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Pédro Garcia : Le festival vu des coulisses

 Zoom / vivre-a-chalon.com

Travaillant dans le milieu des arts de la rue depuis 1993, Pedro Garcia est le directeur artistique de Chalon dans la rue depuis 2004. Si l’homme, à l’emploi du temps plus que chargé, ne tarit pas de parole sur son amour des arts de la rue, Zoom s’est intéressé de plus près à l’organisation de l’événement annuel le plus important de Chalon.

 

 

Combien de temps faut-il pour l’organisation de “Chalon dans la rue” ?

C’est un travail qui se fait à l’année ! Sept personnes travaillent à temps plein dessus. À partir du mois d’avril, l’équipe augmente au fur et à mesure pour finir par compter 120 personnes les dix derniers jours. Avec les bénévoles, environ 180 personnes travaillent sur le festival.

 

Que représente le budget de Chalon dans la rue ?

Globalement, 1 700 000 euros. La majorité de cette somme provient de subventions de la ville mais aussi de mécénat et de sponsoring. Les bénéfices des spectacles sont dérisoires par rapport au budget global.

 

Combien de personnes environ  amène le festival à Chalon ?

Bien trop pour les compter ! Disons qu’en moyenne on parle de 300 000 à 350 000 personnes.

 

Entre le “In” et le “Off”, combien d’artistes sont présent pendant le festival ?

C’est aussi difficile à comptabiliser car cela dépend du nombres d’artistes par compagnies. Le festival accueille environ 150 compagnies donc on parle facilement de plus de 700 artistes.

 

Y-a-t-il un art qui est majoritaire ?

La tendance est, depuis environ 5 ans, à la fusion des arts ; théâtre et musique, danse et cirque etc. On ne peut donc pas vraiment dire si un art est prégnant sur les autres.

 

Comment les artistes du “in” sont-ils sélectionnés?

Nous les choisissons autant qu’elles nous choisissent. Une compagnie prise en “in” en est obligatoirement à l’aboutissement d’un processus de travail qui regroupe l’approbation du public, des médias et du réseau professionnel. Il arrive parfois que l’on prenne une ou deux compagnies qui n’ont pas nécessairement une notoriété aquise, mais dans ce cas, le festival est un tremplin pour qu’elles puissent passer le cap du processus.

 

Si une compagnie “off” marche très bien, la prendrez-vous en “In” l’année suivante ?

Encore une fois, il faut qu’elle soit à l’aboutissement du processus. Par exemple, une compagnie peut avoir l’estime du public et des médias mais ne pas être reconnue dans le secteur professionnel. Si la compagnie veut travailler, il est indispensable que le relais soit prit par le réseau professionnel.

 

Pourquoi “Trans national” ?

Le terme vient des deux personnes qui sont à l’origine de “Chalon dans la rue” C’est le désir de montrer que c’est un festival qui traverse les frontières.

 

Le festival est maintenant un événement notoire, quels peuvent être encore vos objectifs en tant que directeur ?

Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, rien n’est acquis. Je suis comme un funambule, dès lors qu’il a trop confiance en lui sur le fil et qu’il en oublie les dangers, c’est là qu’il risque de faire une erreur.

Mon but est d’offrir un festival toujours de meilleure qualité, de faire plaisir au public et de continuer d’être un lieu d’expression pour les artistes.


Cet article est paru dans Zoom, le mag des gens du coin qui se bougent !
Avant de reproduire tout ou partie merci d'en faire part à : chalonzoom@hotmail.fr
Pour télécharger les numéros, et en savoir plus sur Chalon Zoom Magazine : http://www.chalonzoom.fr

 

 



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