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FCO : Les éleveurs ne doivent pas payer les pots cassés de la logique exportatrice

14 nov 2017 - Confédération paysanne de Bourgogne-Franche-Comté et de l'ARDEAR Bourgogne-Franche-Comté

Communiqué de presse FCO :
Les éleveurs ne doivent pas payer les pots cassés de la logique exportatrice

Un veau et sa mère diagnostiqués positifs pour la maladie de la langue bleue suffisent à dérouler des mesures totalement démesurées. Vaccination, désinsectisation obligatoires d’un million de bovins et ovins dans 5 départements et blocage des mouvements d'animaux pour 12 départements se trouvant en zone de surveillance et de protection ! Ces mesures imposent des contraintes abusives aux éleveurs et en particulier à ceux qui doivent rassembler et rentrer leur troupeau pour l’hiver et sont en zones montagneuses, où les températures baissent vite. Cette variante de la fièvre catarrhale ovine, le sérotype 4, ne rend pas les bovins malades, mais peut causer des dégâts en ovins. Elle se transmet quasi exclusivement par des moucherons. Enfin elle ne représente aucun risque pour l'être humain. En cette période de froid et en particulier dans la région montagneuse concernée, le risque de diffusion est très faible. Une surveillance renforcée du territoire serait le préalable à toute décision de gestion sanitaire.

A la place, c'est encore la précipitation et les intérêts commerciaux qui priment : avant de déclencher des moyens disproportionnés voire inutiles à l’approche de l’hiver, il faudrait savoir s’il y a d’autres cas et si on peut parler de circulation virale. Les perdants seront encore les éleveurs qui seront obligés de vacciner, sans savoir si cela est utile ou dangereux pour la santé de leurs animaux. Cela sert uniquement à préserver la capacité exportatrice de la France et à conforter un système qui génère surproduction pour les bovins et dépendance aux exports. Ce même système qui ne rémunère pas les paysans et ne répond pas aux attentes de la société. La Confédération paysanne considère que l'éleveur est le mieux à même de faire des choix pour la santé de son troupeau. Aucune politique exportatrice n'est légitime à lui ôter ce droit, en particulier quand il n'y a pas de risque pour la santé humaine.

C'est pourquoi la Confédération paysanne exige le libre choix de la prophylaxie en fonction du mode de production et du mode de commercialisation !

 
 


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