vivre-a-chalon : Une autre info à Chalon et dans le Grand Chalon

Le portail local de chalon sur saone, pour les chalonnais ... par les chalonnais

mercredi 26 juin 2019

Bonne Fête Anthelme

Photo de Chalon

photos

DITES-LE EN PHOTOS


Promenade dans la région Chalonnaise (2) : TOURNUS

11 juil 2014 - par Josserand Pascale

Tournus, pays d’art et d’histoire, terre de gastronomie
Porte d’entrée de la Bourgogne du Sud, Tournus, axe de transit important est située dans le prolongement du couloir rhodanien. Cette ville de 6000 âmes est réputée pour la beauté de ses paysages, sa gastronomie –festival des Francos gourmandes, chefs étoilés – et sa richesse patrimoniale.

 


On retrouve aux alentours de nombreux vestiges préhistoriques et mérovingiens qui sont autant de témoignages d’un peuplement très ancien. Occupée par les Eduens, contemporains de César et Vercingétorix, cette ancienne garnison romaine –ancien castrum romain – fut un haut lieu du Moyen Age dont l’histoire se confond avec celle de son abbaye, centre religieux et chef d’œuvre de l’art roman.

 

 

 
 


L’origine de l’abbaye remonte à l’an 177 quand Valérien fuyant les persécutions contre les Chrétiens vint se réfugier à Tournus. Là, il évangélisa de nombreux adeptes avant d’être exécuté et inhumé en 179 à l’emplacement de la crypte où son tombeau devint un lieu de culte clandestin.

 


Au 4e siècle, un oratoire fut construit sur la tombe de Saint Valérien. Ce n’est qu’au 6e siècle que Gontran, roi de Bourgogne implanta une communauté monastique bénédictine sur le lieu.
Le 19 mars 875, Charles II le chauve fait don du bâtiment religieux aux moines de Noirmoutier qui, fuyant les invasions vikings, se réfugièrent à Tournus avec les reliques de Saint Philibert. Ils eurent le privilège d’élire leur abbé par octroi du roi et s’autorisèrent à battre monnaie dès 889.

 

L’abbé Etienne élu en 960 est considéré comme le premier constructeur de l’abbaye Saint Philibert. En 979, les reliques de Saint Valérien furent déposées dans le petit autel au fond de la crypte et celles de Saint Philibert dans le chœur de l’église.
Le bâtiment connu dès lors de multiples extensions, réfections au cours des siècles et devint propriété de la commune en 1790. Protégé par les habitants, l’église ne fut pas détruite et le culte y fut restitué en 1802.
Sa crypte abrite une salle centrale à nefs voutées, un déambulatoire desservant 3 chapelles rayonnantes et 2 chapelles exigües, un puits.

 


L’église est composée d’un chœur cerné d’un déambulatoire abritant les vestiges d’une mosaïque du 12e siècle représentant les signes du zodiaque et les mois de l’année, un transept à chapelles, la nef à 3 vaisseaux précédée d’une avant-nef (ou narthex à 3 vaisseaux construite de 1028 à 1056). Au-dessus du narthex, on accède à la chapelle Saint Michel par un escalier en colimaçon qui abrite la soufflerie de l’orgue.

 


L’orgue du facteur Jehan d’Herville est venu se nicher dans l’encorbellement en 1629. Ce vaste vaisseau est un magnifique bijou accroché en nid d’hirondelles qui résonne encore au cœur de l’abbaye lors de concerts.
Après une flânerie au cloître, le visiteur peut contempler une exposition ou tout simplement l’architecture du réfectoire des moines avant de visiter la vieille ville, contempler l’Hôtel de ville bâti en 1777 suivant les plans de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, Emiland Gauthey, pousser jusqu’au musée du vélo et surtout découvrir l’Hôtel Dieu-Musée Greuze.
En 1661, transféré au centre-ville à l’initiative de l’abbé, futur cardinal Du Bouillon, l’Hôtel Dieu avait pour mission de porter assistance aux plus démunis. Le service d’accueil et de soins était assuré par les sœurs hospitalières jusqu’à sa désaffection en 1978. Il fut fermé définitivement en 1982 et réhabilité en musée.

 


Le curieux peut visiter les trois salles de malades dignes des Hospices de Beaune (une pour les femmes, une pour les hommes et une pour les soldats) et leurs lits clos à couvertures rouges, les plafonds de bois ouvragés, les deux chapelles (Saint Sacrement et Notre Dame à la voute quadripartite peinte), le jardin des simples où pousse les herbes médicinales, le vaisselier immense et ses étains et enfin l’apothicairerie.

 

Créée vers 1685, l’apothicairerie présente les pots en faïence des 17 et 18e siècles dans lesquels étaient entreposées les préparations médicinales fabriquées par les hospitalières. Il ne faut pas hésiter à lever les yeux pour contempler les angelots des peintures sur bois qui ornent les plafonds.

 


L’Hôtel Dieu abrite le musée hospitalier mais aussi la collection éclectique du musée Greuze.
Les salles d’archéologie présentent l’histoire du Tournugeois du paléolithique à la période mérovingienne avec des objets issus des chantiers de fouille aux alentours et offrent au regard des pièces rares telle cette trousse ophtalmologique.
L’art contemporain cotoie la peinture des écoles française, flamande et italienne du 15e au 20e siècle. La salle Greuze rend hommage à l’enfant du pays : dessins, tableaux, lavis, gravures…

 

L’enfant du pays, Jean Baptiste Greuze est né le 21 août 1725 dans la cité.
Très tôt, son père, maître-couvreur de profession, découvre le talent de son fils pour le dessin et l’envoie à Lyon se « performer » chez Charles Grandon.
Puis, Jean Baptiste Greuze s’installe dès 1750 à Paris où il suit les cours de Charles Joseph Natoire à l’Académie royale de peinture et sculpture. Il rencontre le succès dès 1755 avec son tableau « Le père de famille expliquant la bible à ses enfants ».

 


Il triomphe en 1761 au Salon de l’Académie avec « L’accordée au village » et en 1763 avec « La Piété filiale ». Il est admiré de Diderot qui loue la moralité de ses sujets « élevant l’âme du spectateur ».
Lassé des galanteries mythologiques, des nudités et autres thèmes à la mode, l’artiste peint les mœurs bourgeoises et populaires mais ses représentations hors des sentiers de l’Académie lui valent d’être écarté du statut prestigieux de peintre d’histoire. Il ne sera qu’un peintre de genre.
Vexé, Greuze n’expose plus à l’Académie mais dans son atelier.
Ses œuvres sont caractérisées par une gestuelle, une expressivité, une forme de sensualité dans des scènes de genre édifiantes (empreintes de morale), des portraits et des scènes historiques.
Peintre majeur et incontournable de son époque, il tombe en désuétude à la Révolution et meurt ruiné le 21 mars 1805 à Paris.

 

 


Riche de son histoire, de son patrimoine, Tournus a reçu en janvier 2010 le prestigieux label de « Pays d’art et d’histoire » attribué par le Ministère de la Culture en association avec les sites de Cluny, Lugny et Saint Gengoux le National.
Alors pourquoi se priver d’une petite virée aux beaux jours. Depuis Chalon : 30mn par la mythique Nationale 6 et 15 mn par l’autoroute. Au retour, une étape à mi-parcours à Sennecey le Grand et Laives (la petite chapelle Saint Martin qui domine la vallée, là-haut et le cœur du village).

 


 Voir sur V@C :

Promenade dans la région Chalonnaise : TOURNUS étape 1

 

 


Fermer
  • Web Collaboratif

Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.


 
468 page pub
LE FIL INFO EN DIRECT

EN UNE - SORTIR
NOUS CONTACTER

agenda FOCUS 

HUMEURS, & DÉBATS 
Lettre d'info

Nos billets
PHOTOS  BD
CINÉMAS
 
TV Portraits FAQ
LIRE Travaux Musique  GAGNEZ


 

 

Nos partenaires : Votre site internet Communication événementielle