les banques et les grandes surfaces qui étranglent les paysans.


FNE et la CAPEN 71 rappellent que la protection de l’eau, des sols, de la biodiversité est une condition primordiale pour la pérennité économique de l’agriculture. Demain, elle constituera la principale justification des subventions européennes, qui constituent l’essentiel des revenus des agriculteurs. Opposer agriculture et environnement revient à condamner l’agriculture en l’éloignant des attentes des consommateurs et des citoyens.
Réduire l’utilisation des pesticides est donc dans l’intérêt des agriculteurs : ils en sont d’ailleurs les premières victimes sur le plan sanitaire.


Le projet de loi de modernisation de l’agriculture, qui doit être examiné après les élections régionales, a déjà abandonné l’idée d’une certification des exploitations de haute valeur environnementale assortie d’un crédit d’impôts qui aurait permis de concilier la protection de l’environnement et la survie des exploitations.
Les 800 millions d’euros « promis » au Salon seront certainement versés – s’ils le sont un jour – aux mêmes exploitations prétendument « viables ». Cette mesure ne permettra pas d’enrayer les faillites.
La France reste bien loin des autres pays européens en matière de progrès – et d’efforts – environnementaux en agriculture, particulièrement pour l’agriculture bio, menacée par les OGM.

La vigne et le maïs restent les grands pourvoyeurs de pesticides en S&L, qui est particulièrement concernée par ce recul annoncé par SARKOZY : les eaux superficielles et souterraines sont déjà contaminées de manière chronique. Les sols également. Maintenant, c’est l’air que nous respirons qui va l’être.


Car après la chrysomèle du maïs en Bresse, ayant conduit en 2007 et 2009 à un massacre des abeilles et à des effets sanitaires sur la population encore inconnus par épandage aérien de pesticides (*), voilà la cicadelle de la vigne qui apparaît sur la Cote chalonnaise et pour laquelle il est également question d’épandre ces mêmes pesticides…alors que de l’eau chaude et le soleil suffisent pour combattre la « florescence dorée ».

T.GROSJEAN
Président

(*) Autorisé par la préfecture bien qu’interdit par la loi….allez comprendre.. !

 

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