Entre-nous : C'est vous qui le dîtes !
Bizutage-usinage à Cluny : une opposition et une initiative du syndicat C.N.T 71
Republication dans le cadre des débats qui ont marqué le début 2010 sur vivre-a-chalon.com et... car ce débat toujours d'actualité continue (lire après après l'article )
Dans notre département, se trouve à Cluny, l'un des 8 centres d'enseignement et de recherche de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers ( l'ENSAM). Cette école, vieille de plus de deux siècles forment des ingénieurs mais elle a hérité de certaines "traditions". Celles-ci se transmettent de promotion en promotion par des rituels d'intégration des nouveaux étudiants par leurs anciens de seconde année. Ces rituels demeurent inchangés depuis des décennies. La période d'intégration est appelée "usinage" par les membres de la communauté des "gadzarts" lors d'une "Période de Transmission des Valeurs" ( P.T.V). Ce nom promu par la direction de l'établissement, s'étale sur plus de deux mois et se termine par le bâptême de la promotion fin novembre.
HUMILIATION DES NOUVEAUX ELEVES
Cette PTV est en fait un bizutage de haute intensité se déroulant pour l’essentiel de nuit. Elle constitue un ensemble de manipulations basées sur le secret, le respect aveugle de l’Ancien, l’alternance à haute fréquence de moments conviviaux et de périodes de soumission-humiliation, d’une succession vertigineuse de réunions culpabilisatrices (matin, midi, soir et ce quotidiennement), la négation des individualités, les privations de sommeil, la coupure encouragée avec les enseignants et avec l’entourage affectif de l’étudiant, le tout habillé d’une symbolique obscurantiste (port de la blouse grise, encadrement par les meneurs du « Comité de Traditions » composés de barbus-chevelus deshumanisés et hiérarchisés, carnet de Tradition sur le coeur,…).
Le résultat supposé est la construction à marche forcée d’une promotion étudiante pétrie des valeurs gadzariques de fraternité et de solidarité. Les résultats concrets sont la peur, l’humiliation, l’exténuation physique, le chantage, le lavage de cerveaux, la perte des repères, des dépressions, l’exclusion des esprits critiques, l’absence de dialogue avec les personnels de l’école…
Malgré une évolution dans les années récentes vers moins de totalitarisme et de manifestations à caractère sectaire, le système a repris de la vigueur à la rentrée 2009-2010, ce qui confirme une fois de plus que l’affaire est pilotée de l’extérieur par une frange d’anciens élèves rassemblés au sein de Société des Ingénieurs Arts et Métiers (la « SOCE », 28000 adhérents cotisant). Cette frange activiste se charge de former chaque été les 7 nouveaux groupes de bizuteurs (soit 1 par centre ENSAM hormis celui de Paris qui ne comporte pas d’étudiant de première année).
LA P.T.V DEJA DENONCEE PAR DES ENSEIGNANTS :
Il existe bel et bien une loi anti-bizutage depuis 1998 mais les nombreuses procédures tentées par des étudiants victimes, des parents d’élèves ou par les personnels de l’éducation en grande majorité hostiles à ce système, ont toujours été classées sans suite par le ministère de tutelle ou par les procureurs de la république. Il est vrai que la SOCE pratique un lobbying d’une grande efficacité tant auprès de nombreux ministères que des instances patronales.
Pour terminer cette présentation, il convient de savoir que 27 enseignants sur les 40 du centre de Cluny ont déclaré dans une lettre à la direction générale de l’ENSAM refuser d’enseigner de septembre à novembre 2010 si aucune évolution sensible de la PTV n’était perceptible à la rentrée prochaine. Suite à cela, un groupe de travail quadripartite (enseignants, IATOS, étudiants, direction) s’est mis en place en ce mois de mai pour préparer une « réforme ». Cependant le problème dépasse le seul centre de Cluny et la direction générale devra un jour prendre ses responsabilités face à ce phénomène gangrénant l’école.
Notre syndicat condamne et combat la pratique de l’usinage-bizutage à l’ENSAM, école publique qui donc nous appartient. De ce fait nous nous devons d’intervenir et soutenir toutes initiatives internes et externes à l’établissement visant à l’abolition des pratiques de bizutage pathogènes pour nombre d’étudiants, véritable apologie de l’esprit grégaire et rendant le travail des personnels de l’éducation désespérant et inopérant sur près d’un trimestre par an !...
UN COLLECTIF POUR ABOLIR CES PRATIQUES
Dans une circulaire adressée aux organisations syndicales mais aussi aux associations de parents d'élèves, aux différents partis de gauche, au Maire de Cluny et au Conseiller Général du canton de Cluny, M.Xavier Lagrange pour le syndicat C.N.T ( confération nationale du travail) de Saône et loire invite à une réunion constitutive d'un collectif anti-bizutage. Une rencontre aura lieu à Cluny le mardi 6 Juillet prochain.
Transmis par Daniel DERIOT
Syndicat Intercorporatif CNT de Saône et Loire
BP 30035
71302 Montceau-les-Mines Cedex
Le syndicat Confédération Nationale du Travail se situe dans la mouvance anarcho-libertaire.
N.D.R : DENONCE REGULIEREMENT
Depuis une douzaine d'années déjà les "bizutages-suinages" des Ensam et de Cluny sont dénonçés. Le quotidien Libération en 1999 avait effectué un reportage, "Envoyé Spécial " de France 2 a également consacré un dossier sur ce sujet qu'avait semble t'il pris à bras le corps Mme Ségolène Royal, alors Ministre déléguée auprès du Ministre de l'éducation nationale M.Claude Allégre. En 1998, une loi a été prise afin d'interdire le bizutage...
commentaires
- M. Delarue, il est important que vous sachiez une chose concernant les événements ayant eu lieu a Angers l'année dernière.
Ce n'est en aucun cas votre action qui a entrainé le départ de l'ancien directeur, mais bel et bien un contentieux entre le personnel pédagogique et le dit directeur. Son contrat arrivant à terme, et n'ayant pas les faveur des personnes votant pour le reconduire, le personnel ainsi que les étudiants savaient déjà que ce départ allait avoir lieu ...
Veuillez dorénavant à ne plus vous attribuez un mérite qui n'est pas le votre.
Cordialement
par BC le 01 septembre 2010 - Je découvre avec stupeur votre manifeste et vos commentaires relatif à la PTV au sein de l'ENsam de Cluny.
Je tiens à dire que notre fille ne s'est jamais plainte durant cette période, qu'elle rentrait à la maison certains soirs de semaine...donc pas enbrigadée...je ne pense pas qu'elle ait été violée ou brutalisée...on l'aurait su...et pour finir nous a dit avoir bien rigolé à certains moments.
Quand vous parlez d'humiliation et d'exténuation physique....vous devriez vous référer aux usagers des transports en commun certains jours de grève....obligés d'attendre des moments infinis aprés une journée de travail et quand par bonheur le train ou le métro arrive..."sardinés" dans les wagons dans des conditions à la limite de l'etouffement...
En fait je ne comprend pas ce qui vous gêne dans cette PTV...est-ce le fait que ces centres forment des "élites"???est-ce le fait que cette PTV permettent aux éléves de créer des liens forts entre eux et une solidarité dans leur vie professionelle??? ou plus simplement que vous n'ayez rien de mieux à faire dans votre vie que de mener une croisade idéologique contre des jeunes qui ont travaillé dur pour en arriver là et si tout se passe bien auront de bonnes perspectives de carrière????
Voilà quelques réactions à chaud!!!!
par un parent d'éléve le 21 août 2010 - Bonjour.
Je n'ai pas lu toutes les réponses, mais ça m'a suffit pour m'enerver.
Ces personnes qui parlent de viols collectifs et lavages de cerveaux n'ont tout simplement pas assez d'informations pour juger nos actions, et dire que c'est du bizutage.
J'ai vécu les usinages moi aussi l'année dernière, et ils se sont bien passés !! et je serais heureux de les faire l'année prochaine moi aussi, parce que c'est le seul moyen pour créer une promotion soudée capable d'organiser des tonnes de manifestations.
Si vous avez l'impression que l'on vous cache des chose, dites vous que si on dévoilai tout sur internet, les premières années n'auraient pas la surprise !!!
Ce qu'il faut retenir, c'est que les choses ont évoluée.
JE NE VOIS PAS POURQUOI VOUS NOUS FAITES CHIER AVEC VOTRE HISTOIRE DE BIZUTAGE ALORS QUE VOUS SAVEZ MÊME PAS CE QUE C'EST CAR VOUS NE L'AVEZ PAS VECU.
LES GENS QUI L'ON VÉCU ET TÉMOIGNENT, C'EST YA PLUSIEURS ANNEES.
BORD'SS
par Un ancien élève le 07 août 2010 - Et ils ont confondu le nom de l'auteur avec celui qui transmet, et c'est pas toi qui est mort de rire, c'est moi, et branle-bas de combat du côté syndicat contre les méchants Ingénieurs....
Et c'est nous qui infantilisons au travers de nos traditions... Non de dieu c'est pas possible ! C’est quand qu’on arrête avec les clichés.
Bon je m'excuse mais je viens de tout relire avec attention, j’ai tenté de le faire de la façon la plus neutre possible mais ça rend complètement dingue à la fin.
J’ai moi aussi été Major de Traditions et ça n’est ni pour répondre à une question sur l’anonymat, ni pour revendiquer quoi que ce soit que je le dis, mais pour la simple et bonne raison que j’ai été fier de mener à bien cette tâche lors de mon passage dans « le Tabagn’s du Bonheur » car c’est ainsi qu’est nommée l’Ecole de Cluny par ses élèves. Des mots issus d’un dialecte ni obscurantiste, ni destiné à n’être compris que des Gadz’Arts, mais des mots qui n’ont qu’un seul et unique sens, que ces 2 années sont dans la vie d’un Gadz’Arts inoubliables, faites de rencontres, de souvenirs, de coups durs aussi. Mais avant tout 2 ans de Bonheur.
Vous n’imaginez même pas à quel point c’est blessant ce qui est colporté au travers de ces dires, vous savez que ça nous touche en plein cœur, vous savez qu’on aime notre Ecole et qu’on défendra son image et son honneur jusqu’au dernier Gadz’Arts. Alors cessez de vous amusez de la réaction d’union et il est vrai parfois maladroite de certains. Car si un homme réagit ainsi, ça n’est que pour une seule raison, il défend ce qu’il aime.
Je conclurai en vous demandant si vous êtes réellement capable de penser que les Gadz’Arts, encore une fois reconnus pour leur attachement à défendre les valeurs sociales, sont capable à l’unisson, d’Aimer si fort l’ignominie que vous décrivez ?
par Nom Rodolphe dit Druss le 20 juillet 2010 - non mais il faut arreter les conneries à force, jamais aucun élève n'a été forcé de boire.
A angers, un gars se bourre la gueule sciemment et pour pas se faire engueuler par ses parents il faut qu'il blame les seconde années, non mais c'est tout simplement pitoyable, surtout quand on voit les conséquences que çà a eu.
SOS bizutage, vous ne devez vraiment rien avoir à vous mettre sous la dent pour donner du crédit à ce genre d'histoires. çà m'a fait mal au coeur de voir que votre manque de scrupule (ou bien votre laxisme à faire du vrai travail d'investigation?) aie résulté par la démission d'un directeur.
Alors quand je lis "Nous envisageons de contacter à nouveau le Cabinet de Madame Pécresse." c'est le mot de trop. Commnencez donc par bien faire votre boulot avant de tenir de tels propos! Bien entendut, si vous basez vos interventions sur des sources comme cet article, je comprends mieux comment on a pu en arriver là à Angers...
par Rivières le 20 juillet 2010 - Controverse à la rentrée 2009 au sujet de l'ENSAM d'Angers. Voir le site de SOS Bizutage, www.sos-bizutage.com Nous étions intervenus auprès de la presse régionale et du Cabinet de la ministre Valérie Pécresse. Quelques mois plus tard, le directeur de cette ENSAM avait quitté ses fonctions.
Nous envisageons de contacter à nouveau le Cabinet de Madame Pécresse.
par Delarue le 18 juillet 2010 - Le collectif anti-bizutage a-t-il bien été créé le 6 juillet? Et la direction a-t-elle donné une suite à la prise de position de ces 27 enseignants?
JC Delarue
www.sos-bizutage.com
par Delarue le 18 juillet 2010 - Marie cécile qui parle de l'usinage, c'est un peu comme Domenech quand il parle de foot... Ils sont tous les 2 à coté de la plaque...
Ce passage me fait rêvé:
Celui (bizutage) que vous pratiquez à l'ENSAM est une contrainte. Il est infantilisant, dégradant, méprisant, irrespectueux...Il relève d'un processus subtil de manipulation mentale.En fait, ceux qui ont été bizutés reproduisent sur les 1ères années ce qu'ils ont vécu, une vengeance en quelque sorte...Le bizutage peut donner lieu à des dérapages (des viols collectifs par exemple)...
J'aimerais bien savoir sur quoi tu te bases pour affirmer cela... Sans doute que tu connais quelqu'un qui a un ami dont le cousin est aux arts et métiers... Dans ce cas tu es mieux placée que moi pour parler de ce qui ce passe dans MON école.
Les élèves de première année ont le droit de choisir de ne pas participer à l'usinage... Et se mettent donc Hors-Usinage...Voilà pourquoi l'usinage n'est pas du Bizutage...5c'est donc ça que tout s'efforce de m'expliquer...)
Bon aller, les élèves de l'ENSAM te font un gros bisous ! (ne vois pas ça comme un viol collectif...)
par Hydroponey, un élève ENSAM le 12 juillet 2010 - Bonjour,
On parle de dialogue de sourds et personne sur ce forum n'arrivera à convaincre l'autre partie... donc effectivement celà restera un dialogue de sourds comme ça l'est depuis des années...
Personnellement je suis major de traditions de ma promotion, donc organisateur de cette période et je pense être assez bien placé pour savoir quelle en est la logique, les moyens et les objectifs.
Je ne vais pas débattre dessus puisque comme je l'ai déjà dit je n'arriverai à convaincre personne.
Ce qui me gène dans tout ses propos, c'est la prétendue non communication et en particulier avec les composantes de l'écoles (enseignants, techniciens, administratifs, personnels d'entretien...), la prétendue non ouverture vers l'extérieur,...
Savez vous que chaque année, les élèves organisent un arbre de noel pour les enfants du personnel? avez vous celà ailleurs? Savez vous que chaque année, les élèves organisent un mechoui géant pour le personnel de l'école ? Et ce, sans compter toutes les organisations d'évènement où les élèves travaillent conjointement avec eux.
Ce n'est pas un alibi pour le reste de l'année, mais une réélle envie de la part des élèves de créer et maintenir des liens avec l'ensemble de l'école.
Côté enseignement, nous avons la chance d'avoir des professeurs formidables qui savent transmettre leur savoir pour former les ingénieurs de demain, en utilisant les moyens exceptionnels que possède l'école... et d'autres qui ne font que dispenser les mêmes cours depuis des années (sur des transparents jaunis par le temps), sans rien faire évoluer. Les mêmes qui nous demandent de le faire, les mêmes qui colportent d'années en années que rien ne change, les mêmes qui refusent le dialogue qu'on leur offre sous prétexte qu'il ne peut pas y en avoir avant qu'ils aient gain de cause en totalité et sans discussion. Tout celà m'attriste parce que nous sommes impuissants compte tenu du fait que ce sont eux la permanence de l'école puisque nous n'y restons que 2 années.
Il y a certainement du tord des 2 côtés, principalement des problèmes de communication, mais attention aux accusations "d'intégristes" qui pourraient être plus applicables aux accusateurs qu'aux accusés...
Je ne suis pas certain de faire avancé le débat mais il y a des vérités qu'il faut rétablir.
par PRUNET Vincent (Dravn96 Cl197) le 12 juillet 2010 - "Les résultats concrets sont la peur, l’humiliation, l’exténuation physique, le chantage, le lavage de cerveaux, la perte des repères, des dépressions, l’exclusion des esprits critiques, l’absence de dialogue avec les personnels de l’école… "
Provocation particulièrement mensongère digne de la pire presse de caniveau.
J'ai intégré les Arts cette année, et Je viens donc de passer par cette période de transmission de valeurs. Je suis vraiment très attristé de voir l'image de mon école salie par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Cette période reste pour moi un très bon souvenir, et je regrette que des gens qui partagent probablement le point de vue que nous nous efforçons de transmettre de promotion en promotion s'échinent à nous traiter de bizuteurs...
Une simple question :
Si les usinages étaient si terribles, pourquoi ceux qui l'ont subi les reproduiraient-il d'année en année et pourquoi des capitaines d'industrie sortis de l'école voilà 20 ans les cautionneraient-ils?
par Nicolas Breuillé lecteur très déçu le 11 juillet 2010 - @ A.B.: je connais des élèves de l'ENSAM de Chalons-en-Champagne où effectivement, le bizutage peut être très "hard"...
par Marie-Cécile le 03 juillet 2010 - Ancien élève de l'ENSAM, j'ai intégré le centre d'Angers il y a plus de 40 ans. Personnellement, ayant connu le bizutage avant 'ENSAM dans les Ecoles Militaires, puis après l'ENSAM en tant qu'élève officier, je peux dire que le bizutage de l'ENSAM d'Angers était, et est toujours je crois, une aimable plaisanterie. Par contre je me souviens que ce centre d'Angers recevait des élèves venant de Cluny ou de Clalons en Champagne, centres pratiquant à l'époque (et peut être encore aujourd'hui) un bizutage qu'on pourrait qualifier d'intégriste, insupportable pour eux. Cela vient à mon avis du fait que ces centres contrairement à Lille, Bordeaux, Angers, Aix qui sont ouvert vers l'extérieur du fait d'une vie universitaire très riche, sont totalement refermés sur eux mêmes.
par A.B. le 01 juillet 2010 - Désolant, j'ai été fier d'intégrer cette école voici plus de 60 ans . J'ai mieux vécu ce milieu que quiconque qui bave dessus. Honte à ceux qui parlent sans savoir même si en ce monde tout n'est pas parfait !
Tanou 147
par Nom Chapelon le 29 juin 2010 - Je pense que le plus gros problème dont souffre cette école est un manque cruel de communication, car ce n'est pas la première fois que j'assiste à un dialogue de sourds similaire.
En effet, nous communiquons peu sur nos pratiques, cela est notamment dû au fait que cela perd de son intérêt si on fournit un calendrier avant. En effet, arrivant aux Arts sans rien savoir avant, j'ai été enchanté de découvrir les choses au fur et à mesure.
Un des problèmes à ce niveau là, est qu'avec l'avènement d'internet et de réseaux comme YouTube et Facebook, certaines informations transitent, tronquées ou tout du moins privées de contexte qui sont ainsi largement interprétables.
Et je dois avouer que j'ai été déçu en voyant que certains nouveaux entrants savaient à l'avance ce qui allait se passer.
Les Elèves souffrent aussi d'un manque cruel de communication avec l'école et les professeurs, même si cette tendance tend à être corrigée (discussions organisées autour des thèmes qui posent problème,...).
Et pour vous donner un exemple de la prétendue humiliation des élèves, voici deux exemples réels de week-ends organisés pendant cette période :
-Week-End dans un camping pour les premières années (sans les "Anciens", et tous frais payés par ces derniers)
-Visite d'un groupe d'entreprises (généralement employant des anciens élèves), et repas avec les anciens élèves locaux (là encore tous frais payés)
Certains nous accuseront de "jeter de la poudre aux yeux", accusez tant que vous voulez, de toute façons, comme dit plus haut, j'ai l'impression qu'à défaut de débat argumenté il s'agit d'un dialogue de sourds, mais je ne demande qu'à être contredit sur ce point.
Je tiens à préciser quelques choses suite à certains commentaires :
-Au sujet du "on a été bizuté, on va bizuter pour se venger", c'est un argument classique contre le bizutage, et certainement vrai dans la majorité des cas de bizutage. Ce qui n'est pas le cas ici. Pourquoi donc, me direz vous ? J'ai un argument simple à proposer, voyez une promotion des arts se retrouver 25 ans après la sortie, quasiment au complet, et si vous n'êtes pas trop obtus vus comprendrez qu'un bizutage ne permettrait pas ça. Pourquoi ne voit-on ça qu'aux Arts (dans d'aussi grandes proportions j'entends), c'est peut-être dû à cette période de transmission de valeurs justement.
-Au sujet "des viols collectifs", et autres : s'il vous plaît, restons sérieux, y croyez vous vous-même ?
-Au sujet de "l'anonymat" : je ne vois pas en quoi ne pas mettre son nom est faire preuve d'une quelconque couardise, j'ai personnellement pour principe de ne pas laisser de données personnelles de quelque ordre que ce soit sur le net, simple prudence c'est tout.
par Ancien élève le 29 juin 2010 - Voilà des années que le problème du bizutage existe. Voilà des années qu'il a été dénonçé y compris par les plus hautes autorités de l'Etat , voilà des années que ces soit-disantes "périodes d'admission " à quoi donc d'ailleurs ? ne SERVENT A RIEN...Ah si ce n'est qu'à infantilisser, abrutir celles et ceux qui y sont "soumis".... et vos comparaisons avec la Franc Maçonnerie, c'est de l'entourloupe.
Alors oui à la suppression et soyez plus courageux messieurs les détracteurs qui comme un miracle demeuraient quand même bien trop ANONYMES.
Du courage vous en manquez , si ce n'est pour défendre une citadelle, la vôtre, allez un effort encore ! devenez hommes et non carpettes. Merci à vivre à Chalon et à M. Daniel Dériot d'avoir relayé ce qui quand même est vécu comme dépassé ! Voulez vous être utile, renseignez vous à Cluny, il y a un tas d'associations qui manquent de bénèvoles.
par manon.buet le 28 juin 2010 - @Marie-Cécile: Et, encore une fois plusieurs enquetes ont été menées à l'ENSAM et classées sans suites (j'espère que vous n'êtes tout de même pas assez dupe pour croire à la théorie du complot énoncée dans l'article).
Cela m'étonnerait que vous arriviez à trouver des élèves "humiliés, brimés, traumatisés par vos pratiques stupides et ridicules", il est impossible qu'un élève aie vécut les traditions comme vous les décrivez, du moins pas ces dernières années.
Le problème c'est que nos plus virulent détracteurs sont généralement des anciens élèves qui ont subit les traditions il y a plusieurs décennies de cela et qui n'ont toujours pas compris que tout a bien changé (contrairement à ce que vous semblez croire). Les traditions se déroulent dans le respect et non l'humiliation, arrêtez donc de croire tout ce qu'on vous dit et essayez de vous renseigner par vous même, la vérité pourrait bien vous surprendre...
Enfin pour vous répondre, la critique des TRADITIONS ne me rends pas hargneux et agressif, mais les préjugés et les propos infondés auxquels nous avons eu droit dans l'article comme dans les commentaires me blessent profondément. Vous n'aimez pas les gadz'arts, soit, ce n'est cependant pas une excuse pour écrire ou défendre un ramassis de mensonges pareil!
Vous qui nous demandez de l'esprit critique, exprimez vous donc, si vous ne connaissez ne serait-ce qu'un minimum notre communauté, pouvez vous dire honnêtement que vous croyez réellement à tout ce qui est écrit dans cet article?
par un élève le 28 juin 2010 - @ un élève: Pour parlez vraiment pour ne rien dire...Vous êtes à bout d'arguments ou quoi ? lol
C'est fou ce que la critique des bizutages peut rendre hargneux et agressif...C'est moi qui pliée de rire en vous lisant...Mais ceux et celles qui ont été humiliés, brimés, traumatisés par vos pratiques stupides et ridicules ne doivent certainement pas rire...
En tout cas, si le bizutage ne pose AUCUN problème, je ne vois pas pourquoi une loi a été votée en 1998...Il faudra m'expliquer...Mais vous devez certainement être au dessus des lois... Chapeau! Vous donnez là un bien bel exemple...
par Marie-Cécile le 28 juin 2010 - Sérieusement? Vous vous relisez après avoir écrit de tels propos?
Evoquer des viols collectifs (vous n'imaginez pas à quel point je suis mort de rire en ce moment) et présenter les traditions comme de la manipulation mentale tout en défendant les francs maçons en même temps, vraiment?
Selon vous le rituel maçonnique est préférable aux traditions à l'ENSAM? Pour soutenir de tels propos, cela reflète encore une fois votre manque cruel de connaissances de ce qu'il se passe réellement. Bien sûr je parle là des arts, vu votre commentaire il n'est nul doute que vous devez être particulièrement familière avec le culte maçonnique, sans quoi vous n'oseriez tout de même pas, encore une fois, argumenter sur un sujet qui vous est étranger...
En tout cas merci pour ce commentaire, en plus de m'avoir fait bien rire, vous vous êtes en même temps totalement discréditée, prouvant encore une fois le peu de fondements des propos de nos détracteurs. Pour tout çà, Marie Cécile, merci beaucoup!!!
par un élève le 27 juin 2010 - Le rituel maçonnique initiatique est une forme de bizutage. Mais il est librement choisi, consenti.
Celui que vous pratiquez à l'ENSAM est une contrainte. Il est infantilisant, dégradant, méprisant, irrespectueux...Il relève d'un processus subtil de manipulation mentale.En fait, ceux qui ont été bizutés reproduisent sur les 1ères années ce qu'ils ont vécu, une vengeance en quelque sorte...Le bizutage peut donner lieu à des dérapages (des viols collectifs par exemple)... Et comme il ne faut pas faire de vagues, l'administration ferme bien souvent les yeux sur ces pratiques d'un autre âge.
Pour conclure sur ce sujet, je pense qu'il faut être particulièrement étroit d'esprit pour refuser de remettre en cause le bizutage.Et je suis désolée de vous le dire, mais pour souder un groupe, il n'est pas nécessaire de pratiquer le bizutage...
par Marie-Cécile le 27 juin 2010 - @Marie-Cécile
Même si je suis d'accord pour dire que l'amalgame a été fait entre l'auteur et monsieur DERIOT, comme vous venez juste de le dire, c'est lui qui a rapporté un article aussi calomnieux et infondé, il a aussi une part de responsabilité à assumer.
Si cela peut aider à votre compréhension là ou est mentionné monsieur DERIOT comprenez l'auteur, et recentrez-vous donc sur le sujet.
Concernant la remise en question de nos pratiques, elles sont en constante évolution le seul point commun depuis toutes ces années est leur but premier, la cohésion et la solidarité entre les élèves (et ce sans parler du fait que, comme cité précédemment, les valeurs humaines apprises dans notre école sont généralement particulièrement appréciées des industriels).
A voir vos précédents commentaires je suppose que vous enseignez à l'ENSAM, dans ce cas, plutôt que de continuer de publier des commentaires nuisant à l'image de nôtre école, je vous conseille plutôt, comme suggéré précédemment de jeter un œil au feuilles de présences pendant et après la PTV et de les comparer aussi avec d'autres écoles. Bien entendu je doute que vous fassiez la démarche, le résultat vous dérangerait trop.
Je conseille à tous, avant de prendre cet article au sérieux, d'attendre qu'il soit étayé par des faits avérés. Peut-être aussi, avant de commencer à croire à une théorie du complot, devriez-vous vous demander si le faits que les enquêtes aient été classées sans suites et peut être tout simplement dû au fait que la différence entre l'image que des personnes comme vous avez des gadzarts et la réalité il y a une différence énorme.
Que vous trouviez nos pratiques étranges ou ridicules, soit, mais de là à, entre autre, présenter la société des élèves comme un groupe de lobbyiste il y a un immense pas qu'il n'est pas permis de franchir.
Le nombre de réactions d'anciens élèves reflète visiblement le fait que cet article est extrêmement blessant pour notre communauté, nous souffrons depuis trop longtemps d'une mauvaise image dues aux préjugés sans fondements colportés par des personnes comme vous (CNT et certains des commentateurs).
J'espère qu'une des personnes ayant participé à l'élaboration d'un tel amas de mensonges sera prête à se justifier en essayant de prouver la véracité de tels propos, à défaut de quoi, des excuses seraient tout de même la moindre des choses.
par un élève le 24 juin 2010 - Je suis effarée par la virulence de certaines réactions que je viens de relire. Manifestement beaucoup de gens ne savent pas lire ou lisent bien trop vite...Décevant quand même de la part de personnes qui se présentent comme des élèves (anciens ou actuels) de l'ENSAM...et qui sont supposés avoir atteint un certain niveau et un certain esprit critique...
L'on reproche à M. Dériot de publier un "article calomnieux et contradictoire", on lui recommande aimablement (!!!) de vérifier ses sources, l'on fait des allusuions douteuses à L'Express de septembre 2009 (qui traitait des ateliers maçonniques de Chalon), etc.
Cet article qui semble interpeller beaucoup de monde (une quinzaine de réactions quand même!) n'a pas été écrit par M. Dériot qui s'est contenté de le TRANSMETTRE, comme cela est indiqué à la fin de l'article. Il est surprenant que des personnes si cultivées ne s'en soit pas aperçu plus tôt...Amusant quant même...
Sur ce, je vous laisse disserter sur les bienfaits de l'usinage...Je retourne à mon monde de "bisounours"...lol
par Marie-Cécile le 24 juin 2010 - Que de logorrhée corporatiste pour des cadres et duirigeants qui semblent ne pas accepter la remise en cause de pratiques critiquées depuis des années.La lecture des commentaires démontre aussi que les auteurs ne savent même pas faire la différence entre le rédacteur (la CNT) et celui qui a transmis l'information (Monsieur Dériot)...
C'est important de faire la distinction, mais nul doute que cette affauire rebondira prochaînement.
par Marie-Cécile le 23 juin 2010 - @ eco indus: il faudrait savoir, on parle des gadzarts ou des ingénieurs en général?
Ce changement de sujet est il du à votre manque d'arguments ou simplement à un grief personnel envers les ingénieurs?
par un élève le 23 juin 2010 - @ un élève :
déficit commercial français en produits industriels : 25 milliards d'euros en 2009
excédent commercial allemand en produits industriels : 150 milliards d'euros en 2009.
Vous avez raison les ingénieurs français ne sont pas dépassés... (comme les footballeurs, ils ont juste un peu de mal à se remettre en cause)
par Eco indus le 23 juin 2010 - Bonjour,
Personnellement je trouve qu'il est assez facile de critiquer les choses sans les connaître, en effet, comme certains l'ont souligné, certaines accusations sont assez floues, voire contradictoires.
Deuxièmement, certains parlent des HP (comprendre élève Hors Promotion), disant que leur point de vue doit être écouté, c'est vrai, mais cela ne dispense personne d'écouter le point de vue de ceux qui adhèrent (généralement sous prétexte que nous sommes "embrigadés", argument assez facile je trouve), et les deux points de vue devraient être considérés également. A noter aussi qu'un élève HP n'est pas considéré comme un pestiféré et mis à l'écart, certains choisissent d'eux mêmes de se mettre à l'écart, c'est vrai, mais certains continuent à vivre dans la promotion au niveau associatif (qui n'a rien à voir avec les traditions), où ils sont acceptés comme n'importe qui.
Pour ceux qui pensent que nos pratiques sont moyennageuses, sachez qu'elles sont au contraire en constante évolution, non vers des méthodes "de lavage de cerveau" plus efficaces (comme certains le pensent), mais au contraire vers des méthodes plus ouvertes, dans le but de choquer les nouveaux entrants le moins possible.
On parle beaucoup des pressions psychologiques, de l'absentéisme en cours et de la fatigue durant la période d'usinage, et bien sûr il est facile alors de pointer du doigt les traditions. A cela je vais répondre (certains pourront m'accuser à loisir de prêcher pour ma paroisse), durant la période de transmission des valeurs, les Anciens (2ème années) rappellent régulièrement aux 1ere années que s'ils sont entrés dans cette école, c'est avant tout pour avoir leur diplôme, et que les cours sont importants.
De plus, quand une activité liée aux traditions se termine à 23h, mais que les élèves décident de faire la fête jusqu'à 2-3h du matin, leur fatigue le lendemain en cours n'est peut être pas due aux deuxièmes années...
Et pour ce qui est de l'absentéisme en cours, au lieu de pointer un doigt accusateur sur nous sans réfléchir, faites donc une étude comparative dans la majorité des établissements de l'enseignement supérieur (écoles d'ingénieurs, universités,...), je pense que certains auront des surprises.
Si cette période d'usinage est si mauvaise que ça, pourquoi donc ces promotions subsistent-elles plus de 20 ans après? Non pas composées des "meneurs du « Comité de Traditions »" et de quelque "fidèles", mais de la grande majorité des élèves de la promotion, dans le simple but de se retrouver dans une atmosphère conviviale quelques fois l'an, partager un Week-End entre amis.
Pour conclure je dirais que si vous voulez voir le fruit de l'usinage, c'est très simple : allez faire un tour au gala d'un des centres de l'ENSAM, ce gala est préparé durant la période d'usinage par les deux promotions (1ère et 2ème année) conjointement, avec le minimum d'aides extérieures possible, le gala est donc le fruit du travail en commun des élèves, où rien n'est laissé au hasard, et que j'imaginerais mal être préparé dans une atmosphère tendue où règne la terreur, puisque c'est ça selon certains.
S'il vous plaît, avant de dénoncer, recueillez des informations en direct avec TOUTES les parties concernées, pas juste celles qui vous intéressent, en s'arrêtant au 1er témoignage. Je vous invite donc à discuter avec plusieurs élèves de 1ère année, plusieurs de 2ème/3ème année et autant d'anciens élèves, vous pourrez avoir ainsi une vraie vision des choses. Je le redis : aucun des camps ne détient l'entière vérité, il faut donc tous les écouter, et faire la part des choses, les concessions à faire (s'il en est) ne doivent pas être unilatérales.
Cordialement, en espérant que je me suis fait comprendre.
par Ancien Eleve des Arts le 23 juin 2010 - Eco indus: "ingénieurs imbus de leurs personnes et largement dépassés au niveau européen comme au niveau mondia" Ha bon, et c'est basé sur quoi çà? il y a a peine un mois de çà l'administration ENSAM transmettait un message aux élèves expliquant que les ingénieurs ENSAM sont parmi les moins touchés par la crise, vos propos semble donc extrêmement bien fondés! De plus, avant de faire une comparaison avec le niveau européen et mondial, il faudrait savoir de quoi vous parlez, avez vous une réelle connaisance de la différence de formation entre l'ENSAM et les grandes universités européennes notamment, nous sommes très loin d'être à la traine et les notes des gadz étudiant actuellement à l'étranger le prouve très largement.
Quant aux ingénieurs imbus de leur personne, une personne écrivant un commentaire avec si peu de fondement tout en le faisant passer pour un fait avéré me semble bien plus narcissique que celles pointées du doigt.
Pour résumer, çà me désole de voir tous les préjugés et le manque d'ouverture d'esprit de bon nombre de personnes. Au lieu de juger les gadz sur des on-dits, basez les plutôt sur des faits, à savoir des ingénieurs particulièrement appréciés dans l'industrie, et surtout des personnes et des associations dont l'entraide est la principale motivation, entre anciens élèves mais aussi à l'extérieur. Si vous êtes toujours sceptiques, visitez ces quelques sites web, représentant un infime pourcentage de ce que donne l'esprit et les valeurs qui animent notre école:
http://www.tout-bordeaux.com/etudiants-ensam-nettoient-quais-garonne.php
http://www.aqui.fr/cultures/le-festival-solid-arts-melent-fete-et-humanitaire-a-talence,3303.html
http://gasole.ueensam.org/TBK/Pourquoi
Bref çà me fait mal au coeur de vous voir proférer des insultes à l'encontre d'une communauté qui devrait plus souvent servir d'exemple de solidarité et de valeurs humaines.
par un élève le 23 juin 2010 - Un vrai cas d'école, cet article et ces commentaires. Les anciens élèves gadzarts parlent de manipulation, sont hyper précis dans les détails, font corps. Il est toujours précieux d'entendre parler les Hors Usinages (HU) qui eux aussi ont vécu les mêmes choses et qui ont parfois un regard plus critique, plus distancé.
Pour ma part, je n'ai hélas pas le temps d'écrire un long texte argumenté, je vais aligner seulement quelques petites réflexions.
- Cette pratique de l'usinage nuit à l'image de l'école, ce que je regrette.
- Dites, les Gadzarts, vous ne trouvez pas un poil ridicule de vous affubler de surnoms, amusants à 12 ans, mais que vous continuez à garder à plus de 40 ans et plus, avec des enfants, en vieillisant, en évoluant socialement, mais en vous interpelant de la sorte.
- Aux Gadzarts devenus parents : espérez vous que vos enfants vivent exactement la même chose, au primaire, collège, lycée. Ne seriez vous scandalisés si votre enfant revenait à la maison, un peu triste, expliquant que 3 "camarades" l'ont forcé à faire je ne sais pas quoi, ceci pour transmettre des valeurs, des traditions, etc.
- Ne pensez-vous pas qu'il est possible d'apprendre vos métiers sans tout ce folklore ?
- Le vocabulaire gadzart : est-ce vraiment indispensable ? Un peu puérile, non, le côté "y a que nous qui pouvons comprendre" ?
- Transmission de traditions, de valeurs : belle ambition, néanmoins, je trouve étrange que cela se fasse sur le mode souvent très festif. Du coup, on se demande parfois, si tout ça n'est pas aussi un pretexte à faire la teuf, à s'éclater, à boire et vomir.
Enfin, je trouve toujours triste qu'un groupe veuille apprendre quelque chose à quelqu'un en brouillant l'émission, en demandant à faire des pompes, en se frottant contre les murs, maisc aussi en riant, j'imagine.
Je ne pense pas à ceux qui vivent ça très bien, mais aux timides, aux coincés, à ceux qui malgré tout veulent faire cette école et qui ont un peu la trouille. Je pense aussi à leurs parents, qui vont passer quelques semaines avec une petite angoisse.
par Alain le 23 juin 2010 - Houlà....messieurs les Gadzarts ou prétendus enseignants ! vous confondez. Notre ami Daniel DERIOT n'a fait que retransmettre un texte, signé de la C.N.T....
Bas les masques ! cessez d'apparaître sous des pseudos ! cessez donc de posez des questions qui relèvent de la vie privée...Quelle solidarité entre vous pour cachez ce qui une fois de plus éclate aux grand jour : des pratriques d'un autre âge, du moyen âge....
par manon.buet le 22 juin 2010 - VRAI ou FAUX ?" il convient de savoir que 27 enseignants sur les 40 du centre de Cluny ont déclaré dans une lettre à la direction générale de l’ENSAM refuser d’enseigner de septembre à novembre 2010 si aucune évolution sensible de la PTV n’était perceptible à la rentrée prochaine"
par suntex le 22 juin 2010 - Bonjour,
Le tas d'âneries qui est écrit au millimètre carré est tout simplement affolant! Nous bien affaire à une MANIPULATION journalistique. En effet messieurs dames les journalistes vous pensez avoir trouvé un sujet sensationnel? Vous pensez faire rêver les français? En réalité vous manipulez l'opinion des gens avec des informations sorties de leur contexte et largement interprétées, qui plus est tirées de sources obscures (pour reprendre un mot qui vous plait).
Pourquoi parlez-vous d'un "respect aveugle de l'ancien" ? Il me semble que le respect des anciens, des parents etc est la base d'une éducation, l'aveuglement ne fait pas parti des nos valeurs, mais c'est vrai que c'est vendeur comme mot.
"Les résultats concrets sont la peur, l’humiliation, l’exténuation physique, le chantage, le lavage de cerveaux, la perte des repères, des dépressions, l’exclusion des esprits critiques, l’absence de dialogue avec les personnels de l’école…"
Celui qui a écrit cette phrase devrait aller bosser chez TF1. Je vais vous les donner moi les résultats, depuis 1806, l'Ecoles de Arts forme des ingénieurs généralistes appréciés dans l'industrie pour leurs savoir et surtout leur qualités humaines ainsi que leur débrouillardise, demandez a un échantillon représentatif des industriels ce qu'ils en pensent.
Monsieur DERIOT j’attends avec impatience l'article sur le monde anarchiste et ses techniques de lavage de cerveaux à moins que cela ne soit trop secret.
Cordialement.
par un_humilié le 22 juin 2010 - "Cela fait 200 ans que les gadzarts sont reconnus pour leurs compétences techniques et surtout pour leur attitude et leur comportement au sein des fleurons de l'industrie française".
C'est bien connu, si l'industrie française est en crise, dépassée dans la compétition mondiale, c'est à cause des syndicats, des socialo-communistes mais sûrement pas d'ingénieurs imbus de leurs personnes et largement dépassés au niveau européen comme au niveau mondial. Continuons donc joyeusement à cultiver des traditions qui génèrent du chômage et du déficit commercial sans se rendre compte que le monde change.
par Eco indus le 22 juin 2010 - Quelle cohérence dans les propos !
Quel beau travail d'investigation !
Quelques questions pour M. DERIOT :
1. Les rituels ont ils évolué ou sont ils resté inchangé ?
- Premier paragraphe : "Ces rituels demeurent inchangés depuis des décennies"
- 2e paragraphe : "Malgré une évolution dans les années récentes"
2. Quand exactement a lieu ce "bizutage intense" ?
- 2e paragraphe : "bizutage de haute intensité se déroulant pour l’essentiel de nuit"
- 2e paragraphe, toujours : "succession vertigineuse de réunions culpabilisatrices (matin, midi, soir et ce quotidiennement)"
3. Pouvez vous expliquer le rapport entre l'obscurantisme (attitude d'opposition à la diffusion du savoir, dans quelque domaine que ce soit) et le port d'une blouse grise ? Il ne faut pas oublier que les ingénieurs arts et métiers sont reconnus pour leurs compétences techniques, ce qui est en complète contradiction avec l'obscurantisme.
4. Les résultats concrets de la PTV paraissent éronnées. En effet si comme vous le supposez "Les résultats concrets sont la peur, l’humiliation, l’exténuation physique, le chantage...", comment expliquez vous qu'il y ait :
- 28 000 adhérents à la société des anciens élèves (ce qui en fait une des associations d'anciens élève avec le plus fort taux d'adhésion),
- 3 000 adhérents à l'union des élèves de l'ENSAM (ce qui en fait une des plus grosses associations étudiantes d'europe)
- des promotions qui continuent à se cotoyer régulièrement plusieurs dizaines d'années après la sortie de l'école.
5. Comment pouvez vous douter des valeurs gadzarique de solidarité et de fraternité quand par exemple la société des anciens élèves donnent plusieurs dizaines de milliers d'euros sont données chaque année à des anciens élèves en détresse ou à leurs familles dépourvues de ressources ?
6. Pourriez vous indiquer les raisons officielles du classement sans suite des procédures entamées pour bizutages au lieu de vaguement montrer du doigt les lobbys de la SOCE.
7. Vous êtes vous renseigné un minimum sur le taux d'absentéisme au cours de l'année scolaire à l'ENSAM ? Cela serait étonnant car à moins d'être d'une complète mauvaise fois, vous auriez remarqué que c'est au premier trimestre que l'absentéisme est le plus faible. Cela est étonnant si la PTV entraine "l'exténuation physique" des 1e années ou si elle est "rend de inopérant le travail des personnels de l'éducation".
Pour conclure, avant de publier sur internet un article calomnieux et contradictoire, il serait bon que vous vous informiez un minimum.
par Droopy le 22 juin 2010 - Bel exutoire.
De quoi souffrez-vous exactement M DERIOT ? Quelle frustration cherchez-vous à évacuer ?
Vous avez un jour tenté le concours et vous l’avez raté ? L’un de vos fils peut –être ? Un proche alors ? ah oui j’y suis… Enseignant.
Mouvance anarcho-libertaire dites-vous ?
Vous aimez la dialectique…. Je l’adore autant que la précision :
« Ces rituels demeurent inchangés depuis des décennies » : Qu’en savez-vous précisément ?
« Bizutage de haute intensité » : Pouvez-vous préciser ? Que signifierait pour vous « bizutage de faible intensité » ?
« Un ensemble de manipulations basées sur le secret » : vous devriez vérifier, il y a surement des francs maçons derrières tout ça !
« le tout habillé d’une symbolique obscurantiste »… je vous le disais à l’instant.
« … la peur, l’humiliation, l’exténuation physique, le chantage, le lavage de cerveaux, la perte des repères…. » Diantre. Tout cela en 2 mois, quelle efficacité ; Tous les services secrets et toutes les milices du monde devraient s’intéresser de prêt à cette formation.
« la SOCE pratique un lobbying… » J’en étais sûr. Francs maçons je vous dis !
« … école publique qui donc nous appartient. » Qui est « nous » ? Puis-je en être ? Au fait à quoi sert cette école ? Que font donc tous les anciens qui ont foulé ses bancs ? Vous qui semblez bien informé devez certainement savoir.
Etant donné le ton vindicatif de votre article, nous partageons sensiblement la même vision du monde. Vous serez sans aucun doute d’accord avec moi pour dire que nous vivons dans un mode de « Bisounours ». Pour la plupart d’entre nous, la vie est facile. Il suffit de s’assoir et d’attendre. Tout fini par arriver. Abolir est une chose… construire en est une autre. Au fait qu’avez-vous construit dans votre vie ?
Au plaisir d’un prochain échange… si la main d’un Gadzarts ne vous effraie pas trop.
par EDH le 22 juin 2010 - Argument facile: les bizutages appelés "usinages" ont toujours existé. Maintenons-les... Ben voyons...Qui récupère les élèves fatigués le matin ?Comment les élèves après des nuits écourtées peuvent-ils suivre les cours ?Que signifient encore ces traditions ridicules?Effectivement en 2010, il y a d'autres manières d'initiations, pardon d'intégration,dans la société.D'ailleurs ces élèves qui possèdent d'excellents niveaux n'ont pas besoin de ces "bizutages"...
Au mieux, qu'ils organisent des journées (des week ends)d'entretien des voies communales, de mise en valeur du ^patrimoine architectural et naturel. Ils sont très riches suir ce plan dans le clunysois.
Heureusement que des associations (je ne connais pas le C.N.T.) luttentp pour dénoncer les usinages.
Enfin, une fois de plus, M. Gorjux s'attaque à la personne.Je crois savoir que Daniel est intervenu dans L'Express sur la franc-maçonnerie dans notre ville.il n'était pas seul, et alors ?C'est une adhésion individuelle, librement choisie et sans doute tout à fait assumée... quand même pas de quoi fouetter un chat!
par Marie-Cécile le 22 juin 2010 - Non mais sans rire, d'où il sort l'hurluberlu qui a écrit cet article. J'aimerais bien savoir d'où vient l'information selon laquelle les premières années seraient humiliés, nous sommes probablement la seule école où ce n'est réellement pas le cas, il ne faut pas confondre traditions et bizutage. Pour ma part j'ai toujours apprécié la période de transmission des valeurs en première année, c'est beaucoup de bon souvenirs de soirées entre amis, et surtout des exemples de solidarité où tous les individus participent à des activités pour l'intérêt commun de la promotion (ex: galas). Autre chose, aucun élève n’a jamaies été obligé de participer, et parmi ceux qui n'adhèrent pas, les seuls à être isolés du reste de leur promotion le sont parce qu’ils l’ont choisi (généralement simplement par manque d’affinités avec les autres élèves), les rares cas ou les élèves sont exclus n’ont jamais de rapport avec les traditions (vols, bagarres…). Le fait de ne pas adhérer au folklore n’a jamais été un handicap et la majorité des personnes n’ayant jamais pris part aux traditions sont tous de mêmes présents lors de la plupart des évènements majeur de l’école (galas, voyages de promos...). Dire que les rituels sont inchangés depuis des décennies relève aussi de l'absurdité la plus totale, les gadzarts sont (de nos jours du moins) un exemple de tolérance. Cependant, je comprends bien que relater la vérité aurait demandé un travail d'investigation visiblement trop laborieux pour l'auteur, et bien sur l'article aurait été bien moins accrocheur. Avec environ 30 000 membres la société des anciens élève des arts et métiers est un réseau professionnel unique et exemplaire, un tel nombre d'adhérents, de personnes fières de leur école, ne serait jamais atteint si ne serait-ce qu'un dixième des faits ici relatés étaient avérés, l’atmosphère de l’école telle que dépeinte dans cet article serait tout sauf propice à l’obtention d’un taux d’adhérents si élevé. C'est pitoyable de voir la stupidité et la non-véracité de tout ce qui se dit dans la presse au sujet d'une école dont tous les anciens élèves sont extrêmement fiers!
par un autre ancien élève le 22 juin 2010 - Il fô être sérieux :
Les bisutages ont toujours existé et vous même M.Dérion en avé connus.....Voir l'express de Septembre dernier.......Quand même.....
par GORJUXFrançois le 22 juin 2010 - Ouais !!!!
Enfin la vérité éclate, merci Daniel DERIOT. Cela n'a que trop duré. A quand une bonne interdiction du bizutage à l'ENSAM ? De tels actes ne peuvent resté impunis...
Au plaisir de se recontrer peut-être un jour M. DERIOT
Fraternellement,
par Rouldub's le 22 juin 2010 - Il est vraiment temps d'arrêter avec tous ces fantasmes concernant la période d'intégration au sein de l'ENSAM. Les mots employés dans cet article sont vraiment extrêmement choquant pour des anciens élèves tels que moi qui ont vécu la réalité de cette période.
En un mot, arrêtez avec ces prises de têtes, cela fait 200 ans que les gadzarts sont reconnus pour leurs compétences techniques et surtout pour leur attitude et comportement au sein des fleurons de l'industrie française... lâchez-nous!
Nous sommes la SEULE école d'ingénieurs/ commerce/ fac de médecine qui ne pratique pas le bizutage
par Ancien Eleve le 22 juin 2010
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