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Cantonales - Discours de Nathalie LEBLANC aux Charreaux

Nathalie Leblanc - Cantonales Chalon-OuestCANTONALES 2008

REUNION PUBLIQUE DES CHARREAUX
22 JANVIER 2008

EN PRESENCE DE FRANCOISE VERJUX-PELLETIER ET DE FERNAND BELDA

 

Les 9 et 16 mars prochains, vous allez élire la personne qui vous représentera au Conseil général de Saône-et-Loire et je suis la candidate du Parti socialiste dans ce canton de Chalon ouest.

C'est la première fois que je brigue un mandat électoral. Permettez-moi de me présenter rapidement.

Je suis née à Chalon il y a 41 ans et je suis professeure d'Histoire-Géographie en collège.

Je suis également militante syndicale (j'ai eu des responsabilités départementales que j'ai abandonnées il y a peu). Je suis également impliquée dans la vie associative locale, notamment auprès d'une fédération de parents d'élèves, puisque maman d'une petite fille de 9 ans et demi, je siège au conseil de son école.

Mon métier d'enseignante m'a permis d'acquérir des compétences diverses.
Concernant d'abord les matières que j'enseigne. En premier lieu l'histoire, qui permet de comprendre le présent et de prendre du recul par rapport à ce que nous vivons. Je ne perds jamais de vue que notre vie actuelle est le fruit des luttes de nos ancêtres, luttes ouvrières des XIXè et XXè siècles, progrès apportés par le Front populaire, par la Gauche en 1981, qui ont amélioré les conditions de vie des plus modestes, ainsi que les conquêtes féministes, qui n'ont pas pour objectif, à mon sens, de donner le pouvoir aux femmes, mais de faire que hommes et femmes vivent dans l'égalité et l'harmonie. Rien n'est définitivement acquis et nous devons être vigilants sur nos droits. Ce qui ne veut bien-sûr pas dire que nous devons restés figés sur ces acquis. Mais les évolutions économiques et sociales nécessaires ne doivent pas les remettre en question.
La géographie, elle, permet elle d'avoir une bonne connaissance de l'organisation du monde dans lequel nous vivons.
Enfin, les professeurs d'histoire-géographie enseignent aussi l'éducation civique, nos valeurs républicaines inscrites dans la devise, liberté, égalité, fraternité, c'est-à-dire solidarité, une des compétences du Conseil général, mais aussi laïcité, tolérance...Nous enseignons aussi la prévention des conduites à risques, l'importance de la santé, toutes problématiques qui sont du ressort du Conseil général.
Mon rôle dans l'enseignement m'amène également à m'occuper d'orientation, et par là même à connaître les formations existantes et le milieu économique chalonnais. Je suis particulièrement sensible à ce que les enfants choisissent leur orientation, et je n'oppose jamais l'enseignement général et l'enseignement professionnel. Je suis également sensible à l'orientation des filles, qui peinent à choisir des voies en-dehors des formations classiques dont beaucoup ne mènent pas à l'emploi.
Le Conseil général étant la collectivité des collèges, mon expérience sera, je pense, importante dans ce domaine.

Mon parcours politique maintenant :
Je suis entrée en politique en avril 2002. Des rencontres avec des femmes et des hommes, responsables politiques du Chalonnais ont été déterminantes pour moi. Françoise est ici ce soir, mais la première rencontre déterminante a été celle avec Christophe SIRUGUE, qui était à l'époque conseiller municipal et conseiller général d'opposition. Tout de suite j'ai apprécié sa manière de faire de la politique, son engagement sur des valeurs auxquelles il ne déroge jamais et qu'il met en application, ainsi que son pragmatisme, c'est-à-dire sa façon de prendre les problèmes à bras le corps pour les résoudre et trouver des solutions, dans la concertation et dans l'intérêt du bien commun. Elu Président du Conseil général en 2004, j'apprécie les orientations qu'il a prises et le dynamisme qu'il a su depuis lors insuffler en Saône-et-Loire et sur le Chalonnais.
En tant que secrétaire de la section de Chalon du Parti socialiste, je l'ai suivi dans ses campagnes électorales, j'ai beaucoup appris.

Mon engagement politique, donc, date de 2002. Je souhaite le poursuivre en exerçant un mandat de conseillère générale car je sais combien les choix politiques que nous faisons sont déterminants pour notre vie quotidienne et la vie collective.
Les élections cantonales du mois de mars prochain auront lieu aux mêmes dates que les élections municipales. Mal connues, elles sont pourtant elles aussi essentielles.

Essentielles d'abord dans un climat économique et social de plus en plus dur pour les personnes en difficulté, mais aussi difficile pour ce que nous avons coutume d'appeler les « classes moyennes » : précarisation du travail, hausse du prix des produits de première nécessité (nourriture, énergie, médicaments...), hausse du prix des loyers, désengagement de l'Etat dans de nombreux domaines
Les compétences du Conseil général en matière de solidarité, de logement, d'éducation, d'insertion, prennent toute leur importance dans ce contexte.

Essentielles, ces élections cantonales, parce que, depuis les nouvelles lois de décentralisation de 2004, les Départements ont vu leurs compétences s'accroître : prise en charge du RMI, du handicap, des personnels TOS, des routes nationales...

Essentielles en Saône-et-Loire parce que la majorité de gauche sortante, présidée par Christophe SIRUGUE, a engagé une véritable transformation politique, en opposition avec la politique menée auparavant par la droite. Qui se souvient que M BEAUMONT était Président du Conseil général ? La politique menée depuis 2004 est au service de la population, au plus proche de ses besoins et au plus proche des besoins de notre territoire. Nous devons continuer cette action.

En effet, la politique départementale accompagne la vie quotidienne de nos concitoyens. Elle doit prendre en compte les différents âges de la vie et englober toutes les problématiques qui aident les individus à s'épanouir : petite enfance, éducation, personnes âgées, personnes en situation de handicap, logement, emploi, loisirs, culture, sport, environnement.

Je ne vais pas lister les compétences des Conseils généraux Néanmoins, toutes les actions mises en place par le Département ne sont pas connues. Je souhaite vous faire part des mesures prises ou à approfondir qui me paraissent importantes.

1) L'aide aux familles d'abord: ces aides doivent, à mon sens, prendre la famille dans sa globalité, dans ses différences (« classique », monoparentale, recomposée) et venir en aide de plusieurs manières à celles qui connaissent des difficultés. Les réponses apportées doivent être diversifiées en fonction des besoins de chacun. Elles doivent permettre :

- d'articuler vie sociale, vie familiale et vie professionnelle par l'amélioration des modes d'accueil des jeunes enfants, une meilleure prise en compte de la problématique de l'insertion sociale et professionnelle des familles.
- de mettre en œuvre une stratégie de prévention globale qui prend en compte les capacités éducatives des familles, la prévention sociale et sanitaire le plus en amont possible et le soutien à la parentalité.

Lors de la prochaine mandature, une attention particulière sera faite à la petite enfance.

Le Département va poursuivre l'aide apportée aux personnes âgées, en leur laissant le plus possible le choix de leur mode de vie :
- Il y a eu la suppression de l'euro à charge par heure APA. (2004)
- La construction d'une nouvelle maison de retraite publique à Mervans (2005). Je rappelle que depuis que la droite était revenue à la tête du Département, en 1982, aucune maison de retraite publique n'avait été construite en Saône-et-Loire.
- Construction d'un EHPAD (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Saint-Rémy en remplacement de celui de la rue de Traves.
- Il me paraît également important d'oeuvrer pour le maintien à domicile des personnes âgées en développant la prévention de la dépendance, en adaptant l'habitat ou en développant des modes d'accueil alternatifs à la maison de retraite comme par exemple un appartement partagé, avec des aides mutualisées.

Concernant les personnes en situation de handicap, l'objectif est similaire, à savoir favoriser leur accompagnement en milieu ordinaire, prendre en compte leurs besoins respectifs. L'instauration de la Maison départementale des personnes handicapées répond en partie à cela .

2) L'épanouissement personnel, c'est aussi le logement.
C'est le poste budgétaire le plus important pour les foyers les plus modestes.

- Dès 2004, le CG a augmenté significativement ses aides à l'OPAC pour éviter la hausse des loyers, qui n' a lieu désormais qu'une fois par an (au lieu de 2) et qui ne dépasse pas le niveau de l'inflation. Ces aides permettent aussi de construire de nouveaux logements ou de rénover les plus anciens.
- Les propriétaires peuvent eux aussi recevoir des aides pour engager des travaux de réhabilitation de logements du parc privatif sous la condition de les louer à des personnes ou familles défavorisées.
- Un dispositif de prévention des expulsions a été mis en place afin d'agir avant qu'il ne soit trop tard.
- Enfin, des aides sont apportées aux associations oeuvrant dans le domaine du logement et aux associations qui accueillent les personnes dans l'urgence. Nous devons renforcer cela.

3) è point : L'éducation est un des piliers de la politique départementale. Elle est bien-sûr indispensable à l'épanouissement des individus. Elle éduque et forme les futurs citoyens. Au collège, que le Département a en charge, la formation reste générale. Le rôle du Conseil général est d'aider les enfants à étudier dans de bonne conditions, dans des locaux agréables, bien équipés. L'aide va aussi aux famille, car l'éducation coûte cher.
Parmi les mesures prises ou qui seront appliquées lors du prochain mandat :
- Construction de nouveaux collèges à Gueugnon, Chalon et au Creusot.
- Instauration de la mesure « réussir au collège » avec:
- une dotation par élève en constante augmentation (+25,71% durant ce mandat contre 10,35% pour l'ancienne majorité alors que le nombre de collégiens n'a cessé de diminuer),)
- L'instauration du double jeu de livres pour les matières principales des élèves de collège.
- Le financement du cahier de LV1.
- Une bourse versée aux familles en début d'année scolaire.
- L'aide aux séjours linguistiques.
- Le financement d'heures pour venir en aide aux collégiens en difficultés.
- L' équipement informatique des collèges.
- Et enfin le transfert des TOS : 519 postes.

Concernant plus particulièrement les jeunes en-dehors du collège,
- Un fonds d'initiative pour les jeunes a été créé (2005) pour aider les jeunes ayant un projet collectif.
- La somme allouée aux Euros J + est passée 38€ à 50€(2006).

Enfin, la culture et le sport sont aussi des outils éducatifs et sont facteurs de rencontre et d'épanouissement. La culture doit être vivante et libre d'accès au plus grand nombre. Par ses aides diverses, le conseil général contribue au développement de l'accès à la culture et de la pratique du sport. Cela sera aussi un des axes forts de la prochaine mandature.

4) L'épanouissement passe aussi bien-sûr par l'emploi. Ce n'est pas la compétence première des Conseils généraux, mais depuis qu'ils ont reçu comme compétence le RMI, le Conseil général de Saône-et-Loire a mis en œuvre une politique d'insertion approfondie. Dans un contexte où le chômage reste important, il œuvre également en faveur de l'emploi, avec :
- La création des emplois tremplins = emplois aidés.
- La mise en place du kit créateur/repreneur concernant la reprise ou la création de petites entreprises d'artisanat ou de commerce. (2005)
- Le financement des contrats d'avenir pour 2M€. (2006)
- L' accroissement de la part des crédits départementaux destinés à l'insertion des personnes au RMI. (2005), transféré aux Départements depuis 2004. L'objectif est de permettre aux personnes de construire leur programme d'insertion en diversifiant l'offre d'insertion : accès à l'information, personne référente qui suit la personne sans emploi, diagnostic personnalisé, meilleure coordination entre les partenaires.
- Le PARI (Programme d'action pour la réussite de l'insertion) a été élaboré pour s'adapter aux différents cas :
- personnes proches de l'emploi (partenariat avec des entreprises de travail temporaire et du BTP),
- personnes ayant besoin d'un accompagnement ou d'une formation, (ateliers ou chantiers d'insertion),
- et personnes ne pouvant être directement orientées vers l'emploi : activités collectives socialisantes.
- Mise en place d'une politique départementale pour favoriser le développement de l'économie sociale et solidaire

5) Enfin, l'aménagement du territoire et l' environnement : :

- Instauration d'un contrat en faveur des zones urbaines. (2005)
- La mise en place d'un réseau de transport couvrant tout le département pour un coût de 1,50 €
- Application de l'Agenda 21 :
- mise en place d'une culture éco-responsable au sein des services départementaux,
- mise en place d'une démarche haute qualité environnementale pour les travaux dt le département est le maître d'œuvre,
- la préservation des espaces naturels,
- la sensibilisation des scolaires aux questions environnementales,
- la maîtrise de l'énergie,
- des subventions pour la qualité de l'eau potable et de l'assainissement

Ces politiques sont soit des compétences obligatoires des Conseils généraux, soit des choix du Conseil général de Saône-et-Loire.
Les 1ères lois de Décentralisation datent de 1982. Elles ont permis une gestion au plus proche des préoccupations de la population. Une politique plus réactive, plus en phase avec les besoins locaux. Elles se sont accrues en 2004, mais sans compensation financière à hauteur des nouvelles charges.

Pour autant, malgré ce qu'en dit la droite, la fiscalité en Saône-et-loire est parfaitement maîtrisée. Je souhaite vous l'expliquer:

- En 4 ans, de 2005 à 2008, la fiscalité a augmenté de 14,1%. Or, sous la mandature précédente, elle s'est accrue de 16,5% en seulement 3 ans (2002-2004) et alors même que les Départements n'avaient pas eu à subir les transferts de compétences de l'acte II de la décentralisation.
- La charge globale pour le Département sur la période 2005-2008, due à la loi du 13 août 2004 est estimée à près de 13 M€ soit 3,25 M€ par an, ce qui représente une hausse de la fiscalité annuelle pendant 4 ans, indépendante du Conseil général. C'est donc une hausse de 8% de fiscalité sur cette période qu'a dû prendre en charge le Conseil général. L'augmentation nette de la fiscalité a donc été de seulement 6% sur la période, soit 1,5% par an, ce qui est inférieur au niveau de l'inflation.
- APA et RMI sont passés de 23M€ en 2004 à 42M€ en 2007, alors que ds le même tps les dotations de l'Etat au Conseil général sont passées de 35,4% des recettes de fonctionnement en 2004 à seulement 32,9% en 2008.
- J'ajoute que la cessation d'activité de la société KODAK s'est traduite par une perte de 4M€ de la TP.

Le niveau de l'endettement départemental :
- moyenne nationale : 348 € par hab.
- S et L : 314 € par hab.
- Moyenne départements de m^me strate : 339 € par hab.
Il s'agit de dépenses d'investissement devant être utilisés sur de longues périodes et bénéficier à plusieurs générations.
Ratio de surendettement qui doit être au maximum de 1, est de 0,58 en 2008.
Donc les marges futures du Département ne sont nullement obérées.

Néanmoins, la politique, riche, cohérente et diversifiée menée par le Conseil général, ne doit pas masquer le désengagement de l'Etat. L'éducation, l'emploi, le logement la santé doivent rester des compétences nationales et doivent être financés en conséquence.

Parlons enfin du canton de Chalon-ouest qui, je le rappelle, englobe tout l'ouest de la ville à partir de l'avenue Niépce et de l'avenue du 8 mai, les Aubépins, Saint-Gobain et Châtenoy le Royal.

Ce sont aussi des élections cruciales pour ce canton qui connaît des évolutions importantes. Des enjeux forts nous attendent en terme d'emploi, d'action sociale, de logement, d'éducation, de culture, d'aménagement du territoire, de vie associative.
Ces élections cantonales sont cruciales parce que, détenu par la droite depuis 2001, son élue ne siège plus à l'assemblée départementale depuis 2005. Et c'est la droite, dans son ensemble, qui est comptable de cette scandaleuse absence. Ce canton doit de nouveau être représenté.

Je veux être c'est une conseillère générale de terrain qui sera présente à vos côtés et défendra les projets du canton auprès de la collectivité départementale.
Les piliers de mon action seront :
- l'éthique, c'est-à-dire la morale. L'intérêt collectif avant tout.
- le courage de la vérité, parce qu'en politique, certaines décisions ne sont pas faciles à prendre.
- Enfin la concertation comme un préalable à toute décision
Le conseiller général est l'interlocuteur privilégié des habitants du canton, il a un rôle de coordinateur et est un des principaux acteurs de la vie locale. Il représente le Conseil général au sein de nombreux organismes et conseils d'administration.
Je serai donc à votre écoute et à votre disposition lors de permanences régulières, lors de comptes-rendus publics annuels et de rencontres quotidiennes, à Chalon-sur-Saône et à Châtenoy-le-Royal. J'ai besoin de connaître vos attentes et je dois rendre compte de mes prises de position en tant qu ‘élue.

Après les 9 et 16 mars, le Conseiller général qui sera élu portera les projets du canton de Chalon-Ouest. La majorité issue des urnes définira sa vision de la solidarité, de l'éducation, du développement économique, de l'aménagement du territoire, de l'avenir de la Saône-et-Loire.

Le dernier mandat placé sous la présidence de Christophe SIRUGUE a permis de construire une Saône-et-Loire plus solidaire, plus proche des préoccupations de nos concitoyens, tournée vers l'avenir.

Ma candidature sur le canton de Chalon-Ouest se situe dans la continuité de cette action.

 

[envoi de Nathalie BLANC le 23/01/08] 


 
par Communiqués





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