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Point de vue : 100 jours pour faire le bon choix!

25 jan 2012 - Le Guen Jean Francois
Citoyens du Chalonnais et d’ailleurs, bonne année 2012.

Meilleure, elle le sera par nos votes à la présidentielle à condition de faire le choix du bon Sens, celui de notre bien commun de Français dans un monde de plus en plus ouvert.

Cette ouverture planétaire n’est pas nouvelle. En bref, elle a commencé avec le monde des marchands du Moyen-âge, s’est poursuivi par la Renaissance et toutes ses avancées culturelles, artistiques, scientifiques et démocratiques avec, par exemple, les chartes successives des Droits de l’Homme, Anglaise au 17ème siècle, Américaine et Française à la fin du 18éme, avant d’être Universelle en 1946 après la désastreuse Deuxième Guerre mondiale et la création de l’Organisation des Nations Unies.

A ce stade de la démocratie, l’être humain avait obtenu un statut de citoyen protégé, fait de droits mais aussi de devoirs réciproques en retour.

Depuis 60 ans, nous assistons à l’accélération des évolutions apportées par l’Homme. Certaines sont positives, bienfaitrices pour la Communauté Humaine (faite de multiples communautés), d’autres au contraire lui sont néfastes, voire périlleuses. Les crises se succèdent, les dernières masquent les précédentes qui sont loin d’être résolues pour autant car il s’agit déjà de leur trouver impérativement des solutions mondiales et non plus seulement régionales ou nationales. Citoyens du monde, nous pensons tous, comme les « grands » observateurs politiques et philosophiques que les affaires planétaires manquent cruellement de régulation politique et d’harmonie dans un monde très divers et sans conteste trop divisé.

Au stade actuel de la démocratie, si l’homme citoyen a gagné en liberté, en maturité culturelle et en autonomie personnelle, il a malheureusement dérivé vers un excès d’individualisme et s’est fermé à la solidarité si nécessaire au bien-vivre ensemble. Cependant, il se met aussi à interpeler ses élus, à leur demander de mieux assumer les fonctions et responsabilités pour lesquelles ils ont été choisis.

En cette période de campagne électorale intense, c’est à chaque candidat à la présidentielle de nous montrer d’abord le chemin et le Sens de la RENAISSANCE qu’il propose de suivre pour placer l’homme au centre du système démocratique. Il doit nous prouver ensuite son aptitude à être suivi pour gouverner concrètement le pays, et nous persuader enfin de la cohérence entre ses pratiques passées et son discours alléchant de campagne.

Personnellement, simple citoyen libre de toute contrainte politique militante, j’émets le profond souhait de réussir à capter votre attention citoyenne afin de vous conduire plus nombreux dans les urnes. Optimiste et combatif, je considère en effet que personne ne doit rester à l’écart des choix que la Constitution de notre République Française lui a donnés depuis 1789 en France. Même en situation de lassitude à l’égard de la Politique, ou du fait des difficultés dans sa vie quotidienne, l’homme libre peut et doit retrouver son honneur de citoyen en exprimant son choix.

Tous les choix sont possibles, les pires et les meilleurs au regard du « bien commun ». En citoyens responsables, nous nous devons, chacun, d’imaginer surtout les conséquences que notre vote entrainera pour l’avenir de nos enfants afin de mieux les porter sur la voie de leur accomplissement personnel et de leur développement culturel la vie durant. Par chance, il nous reste du temps pour affiner notre choix et faire en sorte qu’il facilite l’avènement d’un humanisme plus empreint de justice, de liberté et de solidarité.

Voici maintenant comment je vous propose d’agir et de réfléchir pour mieux arrêter vos choix d’électeur « responsable » à la présidentielle française de 2012. Si vous le voulez bien, il s’agit de faire ensemble un exercice un peu « psychologique », un exercice emprunté à Roger Nifle qui à partir de 30 ans de recherches anthropologiques a créé les bases de la construction de l’Humanisme Méthodologique. Ses bases de la construction méthodique d’un humanisme qui ne devrait plus laisser personne sur le bord du chemin sont des outils au service de tout un chacun depuis l’édition en 2011 de son dernier livre « Le Sens du Bien Commun », un ouvrage de philosophie appliquée.

Lançons-nous dans cet exercice un peu difficile pour les psychologues en herbe que nous sommes pour la plupart, afin de mieux percevoir les qualités et défauts de chaque candidat.

Tout d’abord et avant d’évaluer les candidats, nous devons nous interroger sur nous-mêmes, en nous positionnant sur sa « boussole des Sens et Cohérences de la culture française », une boussole à 4 axes, chacun présentant 2 logiques opposées. NB : cette 1ere étape vise à permettre à chacun de moduler l’avis qu’il porte sur les candidats. Par exemple, si nous nous laissons aller trop facilement à exprimer nos « ressentiments », nous serons plus « inconsciemment enclins » à voter pour le candidat qui exprimera aussi ses ressentiments sur l’état du pays et proposera de démolir tout ce qui existe pour revenir nostalgiquement à un passé révolu.

Ensuite, donnons-nous du temps pour suivre TOUS les candidats en campagne afin d’analyser en famille, avec des amis sans passion et avec le plus de raison possible son positionnement sur la boussole des Sens.

L’analyse commence !

Première opposition de Sens : Le Sens du « ressentiment » et celui de la « bonne volonté ». Sur cet axe, dans quelle direction de Sens notre CONSCIENCE de nous même nous place-t-elle ? De « bonne volonté », le français joue le jeu, respecte l’ordre établi et s’impose une discipline remarquable. A l’inverse, le français du « ressentiment » est contre « tout » et, en cela, il n’est là en accord avec rien. Ce Sens prête à revendication, contestation, indiscipline, peu à construire et ou à servir.

Le candidat qui aura le mieux exprimé sa « bonne volonté » avec « enthousiasme » sera un candidat crédible et porteur d’espérance, alors que tout « ressentiment exprimé » notamment contre l’adversaire passera pour un défaut de personnalité incompatible avec la fonction présidentielle.

Deuxième opposition de Sens : le Sens de la « bonne foi » ou celui de la « mauvaise foi »? Sur cet axe, dans quelle direction notre comportement envers les autres nous place-t-il ? Dans le Sens de la « mauvaise foi », l’idéologie (la notre) prime sur la réalité, la forme sur le fond et le conformisme sur la vérité. A l’inverse, dans la France des braves gens pleins de bon Sens, la « bonne foi » est celle de la quête de vérité, d’authenticité naturelle. Celle qui génère le plus la confiance des autres.

Le candidat qui aura le mieux exprimé sa « bonne foi » sera perçu comme « un être authentique » digne de confiance alors que toute « mauvaise foi » révélera un « cynisme » inacceptable.

Troisième opposition de Sens : le Sens de « l’arrogance » ou celui de la « militance ». Sur cet axe, dans quelle direction notre sens de réflexion nous place-t-elle ? Engagé dans la « militance », proche à la fois de la « bonne foi » mais aussi du « ressentiment », le Français fait un choix « partisan » qui l’entraine et l’isole par des pensées et actions souvent contestataires. Cependant si sa sincérité n’est pas en doute, c’est sa « bonne volonté » qui l’est. A l’inverse dans « l’arrogance », de façon hautaine, aristocratique, le Français de « bonne volonté » mais de « mauvaise foi » porte des avis propres à corrompre l’ordre du pays et du monde. Ne soyons donc pas de ceux qui offensent le reste de l’humanité en proclamant orgueilleusement “nous avons des valeurs si universelles, c’est notre exception culturelle !”.

Il vaut mieux percevoir chez le candidat une « attitude militante » partisane qu’une « arrogance » à tout va méprisante.

Quatrième opposition de Sens, mais non la moindre : le Sens des « bâtisseurs » ou celui des « démolisseurs». Sur cet axe de l’action en faveur de l’humanité, sommes-nous plus « bâtisseurs » ou plus « démolisseurs» ? Celui qui se refuse à être « bâtisseur » se laisse porter par son « ressentiment » contre l’ordre du monde et par sa « mauvaise foi » pour faire le procès de tout. Anarchiste vindicatif, il cherche à démolir tout ou presque. Au contraire, le vrai « bâtisseur » s’appuie sur sa « bonne volonté » et sa « bonne foi » naturelles pour agir, construire le meilleur pour son bien propre et celui des autres. En cela résident bien des “grandeurs » : morales, éthiques, mais aussi pratiques, édificatrices, qui s’opposent à l’ignoble attitude destructrice.

Toute attitude essentiellement « destructrice » de l’ordre en place ou de l’adversaire sera disqualifiante alors qu’au contraire l’aptitude du candidat à « chercher à bâtir » en mobilisant pour « réaliser ensemble » les plans d’actions projetées dans le Sens de l’intérêt général en fera incontestablement un vainqueur potentiel.

Pour le moment le « candidat méritant » sera celui qui aura le mieux communiquer sa « bonne volonté » avec enthousiasme, sa « bonne foi » avec beaucoup d’authenticité, et son « engagement de bâtisseur » capable de mobiliser le pays pour une fondation d’un humanisme plus emprunt de justice, de liberté et de solidarité. D’autres auront été éliminés.

Enfin, il nous faut encore nous interroger à la fois sur ses aptitudes à gouverner la France en suivant le chemin qu’il a préconisé, et sur la cohérence entre son discours de campagne et la mise en pratique des idées avancées dans son passé récent.

Si le « candidat méritant » présente aussi ces 2 dernières qualités, il est celui qui mérite notre VOTE. A défaut, notre vote pourra aller au second candidat méritant, voire au 3ème.

En conclusion, j’espère que ce communiqué aura capté votre attention et vous guidera dans le choix du candidat le plus apte à gouverner dans le meilleur des Sens le pays dans un monde en évolution. Bon vote à tous pour une renaissance de la politique en France.

Jean Francois Le Guen,
simple citoyen,
ex-militant et candidat MoDem aux législatives 2007 et cantonales 2008 sur Chalon.
 

commentaires

  • A Artishow : merci de m'avoir lu et de vos précieux commentaires. C'est bien parce le système s'écroule que j'ai décidé d'agir avec ma "tête" tout en écoutant mon "coeur" et de demander à tous de s’engager un peu plus dans ce Sens. Que de mots, certes ! Mais ce message a plusieurs facettes, celle d’expliquer mon avis sur la très grave situation du pays, celle de dire à nos élus qu’ils n’assument plus les responsabilités politiques qui sont pourtant les leurs, celle de nous mettre nous-mêmes, simples citoyens en situation de faire le choix du meilleur candidat pour notre République. Sur l’action engagée, je vous en dirai plus bientôt. Cordialement.
    par Jfleguen le 26 janvier 2012
  • Que de mots ! Pourtant c'est simple, ce système s'écroule. Quel pourcentage de la population vote encore ?

    moi ce qui me saute à la gueule en parcourant votre prose intelligente, c'est qu'en s'adressant d'abord à ma tête plutôt que mon coeur elle se trompe de cible. Aujourd'hui comme beaucoup de mes concitoyens j'ai plutôt tendance à penser que pour reconquérir ma tête il va falloir plaire mon coeur. !

    Vous noterez que je parle de coeur, pas de tripes. Et que je me méfie des discours qui placent la logique et l'évidence au coeur de l'argumentaire. À ce jeu-là je ne suis pas sûr que le mouvement centriste soit le plus fort. L'époque appelle des changements qui j'en ai peur ne pourront se faire sans larmes, sans remise en question de l'échelle de valeur et donc de nos places respectives.
    J'arrête la, Internet s'est fait pour faire court. Et pour donner envie d'aller chercher l'information.

    Lisez OWNI et ACRIMED ! 


    par Artishow le 26 janvier 2012

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