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Saône et Loire: "Une vie. Au vingtième siècle, des combats. Continuons" d'André Faivre

5 jan 2012 - DERIOT Daniel

André Faivre est un personnage. Aujourd'hui vétéran du Parti Communiste Français, il a été durant un quart de siècle "Le patron " des communistes de Saône et Loire en qualité de Premier Secrétaire Fédéral mais aussi durant près de trente années élu à Montceau les Mines, les mémoires qu'il vient de publier étaient attendues. Candidat à de nombreuses reprises à différentes élections, il a conduit une liste aux municipales à Chalon, en mars 1971. Il a été aussi Président de l'amicale des locataires aux Aubépins.


UNE VIE DE MILITANT
Personnalité de notre département qu'il affectionne particulièrement. Ce natif du canton de Cuisery a parcouru les différents points de notre département, tout d'abord en qualité de militant. C'est à la sortie de la seconde guerre mondiale que ce fils de maçon, lui même employé dans une entreprise artisanale, rejoint le P.C.F dont il a été plus tard membre du comité central durant une dizaine d'années.


Ce proche de Waldeck Rochet mais aussi de Gaston Plissonnier, deux figures nationales du P.C.F, originaires de Bresse, évoque la vie des siens, celle liée à la paysannerie de l'entre-deux-guerres mais aussi au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Il revient sur ses engagements politiques bien sûr, mais aussi associatifs aux côtés des locataires, des parents d'élèves à Montceau. Cet ouvrage est rempli d'anecdotes.


UNE LONGUE CARRIERE D'ELU
C'est en septembre 1973 que M. Faivre accède au conseil général, il y restera jusqu'en 2001. Il est élu dans le nouveau canton de Montceau-Sud qui comprend aussi la commune de Saint Vallier. Un canton de gauche. En 1977, dans le cadre d'un accord national PS-PCF, M. Faivre conduit la liste d'Union de la Gauche face à André Jarrot, M. Faivre est élu au conseil municipal. Dans la foulée, il devient aussi premier vice-président de la Communauté Urbaine Le-Creusot-Montceau aux côtés du maire du Creusot Camille Dufour, puis siège au conseil régional. L'auteur revient sur les différents épisodes, sur ces batailles au conseil général présidé alors par M. Philippe Malaud ou encore à Montceau, lors d'une campagne cantonale particulièrement animée puisqu'elle suscite le déplacement de plusieurs ministres et parlementaires pour tenter de "déboulonner" le communiste M.Faivre.


Adjoint du socialiste Didier Mathus, André Faivre a toujours été un "élu unitaire, exigeant mais fidèle". André Faivre n'oublie pas de citer et de rendre hommage à plusieurs de ses collègues au conseil général : André Juillard qui a été aussi Maire de Saint Martin en Bresse ou encore Louis Cantat de Digoin , François Chapuis élu durant de longues années à Toulon Sur Arroux.

 


FAIRE REVIVRE DES PERSONNAGES DE BRESSE
Pétri d'idéaux, André Faivre s'est retiré dans sa Bresse natale depuis une décennie déjà. Mais le militantisme l'a poussé vers d'autres engagements au sein d'Attac ou encore au sein d'un comité pour la défense des valeurs républicaines créées après l'élection présidentielle de 2002.

 


Depuis dix ans, André Faivre n'oublie pas de faire revivre des figures de Bresse qui ont marqué la vie intellectuelle et politique : Désiré Barodet, l'instituteur laïc, profondément républicain, condamné au bagne :Pierre Vaux, le poéte Auguste Buchot, Armand Girard ou encore Marie Guillot, institutrice militante, un temps révoqué , l'écrivain Pierre Blanchot et le pacifiste Gabriel Alix qui sont des "éclaireurs " et des "passeurs d'idées " pour les plus jeunes générations.
"Tout au long des pages, nous voyons s'exposer à la manière dont se forgent les choix de l'auteur, s'assument les revers et les échecs du militantisme communiste, se renouvellent les prises de positions et les combats" souligne Annie Bleton-Ruget, Professeur d'université dans l'avant-propos.

Dans la préface intitulée "En soufflant sur la braise", le directeur de la Rédaction du journal l'Humanité Patrick Apel-Muller relève "...Cette utopie qui proclamait têtue que tout homme se vaut, dans la tradition égalitaire de la révolution française, que nul n'est prédestiné à l'élite et que selon l'expression d'un dessin de Wolinski publié dans l'Humanité, rien n'est trop beau pour la classe ouvrière, a été un formidable moteur pour l'épanouissement de l'individualité....André Faivre a su se placer à bien des confluences qui donnent valeur à son témoignage."

x ) L'ouvrage est paru aux éditions ILV-vendu 18 euros. Il a déjà été présenté à Bantanges, Cuisery, Louhans-Montceau les Mines et le sera prochainement à Digoin

 

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