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Rencontre avec le photographe Carol Marc Lavrillier au Musée Niepce

2 oct 2014 - par Josserand Pascale et Patrice

En ce premier jour d’octobre, les Amis du Musée Niepce ont invité Carol Marc Lavrillier pour présenter à un public amateur de belles images son chemin de vie de photographe, éditeur, galeriste, collectionneur.


Et c’est un octogénaire au pas hasardeux mais au regard pétillant et à la passion toujours vive qui a dévoilé en un murmure, soutenu par sa charmante épouse, son amour pour le bel art.

 


Sa « jolie histoire » a débuté il y a longtemps, en janvier 1933.
Fils du célèbre graveur (médailleur comme il le souligne non sans fierté) André Lavrillier et de la sculptrice Margareta Cossaceanu (élève de Bourdelle), il ne put se résoudre à suivre les traces de ses parents trop talentueux dans leurs disciplines réciproques.
Mais, l’observation de leurs gestes lui apprit la minutie ce qui lui fut très utile dans son futur métier.

 

 

 


Photographe, il le devint un peu grâce à son père qui photographiait méticuleusement toutes ses créations : médailles et pièces dont sa pièce de cinq francs.
Né dans une famille d’artistes depuis de nombreuses générations, le jeune homme suivit les cours de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts.

 

 

Le point de départ de sa « vocation » fut sans contexte la confiance que lui accorda la veuve du sculpteur Bourdelle en l’autorisant à photographier l’atelier de son défunt époux. Cette « œuvre sur œuvre » fut une révélation pour lui. Il se consacra dès lors à photographier l’œuvre des autres.

 

 

Cette immersion dans la capture de leur création, détail par détail, par l’œil de l’objectif lui permit de comprendre, d’analyser, d’enquêter au plus profond de ce processus créatif, de cette pensée artistique.
« La photographie d’une œuvre d’art, c’est comme lire un livre », soufflera-t-il. « Une caresse du regard pour capter une œuvre ».
En 1957, suite à un drame familial épouvantable (le décès de sa jumelle) et une longue errance, ses pas le menèrent au musée Rodin où il découvrit « La porte des Enfers ».

 

 

Il travailla durant un an, tous les matins, perché sur des échafaudages (être un sportif de haut niveau passionné d’alpinisme lui fut d’une aide précieuse), dissimulé sous un grand dais noir pour mieux capter, photographier chaque détail. Ce long travail se heurta à une certaine frilosité des maisons d’édition et ce n’est qu’en 1988, qu’un éditeur osa le publier. Le livre obtint le Prix du meilleur livre de l’année, prix décerné par l’Académie Française.

 

 

Bien que non édité, ce travail sur Rodin lui valut une reconnaissance dans les milieux artistiques et lui ouvrit les portes de la célèbre revue artistique L’œil où il oeuvra une dizaine d’années à la rencontre des artistes : architectes, designers… « Ces gens qui travaillent dans le silence » souligne-t-il.

 

 

Ses photographies sur le Design publiées par un éditeur italien lui valurent une reconnaissance internationale qui lui ouvrit les portes pour des créations aux USA, au Japon…

 

 

Dans les années 1980, Carol Marc Lavrillier franchit une autre porte de l’art. Il s’aventura durant douze ans dans la représentation d’artistes (John Coplans, Alain Fleischer, Tony Catany…) en créant une galerie d’art, rue Maître-Albert à Paris : le Studio 666. Et se lança dans l’édition : Portraits d’artistes de Denise Colomb par exemple.

 

 

Dans cette longue vie de lutte comme il la qualifie lui-même, il dut pour survivre se consacrer parfois à la prise de vue publicitaire. Ainsi, il participa au catalogue de la Roche et Bobois, photographia des chaussures pour Roger Vivier, etc.
Il se consacra aussi à un long travail de mémoire en hommage à sa mère et, depuis son installation en Bourgogne du côté d’Autun, à des créations plus personnelles sur des objets, la nature, des traces avec toujours un regard, une vision, une histoire à dévoiler, une quête du beau, souvent rendue dans un flou car « l’image est en marche et le flou est un mouvement du temps qui accompagne quelque chose. » On reste toujours dans l’idée de la trace.

 

 

Patience et minutie sont pour notre photographe, les deux qualités nécessaires à la captation de la lumière, de l’image.
Pour cet homme qui avoue se laisser guider par son étonnement, la passion du travail bien fait s’exprime jusque dans ses tirages. Il tire peu mais passe beaucoup de temps dans son laboratoire a affiné et peaufiné le rendu de son image. Et ce rendu est magnifique comme le constata le public, admiratif après la projection, devant les grandes œuvres argentiques présentées lors de cette rencontre.

 


 

 


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