entre nous
Synopsis : Vassili, prostitué vieillissant aux pulsions criminelles, trouve un jeune homme inanimé dans le Bois de Boulogne et le recueille chez lui. Les deux hommes, devenus complices et amants, se prostituent ensemble et volent leurs clients. Mais peu à peu, l’étau se resserre suite aux menaces de représailles et le couple doit fuir Paris précipitamment. La cavale commence…
Réalisé par Gaël Morel
Avec Stéphane Rideau, Dimitri Durdaine, Béatrice Dalle
Interdit aux moins de 16 ans
Un film apolitique
Gaël Morel ne souhaitait pas faire un film social sur l’homosexualité : “Au cinéma et dans les séries (Plus belle la vie, Avocats & Associés), elle est vécue par des hommes qui travaillent, rentrent chez eux le soir, etc. Alors que, même si c’est le cas, leur réalité sexuelle, là où la télé ne peut jamais aller, est très différente : boîtes innombrables, lieux de drague”, confie le cinéaste. Il avait pour intention de proposer à un public homo de “se reconnaître dans un personnage mauvais”.
Un acteur en devenir
Le personnage d’Angelo est interprété par Dimitri Durdaine, un acteur non professionnel. Trouvé in extremis, à l’issue d’un long casting, Gaël Morel le décrit comme “un futur acteur”, au physique à la fois “moderne et éternel”.
Un problème récurrent
Comme dans le film Après lui, où Catherine Deneuve, en perdant son fils, perd sa jeunesse, Notre Paradis explore le problème de l’âge : “Le milieu homo, où on est vu comme vieux à 40 ans, me permet d’exacerber cette idée. C’est en effet un milieu où quelle que soit sa fonction sociale, on n’a pas de responsabilités familiales qui vous vieillissent de facto ; la sexualité y est très adolescente, et c’est une des raisons pour lesquelles la jeunesse y est si convoitée”, explique Gaël Morel.
La censure
Gaël Morel est coutumier des interdictions, ses films étant assez violents. Selon lui, “la censure officielle fait son travail et c’est normal”, mais cette autorité ne l’empêche pas de travailler comme bon lui semble : “J’attache la plus grande importance à la scène de la coloscopie, qui peut paraître étrangère à l’intrigue, alors qu’elle est au centre de l’identité du film. Dans cette scène, proche du début, on voit l’image de l’intérieur du corps d’Angelo, alors qu’on ne sait rien de lui : c’était ma façon d’indiquer qu’on est dans un film sans limites.”
Entre-nous : cinéma
CHALON Cinéma : "Notre paradis " au festival Arc En Ciel avec les invités le 9/11/11
9 nov 2011 - @Mr Cinema
Gael Morel et Dimitri Durdaine réciproquement réalisateur et comédien du film “NOTRE PARADIS” sélectionné par le festival ARC EN CIEL, ont confirmé leur présence, et rencontreront le public Chalonnais, mercredi 9 novembre à 20h00 au cinéma Axel, pour débattre sur leur film.
Synopsis : Vassili, prostitué vieillissant aux pulsions criminelles, trouve un jeune homme inanimé dans le Bois de Boulogne et le recueille chez lui. Les deux hommes, devenus complices et amants, se prostituent ensemble et volent leurs clients. Mais peu à peu, l’étau se resserre suite aux menaces de représailles et le couple doit fuir Paris précipitamment. La cavale commence…
Réalisé par Gaël Morel
Avec Stéphane Rideau, Dimitri Durdaine, Béatrice Dalle
Interdit aux moins de 16 ans
Un film apolitique
Gaël Morel ne souhaitait pas faire un film social sur l’homosexualité : “Au cinéma et dans les séries (Plus belle la vie, Avocats & Associés), elle est vécue par des hommes qui travaillent, rentrent chez eux le soir, etc. Alors que, même si c’est le cas, leur réalité sexuelle, là où la télé ne peut jamais aller, est très différente : boîtes innombrables, lieux de drague”, confie le cinéaste. Il avait pour intention de proposer à un public homo de “se reconnaître dans un personnage mauvais”.
Un acteur en devenir
Le personnage d’Angelo est interprété par Dimitri Durdaine, un acteur non professionnel. Trouvé in extremis, à l’issue d’un long casting, Gaël Morel le décrit comme “un futur acteur”, au physique à la fois “moderne et éternel”.
Un problème récurrent
Comme dans le film Après lui, où Catherine Deneuve, en perdant son fils, perd sa jeunesse, Notre Paradis explore le problème de l’âge : “Le milieu homo, où on est vu comme vieux à 40 ans, me permet d’exacerber cette idée. C’est en effet un milieu où quelle que soit sa fonction sociale, on n’a pas de responsabilités familiales qui vous vieillissent de facto ; la sexualité y est très adolescente, et c’est une des raisons pour lesquelles la jeunesse y est si convoitée”, explique Gaël Morel.
La censure
Gaël Morel est coutumier des interdictions, ses films étant assez violents. Selon lui, “la censure officielle fait son travail et c’est normal”, mais cette autorité ne l’empêche pas de travailler comme bon lui semble : “J’attache la plus grande importance à la scène de la coloscopie, qui peut paraître étrangère à l’intrigue, alors qu’elle est au centre de l’identité du film. Dans cette scène, proche du début, on voit l’image de l’intérieur du corps d’Angelo, alors qu’on ne sait rien de lui : c’était ma façon d’indiquer qu’on est dans un film sans limites.”
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