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Gros succés pour la 7eme convention tattoo à Chalon -2e journée

12 mai 2014 - par Josserand Pascale et Patrice

Le jury composé de professionnel a couronné lors du final le meilleur tatouage réalisé ce week-end lors du salon.

 


Mais que dire de plus par rapport à la journée d’hier si ce n’est que, non-initié et non-adepte, nous avons cherché à en savoir plus sur cette technique et cette pratique.

 


En premier lieu, le tatouage est un dessin décoratif ou symbolique réalisé en insérant de l’encre dans la peau. Il existe des encres dans de nombreuses teintes.

 

 


Traditionnellement, il s’agissait d’encre de Chine à base de charbon introduite dans la peau à l’aide d’aiguilles entre le derme et l’épiderme (1 à 4 mm de profondeur). L’instrument utilisé de nos jours s’appelle un « dermographe » mais certaines pratiques ancestrales subsistent telle la technique tribale du bâton frappé après incision de la peau.

 

 


Le tatouage est indélébile, considéré comme une modification corporelle permanente même si certaines techniques permettent actuellement de le camoufler voir l’effacer.

 

 
 

 


Il est pratiqué depuis plusieurs milliers d’années de par le monde pour des raisons symboliques, religieuses, thérapeutiques ou esthétiques et était souvent considéré comme un rite de passage.


Historiquement, les premières traces de cette pratique remonte au néolithique (9000 à 3300 ans avant JC) : motifs géométriques à caractère thérapeutique.

 

 


On retrouve aussi des tatouages sur des momies égyptiennes ainsi que sur des momies découvertes dans l’Altaï datées du Ve au IIe siècle avant JC et portant des motifs zoomorphes (représentations d’animaux).
Au Japon, les premiers écrits datant du IIIe et VIe siècles, parlent de deux types de tatouages : les prestigieux réservés à la noblesse et les vulgaires pour la fange (bandits et autres criminels).
Les yantra asiatiques pratiqués par les moines bouddhistes et les prêtres brahmanes représentent des dessins sacrés protecteurs.

 

 


Cette pratique s’est fortement développée en Bretagne au IIe siècle après JC. Mais, le tatouage fut déconsidéré en occident car banni par les autorités religieuses et disparut entre le IXe et le XVIIe siècle.
Redécouvert lors des explorations du Capitaine James Cook dans le Pacifique sud au XVIIIe siècle, il fut longtemps l’apanage des marins qui portaient fréquemment un crucifix en ornement sur la peau.
Moyen d’identification de l’individu, il fut fiché par la police jusqu’au XIXe siècle avant de se démocratiser au XXe et particulièrement dans les années 1990 où il devint un moyen de revendiquer son originalité, un outil de séduction ou de provocation pour certains.

 

 

Etymologiquement, le terme tatouage vient du mot tahitien « tatau » qui signifie marquer, dessiner. Tatau est issu de l’expression « Ta-atouas » : ta signifiant dessin et atua, esprit ou dieu. Il fut francisé entre 1772 et 1798.
Au Japon, on parle de Irezumi (insertion d’encre) pour la pratique manuelle et le terme plus général est horimono (sculpture).

 


A l’origine, le tatouage était une marque d’appartenance. Il permettait à un individu de signifier son appartenance à un groupe tribal, religieux ou corporatiste (pirate, légionnaire…). Et l’endroit de l’inscription a une signification importante pour la personne tatouée.

 

 


Mais le tatouage fut aussi utilisé à des fins beaucoup moins nobles que l’embellissement du corps. Il fut ainsi un marquage indélébile de catégories d’êtres vivants non seulement les animaux domestiques mais aussi certains humains et en tout premier lieu les esclaves et les prisonniers.

 


Le Ka-tzenik fut employé par les nazis à Auschwitz pour marquer les détenus qui portaient tous un matricule chiffré sur l’avant-bras avec la lettre Z en plus pour distinguer les Zigeuner, les tziganes. Ce marquage était un des outils utilisés pour déshumaniser les prisonniers.
Le Kainsmal ou marque de Caïn était quand à lui graver sur le biceps de tous les soldats de la Wafen -SS. Il s’agissait de la notification de leur groupe sanguin. Ce gravage a permis par la suite d’identifier clairement certains membres de cette unité militaire.
Si vous désirez passer à la gravure de votre corps, il vous faudra choisir un ou plusieurs styles car le choix est large et chaque tatoueur a sa ou ses spécialités :
• Tribale au graphisme à lignes épaisses en NB ou dégradé de gris
• Pointilliste ou dot-art peut vous permettre de ressembler à une œuvre de Seurat
• Réaliste souvent des portraits
• Asiatique : dragon, carpe koï, bouddha proche des estampes japonaises
• Celtique : entrelacs, croix, mythologie
• Polynésienne : motifs traditionnels à encre noire, lézard, tortue…
• Old School avec des dessins de la culture Rock des années 50-60 comme des pin-up…
• New School : comics, mangas
• Bio-mécanique souvent inspirée par la Science-Fiction
• Gothique avec des monstres, crânes, démons et la Grande Faucheuse

 

 

En France, 10% environ de la population porte un tatouage. L’engouement est moindre en comparaison des USA où le taux de tatoués est de 21%.


La décision de porter un embellissement corporel est un choix qui doit être réfléchi en raison non seulement de la permanence de l’œuvre mais aussi de l’éventuelle dangerosité des produits employés pour fabriquer les encres. Certes, il existe des pigments naturels particulièrement pour certaines couleurs : curcuma pour le jaune, argile et oxydes de fer pour l’ocre, naphtol pour le rouge. Mais, les encres sont fabriquées industriellement et sont produites avec des métaux tels que sels d’aluminium, antimoine, barium, cadmium, cobalt, chrome, cuivre, fer, mercure, manganèse, nickel, strontium, titium, vanadium, plomb (source wikepedia) et le risque d’allergie n’est pas à négliger.

 

 

De plus, après la réalisation d’un dessin par un professionnel diplomé, plusieurs précautions doivent être prises pour se prémunir d’une infection : désinfection de la zone par le tatoueur, corps gras en protection, nettoyage au savon doux, port de vêtement de coton durant la cicatrisation (une quinzaine de jours au minimum) et surtout pas d’exposition au soleil et aux UV. Il faut suivre à la lettre les instructions de votre tatoueur pour éviter toutes complications.
Aussi la réglementation est-elle très stricte pour les artistes qui oeuvrent à l’embellissement des corps.
Pour plus d’informations vous pouvez aussi vous mettre en relation avec le syndicat national des artistes tatoueurs.

 

Suite du reportage de la 2eme journée

 

 



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