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jeudi 27 juillet 2017

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L'invitation faite à M.Netanyahou d'assister à la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv est une indignité !

11 juil 2017 - Collectif Chalon-Palestine

Que M.Netanyahou soit invité à la 75ème commémoration de la rafle du Vel d’Hiv par M.Macron est une indignité. Nous, Collectif Chalon-Palestine, nous affirmons ici que c’est une honte pour notre pays et pour son histoire de recevoir bientôt cet individu, chef d’Etat colonialiste endurci, partisan acharné de l’apartheid anti-Palestinien, épurateur ethnique s’il en est, co-garde-chiourme du camp de concentration à ciel ouvert de Gaza vis-à-vis du peuple duquel aucune cruauté n’est de trop !

C’est pourquoi nous nous associons aux protestations devant cette invitation inadmissible. Nous prenons ici la liberté de faire circuler le communiqué de dénonciation de cette visite émis le 4 juillet dernier par l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS).

Enfin, nous exigeons instamment la séparation du Conseil Représentatif des Institutions Juives d'avec l'Etat français.

PLUS QUE JAMAIS SOYONS SOLIDAIRES
DE LA RESISTANCE DU PEUPLE PALESTINIEN
ET DE SA LUTTE POUR QUE PREVALENT
SES DROITS NATIONAUX ET HUMAINS !

Collectif Chalon-Palestine

*

Association France Palestine Solidarité – 4/07/2017
Netanyahou invité à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv ?
Une confusion des genres choquante et dangereuse.


Dominique Vidal et Bertrand Heilbronn, Mediapart, mardi 4 juillet 2017


Selon des informations concordantes, le président Emmanuel Macron aurait invité le Premier ministre Benyamin Netanyahou à la commémoration du 75ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv.
Cette première, si elle était maintenue, serait extrêmement grave dans le contexte actuel.
En premier lieu, parce qu’elle alimenterait une étrange confusion entre la communauté juive de France et Israël.
La rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, marque le début du génocide des Juifs de France. Les 13 000 hommes, femmes et enfants arrêtés ces jours-là se retrouveront à Drancy, d’où ils seront déportés à Auschwitz.
Ce n’est pas l’armée nazie, mais la police française qui a procédé à ces arrestations criminelles, comme aux suivantes. Le président Jacques Chirac a eu le courage de le reconnaître en 1995 : "Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français." Cette commémoration indispensable rappelle donc une double tragédie : celle de la déportation et du massacre d’un grand nombre de Juifs français ou vivant en France, et celle de la complicité de Vichy.
En quoi cet événement concernerait-il Israël ? Cet État n’existait pas à l’époque. La communauté juive de Palestine, le Yichouv, qui l’a précédé, n’a rien pu faire pour sauver les Juifs menacés, en France comme ailleurs. Et Israël ne peut se présenter comme le seul héritier des victimes de la Shoah, qu’il ne saurait transformer de manière posthume en partisans de la création de l’Etat d’Israël, encore moins de la politique anti-palestinienne que symbolise le leader de la droite et de l’extrême droite israéliennes. D’autant que ses gouvernements successifs ont laissé un grand nombre de survivants du génocide connaître la pauvreté. Dans ce contexte, cette invitation serait une insulte à la mémoire des victimes de la déportation.


Le maintien de cette invitation serait aussi une grave erreur, sur le plan intérieur, comme sur le plan de la politique internationale. Sur le plan intérieur, M. Emmanuel Macron a souvent évoqué la nécessité que la France se réconcilie avec elle-même. Cela ne peut pas se faire en laissant un Etat étranger, qui mène une politique criminelle contre un autre peuple, s’immiscer dans notre indispensable travail de mémoire. Les dirigeants communautaires qui poussent dans ce sens mènent notre pays à l’affrontement et à l’impasse. Il est du devoir du président de la République de le leur rappeler.
Sur le plan de la politique internationale, Israël est en train d’accélérer la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, de resserrer le blocus de Gaza, de bafouer le droit international en toute impunité. L’urgence est aux signaux clairs pour marquer que cette impunité doit cesser, pas à de nouvelles cautions données au pouvoir israélien.
Ce geste choquant pose, en outre, une grave question : le nouveau président va-t-il mettre ses pas dans ceux de son prédécesseur ? Va-t-il, lui aussi, entonner "un chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants" ? Cautionnera-t-il la colonisation, voire l’annexion des territoires palestiniens ? Laissera-t-il Israël déclencher une nouvelle guerre contre la bande de Gaza, le Liban ou l’Iran ?


Il est évidemment trop tôt pour répondre à ces questions. Mais cette invitation, si elle était maintenue, constituerait une indication inquiétante. Le chef du gouvernement israélien, qui est aussi celui de la droite et de l’extrême droite israéliennes, n’a pas sa place à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv.


Dominique Vidal, journaliste et historien
Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

 


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