entre nous
L'exploitation existe depuis 1971, et, à la suite de pollutions répétées, elle fait l'objet d'une régularisation administrative ent 1973. En 1982, il est constaté une pollution des eaux souterraines et superficielles.
Par arrêté préfectoral du 21 novembre 1984, la société Themeroil a été autorisée à l'activité industrielle du traitement des huiles usagées, de solvants chlorés et de stockage de liquides inflammables. Compte tenu de la dangerosité des produits (1), cette autorisation intégrait un suivi de la nappe phréatique. Le site fait également l'objet d'un suivi au titre des sols pollués.
Après un accident ayant causé la mort d'un ouvrier, la visite de Corinne LEPAGE, plusieurs procès-verbaux et plusieurs arrêtés complémentaires et /ou de mise en demeure sont dressés à l'encontre de l'industriel. En novembre 2006, après une inspection de la DRIRE, l'industriel est « invité à régulariser sa situation vis-à-vis de la réglementation des installations classées ».
Lors d'une nouvelle inspection en janvier 2009, il est constaté que l'industriel n'a donné, comme d'habitude, aucune suite à cette injonction.
Les pêcheurs professionnels font depuis quelques mois des recherches actives quant aux origines des PCB dans les sédiments de la Saône. (2) Ce qui les amène à faire procéder à des analyses de l'eau et des sols près de cette entreprise. La CAPEN 71 s'oppose alors au projet de dragages de la Saône, exigeant des analyses avant tous travaux.
Les prélèvements faits par un laboratoire ( eau, sols..) à la sollicitation des pêcheurs professionnels au début du mois de juin s'avèrent catastrophiques : un fossé ( curé depuis...mais où sont passées les boues ? ) contient ainsi jusqu'à 2000 fois les doses admissibles ! Ces résultats sont portés à la connaissance de la DRIRE le 2 juin. Puis à celle des médias, entrainant un reportage de France 3 Bourgogne le 5 juin (3).
Un champ captant en aval du site alimente actuellement près de 20000 personnes. Le CODERST (4) a demandé un arrêté de mise en demeure pour cette entreprise le 12 mars 2009, lui laissant à nouveau 6 mois pour régulariser sa situation.
Cette bombe à retardement située en bordure Est de l'autoroute, à proximité de la prison, doit être définitivement fermée. Il doit être procédé à une enquête approfondie sur la pollution du site ( enfouissement de déchets polluants ...) et la contamination des eaux.
Alors que ces pratiques industrielles sont restées courantes, c'est le moment que choisit le gouvernement pour vouloir « assouplir » les procédures d'autorisation des installations classées au détriment de l'environnement. On comparera avec les déclarations d'intentions vertueuses ayant suivi les résultats électoraux d'Europe Ecologie ! Il faut dire que le « marché » prometteur ( estimé à une dizaine de milliards d'euros...) d'une dépollution de centaines de milliers de tonnes de sédiments pollués doit faire l'objet de tractations souterraines.
(1) Actuellement, sur le site, avant vérification : 10 M3 de white-spirit, 30 M3 de kérosène ; 50 M3 de solvants ; 200 M3 d'huiles...
(2) Cf presse locale du mois de février 2009 concernant l'interdiction provisoire de la pêche des poissons de fonds
(3) Cf le site www.eauxglacees.com
(4) Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques ( CODERST) qui a statué sur les dragages et Themeroil lors de sa séance du 12 mars 2009
T.GROSJEAN Président CAPEN 71
Courriel : thierry.grosjean5@wanadoo.fr
Entre-nous : C'est vous qui le dîtes !
Pollution à Varennes le Grand
11 juin 2009 - Capen
POLLUTION GRAVE AU PCB DU SITE THEMEROIL A VARENNES LE GRAND (71), MENACANT LA NAPPEL'exploitation existe depuis 1971, et, à la suite de pollutions répétées, elle fait l'objet d'une régularisation administrative ent 1973. En 1982, il est constaté une pollution des eaux souterraines et superficielles.
Par arrêté préfectoral du 21 novembre 1984, la société Themeroil a été autorisée à l'activité industrielle du traitement des huiles usagées, de solvants chlorés et de stockage de liquides inflammables. Compte tenu de la dangerosité des produits (1), cette autorisation intégrait un suivi de la nappe phréatique. Le site fait également l'objet d'un suivi au titre des sols pollués.
Après un accident ayant causé la mort d'un ouvrier, la visite de Corinne LEPAGE, plusieurs procès-verbaux et plusieurs arrêtés complémentaires et /ou de mise en demeure sont dressés à l'encontre de l'industriel. En novembre 2006, après une inspection de la DRIRE, l'industriel est « invité à régulariser sa situation vis-à-vis de la réglementation des installations classées ».
Lors d'une nouvelle inspection en janvier 2009, il est constaté que l'industriel n'a donné, comme d'habitude, aucune suite à cette injonction.
Les pêcheurs professionnels font depuis quelques mois des recherches actives quant aux origines des PCB dans les sédiments de la Saône. (2) Ce qui les amène à faire procéder à des analyses de l'eau et des sols près de cette entreprise. La CAPEN 71 s'oppose alors au projet de dragages de la Saône, exigeant des analyses avant tous travaux.
Les prélèvements faits par un laboratoire ( eau, sols..) à la sollicitation des pêcheurs professionnels au début du mois de juin s'avèrent catastrophiques : un fossé ( curé depuis...mais où sont passées les boues ? ) contient ainsi jusqu'à 2000 fois les doses admissibles ! Ces résultats sont portés à la connaissance de la DRIRE le 2 juin. Puis à celle des médias, entrainant un reportage de France 3 Bourgogne le 5 juin (3).
Un champ captant en aval du site alimente actuellement près de 20000 personnes. Le CODERST (4) a demandé un arrêté de mise en demeure pour cette entreprise le 12 mars 2009, lui laissant à nouveau 6 mois pour régulariser sa situation.
Cette bombe à retardement située en bordure Est de l'autoroute, à proximité de la prison, doit être définitivement fermée. Il doit être procédé à une enquête approfondie sur la pollution du site ( enfouissement de déchets polluants ...) et la contamination des eaux.
Alors que ces pratiques industrielles sont restées courantes, c'est le moment que choisit le gouvernement pour vouloir « assouplir » les procédures d'autorisation des installations classées au détriment de l'environnement. On comparera avec les déclarations d'intentions vertueuses ayant suivi les résultats électoraux d'Europe Ecologie ! Il faut dire que le « marché » prometteur ( estimé à une dizaine de milliards d'euros...) d'une dépollution de centaines de milliers de tonnes de sédiments pollués doit faire l'objet de tractations souterraines.
(1) Actuellement, sur le site, avant vérification : 10 M3 de white-spirit, 30 M3 de kérosène ; 50 M3 de solvants ; 200 M3 d'huiles...
(2) Cf presse locale du mois de février 2009 concernant l'interdiction provisoire de la pêche des poissons de fonds
(3) Cf le site www.eauxglacees.com
(4) Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques ( CODERST) qui a statué sur les dragages et Themeroil lors de sa séance du 12 mars 2009
T.GROSJEAN Président CAPEN 71
Courriel : thierry.grosjean5@wanadoo.fr
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