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Le Centre Hospitalier Chalon sur Saône William Morey informe sur l'angioplastie

14 juin 2017 - Centre Hospitalier de Chalon-sur-Saône

Coronarographie-angioplastie au Centre Hospitalier de Chalon-sur-Saône

Actuellement, les Unités de Soins Intensifs de Cardiologie (USIC) sont devenues une plaque tournante de la prise en charge des pathologies cardiaques aiguës. Ces unités sont fortement dépendantes d’activités techniques à visée diagnostique et thérapeutique.


Selon la littérature médicale récente, l’acte le plus utilisé dans une USIC est la coronarographie qui représente 70% des actes techniques réalisés dans ces structures. Cet examen est indispensable pour les 49% de patients admis dans ces structures pour un accident coronarien souvent associée à une angioplastie coronaire. Sur la totalité des angioplasties réalisées chaque année en France, 56% concernent des patients instables victimes de syndrome coronarien aigu.


Mais la coronarographie est également un examen incontournable dans le bilan des cardiopathies
(insuffisance cardiaque, troubles du rythme). Ainsi malgré le développement des techniques de dépistage
non invasives, le nombre de coronarographies et d’angioplasties augmente chaque année en France selon
les données publiées en 2017.


Une inégalité de territoire
Cette inégalité se caractérise par un taux d’équipement en Bourgogne et en Saône-et-Loire beaucoup
plus bas que la moyenne française, des délais recommandés de prise en charge de l’infarctus non
respectés et une répartition inhomogène des lits de soins intensifs.


L’ancienne région Bourgogne présente un nombre de centres de coronarographie très inférieur à la
moyenne française et la Saône-et-Loire est non seulement le département bourguignon le plus mal
équipé mais aussi un des départements français les plus mal équipés compte tenu de sa population
importante. La population du Nord Saône-et-Loire qui comprend 350 000 habitants ne bénéficie
d’aucune autorisation de coronarographie alors que sa population est plus importante que celle de la
Nièvre et de l’Yonne chacune dotée d’une autorisation. En revanche la Côte d’Or, moins peuplée que la
Saône-et-Loire bénéficie de 2 centres de coronarographie avec chacun 2 salles d’examens et 2
permanences des soins dans la même ville.


Le centre de coronarographie de Chalon améliorerait les soins de proximité et optimiserait la filière
cardiologique de ce territoire vaste et peuplé. Mais le centre améliorerait également les délais de prise
en charge de l’infarctus (90 minutes au maximum selon les recommandations des sociétés savantes en
2012) qui ne sont absolument pas respectés actuellement. En 2015, les données d’activité fournies par le
service de cardiologie du Centre Hospitalier de Mâcon montrent que les délais sont respectés
uniquement pour les patients de Mâcon (délai moyen de 77 min) mais absolument pas pour tous les
autres patients en provenance du Nord de la Saône-et-Loire avec un délai moyen de 109 minutes pour
les patients de Chalon et de 193 minutes pour les patients de Montceau-les-Mines.


Des données publiées en 2012 par l’équipe du CHU de Dijon confirment des délais de prise en charge
très longs (239 minutes) notamment pour les centres dépourvus de coronarographie. Ces résultats sont
expliqués par des délais de transports incompressibles allant de 25 à 70 minutes. Les auteurs signalent
que la présence d’un hélicoptère peut améliorer en partie les délais en soulignant toutefois que ce type
de transport n’est pas toujours possible.


Enfin, la Saône-et-Loire comprend 15 lits de soins intensifs alors que la Côte d’Or en comprend 30 pour
une population inférieure et l’absence de coronarographie dans le Nord Saône-et-Loire risque
d’accroitre cette différence avec le risque majeur de fermeture de l’USIC de Chalon.


Un besoin reconnu
En 2016, ce besoin légitime a été reconnu par l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne FrancheComté, qui a publié un arrêté portant reconnaissance d’un besoin exceptionnel de coronarographie pour
le CH de Chalon-sur-Saône avant même la rédaction du nouveau Plan Régional de Santé en 2017.
L’autorisation était initialement conditionnée à un partenariat avec le CH de Mâcon et le CHU de Dijon,
non réalisable en raison de l’opposition de ces centres. Ceci a conduit l’ARS à accepter un dépôt de
dossier d’autorisation du CH de Chalon seul en novembre 2016.


La position de l’ARS en 2017
En 2017, l’ARS adopte une position incompréhensible. Elle explique ne pas remettre en cause le besoin
exceptionnel de coronarographie à Chalon, considère que le dossier d’autorisation déposé est de
qualité mais propose de ne pas donner d’autorisation sous prétexte d’une collaboration impossible avec
deux autres centres, eux pourvus d’une autorisation. En mai 2017, une « coopération » sera proposée au
CH de Chalon par l’ARS, le CHU et le CH de Mâcon: mettre en place un groupement de coopération
sanitaire sans centre de coronarographie à Chalon avec un paiement du déficit de l’USIC de Chalon par
les bénéfices générés par l’activité de coronarographie des deux autres centres…


Le soutien
Ce revirement de l’ARS a entrainé une incompréhension totale et un émoi considérable de la population,
des patients et associations de patients, des personnels soignants et des élus. Ce mouvement dépasse
même le niveau local ou régional car il reçoit notamment le soutien du Collège National des
Cardiologues des Hôpitaux Généraux qui représente l’ensemble des cardiologues des hôpitaux publics
hors CHU.


Pourquoi un tel soutien ?
Parce qu’à l’heure du Ministère de la Cohésion des territoires, il n’est pas acceptable que la population
n’est pas le même accès aux soins.

Parce qu’à l’heure de la moralisation de la vie publique, il n'est pas acceptable que l’intérêt du patient
passe après d’autres intérêts.


Les perspectives
Sans réponse de l’ARS malgré les sollicitations et les mises en garde répétées, une lettre ouverte a été
envoyée le 13 juin 2017 à Mme Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et M Richard
Ferrand, Ministre de la Cohésion des territoires.
Le dossier de demande d’autorisation de la coronarographie et de l’angioplastie à Chalon sur Saône
attend une réponse positive sans condition.


Sans réponse de l’ARS, une nouvelle conférence de presse annoncera les actions à partir du 20 juin 2017

Dr Jean-Luc PHILIP Dr Arnaud DELLINGER Dr Maxime FAYARD
Unité de Soins Intensifs CME Projet angioplastie

 
 


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