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EDA : Après la fin au théâtre Piccolo

4 fév 2019 - Chloé, étudiante en TAIS à Chalon-sur-Saône

C’était mercredi 9 janvier, je suis allé voir le spectacle de théâtre « Après la fin » au théâtre Piccolo de Chalon-sur-Saône. C’est l’histoire de deux collègues, Mark et Louise, qui se retrouvent dans le bunker de Mark suite à une explosion nucléaire qui semble avoir détruit tout le reste du monde qui les entoure… Louise se réveille inconsciente et n’a aucun souvenir de ce qu’il s’est passé. Après la fin est une histoire de cohabitation entre deux personnes que tout oppose, dans une atmosphère tendue où le temps passe, la faim se fait ressentir et le comportement de Mark est de plus en plus étrange. Très vite, le doute s’installe : si tout ce qu’avait raconté Mark concernant l’explosion était faux?



Je suis arrivée en avance car le théâtre proposait un « escape game » avant le spectacle, animation créée par deux étudiants de Master de l’Institut Image et deux étudiantes de la licence TAIS. C’était une expérience totalement inconnue pour moi étant donné que c’était la première fois que je participais à ce type de jeu. Le but était de trouver trois codes afin de pouvoir sortir d’un bunker. Après quelques minutes d’incompréhension totale, j’ai analysé l’environnement et avec mon équipe, nous avons finalement réussi à finir quelques secondes avant la fin du décompte. C’est une expérience qui m’a vraiment plu car j’étais immergée dans un décor rempli d’énigmes à résoudre avec une légère pression étant donné qu’il y avait un décompte avant lequel finir.

Concernant le spectacle en lui-même, il s’agissait d’un huit-clos puisque les personnages étaient enfermés dans un bunker. Le décor était plutôt sommaire : une table, quelques chaises, un placard, et une sorte d’estrade sur le côté avec des murs en Plexiglas. Pour moi, ce décor quelque peu sommaire permettait de symboliser l’intemporalité ce qui convenait parfaitement à l’histoire car, enfermés dans un bunker, sans fenêtre, les personnages n’avaient aucun repère de temps ou de durée.

De plus, la lumière présente sur le plateau nous donnait à voir une atmosphère étrange, presque irréelle. Le metteur en scène a utilisé une lumière crue, froide, le plateau n’était pas bien éclairé et pas toujours au même endroit. Ça a permis de modifier la perception du spectateur et de créer des espaces distincts sur la scène grâce aux jeux de lumière.

Tout au long du spectacle, pour rendre compte d’une ellipse, ou d’un changement de scène, il y avait la présence de flashs lumineux et d’une musique plutôt angoissante ce qui nous permettait de nous mettre bien dans l’ambiance.

Il y avait aussi l’intégration de vidéos dans le spectacle qui permettait de faire entrer le hors champs sur le plateau et aussi de se focaliser sur l’expression de l’acteur car les morceaux de vidéos étaient très souvent des gros plans sur les acteurs.

Concernant les acteurs, j’ai trouvé leur jeu vraiment intéressant dans le sens où ils ont réussi à dégager de l’émotion transmise à l’ensemble de la salle. L’occupation de l’espace était aussi vraiment pertinente car les acteurs changeaient de place pendant les interludes.

Ce spectacle de théâtre a pour objectif l’émotion, la réflexion. En effet, il aborde des sujets importants tel que la folie, la confiance, l’abus, le viol et il fait même une légère ouverture finale pour questionner le syndrome de Stockholm. J’ai trouvé très adapté de proposer un « escape game » avant le spectacle car ce n’est pas tout le monde qui a eu l’occasion de participer à ce genre de défi et ça apportait quelque chose en plus, quelque chose de nouveau en lien avec le spectacle sans détruire le mécanisme du spectacle.

Ce huis-clos post apocalyptique propose un suspense haletant et nous fait ressentir de l’émotion tout en nous interrogeant sur des sujets de société d’actualité.

La photo du spectacle est de Simon Gosselin.

 


D ans le cadre d'un partenariat entre le site vivre-a-chalon, l’IUT de Chalon et de nombreuses structures culturelles chalonnaises les étudiants de la licence professionnelle TAIS (techniques et activités de l’image et du son) proposent leurs reportages, leurs critiques de spectacles, leurs ressentis de lectures, leurs idées de cadeaux, leurs recettes…

 

 
 


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