Politique locale
Chacun aura compris pourquoi il souhaite subitement faire de cette question, qu’il découvre, un enjeu municipal dans la période actuelle. Cela ne peut cependant pas l’autoriser à pratiquer de la désinformation grossière sur ce dossier majeur pour le développement du Chalonnais et à propos duquel j’attire l’attention des pouvoirs publics depuis 10 ans.
En toute honnêteté, il ne peut d’ailleurs pas omettre que ses amis politiques ont été incapables de prendre une décision d’envergure pendant 20 ans sur ce sujet pour lancer une requalification de la ZI Nord.
Je rappelle qu’alors même que la loi ne reconnaît pas de compétence au Conseil général dans le domaine économique, le Département a souhaité intégrer immédiatement le Contrat de site consécutif au retrait de la société Kodak et plus particulièrement d’assurer directement la maîtrise d’ouvrage de la «desserte de la ZI Nord», ce qui a reçu l’assentiment de tous les partenaires, Etat, Région, Agglomération et communes.
Un premier tracé (dont le coût avoisinait 26 millions d’euros) entre la RN6 et la ZI Nord avait été proposé et présenté alors comme le seul possible, en raison de l’impossibilité de raccordement avec l’A6. M. Platret oublie de préciser que, depuis, les Ministères des Transports et la société SAPRR ont accepté le principe d’un nouveau point d’échange (demi-échangeur) sur l’A6 au nord de Chalon. Par ailleurs, puisqu’une liaison avec l’A6 était possible, une réflexion pouvait s’ouvrir et qui remettait en cause le projet initial.
Dans cette hypothèse, un nouveau tracé (d’un coût estimé à 28 millions d’euros et non pas de 33 millions comme faussement indiqué) a été recherché qui permettait la création d’un échangeur complet sur l’A6 et de valoriser davantage les terrains et les bâtiments industriels.
Considérant que l’argent public mobilisé et l’intérêt de ce tracé dans une perspective de développement économique sur le long terme du nord de Chalon justifiaient une étude plus précise de faisabilité, j’ai donc fait engager les études complémentaires correspondantes afin de pouvoir réaliser une véritable concertation. En aucun cas, le projet, n’a été retardé de 2 ans.
Outre les enjeux et le fond du dossier, M. Platret semble méconnaître gravement les responsabilités et les obligations qui incombent au président d’une collectivité en matière d’aménagements. Je rappelle que les dispositions du code de l’urbanisme obligent le Département, à observer une procédure de concertation avec la population.
Par ailleurs, en ne présentant pas la deuxième option lors de cette consultation publique, le Conseil général courait le risque de voir annuler le projet après la phase d’enquête publique, ce qui aurait nécessité de revoir à nouveau l’ensemble de la procédure, d’où une perte de temps de plusieurs années cette fois.
La position de M. Platret est d’autant plus surprenante que lors des comités de pilotage réguliers autour de ce projet, et en particulier celui de septembre 2007, l’ensemble des partenaires et notamment les communes et l’agglomération du Grand Chalon, ont validé l’organisation de la concertation avec les deux variantes jugées à ce stade pertinentes.
Enfin, outre le fait que tous les conseils municipaux concernés ont favorablement délibéré sur les modalités de cette concertation, je me permets de rappeler que j’ai personnellement souhaité que les possibilités d’expression offertes aux riverains soient particulièrement importantes eu égard aux enjeux les concernant. Leur présence particulièrement nombreuse au cours de ces réunions et leurs multiples remarques m’incitent à penser qu’il s’agissait là, d’une sage décision.
Et c’est dans cette réflexion générale sur l’aménagement du nord Chalonnais que doit s’apprécier la question du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l’agglomération. Les perspectives de développement du nord de Chalon, ouvertes désormais par la possibilité d’un nouvel échangeur avec l’A6 pour desservir ce territoire, et notamment le cas d’une variante nord, rendent bel et bien caduques les dispositions actuelles du SCOT comme j’ai eu l’occasion de le dire publiquement à M. Platret.
Il n’y a donc pas de «semblant de concertation» sur ce dossier, bien au contraire avec un choix véritable de tracé et de perspectives d’aménagement offert à la population. Plus sûrement s’agit-il d’une conception divergente de la démocratie locale et qui nous différencie profondément. La période électorale ne peut justifier tous les procès, surtout lorsqu’ils ne sont qu’à charge.
Christophe Sirugue
Président du Conseil général
Les DOSSIERS de vivre-a-chalon.com : les élections locales
Désenclavement de la Z.I. Nord : Mise au point de Christophe SIRUGUE
Faisant suite à la réunion organisée par le Conseil général dans le cadre de la concertation pour projet de désenclavement de la Zone Industrielle Nord (ZI Nord), M. Platret a souhaité réagir dans le JSL pour apporter ses commentaires. Dans un interview publiée sur vivre-a-chalon.com, il accuse le Conseil général de bloquer ce dossier depuis 2 ans.Chacun aura compris pourquoi il souhaite subitement faire de cette question, qu’il découvre, un enjeu municipal dans la période actuelle. Cela ne peut cependant pas l’autoriser à pratiquer de la désinformation grossière sur ce dossier majeur pour le développement du Chalonnais et à propos duquel j’attire l’attention des pouvoirs publics depuis 10 ans.
En toute honnêteté, il ne peut d’ailleurs pas omettre que ses amis politiques ont été incapables de prendre une décision d’envergure pendant 20 ans sur ce sujet pour lancer une requalification de la ZI Nord.
Je rappelle qu’alors même que la loi ne reconnaît pas de compétence au Conseil général dans le domaine économique, le Département a souhaité intégrer immédiatement le Contrat de site consécutif au retrait de la société Kodak et plus particulièrement d’assurer directement la maîtrise d’ouvrage de la «desserte de la ZI Nord», ce qui a reçu l’assentiment de tous les partenaires, Etat, Région, Agglomération et communes.
Un premier tracé (dont le coût avoisinait 26 millions d’euros) entre la RN6 et la ZI Nord avait été proposé et présenté alors comme le seul possible, en raison de l’impossibilité de raccordement avec l’A6. M. Platret oublie de préciser que, depuis, les Ministères des Transports et la société SAPRR ont accepté le principe d’un nouveau point d’échange (demi-échangeur) sur l’A6 au nord de Chalon. Par ailleurs, puisqu’une liaison avec l’A6 était possible, une réflexion pouvait s’ouvrir et qui remettait en cause le projet initial.
Dans cette hypothèse, un nouveau tracé (d’un coût estimé à 28 millions d’euros et non pas de 33 millions comme faussement indiqué) a été recherché qui permettait la création d’un échangeur complet sur l’A6 et de valoriser davantage les terrains et les bâtiments industriels.
Considérant que l’argent public mobilisé et l’intérêt de ce tracé dans une perspective de développement économique sur le long terme du nord de Chalon justifiaient une étude plus précise de faisabilité, j’ai donc fait engager les études complémentaires correspondantes afin de pouvoir réaliser une véritable concertation. En aucun cas, le projet, n’a été retardé de 2 ans.
Outre les enjeux et le fond du dossier, M. Platret semble méconnaître gravement les responsabilités et les obligations qui incombent au président d’une collectivité en matière d’aménagements. Je rappelle que les dispositions du code de l’urbanisme obligent le Département, à observer une procédure de concertation avec la population.
Par ailleurs, en ne présentant pas la deuxième option lors de cette consultation publique, le Conseil général courait le risque de voir annuler le projet après la phase d’enquête publique, ce qui aurait nécessité de revoir à nouveau l’ensemble de la procédure, d’où une perte de temps de plusieurs années cette fois.
La position de M. Platret est d’autant plus surprenante que lors des comités de pilotage réguliers autour de ce projet, et en particulier celui de septembre 2007, l’ensemble des partenaires et notamment les communes et l’agglomération du Grand Chalon, ont validé l’organisation de la concertation avec les deux variantes jugées à ce stade pertinentes.
Enfin, outre le fait que tous les conseils municipaux concernés ont favorablement délibéré sur les modalités de cette concertation, je me permets de rappeler que j’ai personnellement souhaité que les possibilités d’expression offertes aux riverains soient particulièrement importantes eu égard aux enjeux les concernant. Leur présence particulièrement nombreuse au cours de ces réunions et leurs multiples remarques m’incitent à penser qu’il s’agissait là, d’une sage décision.
Et c’est dans cette réflexion générale sur l’aménagement du nord Chalonnais que doit s’apprécier la question du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l’agglomération. Les perspectives de développement du nord de Chalon, ouvertes désormais par la possibilité d’un nouvel échangeur avec l’A6 pour desservir ce territoire, et notamment le cas d’une variante nord, rendent bel et bien caduques les dispositions actuelles du SCOT comme j’ai eu l’occasion de le dire publiquement à M. Platret.
Il n’y a donc pas de «semblant de concertation» sur ce dossier, bien au contraire avec un choix véritable de tracé et de perspectives d’aménagement offert à la population. Plus sûrement s’agit-il d’une conception divergente de la démocratie locale et qui nous différencie profondément. La période électorale ne peut justifier tous les procès, surtout lorsqu’ils ne sont qu’à charge.
Christophe Sirugue
Président du Conseil général
par Communiqué


