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CHALON Portrait de femme politique : Laurence FLUTTAZ

par Audrey Rozand.

Laurence Fluttaz, une femme à découvrir…

Le 8 mars 2012, à l’occasion de la journée de la femme, les étudiants de l’IUT de Chalon sur Saône ont rencontré 6 femmes politiques ainsi que le maire de la ville et député Christophe Sirugue. Lors de cette conférence, les invités ont parlé de leurs parcours, des raisons pour lesquelles ils se sont engagés, ils ont aussi partagé leurs regards sur la parité. A l’issue de ces discours, des questions relatives au média qu’est Internet ont été abordées. On parle alors des réseaux sociaux, des restrictions Hadopi etc.

 

 


Ici, on s’intéressera plus particulièrement à Laurence Flut¬taz, invité au titre de Vice-Présidente du Grand Chalon en charge de l’enseignement supérieur.

Laurence Fluttaz, 42 ans et mère de 2 enfants, nous parle de son engagement politique, de la nature de ce militantisme et de la manière dont elle conçoit la parité.
Dans un premier temps, elle nous confie la nature de son travail, dans le cadre privé, hors politique. La dame est or¬thophoniste, elle nous précisera plus tard qu’il est important pour elle d’avoir une activité outre politique, «La politique n’est pas un métier, c’est un engagement dans un temps donné, pour un temps donné».
La vice-présidente se sent politiquement concernée depuis son plus jeune âge. Elle avoue avoir souvent milité dans des associations humanistes, contre des réformes en désaccord avec l’augmentation des prix universitaires etc.
C’est le 21 avril 2002 suite à l’élection de Jean Marie Le Pen au second tour des présidentielle que Laurence Flut¬taz a pris une réelle décision de s’investir politiquement. La situation représente pour elle un «électrochoc». Dès le len¬demain, elle fait en sorte d’obtenir une carte dans un «parti humaniste de fraternité, de solidarité» elle parle alors d’un parti de gauche, d’un parti socialiste. Elle décide de s’enga¬ger pour soutenir les valeurs de ce parti.
Laurence Fluttaz est aujourd’hui élue à la municipalité de chalon sur Saône depuis 2008.
Présente sur la liste municipale avec Christophe Sirugue, elle s’est vu attribuer le poste de vice-présidente au grand Chalon.

Un travail intéressant et enrichissant qui lui permet de mettre en œuvre des idées concrètes.

Actuellement, elle soutient le candidat du parti socialiste François Hollande pour des valeurs de solidarité, des va¬leurs de gauche mais aussi pour des propositions concrètes dont une en particulier soit, la mise en place d’un ministère du droit des femmes. Cet «élément de voûte», est une notion transversale, tous les ministères auront cette grille de lecture ce qui implique un fort impact au niveau de l’égalité du droit des femmes.
La vice-présidente nous parle alors de parité, de ses convic¬tions en tant que femme. Elle dit alors être favorable à la notion de quotas, à l’obligation par l’État qui selon elle, est la seule solution pour parvenir à l’égalité homme / femme. «Les femmes représentant la moitié de l’humanité doivent êtres à tous les postes» dit-elle. Elles doivent pouvoir at¬teindre toutes les responsabilités, toutes les fonctions de manière strictement égale. Pour soutenir ses convictions, la dame évoque l’histoire (le droit de vote, tenir un compte en banque, porter son nom lors du mariage...) L’histoire est différente pour les hommes et les femmes. C’est «une lutte» perpétuelle. Elle soutient que le fait la parité est comparable à la diversité, il faut «ouvrir des portes» pour que chacun puissent s’engager.


Pour finir sur cette partie, Laurence Fluttaz nous confie ses peurs avant son mandat, sur son rôle d’élue en tant que femme, entourée d’hommes. Elle constate aujourd’hui qu’elle est traitée d’égale à égale selon ses pairs et encou¬rage les femmes à passer outre ces freins sexistes.
La dernière partie concernant des questions relatives au mé¬dia Internet, la vice-présidente a évoqué ses peurs remettant en cause le respect de la vie privé. Elle craint en effet d’être dépassée par l’explosion des réseaux sociaux, les impacts négatifs qu’ils peuvent engendrer. Elle admet évidement que ce sont de forts outils en matière de communication, de liber¬tés. Elle se remet personnellement en question sur le fait d’utiliser elle-même ou non ces moyens de communication vis à vis de ses engagements politiques.

 

Audrey Rozand.

 
 
 



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