Théma : nos portraits
CHALON Portrait de femme politique : Marie-Claude COLIN-CORDIER
MARIE-CLAUDE COLIN-CORDIER
54 ans, institutrice
ÉLUE Europe Ecologie-les Verts
Marie-Claude Colin-Cordier est une enseignante de 54 ans, élue du mouvement Europe Ecologie-Les Verts pour la Saône-et-Loire. Son engagement a commencé par la vie associative alors qu’elle n’avait que 16 ans. Mais c’est en 1968 que l’engagement politique va réellement débuter.
Etudiante en Mathématiques à Lyon, elle va progressivement rentrer dans des groupes de débats et des groupes de solidarité pour la paix. Mais c’est la lutte anti-nucléaire qui va avoir un impact dans son engagement politique. C’est tout naturellement qu’elle choisit de soutenir le parti écologique, les Verts. Selon elle, «tous ces mouvements protestataires ne pouvaient pas suffire, il leur fallait un débouché politique ». Il s’agit d’un parti qui se cherchait, et qui voulait, voire devait, participer au gouvernement. Ce parti, qui « s’occupe de la crise environnementale et sociale » envisage des solutions nouvelles et fait preuve d’une démarche innovatrice.
Selon Marie-Claude, le système politique actuel est « figé », et il faut « changer le modèle de gouvernance ». Ainsi que « changer les élections en type proportionnelles ». En effet, la diversité, entendons par-là, « la diversité des idées », n’est pas représentée actuellement. Peut-être à cause du fait que certains considèrent la politique comme étant un métier ? Il s’agit en fait d’un engagement et selon elle, les politiciens, pour garder leur métier, préfèrent ne rien faire et ne pas engager d’idées nouvelles qui pourraient entraver leur carrière. Elle prône alors l’unique mandat. Concernant la parité homme-femme, elle propose d’abord une solution : supprimer le cumul des mandats afin de libérer des postes, et donc des postes pour les femmes. La parité existe chez les Verts depuis le début, et a donc toujours été respecté. Mais Marie-Claude, comme le reste des femmes présentes, pense que cette parité n’est toujours pas résolue.
Le débat concernant Hadopi a été lancé par Michel Bonnet et le point de vue de Marie-Claude Colin-Cordier est très marqué, elle emploie des mots forts. Elle affirme qu’il s’agit d’une loi liberticide et absurde. D’une loi dont l’application se situe contre les citoyens et leur liberté. Il est important de laisser le partage libre et d’accepter l’ouverture au monde que cela représente. Elle a même employé le terme de flicage.
D’ailleurs, ce terme fut employé notamment lors de la question que posent les réseaux so¬ciaux. Marie-Claude avoue utiliser un réseau social tel que Facebook uniquement d’un point de vue politique (afin de faire partager ses idées) et qu’il fallait faire attention au domaine privé qu’il représente. Un exemple fut judicieusement utilisé. Si une personne des forces de l’ordre vous appréhende dans la rue pour vous demander des informations telles que votre nom, votre âge ou encore des informations sur votre famille, cela vous semblera comme être une aberration, une atteinte à la vie privée. Alors que sur un réseau social tel que Facebook, la population donne ces informations d’une manière simple et presque sys¬tématique. Nous sommes donc en droit de nous demander et même d’affirmer que cela peut être dangereux pour la vie privée, comme l’a justement fait suggérer Marie-Claude.
Enfin, une question a été posé par un élève présent lors de la conférence concer¬nant la loi international ACTA. Là encore, le point de vue de l’élue Verte est sans appel. Elle est complétement opposée à ACTA et encourage même les manifestions contre. Elle a cité : « Plus de sécurité moins de liberté » en expliquant qu’il s’agit de la situation actuelle d’ACTA. Le fait que la loi soit préparée dans le plus grand secret a notamment fait réagir Marie Claude qui a judicieusement dit que : « Préparer une loi en secret, ce n’est pas bon pour les citoyens et la démocratie ».
Pour conclure, Marie-Claude Colin-Cordier est une activiste des Verts ayant de fortes convictions qu’elle s’efforce de mettre en œuvre dans son engagement politique.
Manon Lagarde et Raphaël Bluzet
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