Les DOSSIERS de vivre-a-chalon.com : les élections locales
Suite de l'interview de Gilles PLATRET (2/4)
Le sigle UMP est complètement absent de vos documents de campagne, pour quelles raisons ?Par volonté de rassemblement ! Une famille politique investit quelqu'un. Pas pour faire des adhérents... cela c'est son travail à elle. Pour constituer une liste, il faut aller au-delà des étiquettes, se baser sur la représentativité géographique (les quartiers), socio-professionnelle, associative et en dernier lieu sur le critère politique car on ne gère pas une ville en fonction des critères d'un parti mais en fonction des besoins du terrain ! Chalon ça n'est ni la gauche, ni la droite... Chalon c'est Chalon et les chalonnais. D'ailleurs, le nom de la liste est « Chalon pour tous ! » ce qui va bien plus loin qu'une estampille politique.
Pour rester dans le domaine politique, le MoDEM souhaite présenter sa propre liste. Est-ce qu'entre les deux tours il est envisageable de leur laisser un certain nombre de places ?
C'est légitime qu'une formation politique comme le MoDEM essaie de trouver sa place dans le jeu politique local. Ceci étant dit, et je l'ai dit au MoDEM, j'ai souhaité ouvrir très largement les conditions du débat pour la définition du projet. On est plus à même de discuter des grands enjeux et des réponses à apporter avant le premier tour qu'entre les deux tours, période plus difficile, de tensions, d'urgence où l'on a plus de mal à parler du programme. Mais même si le MoDEM visiblement a la volonté de présenter sa liste, la porte reste naturellement ouverte au débat jusqu'à la dernière minute avant le dépôt des candidatures. Des gens avec qui nous n'avons pas de divergences de principe, qui veulent s'investir pour leur ville ont à mon avis tout à fait leur place dans le débat !
Mais l'impératif du débat va encore au-delà ! Je veux dire que si la liste que je conduis obtiens la confiance des Chalonnais le débat continuera y compris avec l'opposition et je leur permettrai d'avoir un siège au Grand Chalon ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. On ne peut pas refuser de parler avec l'autre.
A ce propos, je regrette d'ailleurs que concernant le désenclavement de la zone industrielle nord, mon adversaire ait refusé le débat sur ce thème. C'est une preuve de fébrilité. Quand on est sûr de ses arguments on n'a pas peur de débattre.
J'espère d'ailleurs qu'un débat de candidat à candidat pourra s'organiser car les Chalonnais y on droit. Sinon on le portera ailleurs mais je le regretterai.
Parmi les « idées pour Chalon » que des internautes nous ont envoyées, plusieurs font référence aux projet de médiathèque que Christophe SIRUGUE veut mettre à la place du collège Camille Chevalier. Qu'en pensez-vous ?
Je suis également partisan de la réalisation d'un tel équipement qui manque à Chalon. Mais croyez moi... je ne la mettrai pas à la place de Camille Chevalier ! Car si je suis maire demain, les collèges Camille Chevalier et Jean Zay ne fermeront pas. Ça c'est clair et net ! C'est un engagement formel de ma part et ça pose d'ailleurs des tas de questions sur les relations entre les collectivités car la ville est propriétaire des terrains sur lequel le Conseil général veut construire une cité scolaire.
On ne peut pas tolérer que dans une ville, deux institutions qui sont structurantes, qui amènent de la vie dans un quartier, soient rayées d'un trait de crayon depuis un bureau de Mâcon, fut-il celui du Président du Conseil général. Et cette question sera développée dans le cours de la campagne.
Autre sujet évoqué par un internaute, l'implantation éventuelle de caméras de surveillance...
On a besoin, je pense, de travailler sur le sentiment de sécurité des chalonnais. Je ne vais pas développer aujourd'hui le programme mais je peux donner quelques pistes de réflexion dans ce domaine. Les questions de sécurité demanderont des moyens supplémentaires en terme humain et peut être matériel. Certains disent que trop de sécurité porte atteinte à la liberté mais quand des personnes âgées ou des jeunes femmes ne peuvent plus sortir après une certaine heure ne serait-ce que pour aller à la pharmacie sans être importunées, c'est un problème de sécurité. Pas nécessairement une agression mais un sentiment d'insécurité. Il faut que les Chalonnais puissent se sentir en sécurité et prendre les mesures nécessaires !
Vous avez évoqué la création du fameux « multiplex cinématographique ». Qu'en est-il ?
C'est un projet qui revient régulièrement à l'ordre du jour à Chalon mais nous allons avoir des éléments nouveaux. Ce n'est pas une promesse en l'air. On travaille très concrètement sur cette idée car cela fait partie des équipements de loisirs indispensables non seulement pour les jeunes générations mais aussi toute la population. Et un tel équipement est attractif au-delà de Chalon car l'objectif c'est bien sûr de faire venir des gens de l'extérieur pour que les commerces, et notamment ceux du centre, en profitent également.
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