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LE FABULEUX DESTIN DE QUELQUES BOURGUIGNONNES CELEBRES ...

3 mars 2014 - christiane chapé et daniel dériot

C’est à la bibliothèque de Chatenoy-le-Royal que Marie-Thérèse GARCIN a accueilli une cinquantaine de personnes pour une conférence autour de «"L’histoire de notre belle Bourgogne à travers les femmes". Quelles soient reines, duchesses, saintes, écrivaines … elles ont eu un fabuleux destin.

 

 

 

En préambule, un petit rappel par Marie-Thérèse GARCIN sur les femmes qui ont fait « bouger les lignes » comme on dit aujourd’hui : Olympe de Gouge, Clara Zetkin, Marie Ferré, Louise Michel ou Marie Deraismes, entre autres.

A une semaine de la « journée des femmes », il n’est pas inutile poursuit Marie Thérèse Garcin de rappeler que les femmes ont voté pour la première fois à des élections municipales en 1945 et qu’elles ont attendu 1965 pour ouvrir un compte en banque (seules, sans dépendre de leurs maris …).


Et alors … ces femmes qui ont « fait la Bourgogne » ? :
Tout d’abord, poursuit Marie Thérèse Garcin, je tiens à vous parler de :
** Marguerite de Flandres (1350-1405), Duchesse de Bourgogne, ancêtre des ducs de Bourgogne, par son mariage avec Philippe le Hardi. À la mort de son père, Marguerite et son époux héritent des Comtés de Bourgogne, Artois, Flandre, Rethel et Nevers. Ce qui engendrera de grands échanges entre la Flandre et la Bourgogne.

Après avoir vécu à Dijon, Marguerite de Flandres s’installe avec son époux au château de Germolles qu’elle affectionne tout particulièrement Dynamique, passionnée, artiste et curieuse des gens, de la nature, des vins, de la gastronomie, elle invite dans son splendide château les artistes flamands, est à l’initiative de la « Chartreuse de Champmol » à Dijon avec son magnifique puits de Moïse. Elle fait ainsi découvrir entre autres, le pain-d’épice -dit boichet ou pavé de santé- arrivé des Flandres par les Croisés … et le cassis.
Le duché de Bourgogne va exploser grâce à elle dans toute l’Europe.

 


 


Et je poursuis, dit Marie-Thérèse Garcin par :
** Jeanne Barret (1740-1807), première femme à avoir fait le tour du monde en bateau, alors interdit aux femmes, est née à la Comelle en Saône-et-Loire. De Toulon-sur-Arroux où elle rencontre son mari Philibert de Commerson, explorateur et naturaliste natif de la Bresse, ami de Bougainville au tour du monde, il y a un monde. Ce dernier, épris comme un fou de sa femme, et tenté de suivre Bougainville, use d’un stratagème pour son épouse le suive dans son aventure, et la déguise en homme ….

La supercherie découverte, la mort de son Philibert l’obligent à ouvrir un cabaret à Saint-Louis … à côté de l’Eglise. Qui scandalise la population et que l’on ferme. Impossible pour elle de retourner en France sauf de se marier avec un français, qu’elle rencontre … et qu’elle épouse. Sur le bateau, Jeanne ramène les récoltes botaniques de Commerson destinées au jardin du roi, soit 30 caisses contenant quelque 5 000 espèces, dont 3 000 sont décrites comme nouvelles. Elle reçoit sa part de l'héritage de Commerson et le roi Louis XVI, qui reconnaît ses mérites comme aide-botaniste, la félicite pour sa bonne conduite, la désigne comme « femme extraordinaire » et lui verse une rente.
Tout le monde imagine que le bougainvillier tient son nom de cette aventure …


Maintenant, nous annonce Marie-Thérèse Garcin, remplie d’humour dans ses anecdotes, après les aventures agitées d’une femme originale de « chez nous », je voudrais vous parler de :
** Anne-Marie Javouhey (1779-1851) née à Jallanges en Côte d’Or (à côté de Seurre), religieuse dans l’âme, ayant entraîné ses trois sœurs (au grand dam de leurs parents) dans le but de créer une communauté religieuse … son rêve, son fantasme, un appel … Quoi qu’il en soit, par le hasard que Dieu seul sait provoquer, elle rencontre à Chalon le Pape Pie VII qui lui donne l’autorisation de créer sa congrégation. Elle crée « la congrégation des sœurs de Saint Joseph » et s’installe à Cluny. Obsédée par ses rêves de gamine où des enfants noirs défilaient dans ses nuits, elle se prend de passion pour la Guyane et va réaliser « ses rêves » en faisant libérer 185 esclaves. Aujourd’hui, la Route de l’Abolition est visible du Fort de Joux (Toussaint Louverture.) jusqu’à Jallanges en passant par Chamblanc et Seurre … Des arbres identifiés sont plantés sur ce parcours.


Et maintenant. J’ose le dire, poursuit Marie-Thérèse, ma bourguignonne préférée est :
** Marguerite Guérin (1816-1887) plus connue sous le nom de Marguerite Boucicaut. Née à Verjux, d’une fille mère qui déterminera toute sa vie, la petite Marguerite, pour aider sa mère, garde les oies dans son village. Puis, avec ses économies, elle part à Paris et s’installe rue du Bac où elle ouvre une petite boutique. Elle rencontre Aristide Boucicaut, un client de son échoppe … et homme d’affaire … c’est le coup de foudre. Ils se marient et créent ensemble. Notamment un magasin, « le Bon Marché ».
L’on dit de lui, qu’il a la bosse du commerce. Vous connaissez cette expression nous interroge Marie-Thérèse Garcin ?? Eh ! innovateur, avait une bosse sur le front … et faisait des affaires.

 


Les « Boucicaut » créent les mutuelles, les bacs avec marchandises, les livraisons, un délai pour échanger les achats, les images dans les boîtes de chocolat pour les collections, le mois du blanc. Ce sont, parallèlement, de grands humanistes. Marguerite, traumatisée par son identité, créée … le square à son nom, le Lutécia, le métro du même nom, la vente par correspondance, construit trois maternités pour filles mères, lègue plusieurs millions de francs pour les employés du Bon Marché, construit pont et mairie dans son village de Vergux … et rencontre Louis Pasteur qu’elle va aider généreusement pour ses recherches. Une grande dame, quoi … et un beau couple.

 

 

 


Je ne voudrais pas terminer notre rencontre sans vous parler de :
** Jacqueline Maillan (1923-1992) née à Paray-le-Monial, première femme humoriste en France,
** Lucette Desvignes née en 1926 à Mercurey, écrivaine, licenciée en droit, agrégée d'anglais et docteur ès lettres. Elle a été professeur de littérature comparée et d’histoire du théâtre pendant 25 ans, aux universités de Lyon et de Saint-Étienne. Elle vit aujourd’hui à Dijon et est un peu oubliée. Dommage.
** Claudie André-Haigneré : née au Creusot, surdouée, bac à 15 ans, est une scientifique, spationaute et femme politique française, présidente d'Universcience à Paris. Elle est l'épouse de l'astronaute Jean-Pierre Haigneré. Elle a été la première femme française dans l'espace.


Et, et … j‘attire votre attention, aussi et bien sûr, nous dit Marie-Thérèse Garcin, sur la vie de deux femmes magnifiques qui font aujourd’hui notre Bourgogne par leurs saveurs :
** Catherine Troubat, sur-primée par la qualité de ses produits, qui a pris la tête d’une entreprise magnifique existant depuis 1591, sur le site de Flavigny-sur-Ozerain, avec ses anis fabriqués dans notre belle Bourgogne. Chaque bonbon est fait d'une graine d'anis vert enrobée de sirop de sucre aromatisé : anis, violette, rose, menthe, réglisse, oranger…
et …
** Catherine Petitjean, perpétuant la fabrication du pain-d’épice de Dijon, à l‘ancienne, classé, représentant le patrimoine de notre belle région (et là ceux qui ont bien suivi se rappelleront de notre belle Marguerite de Bourgogne … et de son pain d‘épice).
Tout se tient et tout se rejoint dans notre région.

 

 

Là … merci pour votre attention chers visiteurs … je termine juste mon intervention, précise Marie-Thérèse Garcin, en vous parlant rapidement de la lingerie féminine, étonnant … non. Pas tant que ça, dans notre Bourgone.
** Hermine Cadolle (1845-1926), copine avec Louise Michel … pas toujours d‘accord, a dessiné des corsets, des porte-jarretelles … et a ouvert une boutique rue de la Chaussée d’Antin à Paris, où elle employait 500 personnes, puis rue Cambon, près de chez « Chanel ».
Pourquoi ce rapport avec notre Bourgogne … parce qu’à Cluny la Société Gerbe qui s’est installée par la suite à Montceau-les-Mines et a participé à la fabrication de ces beaux sous-dessous … Jusqu’au Crazy Horse … ces délicates dentelles intouchables qui nous mettent parfois l’esprit dessus-dessous …

Marie-Thérèse Garcin, guide conférencier depuis 43 ans à l’Office du Tourisme de Beaune, participe aussi à des émissions télé, radio, notamment au travers de chroniques sur FR2 Bourgogne et Autoroute Info. Participe en relation étroite avec l’Office du Tourisme de Chalon sur Saône.
Merci à elle pour ce bel après-midi.

Chacun a pu déguster, avant de partir, le pain d’épice fait maison, les anis de Flavigny et partir avec ses petits pots de moutarde aromatisés.

Christiane Chapé et Daniel Dériot
En participation étroite et amicale : l’un l’a conduite en voiture à Chatenoy-le-Royal et l’autre a pris les photos … A l'initiative des deux passionnés par leur région !!!

 
 
 
 
 
 


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