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L'un des derniers S.A.S, Philippe Akar, réside dans notre département et c'est un centenaire

3 juin 2019 - Daniel DERIOT

Philippe Akar, est l'un des derniers S.A.S encore en vie, celui qui est Grand Officier de la légion d'honneur mais aussi titulaires de nombreuses distinctions, évoque avec une certaine discrétion les jours qui ont précédé le débarquement, il se trouvait alors en Angleterre. Lui a été parachuté, quelques semaines plus tard, en Août 1944, du côté de Messey sur Grosne.


NE EN 1919...ECOLE DES MINES...DE CORMATIN A L'ANGLETERRE
Philippe Akar, est né le 14 Janvier 1919, le prénom lui a été donné en mémoire d'un autre Philippe, celui qui a marqué la première guerre mondiale.En raison de sa formation à l’École des Mines de Paris, on lui confie le commandement de la Royal Engineering Section. Il y enseigne le sabotage (toutes les techniques destinées à « pourrir » l'existence de l'ennemi) à l'ensemble de l'unité. C'est la personne consultée par les Britanniques dans le cadre d'opérations spéciales, et à ce titre il réussit à sauver le viaduc de Garabit (oeuvre de Gustave Eiffel), objectif initialement choisi pour entraver le repli de l'ennemi.
Philippe Akar se trouve à maintes reprises attiré par notre département: il s'y trouve en 1940 dans les Chantiers de jeunesse, du côté de Cormatin, au hameau de Chazelle.
Il n'aura pas eu le temps de terminer ses études, il est incorporé dans un régiment d'infanterie à Fontainebleau.

 


UN OUVRAGE EN 2007 : UN RECIT MÉMOIRE
Dans les années 1990, alors qu'il réside à Ameugny, près de Cormatin, Philippe Akar, l'ancien lieutenant au 3e RCP du Special Air Service, décide d'ouvrir la malle contenant les nombreux carnets et cahiers sur lesquels, durant les années 1939-1945, il a tenu son journal et rédigé son itinéraire de 1942 à 1945. Il rédige un ouvre paraissant en 2007. On découvre, au fil des pages, des événements, des anecdotes et des informations, parfois confidentielles, inconnues à ce jour. Son internement en Espagne dans le camp de concentration de Miranda, avant de rejoindre Gibraltar, puis Londres, est un témoignage exceptionnel.
Volontaire parachutiste, il est versé au 3e S.A.S. Il a participé notamment à la libération de Montceau-les-Mines et de Montchanin, parallèlement à une vie très active, il a été associé au développement de la Communauté de Taizé du frère Roger dès 1949.

 


Ami personnel d'André Jarrot ou encore de Pierre Brusson ( 1) , tout deux compagnons de la Libération, ce gaulliste n'a jamais contrairement aux deux figures citées goûté à la politique, il se reconnaît dans le gaullisme, celui du 18 Juin et de la Résistance. Durant de nombreuses années, il a participé à de nombreuses cérémonies patriotiques, notamment chaque année à Sennecey le Grand...Cette semaine, l'ancien sous lieutenant parachutiste, ne manquera d'avoir une pensées pour les S.A.S qui ont contribué en grand nombre au débarquement sur les plages de Normandie.

QUI ETAIENT LES S.A.S
Qui étaient les SAS ? «  Alors il y a une légende qui veut que nous soyons des têtes brûlées, ou des repris de justice, Dieu sait quoi encore. C’est totalement faux ! Il n’y avait pas de place pour des gens comme ça dans la brigade des SAS. Nous étions au contraire des gens sains, normaux, et souvent très diplômés. Après cette guerre, un certain nombre d’entre nous restés dans l’armée sont devenus généraux, d’autres sont devenus ambassadeurs, ministres, députés, sénateurs, directeurs d’entreprise, gouverneurs de colonies, que sais‐je encore ? Nous étions une unité très spéciale, pas toujours facile à commander. Qu’avons‐ nous fait ? Si je vous disais ce que nous avons fait, ce que les SAS ont fait depuis le début jusqu’à la fin de la guerre, j’y passerai une ou des heures …. Simplement, je rappellerai que des monuments aux morts, des stèles, des tombes, jalonnent notre route, depuis Héraklion en Crête jusqu’à Assen en Hollande du nord en passant par le désert de Libye et la célèbre tombe d’André Zirnheld, le créateur de la prière du parachutiste, et  bien entendu la Tunisie, l’ile de l’Ampeluse, la Sicile, l’Italie, la France et la Hollande. Je vous dirai simplement un mot de la Hollande et ce sera ma conclusion. Nous avons sauté en Hollande dans la nuit du 7 au 8 avril 1945 sans savoir très bien pourquoi. On nous avait dit dans le briefing que ce serait un saut rapide, qu’en 2 jours, et nous avons eu 40 % de pertes en tués, blessés ou prisonnier en une semaine, parachutés à 200 Km en avant des troupes alliées »


( 1 ) Ancien maire de Cormatin.

 


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