Les DOSSIERS de vivre-a-chalon.com : les élections locales
Discours de Benjamin GRIVEAUX - Meeting 2ème tour des Cantonales
Chers amis, bonsoir,
Merci d’être venus si nombreux ce soir pour nous apporter, à Nathalie Leblanc, à Fernand Belda, à Dominique Copreaux et à moi, votre soutien dans cette dernière ligne droite.
Avant de vous parler de dimanche prochain et du second tour des élections cantonales, je ne peux résister à l’envie qui est la mienne de vous parler un instant de dimanche dernier !
Le dimanche 9 mars, il s’est passé quelque chose à Chalon sur Saône. C’est, bien sûr, la victoire de la liste conduite par Christophe Sirugue dès le premier tour des élections municipales. Cette élection marque un tournant dans la vie politique chalonnaise.
Nous sommes tous ici, ce soir, fiers de cette victoire. Nous y avons tous contribué. Nous avons tous arpenté les rues, les marchés, les cages d’escalier pour écouter et pour convaincre. Mais surtout pour expliquer notre projet, car elle est là la noblesse de la politique. Elle réside dans cette exigence sans cesse renouvelée de pédagogie.
Alors, avant de poursuivre mon propos, je veux te remercier, Christophe, au nom, j’en suis sûr, de toutes les personnes présentes ce soir, je veux te remercier du plaisir que tu nous as donné dans les semaines qui viennent de s’écouler. Et je veux te remercier, par anticipation, pour les six années qui viennent. Six années au cours desquelles, j’en suis certain, Nathalie, Dominique et moi nous aurons un immense plaisir à travailler à tes côtés, dans l’intérêt de tous les Chalonnais.
Dimanche dernier, une autre surprise de taille s’est produite, ici, au cœur de Chalon. Vous m’avez placé en tête dans 7 des 12 bureaux du canton de Chalon centre avec près de 42% des suffrages. La gauche dans son ensemble, en cumulant les voies obtenues par Claude Bourgade pour les Verts et Guy Talès pour le Parti Communiste, a atteint la barre historique des 50% ! Je tiens d’ailleurs à remercier ce soir Claude et Guy pour le soutien exigeant, et c’est bien normal, mais le soutien sans faille qu’ils m’ont apporté ce matin. Soyez tous les deux assurés d’une chose, c’est que je mesure pleinement la responsabilité qui est la mienne de porter les couleurs d’une gauche rassemblée dimanche prochain. Merci encore, du fond du cœur, pour votre soutien.
En tête à l’issue du premier tour ! Pour la première fois depuis plus de 20 ans, les Chalonnais ont souhaité un second tour dans ce canton. Ils ont massivement exprimé leur volonté de changement. Le changement. Voilà résumé en un mot, un mot simple, tout l’enjeu de ce scrutin, tout l’enjeu de l’élection de dimanche.
Changement sur le projet d’abord.
Je ne vais pas, ce soir, vous redire dans le détail le projet que j’ai défendu depuis plusieurs semaines.
Je veux simplement vous rappeler mes quatre priorités.
Première priorité : l’éducation. Parce qu’elle est la clef de toute réussite. Et que chaque enfant y a droit, quel que soit ses origines ou son milieu social. Elle est le pilier de notre modèle. C’est grâce à elle que j’ai pu réaliser mes rêves. Quand l’école va mal, c’est la République qui vacille. Faire de l’éducation une priorité : c’est, concrètement, doubler le parc informatique de nos collèges. C’est permettre à de plus en plus d’enfants de partir en séjours linguistiques. C’est offrir à l’ensemble de la communauté éducative les moyens d’entrer de plain pied dans la société du savoir. Mais c’est aussi se battre pour le pouvoir d’achat des familles de collégiens en situation difficile. En augmentant les bourses de rentrée. En transportant gratuitement 20000 lycéens et collégiens l’an dernier. En modulant le prix du ticket de cantine en fonction des revenus. Voila comment, concrètement, sur le terrain, les élus locaux se battent pour le pourvoir d’achat, quand d’autres se limitent au niveau national à des effets d’annonce.
Seconde priorité : les solidarités. C’est le premier budget du Conseil Général et la raison même d’exister de notre contrat social. C’est ce qui fait que nous sommes tous, collectivement, responsables les uns des autres. C’est cette idée forte, issue du siècle des Lumières, cette idée simple qui veut que personne ne soit laissé au bord du chemin.
Ne laisser personne au bord du chemin, cela veut dire construire à nouveau en Saône et Loire des maisons de retraite publique. Les établissements privés sont utiles, évidemment. Mais combien de personnes âgées peuvent aujourd’hui payer plus de 2000€ par mois pour y avoir accès ?
Ne laisser personne au bord du chemin, c’est aussi accompagner dans leur projet de vie les personnes en situation de handicap et leurs familles. C’est favoriser pour eux la vie en milieu ordinaire.
Ne laisser personne au bord du chemin, c’est enfin permettre à chacun d’avoir accès à un logement décent. En soutenant activement les actions menées par l’OPAC et en finançant les projets de rénovation urbaine, y compris ici, dans le centre de Chalon, où certains logements sont dans un état calamiteux.
Troisième priorité : l’économie et l’emploi. Il n’y a pas de social sans économie. Pour redistribuer les richesses, il faut d’abord les créer. Il faut mettre les mains dans l’appareil de production. Mais que les choses soient claires : ce ne sont pas les élus qui créent les emplois. Ce sont les entreprises, les commerçants, et les artisans. Ce sont eux qui font vivre nos territoires. Notre rôle d’élus, c’est d’être là pour les épauler et de valoriser, avec eux, nos atouts. Dans cette bataille, certains responsables politiques ont baissé les bras. Trop dur ! Trop compliqué ! Pas notre rôle !
Et bien moi, j’affirme le contraire ! Je crois en l’avenir industriel de la Saône et Loire. Je sais que nous pourrons implanter de nouvelles filières sur notre territoire. Je sais aussi que nos commerces de centre ville ont un avenir. Ils sont des acteurs essentiels de la vie de la cité en terme de lien social et d’animation. Avec moi comme conseiller général, ils auront un partenaire à l’écoute et prêt à défendre leurs intérêts.
Quatrième et dernière priorité : l’environnement. Sur cette question fondamentale, j’ai toujours au creux de l’oreille une phrase de Saint Exupéry : « nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». C’est pour eux que nous nous battons. C’est pour eux que nous mettons en place des politiques durables. C’est pour eux que le fameux agenda 21 décidé au sommet de la Terre à Rio en 1992 doit enfin se matérialiser par des réalisations concrètes.
A nouveau sur la question environnementale, il faut que nous changions radicalement notre approche. Pour beaucoup de personnes, l’environnement est synonyme de réglementation, de taxe, de contrainte. Il n’en est rien. C’est surtout, pour moi, pour la génération que j’incarne, un secteur d’avenir. Un secteur de croissance avec les technologies vertes. Un secteur où seront créés des emplois non délocalisables. Des emplois qualifiés. Des emplois pérennes.
Doubler le budget consacré à la maîtrise de l’énergie et au développement des énergies alternatives. Sécuriser les ressources et l’alimentation en eau potable. Instaurer un tarif unique de 1,50€ pour les transports collectifs du département permettant de relier les grands bassins de vie. Voila les projets que nous défendrons demain au conseil général.
Vous l’avez compris, ce n’est pas un empilement de mesures que je propose, encore moins un catalogue. Ce que je vous propose, c’est un chemin. Une stratégie construite, pour qu’ensemble, nous redonnions toute sa force à notre département.
Qui dit changement de projet, dit changement de méthode. Et surtout, changement dans la conception du rôle de conseiller général. Là encore, des exigences nouvelles sont apparues.
1ère exigence : il faut dépoussiérer la fonction de conseiller général.
Pour assumer les compétences de plus en plus nombreuses qui sont celles de l’assemblée départementale. Pour faire face à la concurrence croissante à laquelle sont soumis nos territoires. Pour répondre aux enjeux liés au développement économique et à l’aménagement, il faut faire émerger une nouvelle génération de conseillers généraux.
Il faut « dénotabiliser » ce mandat. Le conseiller général a trop longtemps été un élu de pure représentation. Cette conception a vécu, au-delà des clivages politiques. Elle appartient désormais au passé. Notre département, et en particulier ce canton, a besoin d’un conseiller général qui soit en capacité d’innover, de porter des projets de développement, d’inventer de nouvelles solutions pour répondre aux défis de demain. La future majorité départementale aura une mission : armer notre territoire pour les décennies qui viennent.
2ème exigence : Rendre des comptes aux électeurs.
A nouveau, c’est une question générationnelle. Si je suis élu dimanche conseiller général, je ne conçois pas de ne pas venir chaque année devant vous, dans tous les quartiers du canton, pour vous rendre compte de mes activités. Quand on est un élu de la République, le respect le plus élémentaire des électeurs, c’est de venir leur expliquer ce qu’on a pu faire et ce qu’on n’a pas pu faire. Pendant cette campagne, j’ai passé un contrat avec vous. Et ce contrat je compte bien l’honorer.
3ème exigence : défendre les intérêts de la Saône et Loire au-delà des seuls intérêts de son canton.
La Saône et Loire n’est pas l’addition des intérêts particuliers des 57 cantons qui la composent. Il n’y aura pas de développement de notre territoire si nous restons chacun dans notre coin. Si nous cherchons le développement des uns au détriment de celui des autres. Si nous dressons les cantons ruraux contre les cantons urbains. La clef de tout l’édifice et de notre réussite collective, c’est l’union de nos territoires, urbains comme ruraux, avec un même objectif partagé.
Si je suis élu dimanche, vous pouvez compter sur moi pour porter et pour défendre aux quatre coins du département l’intérêt général.
Les résultats de dimanche dernier m’obligent.
Ils m’obligent, d’abord, à vous dire, ce soir, que je sais la responsabilité qui est la mienne. Que je sais aussi que le futur maire de Chalon a besoin d’avoir demain un partenaire de confiance au Conseil général. Pour que les dossiers avancent plus vite et pour qu’enfin cessent les blocages liés aux querelles partisanes ou idéologiques.
Les résultats de dimanche dernier m’obligent, surtout, à être un conseiller général libre et rassembleur. Un conseiller général soumis à une seule exigence : celle de représenter tous les habitants du canton dans leur diversité.
Mes amis, il ne reste que quelques jours avant le vote de dimanche.
Quelques jours pour convaincre et pour expliquer le projet que je porte.
Quelques jours pour confirmer le changement que les Chalonnais appellent de leurs vœux.
Quelques jours pour redonner enfin à Chalon toute sa place en Saône et Loire.
Le 16 mars au soir, chaque voix comptera. Cette élection sera serrée. C’est pourquoi, je compte sur chacun d’entre vous pour mobiliser notre électorat, pour aller chercher les électeurs un par un.
Si la mobilisation est là, je suis certain d’une chose : c’est que dimanche soir, ce canton aura, grâce à vous, un nouveau conseiller général !
Je vous remercie.


