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samedi 4 février 2012

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Chalon Expo "La vie des formes" - Les sculpteurs

2 sept 2009 - @Mr Albert

 

En complément de notre présentation de l'exposition "La vie des formes " [ lien  ], voici la présentation des 17 artistes dont les oeuvres viendront animer l'espace urbain chalonnais jusqu'au 15 novembre.

 

Alain Sagaert – Français, né en 1962.
Résidences juillet et novembre 2006, été 2008.
Spider Louise
Un dialogue/hommage avec Louise Bourgeois (sculpteur franco américaine),dont l’œuvre est parcourue par le thème récurent de l’araignée. Alain Sagaert se nourrit ici d’une installation de cette artiste pour alimenter son propre vocabulaire plastique et imaginaire. L’animalité légère et minuscule de l’insecte, les phobies qu’il engendre sont ici apprivoisées pour poétiser l’intranquillité d’un univers urbain de plus en plus aseptisé.

Kari Reardon – Américaine, née en 1976.
Résidence mai - juin 2007.
Bloop / La grande Traction
Je m’inspire de sources variées, biologie, textures, absurdités, rêves et contes de fées. En incorporant des médias divers, je peux explorer et jouer avec les contrastes entre l’organique et le fabriqué. Grâce à des groupements et à la répétition, mes objets créent une sensation de mouvement et de croissance par laquelle se constitue leur propre passage au temps et à l’histoire.


Kari Reardon - Bloop - 2007


Mark di Suvero – Américain, né en 1933.
Fondateur de La Vie des Formes.
Ange des Orages
Crée à Chalon en 1973, offerte aux habitants qui l’ont choisie par leur vote,cette œuvre illustre par son titre et la vigueur de son dessin l’abstraction lyrique, mouvement artistique auquel Mark di Suvero peut être rattaché. L’utilisation d’IPN (poutrelles) façonnés pour un usage industriel, de la tôle, ici découpée comme une simple feuille de papier, le mouvement et de l’équilibre (la partie supérieure bouge au vent malgré son poids), l’échelle qui, du sol projette le regard vers le ciel et la faculté de s’approprier l’espace qui l’environne, font de cette pièce une figure emblématique du style de son auteur.

Georges Meurdra – Français, né en 1961.
Résidences à La Vie des Formes, 1989 et 2002.
Kaydara
Un sens organique du mouvement. Un point de force, un noyau d’où se déploie l’énergie, qui projette et donne l’élan mais tient captives dans son orbite les forces qu’elle met en œuvre. On retrouve ces caractéristiques de l’œuvre de Meurdra dans Kaydara, première pièce de l’artiste ayant cette dimension monumentale. À ce titre elle illustre la réussite de la proposition de La Vie des Formes : expérimenter le changement d’échelle.

Sylvie Maurice – Française, née en 1952.
Résidence mars - mai 2006.
Boule et Bulle
Les formes qu’affectionne Sylvie Maurice sont celles engendrées par les stratégies de construction du vivant, ici les graines, les pollens, semences végétales portées par le vent. Soudain démesurées, les résilles de leurs surfaces, de leurs nervures, prêtent leurs graphismes à un jeu de trames et de transparence, d’effets cinétiques qui modifie la lecture de l’espace alentour, le temps d’un regard fugitif ou d’une contemplation méditative.

Jean-Paul Domergue – Français, né en 1940.
Résidence février - mars 2008.
Le pendule de Foucault
Cette expérience physique prouve le mouvement de la terre en matérialisant le déplacement perpétuel de la pointe du pendule. Fasciné par la physique de l’univers et les mathématiques qui servent à l’expliquer, J. P. Domergue tente d’opérer un rapprochement, un point de contact où la subjectivité et la sensibilité se nourrissent des principes qui régissent l’univers pour féconder une pensée, spirituelle et philosophique. Le bois, matériau vivant donc éphémère, rappelle la fragilité de nos certitudes et l’humilité de nos hypothèses aussi audacieuses soient-elles.

 

 

Teruhisa Suzuki – Japonais, né en 1956.
Résidences juillet – août et octobre - décembre 2008
Capsule (Eyes Ball)
Cette sphère symbolise l’activité complexe de l’œil. Sa paroi interne forme une rétine qui imprime des impulsions visuelles statiques quand la sphère est au repos, selon le principe d’une chambre de sténopé, déjà utilisée dans Shelter (les Arques, France, 2005) et Dôme (Shisuoka, Japon 2008), mais cette fois dans une forme mobile. Dès qu’une personne met la capsule en mouvement en marchant à l’intérieur, les images défilent en même temps qu’elles se transforment sous l’effet du déplacement.

Djamila Hanafi – Française, née en 1966.
Résidences mai et décembre 2005 et mai - juin 2006.
Golem
Djamila Hanafi travaille beaucoup la terre, pour l’essentiel autour de la figure et du corps humain qu’elle « interroge », pétrie, modèle se ses mains. Elle accroît perpétuellement un petit peuple de figurines, les Eugènes, parfois déclinées en bronze). Ici un représentant de la nouvelle série Les Golems, humanoïdes artificiels doués de vie selon la tradition hébraïque. Le golem conçu pour servir son créateur peut se retourner contre lui. Dilemme entre la force du pouvoir créateur et la force de sa créature.

Frédéric Godard – Français, né en 1959.
Résidence juillet 2005
Souvenir du golfe
L’acidité clairvoyante du satiriste politique et la grammaire formelle du Pop art dans une installation qui se déploie par la répétition lassante de la perspective d’un cimetière militaire. Les cadavres carbonisés dans le sable du désert sont distingués de l’anonymat, isolés dans un cercueil particulier, un mausolée individuel… Un hommage au symbole de l’enjeu dérisoire pour lequel ils ont donné leur vie.

 

Sylvie Pic – Française, née en 1957.
Résidence septembre - octobre 2008.
Panto-taxie
Sylvie Pic s’emploie depuis plus de vingt ans à figurer avec minutie et précision des abstractions mathématiques, notamment dans les domaines de l’optique et de la topologie. Panto-taxie (visée sur le tout) propose une solution à un problème spécifique de perspective lié à la représentation de l’espace. L’oxymore du titre est redoublé par la contradiction entre la forme extérieure de l’œuvre et le spectaculaire effet d’optique qu’elle contient et que l’on découvre par un œilleton. Ces recherches aux confins de l’art et de la science sont le prétexte pour structurer une réflexion poétique sur le monde, conjuguant l’expérience sensible et la connaissance scientifique.

Regina Falkenberg – Allemande, née en 1948.
Résidence septembre - octobre 2008
Pile n°3
Cette pièce s’inspire d’éléments archéologiques vus au Musée Vivant Denon, relatifs aux premiers ponts sur la Saône. Faites d’éléments de récupération, modifiés, façonnés et assemblés, la pile se dresse contre le courant et le rostre (taillé dans une traverse de chemin de fer) érigé vers les nuages, consacre la victoire éphémère sur des éléments qu’aucune cage ne retiendra jamais prisonniers.

Jean-Patrice Rozand – Français, né en 1959.
Résidence 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2004, 2005.
Clameur
Toutes de rigueur géométrique tendue, les sculptures de J. P. Rozand génèrent leur volume à l’aide d’un jeu de courbes et de droites déployées autour d’axes communs. Les plans ainsi définis manipulent des espaces d’ombre et de lumière, mobiles selon l’exposition de leurs faces à l’éclairage changeant du jour. Le velouté de la rouille, maîtrisée à l’aide de patines savantes, module la lumière en douceur, domestique la rigueur mathématique du procédé.

Jean-François Coadou – Français, né en 1948.
Résidence à La Vie des Formes, avril - juin 2006.
Oui
Pas d’affect ni de discours. L’art concret, la géométrie native des formes élémentaires, mais perturbées par le geste de l’artiste comme le caillou projeté rompt et anime la surface dormante de l’eau. Et le cube plaisante et s’envole, s’affirme en rouge dans le bleu du ciel et le vert végétal. On y pénètre surpris par l’infinie variation des propositions … Les dés ont roulé mais c’est la main du sculpteur qui guidait leur course, pas celle du hasard.

Charles G. Simonds – Américain, né en 1939.
Résidences 1994, 1999, 2000, 2002, 2005 et 2007.
Hook and Nail
Charlie G. Simonds construit des objets paradoxaux : un inventaire de formes qui paraissent guidées par la nécessité d’une fonction qu’un titre éclaire parfois de son évidence. Le design ergonomique de l’absurde est méticuleusement inventorié. L’apparence ludique et innocente, la neutralité recherchée d’une manufacture industrielle renforce cette familiarité troublante.
Malgré un usage pratique incertain, les sculptures de Charlie sont sans contre-indication.

 

Jean-François Coadou - Oui - 2006 
 

 

 
 
 
 

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