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jeudi 21 novembre 2019

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Éteignez la lumière : la nuit vous dit merci !

19 juil 2019 - FNE

La vie est un cycle nourri au quotidien tant par le jour que par la nuit. La biologie de la quasi-totalité
des organismes vivants dépend de leur rythme circadien (cycle biochimique de 24 h) basé sur
l'alternance jour / nuit. Avec deux tiers des espèces actives la nuit, les pollutions lumineuses ont un
impact loin d’être anecdotique. En quelques décennies, nous avons bouleversé cette alternance
naturelle en développant de manière incontrôlée et disproportionnée l'éclairage artificiel extérieur. La
quantité globale de lumière émise la nuit n'a pas cessé d'augmenter : + 94 % en vingt ans
seulement et pour le seul éclairage public. Auquel il convient d'ajouter les lumières émises par les
publicités, enseignes lumineuses, les façades, vitrines, bureaux non occupés, les parkings et sites
privés, les illuminations diverses...

 

 


Éclairer le ciel, c’est éteindre les étoiles !
« C’est aussi dépenser inutilement de l’énergie, et surtout mettre en danger notre santé et
celle des espèces animales et végétales » ajoute Pascal Blain, porte-parole de la fédération
régionale des associations de protection de la nature et de l’environnement. Les conséquences
de l’excès d’éclairage artificiel ne se limitent pas à la privation de l’observation du ciel étoilé.
Elles sont aussi une source de perturbations pour la biodiversité (modification du système
proie-prédateur, perturbation des migrations, des cycles de reproduction pour de nombreuses
espèces d’insectes, d’oiseaux, de chauves-souris … mais aussi pour l’Homme !) et représentent
un gaspillage énergétique considérable. Selon l’Ademe (Agence de l'environnement et de la
maîtrise de l'énergie), les 11 millions de points lumineux qui constituent le parc d’éclairage
public appellent une puissance d’environ 1300 MW, soit la puissance délivrée par une tranche
nucléaire récente à pleine charge. L’éclairage public correspond à 41 % de la consommation
d’électricité des communes et émet annuellement 670 000 tonnes de CO2.

 


Sentinelles de la nature
Suite à une première opération conduite en octobre 2018 à Dole et Belfort, les membres de
France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté ont reconduit il y a quelques jours
entre 2h00 et 4h00 du matin un relevé des infractions à la règlementation sur l’éclairage
nocturne des enseignes. Ils ont eu le plaisir de constater que plus des 2/3 des commerçants,
professions libérales et magasins de la grande distribution, relevées alors en infraction avaient
réussi à se mettre en conformité dans ce laps de temps. « Cela témoignage qu’écologie et
économie d’énergie sont aujourd’hui perçues positivement par nos concitoyens. Grand bravo à
tous ceux qui ont compris l’intérêt du geste ! » déclare Gérard Groubatch, président de
l’antenne FNE de Belfort. Merci aux municipalités de Dole et Belfort dont les démarches
d’accompagnement ont sans doute jouées un rôle facilitateur. À Lons le Saunier, c’est dans la
nuit du 21 juin, après la fête de la musique, que 9 bénévoles de Jura Nature Environnement
(JNE) ont parcouru les rues et zones commerciales du secteur lédonien. Si pour le centre-ville,
il y a vraisemblablement des efforts réalisés, les résultats montrent néanmoins qu’il y a encore
un manque de prise de conscience, notamment aux abords de la ville où les grandes enseignes
automobiles ou les magasins comme Le comptoir des fers route de Champagnole restent
particulièrement lumineux à une heure où il y a pourtant bien peu de clients potentiels.

À Vesoul, l’opération entre 1 h et 3 h du matin le 22 juin a délaissée le centre-ville au profit de la
périphérie : zone Technologia, zone de la Motte, zone de Pusey, zone des Haberges, zone de la
gare puis boulevard des alliés et zone commerciale Cora. Bonne surprise : ici aussi la
réglementation est très largement respectée. L'information est bien passée et les dispositifs
techniques semblent disponibles à tout le monde. Difficile de définir un profil type de ceux qui
ne respectent pas (une trentaine d’infractions constatées à Vesoul) : il y a des grands et des
petits magasins, des locaux ou des nationaux. Les grandes surfaces alimentaires (Cora, super
U, Intermarché, Lidl) jouent le jeu, à l’exception de Leclerc. A noter que si certains n’éclairent
pas leurs vitrines ou enseigne, ils éclairent quand même leurs parkings vides ...


Faire connaitre et appliquer la réglementation
Si la situation est encourageante, il reste néanmoins encore un certain nombre de
retardataires à convaincre (concessions automobiles, banques, agences immobilières, …), ou
encore quelques enseignes qui n’avaient pas été identifiées en fin d’année dernière. Un
courrier a été adressé à ces derniers en espérant qu’eux aussi sauront s’organiser pour
respecter au plus vite la réglementation. Concernant les « récidivistes », le soutien des élus
est capital. Il s’agit bien d’une démarche pédagogique et d’information car il semble en effet
que les termes de la réglementation restent encore trop peu connus des chefs d’entreprises.
Un arrêté ministériel du 27 décembre 2018 prend désormais le relai de l'arrêté de janvier 2013
abrogé, portant sur les éclairages dits non résidentiels : vitrines, façades et bureaux non
occupés et élargit les sources lumineuses concernées par des règles d'extinction. Il rappelle
d'abord à tous les acteurs les finalités du nouveau règlement : "Les émissions de lumière
artificielle des installations d'éclairage extérieur et des éclairages intérieurs émis vers
l'extérieur sont conçues de manière à prévenir, limiter et réduire les nuisances lumineuses,
notamment les troubles excessifs aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosvstèmes,
entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne." En effet, il
ne s'agit pas juste de réglementer en soi mais de prévenir les effets néfastes multiples de la
pollution lumineuse. C'est à la faveur de cette pédagogie des effets que leur compréhension et
les pratiques progressent. Ce texte promeut une nouvelle conception des éclairages extérieurs
et des évolutions d'usages par la gestion de la durée d'éclairement, avant même les
dispositions techniques. La durée d'éclairement est la première mesure à prendre, quasiment
sans coûts publics, pour réduire la quantité de lumière émise la nuit donc la pollution
lumineuse associée, économiser budget public et énergie. De ce point de vue, la fixation de
limites d'éclairement après cessation d'activités s'avère de simple bon sens. Les lumières
intrusives, trop peu pris en compte pour la qualité de vie et de sommeil des Français, figurent
dans l'arrêté de décembre 2018 :" Les installations d'éclairage ne doivent pas émettre de
lumière intrusive excessive dans les logements quelle que soit la source de cette lumière ".

 
 


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