Entre-nous : cinéma
Mon meilleur ennemi
A partir du 5 mars, à l’occasion de la sortie du film « Les Femmes de l’ombre » de Jean Paul Salomé, le cinéma Axel propose en parallèle de découvrir le documentaire « Mon meilleur ennemi » de Kévin Mac Donald. Avec son film le réalisateur (auteur du Dernier Roi d’Ecosse, fiction sur le dictateur Idi Amin Dada) retrace la vie de cet assassin professionnel dont la carrière décolle en 1942, à la tête de la Gestapo de Lyon. Kevin Macdonald revient également sur la fuite, protégée par les services secrets américains, du chef de la Gestapo lyonnaise, et sur son procès, où les quelques témoins encore vivants évoque les séances de tortures sous l'autorité du «Boucher de Lyon».
MON MEILLEUR ENNEMI
Titre original : My enemy's ennnemy France, Royaume-Uni - 2007 - 1H30
Genre : Documentaire
Tout public
Un film de : Kevin Mac DONALD
Klaus Barbie, un des bouchers de
l'histoire
On connaît le nazi Klaus Barbie, chef
de la Gestapo et boucher de Lyon,
tortionnaire de Jean Moulin, condamné
en 1987 à la prison à vie pour
crimes contre l'humanité. Mais
l'agent Barbie travaillant pour les services
secrets américains ? Et Klaus
Altmann, l'homme de l'ombre de la
répression bolivienne ? Kevin Macdonald,
réalisateur d'Un Jour en Septembre
et du Dernier Roi d'Écosse,
nous révèle, dans un documentaire
sans concession, les trois vies barbares
de Klaus Barbie.c Donald.
Pourquoi faire un film sur Klaus
Barbie ?
Kevin Macdonald explique comment et
pourquoi il a réalisé ce film : En faisant
des recherches pour un documentaire
sur Jacques Vergès, j'ai commencé à
m'intéresser à l'une de ses affaires : celle
de Klaus Barbie. Ce n'est pas seulement
une histoire extraordinaire - presque impossible
à croire - elle porte surtout en
elle toutes les clefs du monde contemporain.
Nos gouvernements utilisent encore
des organisations et des individus douteux
pour servir leurs causes - et en récoltent
les conséquences. Prenez par
exemple le soutien des USA aux Talibans
dans les années 80, ou le soutien à
Saddam Hussein pendant cette même
période. Je voulais montrer que même si
on nous apprend que le fascisme a été
vaincu après la seconde guerre mondiale,
dans les faits, le fascisme a continué
d'être utilisé par les vainqueurs pour
construire le monde dans lequel nous
vivons aujourd'hui.



