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L'été c'est fait pour lire Les hirondelles de Kaboul

15 sept 2019 - par Bonnet Michel

L’été c’est fait pour lire, c’est un fait entendu une fois pour toutes, mais c’est aussi une période où il est aussi agréable d’aller au cinéma. Oui, je dis bien aller au cinéma et non pas regarder un film sur un petit écran riquiqui avec un son filtré dans les oreilles… Oui, je parle d’un cinéma avec un écran de belle taille et un son de qualité qui nous immerge dans un univers, une histoire…

 

 

La semaine dernière j’ai eu le plaisir d’aller voir Les hirondelles de Kaboul, merveilleux film d’animation de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec. Je ne vais revenir sur ce film ni sur le roman à l’origine de ce film, un livre de Yasmina Khadra (de son véritable nom Mohammed Moulessehoul) mais en sortant du film j’avais le sentiment d’avoir retrouvé la même ambiance que pour le film Poulet aux prunes de Marjane Satrapi. Certains avaient déjà fait un lien entre Les hirondelles de Kaboul et Persépolis, mais je trouve que le lien est encore plus fort avec Poulet aux prunes d’où l’envie de vous en parler un peu car cette bande dessinée puis ce film sont un peu passés inaperçus et je trouve que c’est bien regrettable !

 

Nous voici devant le destin de ce pauvre Nasser Ali Khan…


En utilisant une narration atypique, pleine d’allers-retours entre le présent et le passé tout en nous annonçant le futur, Marjane Satrapi nous plonge dans une histoire sans suspense. Nous savons rapidement que Nasser Ali Khan va mourir, il va même se laisser mourir, une sorte de suicide passif. Ses jours sont comptés. Nous sommes à Téhéran, en 1958, et en une semaine tout sera réglé et terminé, les obsèques de Nasser ayant lieu au fameux cimetière Zahiroldoleh de Chémirane au nord de la capitale iranienne… en présence de tous ses amis.


Nasser Ali Khan est un grand musicien, un des derniers virtuoses du Tar. Il s’agit d’un instrument de musique à cordes que l’on pince pour en sortir une musique unique que l’on peut entendre en Iran ou dans quelques autres républiques d’Asie centrale. Or Nasser est à la recherche d’un nouveau Tar car on lui a cassé le sien…


Nasser est coincé entre une musique qui le dévore, une femme un peu trop matérialiste et pragmatique qui prend la musique pour une distraction qui disperse et ne fait pas vivre, des enfants qui empêchent de se concentrer… Mais tout cela n’explique pas le dégout de vivre qui le frappe soudainement.

Nous avons alors comme dans un grand ballet millimétré tous les personnages de la vie de Nasser qui viennent nous rendre visite à commencer par la famille qui n’est pas toujours très agréable…


Plus les pages passent et plus nous entrons dans la complexité de Nasser qui est un artiste torturé, un homme plein d’angoisses et de contradictions, qui traine sa misère sur la terre à la recherche d’un bonheur absolu qui semble lui échapper. Il faudra arriver à la fin de l’histoire pour comprendre comment tout ce drame s’est mis en place et on se dit alors que Marjane Satrapi est encore plus forte que ce que l’on croyait tant elle maitrise et distille avec soin son suspense que l’on pensait naïvement absent…

Le dessin de Marjane Satrapi, ce noir et blanc intense et pur, est pour moi un régal et cela donne à sa narration graphique à la fois une simplicité extraordinaire centrée sur le récit et seulement le récit, tout en offrant au lecteur de disposer ses couleurs selon son bon plaisir, agrémentant le récit de tout ce qu’elle aura seulement évoqué, provoqué, susurré… Un joyau de la bande dessinée que certains pourront lire ou relire avec plaisir en comprenant tout ce que cette grande dame de la bédé a apporté à un univers déjà riche…

 

Alors, me diront certains, quels liens avec Les hirondelles de Kaboul ? En fait, c’est surtout avant toute chose une question d’ambiance, de fatalisme, d’amour triste, de destinée fatale… Bien sûr, il est question de la position sociale de la femme, de la liberté des êtres, de l’amour en général… mais il y a comme un rythme particulier, une mélancolie terrible, une vie subie et c’est ce qui rapproche les deux œuvres qui pour moi, sur papier et à l’écran, sont deux grandes œuvres pétries d’humanisme !


Alors, merci pour ce Poulet aux prunes dont je reprendrais bien un petit morceau pour la route… et pour ceux qui ne l’on pas encore vu, allez voir ce film Les hirondelles de Kaboul au cinéma et Poulet aux prunes en DVD…

 

Enfin, n’oubliez pas d’aller les lire les œuvres originales sur papier, avec ou sans dessin ! Bonne lecture à tous !

 
 
 


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