entre nous

Entre-nous : ça se passe à Chalon !

Vous êtes ici :

Prise de parole CGT : "« Assez gavé les premiers cordés, assez privatisé, faut nationaliser et mieux payer ! »"

5 fév 2019 - L'union locale CGT Chalon
La prise de parole de la cgt de Chalon sur Saône,

Au départ :
Cher·es camarades
Depuis le 1er janvier 2019 plusieurs d’entre nous se sont déjà mobilisé·es sur des appels à la
grève sectoriels, car aucune administration publique ou entreprise du privé ne sont
épargnées. Les attaques sont multiples mais vont toutes dans le sens d’une exploitation
accrue des salarié·es de ce pays. Si la grogne monte chez les hospitaliers, chez les
enseignants, chez les postiers, dans les centres des finances publiques, la construction d’un
rapport de force à la hauteur du mépris de Macron pour les françaises et français qui se lèvent
tôt, ne nous a pas encore conduits vers la grève reconductible ou le blocage du pays. Car oui
Macron, son gouvernement, leur politique n’a qu’une seule oreille, celle de droite tournée
vers ce que leur dicte le grand capital via le MEDEF. C’est pourquoi je vous propose de finir
toutes et tous ensemble devant ce dernier pour lui faire comprendre que nous savons bien
qui se cache derrière le pantin macron.
Devant l’hôtel des impôts :
Un mouvement de protestation sur le prix trop élevé du carburant a pris naissance le 17
novembre. Depuis, faute de réponse présidentielle à la demande des citoyen·nes, le
mouvement c’est ancré sur la durée et à mis en lumière un élément de notre société,
l’injustice fiscale.
Pour réduire l’injustice sociale, la fiscalité est un moyen puissant qui permet de répondre aux
besoins sociaux et économiques. Et c’est bien la répartition inégale des prélèvements qui
émergent aujourd’hui. Nous sommes au bout d’un système intenable, illisible et surtout
injuste : des impôts qui pèsent de plus en plus sur les ménages modestes quand de l’autre
côté, Macron supprime l’ISF. Et pour nous faire rire Darmadin annonce qu’il va limiter les
niches fiscales au plus riches.
Une fortune personnelle pour ses nantis, pris sur le dos des salarié·es au travail. A grand coup
de versement de dividende (57 milliards), rendu possible par Macron et ses prédécesseurs.
Pour plus de marge, ils ont réduit les impôts sur les sociétés, ils ont exonéré de cotisations
sociales patronales, ils ont créé le CICE (en 2 ans, 34 milliards d’euros pour seulement 100 000
emplois crées et 40 milliard d’euros pour 2019 !!), ils ont inventé l’optimisation fiscale pour
ne pas dire fraude organisée (120 milliards).
Pour nous, le vol d’une partie de notre salaire socialisé, une baisse des allocations logement,
l’augmentation de la CSG, des contrôles accrus des privés d’emploi, baisse des prise en charge
de la sécurité sociale, augmentation des mutuelles
de santé et multiplication des dépassements
d’honoraire. Il n’y a définitivement pas que le prix
d’un plein qui pose problème dans ce pays
La justice fiscale, c’est une contribution de tous,
pour financer à la hauteur des besoins l’ensemble
des services publics. Dans les hôpitaux par
exemple pour que tous les citoyen soient égaux
La CGT revendique
• une réforme de la fiscalité : une refonte de
l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande
progressivité afin d’assurer une plus grande
redistribution des richesses et d’alléger le poids de
l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés
et les ménages, le paiement des impôts en France
de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition
plus forte des plus hauts revenus et de la détention
de capitaldevant la santé et les soins. Comment financer puisque l’on entend qu’il n’y a pas d’argent ?
En cessant tout de suite les attaques sur le financement de la sécurité sociale pour creuser
artificiellement le fameux trou de la sécu. Stoppons les exonérations de cotisation sociale,
rétablissons sur la feuille de paye toutes les lignes de cotisation, supprimons la CSG,
augmentons l’assiette de cotisation en taxant les géants du numérique qui paient trop peu
ou pas d’impôts et sont experts dans le contournement des règles fiscales. Elle doit être à
nouveau financée intégralement par les cotisations sociales proportionnelles au salaire. Pour
augmenter le NET, il ne faut pas supprimer le salaire socialisé, il faut exiger l’augmentation
du salaire brut.
Devant l’hotel de ville :
Alors que la réforme de l’État figure explicitement au menu du « grand débat », les ministres
en charge de la Fonction publique viennent de confirmer, en particulier, que le projet de loi
dévastateur, quasiment déjà écrit, demeurait plus que jamais d’actualité et que son adoption
au Parlement était toujours prévue au mois de juin. Rappelons que ce texte prévoit un
recours renforcé et massif aux non titulaires, le démantèlement des organismes consultatifs,
l’individualisation des rémunérations et des dispositions pour accompagner et faciliter les
abandons de missions publiques et les fermetures de services. Il s’agit bien d’une attaque
sans précédent contre l’édifice du Statut général. Ces lourdes menaces viennent s’ajouter au
gel de la valeur du point d’indice (dont tout laisse à craindre que l’exécutif souhaite le
maintenir jusqu’en 2022 !), au rétablissement du jour de carence, aux nouvelles suppressions
d’emplois.
Aucun service public n’est épargné par la politique de Macron. Ce n’est pas l’annonce de la
suppression de 120 000 fonctionnaires qui va améliorer le service rendu à la population. Ces
services publics tant vantés à chaque catastrophe écologique, féliciter lors des actes barbares
que la France a connu ces dernières années, ou la pommade passé dans le dos des
enseignants quand on leur rappelle qu’ils font le plus beau métier du monde.
Pour supprimer des fonctionnaires sans que les services publics explosent, il faut lui réduire
ses missions, c’est comme cela que l’on a ôté toute l’ouverture culturelle de l’école primaire,
c’est dans la même idée que les reformes des lycées ont été conçu. Disparition de filière,
regroupement disciplinaires, tronc commun d’enseignement, déprofessionnalisation des
diplômes, sélection à la poursuite d’étude.
C’est bien parce que ces attaques ne visent pas directement les enseignants dans un premier
temps, que les élèves et les étudiants se sont mobilisés en décembre. Filles et garçons ont
aussi subi la répression policière à certains endroits et la pression hiérarchique des
proviseurs. Aujourd’hui les enseignants demandent le retrait pur et simple de ces réformes
pour garantir aux élèves de pouvoir choisir er réussir leur parcours scolaire.
La souffrance au travail a gagné tous les services publics, c’est à l’hôpital que le constat est
le plus fragrant. On ne peut plus soigner quand on est épuisé, que l’on court partout, que les
absent·es ne sont pas remplacé·es. L’hôpital peut soigner quand il n’est pas malade luimême. Les hôpitaux sont au bord de l’implosion par manque de personnel et la directrice dechalon au côté du directeur de l’ARS défendait il y a peu que la seule chose importante c’était
le retour à l’équilibre budgétaire. La loi HPST, la tarification à l’acte étaient les prémices de
la casse de notre système de santé, aujourd’hui ce sont les Groupements Hospitalier de
Territoire qui plutôt que de parler de proximité de soin, impose des mutualisations de service
toujours plus loin de la population en cas de besoin.
Je pourrai aussi vous parlé de la mise en place du prélèvement à la source aux finances
publiques, vous parler du suivi et de l’accompagnement des chômeurs à pôle emploi, du suivi
de vos remboursements à la sécurité sociale, de la gestion de vos dossiers à la caisse des
affaires familiales autant d’endroits portant des missions de services publics délaissées,
abandonnées par la politique libérale de Macron.
La CGT revendique :
• le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins
de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs
missions ;
Devant le MEDEF :
Le gouvernement veut affaiblir le syndicalisme, il y a bien sûr une cohérence et un vrai projet
de société dans les réformes engagées par le gouvernement. Elles visent à aggraver la division
du travail, à l’individualiser (alors qu’il a toujours une dimension collective). Elles accentuent
la mise en concurrence des travailleurs dans une même entreprise, tant au niveau de la
nation qu’au niveau international. Enfin, la diminution des accords collectifs, conjuguée aux
deux lois travail, organisent l’affaiblissement progressif de toute représentation collective et,
bien sûr, du syndicalisme. Pourtant seule la présence syndicale permet l’organisation de
luttes afin d’obtenir des accords collectifs sur les salaires et de repousser l’individualisation
des rémunérations. Le capitalisme divise le travail ; il est donc essentiel d’agir conjointement
pour une autre répartition des richesses, et pour une autre organisation du travail dans
l’entreprise.
De même, le projet de loi Pacte, qui va favoriser l’épargne salariale et l’épargne retraite,
grâce à des cadeaux fiscaux, prolongera cette tendance tout en favorisant les retraites par
capitalisation au détriment de la répartition. Sur le dossier retraite la CGT réaffirme que le
projet gouvernemental s’inscrit dans une politique de régression sociale, aujourd’hui,
fortement remise en cause par la majorité des Français. Le passage à un système de retraite
à points prépare la mise en place de comptes dit notionnels c’est-à-dire basant le montant
de sa retraite sur l’espérance de vie de sa génération. La CGT rappelle que la retraite
constitue le moment qui doit marquer la fin de toute activité professionnelle. La garantie
d’un niveau de pension correct en est une des conditions, cela n’est possible qu’avec le
maintien d’un système par répartition et par annuité, un droit à la retraite à 60 ans. La CGT
appelle à combattre cette régression sociale et à gagner de nouveaux droits pour renforcer
les solidarités et garantir un haut niveau de pension permettant de vivre dignement !
Les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de
fortes injustices sociales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dansles entreprises et les services contre des reformes régressives. Gouvernement et patronat
sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.
Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au
mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales. Ce ne sont pas non plus
les primes lâchées par les entreprises de quelques niveaux qu’elles soient qui règleront le
problème de pouvoir d’achat.
La CGT revendique:
• une augmentation du Smic, de tous les salaires et pensions ainsi que des minimas sociaux
• la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.)
qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil
productif et mettent à mal notre protection sociale ;
Le gouvernement a fait paraître un décret le 30 décembre pour déterminer le régime de
sanctions contre les chômeurs, les personnes privées d’emploi qui cherchent à travailler
dignement et durcit encore ce qui avait été annoncé au printemps. Les demandeurs d’emploi
qui n’auraient soi-disant pas été présents à un rendez-vous pourraient perdre un, puis deux
ou quatre mois d’allocation. Au-delà de l’alourdissement des sanctions, le ministère du
Travail passerait de suspensions de droits à des radiations directes. La CGT revendique le
droit au travail et à un revenu de remplacement pour toutes les personnes privées d’emploi.
Une augmentation minime de 0,1 point des cotisations patronales à l’assurance chômage
permettrait d’indemniser 100 000 personnes supplémentaires, dont beaucoup de jeunes,
dès deux mois de travail. Au contraire des sanctions, les travailleurs en recherche d’emploi
ont besoin d’accompagnement et de soutien
Avant de nous disperser :
Cher·es camarades de luttes, nous avons aujourd’hui combattu les reculs sociaux ensemble.
FO SOLIDAIRES et FSU, on rejoint l’appel de la CGT pour ce 5 février, (Certains Gilets jaunes
ont laissé de côté leur banderole chalonnaise rejetant les partis et les syndicats) c’est bien
tous ensemble que nous ferons plier Macron. C’est dans la construction à la base d’un
mouvement reconductible que les chemises blanches derrières les fenêtres la bas
commenceront à tendre l’oreille. Les cheminots avaient ouvert une voie que l’on n’a pas su
saisir, mais personne n’a oublié leur mouvement, les infirmiers du bloc opératoire, les agents
de l’Hôpital continue de mettre la pression sur la directrice de l’établissement, les
enseignants demain soutiendront en plus de la lutte contre les reformes une catégorie
surexploité que sont les AESH (personnels accompagnant les enfants porteur de handicap)
Force ouvrière avait choisi le 7 fev pour appeler les fonctionnaires à la mobilisation, Macron
a choisi cette date pour visiter Autun fief d’un maire girouette qui a choisi LREM. Peut-être
pourrions-nous visiter LREM à chalon le même jour ? ou l’inviter à faire comme le 31 au soir
la tournée des lycée pour leur nuit de mobilisation contre les reformes ?
Trois jours consécutifs d’action, poursuivons cette construction d’un front de lutte« Macron t’es foutu les salariés sont dans la rue »
« Chaud, chaud, chaud, le printemps sera chaud »
« Ohé Jupiter, on va t’botter l’ derrière ! »
« Ton « nouveau monde », c’est l’esclavage, nous on te crie : vas-y Macron DEGAGE ! »
« Justice fiscale, ISF pour le capital »
« Justice fiscale, pour nous plus que tes 100 balles »
« Macron cass’ nos retrait’ On va lui fair’ Sa fêt’ ! »
« Augmentez les salaires, pas les actionnaires »
« Le bac doit rester national, non au lycée Blanquer et au contrôle local »
« Les privilégiés, c’est pas les cheminots, Ce sont les actionnair’, et les capitalos ! »
« Les privilégiés, c’est pas les professeurs, Ce sont les traders, et les spéculateurs ! »
« Des milliards pour les fauteurs de guerre mais pas un rond pour les infirmières ! »
« La sécu elle est à nous, on la paye avec nos sous »
« Assez cassé, assez privatisé, pour créer des emplois faut nationaliser ! »
« Assez gavé les premiers cordés, assez privatisé, faut nationaliser et mieux payer ! »
 



 
LE FIL INFO EN DIRECT

EN UNE - SORTIR
NOUS CONTACTER

agenda FOCUS 

HUMEURS, & DÉBATS 
Lettre d'info

Nos billets
PHOTOS  BD
CINÉMAS
 
TV Portraits FAQ
LIRE Travaux Musique  GAGNEZ



PROPOSEZ VOS INFOS

 

 

Nos partenaires : Votre site internet Communication événementielle