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CHALON : Attention talent, Ingrid s'amuse et s'expose - Acte I

23 mai 2011 - par @Mr Albert

Remise en Une de cet article car une des photos publiées sur vivre-a-chalon l'an dernier dans notre présentation de Ingrid Delberghe a été choisie comme affiche du 25eme édition de Chalon dans la Rue. Un excellent choix ;-)


 

Facebook, encore Facebook... C’est sur ce réseau vraiment de plus en plus intéressant si on sait le filtrer que nous fait la découverte de la photographe chalonnaise Ingrid Delberghe.
Depuis encouragée sans doute par nos nombreuses et répétés félicitations - elle a fait un sacré bout de chemin et l’année 2010 a consacré un talent à l’état aussi brut qu’Ingrid semble douce.


Ingrid donc. Un talent à l’état sur. Tout simplement. Il suffit de se laisser emporter. Mais comme nous la devinions très modeste et apte à vite rougir nous avons préféré lui poser quelques questions pour vivre-a-chalon.com, pour l’aider aussi, de son propre aveu, à trouver des mots pour présenter son travail.

Et surtout, en coupant cette présentation en deux parties, nous avons souhaité vous présenter beaucoup d'images pour que vous puissiez vous aussi les apprécier et… les faire circuler.

Mais le mieux pour en juger sera de vous rendre à l’exposition Sexy Wars (En savoir plus sur l'expo) où Ingrid expose ses images en compagnie des superbes créations de Cécile DM dont nous vous avons parlé ici aussi ( Cf : Cécile peint un monde sombre et... en couleurs)


Merci à Ingrid d’avoir pris le temps de répondre à nos (nombreuses) questions. Merci pour ses images au quotidien aussi.

 


Ingrid Delberghe donc… mais par Ingrid d’abord :

 

Cela fait longtemps que je cherche les mots pour présenter mon travail. C'est sans doute pour cela que je me suis toujours exprimée à travers l'image.

Enfant je dessinais (comme beaucoup, me direz-vous!). A 17 ans j'adoptais les pinceaux. Et à 20 ans commençait mon addiction pour la photo. J'ai choisi l'apprentissage pour comprendre la complexité technique de cet outil. Quatre années au CIFA de Mercurey (CAP et BTM) en alternance avec le magasin De Saint Jacob Photo. J'en profite pour remercier Charles Lelu et Jean-Pierre De Saint Jacob sans qui mon apprentissage n'aurai pas été possible. J'ai ensuite passé deux années en saisons, à faire des portraits sur les pistes de ski et sur les plages, très formateur surtout pour le relationnel.


Cela fait maintenant 11 ans que je pratique la photographie. Je n'avais pas pour objectif d'en faire mon métier, mais je me suis prise au jeu et travaille aujourd'hui en tant qu'auto-entrepreneur : portrait, mariage, évènementiel, reportage, illustration ...

Mais la photographie est une passion avant d'être un travail. Je m'amuse, je m'exprime, je fige des souvenirs (les miens et ceux des autres). Il est rare que je sorte sans mon appareil, et quand je ne l'ai pas avec moi je le regrette ou le remplace par mon téléphone si les conditions me le permettent.

J'ai d'ailleurs commencé une série d'images prises avec mon mobile. Ce sont des vues du sol urbain chalonnais, avec mes pieds comme figurants.


Le point de départ a été les marquages réalisés pour les travaux du centre ville: des flèches, des croix et des numéros colorés dispersés sur les rues et les trottoirs. Puis j'ai élargi ma vision à tout ce qu'il y a sous nos yeux, à Chalon-sur-Saône! Mes pieds dans le décor urbain ont une place dans l'image doublement importante: présence graphique et présence humaine. C'est la seule mise en scène que je me permets exceptée une photo où j'ai ajouté les empreintes de pas.


Cette série que j'ai nommé Street Art n'était à la base qu'un jeu qui est vite devenu un rituel ... En baissant les yeux je vois des graphismes, des textures, des couleurs et des petits détails qui me surprennent sans cesse et dont l'envie de cadrer ne me quitte plus ! 

L'INTERVIEW


Ingrid, la photo qui nous a interpellé la première fois et une de la série « Arrosoir » où le modèle s’arrose les pieds comme un jardinier. Si c’était vous diriez-vous que la plante a poussé ?

 


Le "modèle" c'est moi-même, c'était durant une période pendant laquelle je "posais" beaucoup pour mes photos. J'ai nommé cette photographie "L'arroseur arrosé" en comparaison avec "le photographe photographié". C'est un des rares montages que j'ai réalisé (j'ai ajouté le filet d'eau).
J'aime la nature, alors oui, si j'étais une plante on pourrait dire qu'elle a poussé, et bien heureusement ! Elle continue d'évoluer et de s'épanouir selon l'environnement.

Une série de vos photos présente des personnages littéralement en apesanteur… « Saute en l’air » comme dit Souchon ? Est-ce pour échapper à certaines pesanteurs ?


Encore une question intéressante ! Petite, je voulais grandir plus vite pour être libre comme les adultes! Je pensais, comme beaucoup d'enfants, que la vie des grands est plus facile, mais bien sure je me trompais.

Je me souviens avoir demandé à une cousine qu'elle me photographie en train de sauter en l'air, mais ça n'a rien donné (à l'époque un cliché était précieux, on n'en faisait pas deux!)
Aujourd'hui je suis derrière l'appareil, et figer les personnages dans les airs a quelque chose de magique, c'est un rêve d'enfant que je réalise. C'est, comme vous dites, pour échapper à certaines pesanteurs de la vie d'adulte! Je souhaite garder mon âme d'enfant que beaucoup perdent malheureusement.

 


Street Art est une série très graphique et coloré mais dans laquelle transpire aussi un sens de l’humour certain. Toujours avec cette dose de recul et de distance propre aux pinces sans rire. On se trompe ? Qu’est-ce qui vous fait rire ?
Je ris de tout, mais ce qui me fait rire aujourd'hui ne me fera peut-être pas rire demain, et inversement. J'aime les blagues et gags puérils (de préférence ceux de mon fiancé !) Les chatouilles me font mourir de rire. Et j'ai le sourire si mes photos vous font sourire.

 



Vous faites des photos avec votre mobile aussi comme le montre l’excellente série « Géo mais Street ». Arrivez-vous à voir la réalité autrement que dans un cadre ? Ou au contraire, ce cadre vous permet il de mieux en dénicher des parcelles -osons -d’éternité ?
La réalité me fait peur ... en la cadrant je la maitrise, j'aime à le croire.
J'essaie parfois de me défaire du "cadre" que j'impose à la réalité mais c'est difficile.
Je suis rarement sans mon appareil, et sinon j'ai mon mobile. Si il y a quelque chose qui attire mon attention je ne peux m'empêcher de le capturer.

L'essentiel est partout.

 

Parlons technique. Vous utilisez quel type de matériel ? Et pourquoi ?

Comme je viens de la dire, l'important n'est pas le matériel, mais d'avoir de quoi capturer l'image. Mais si je n'avais pas mon reflex numérique je serai bien malheureuse!

Pour vous, le plus important c’est la prise de vue où la post-production par exemple sur ordinateur ? C’est un tout ou pas ?
L'un ne va pas sans l'autre, mais le plus important reste la prise de vue!
Quand j'ai commencé la photo c'était en argentique. C'est grâce à mon apprentissage dans un magasin de photographie (De saint-Jacob Photo à Chalon) que j'ai appris la colorimétrie sur mini-laboratoire.
Aujourd'hui, je retravaille une image seulement si elle m'inspire, je lui apporte une ambiance grâce aux couleurs, à la gestion de la lumière et d'autres ingrédients et techniques connus ou à découvrir.

 
Suite de l'interview de Ingrid DELBERGUE ici :  CHALON : Attention talent, Ingrid s'amuse et s'expose - Acte II

 

 


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