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CHALON : Rencontre Joaquim... Un professionnel aux chevets des défunts et des familles

par DERIOT Daniel

Depuis bientôt trente années, Joaquim Rebinba exerce dans le métier du funéraire. Il a tout d'abord été assistant funéraire aux établissement Drillien sur le Boulevard de la Réoublique, puis conseiller funéraire et depuis 1996, il est directeur de la galerie funéraire qui compte deux entités, l'une dans notre ville à Saint Laurent et la seconde à l'Abergement Sainte Colombe ( Pompes Funèbres Nosjean).


PLUS DE 10 000 CEREMONIES

Joaquim, bien que personnage discret de par nature mais aussi de par sa profession, n'hésite toutefois pas à se confier lorsque vous abordez avec lui cette profession liée à la mort. L'accompagnement du défunt, le soutien aux proches qui se retrouvent face à la perte d'un être cher et l'organisation des obsèques, font partie du quotidien de ce chalonnais.
Depuis plusieurs années déjà, il se retrouve avec l'un de ses collègues d'Annemasse en tête du réseau "dignité funéraire", un réseau qui regroupe plusieurs centaines d'agences dans tout l'hexagone. Quelques semaines après les obsèques, la famille du défunt reçoit un questionnaire afin d'évaluer les prestations fournies par les professionnels du funéraire. Ce questionnaire est adressé par un service qualité. Il permet ainsi aux personnes ayant eu à faire aux professionnels de connaître les atouts et d'apprécier les services effectués.


"A ma grande surprise, lorsque notre petite entreprise a été classée première, cela a été une reconnaissance pour mes collaborateurs " confie Joaquim qui est entouré d'une équipe comprenant une dizaine de porteurs, marbriers et intervenants réguliers pour effectuer les prestations demandées pour les familles.


Depuis bientôt une trentaine d'années, Joacquim a organisé, participé et accompagné environ 1O OOO cérémonies sur Chalon et sa périphérie .


SOBRIETE-RESPECT ET HOMMAGE

"A chaque fois, c'est bien différent", confie Joaquim. Bien sûr les réactions des proches ayant perdu un grand-père approchant les cent ans sont bien éloignées des parents venant de perdre un enfant. Si la mort demeure encore de nos jour un sujet tabou, "nous sommes parfois les derniers et les seuls auprès des familles du défunt" relève Joacquim. L'organisation des obsèques, c'est un tas de formalités, de démarches administratives à effectuer auprès de l'Etat Civil, auprès des autorités religieuses également en fonction des croyances ou non du défunt, c'est aussi un rituel à mettre en place quels que soient les croyances ou non de celui qui vient de mourir.La trilogie "sobriété-respect et hommage" n'est pas seulement celle du réseau auquel la Galerie funéraire est affiliée, mais c'est aussi une devise de longue date que s'efforcent de respecter Joaquim et ses collaborateurs.


UNE OREILLE ATTENTIVE
" C'est un métier très enrichissant psychologiquement et moralement" note Joacquim qui souligne "les familles reviennent parfois réguliérement pour évoquer le souvenir du défunt"..."Mais le plus douloureux demeure le décès d'un enfant. A ce moment là, des liens et des échanges se nouent aussi durablement"...


Depuis trente ans, il est aussi un observateur des rites liés à la mort.L'approche évolue. Certains y pensent très tôt. La crémation connaît également dans notre région une progression, elle n'est plus liée uniquement aux laïcs. Des rituels civils existent désormais.

 



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