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Bien manger à Chalon : Bloody kitchen

12 fév 2019 - Delphine et Marinette

Encore une qu’on n’aimerait pas rencontrer à la nuit tombée, au coin d’un bois !


Appelée par les savants beta vulgaris, comme beaucoup de gens d’allure simple et rustique, elle recèle des trésors d’ingéniosité. C’est une plante si précieuse pour nous, qu’on se demande comment un monument ne lui a pas encore été élevé (décoré tout autour par les portraits des inventeurs futés qui ont trouvé comment en tirer partie, en une petite frise ravissante courant le long de la base du monument… Oui bon, ça va…)


Les animaux du genre vaches, veaux, cochons s’en nourrissent (faute de mieux, diront certains mais qu’en savent-ils ?) On en tire du sucre (raffiné, blanc et tout, c’est pas recommandé pour la santé mais on était bien contents de le trouver du temps du blocus continental…. Oui, bon ça va…)


Les betteraves ne sont pas toutes rouges (par exemple, les sucrières sont blanches. Eh ben oui !) Quant aux betteraves fourragères, elles peuvent être de toutes les formes et de toutes les couleurs : à vous de vous débrouiller si l’envie vous prend de brouter. Il paraît que ça se mange ; c’est ce qui se meugle dans les milieux bovins bien informés…
La dernière à frétiller d’aise quand on parle de betterave (miam ! miam !), c’est la voiture (du moins celle qui a à cœur de ne pas polluer) qui se nourrit de bioéthanol. Mais là aussi, on peut trouver à redire (le Gaulois est ronchon).


La voilà toute déshabillée de ses vertus, la pauvre chose, avec sa « racine charnue » ! Pourtant, on lui doit beaucoup et en plus, on est presque frères (ou sœurs) puisque la betterave sort de la mer (enfin, disons, qu’à l’origine, elle poussait au bord de la mer mais cessons de chipoter !) Cette bonne fille de la campagne est en fait une alliée des plus généreuses et utiles sous ses airs rugueux et terreux. Elle contient du fer et de l’acide folique (excellent pour les végétariens et les femmes enceintes !) Elle peut faire baisser la tension artérielle (pour cause de potassium) et favorise la circulation du sang. Grâce à sa teneur en bétacyanine, elle protège le foie et l’aide à éliminer tous les trucs dégoûtants et toxiques qu’on a ingurgités pas plus tard que récemment. Elle permettrait de se protéger du cancer du côlon, de réduire le taux de mauvais cholestérol et de faire baisser le stress !!!! Et j’en passe : les listes trop longues et les gens trop parfaits, ça nous paraît toujours suspect. Mais quand même : c’est pas une vraie fée, çà ? Non mais, si vous ne vous jetez pas immédiatement sur toutes les betteraves qui passent à votre portée, c’est à désespérer du bon sens !


Bon d’accord, elle a hanté plus que de raison vos plateaux-repas de cantine depuis que vous avez commencé à sortir dans le monde, de la maternelle à la maison de retraite. Vous vous êtes pas demandé s’il n’y avait pas une raison ? C’est pas pour son côté sexy (bien que là encore….) C’est aussi moins cher que la truffe…
Oubliez de vous ennuyer avec ce légume plein de ressources : certes, malgré son côté agréable, la betterave-mâche-noix est devenue trop classique pour qu’on se risque à en parler sans déclencher quelques ricanements suffisants. Elle va avec la pomme de terre, comme une paire de bonnes copines bien complices, avec de l’endive, des harengs. Mais elle s’accorde avec le chou, le céleri-rave ou le poireau (c’est pas une fille à faire des histoires).
On peut en faire une terrine avec du fromage de chèvre frais, ou des chips, un velouté d’une couleur et d’un goût sensationnels, une garniture pour du gibier, du chutney. On peut la mettre dans des tartes, en faire des verrines roses qui plairont aux petites filles et à leurs parents… Vous en connaissez beaucoup des légumes aussi accommodants ? Elle se consomme sous les deux espèces : passée à l’extracteur de jus, et mêlée à des fruits, elle vous redonne le coup de jeunesse et de santé au bon moment.


Parmi les betteraves comestibles par nous autres, on peut citer la « globe » que vous connaissez tous, la crapaudine, une vieille de la vieille, la Rouge noire des vertus, qui est allongée aussi et la noire plate d’Egypte… Mais aussi, la rhonda, la kornett, la Kahira, la detroit, la burpee’s golden, la albina vereduna, la chioggia, la kestrel (sucrée) la regulski cylinder (qui vient du froid), la cardeal (encore plus sucrée), la crimson king, la monorubra, la moneta, la boldor, la bull’s blood, la Cheltenham green top et la covent garden… On se sent moins seuls sur cette terre.

La betterave était le nom d’un jour, au mois de novembre dans le calendrier de la révolution française (il y avait bien une rue de l’Artichaut à Chalon !)


Comme le carnaval approche, une idée de déguisement qui vous vaudra les applaudissements nourris des amis pour l’originalité : celui de Lady Macbeth. La robe renaissance (facile à trouver) et surtout les mains, accessoire essentiel car elles doivent être couvertes de sang. La betterave juteuse dans la poche, qu’il suffit de caresser discrètement de temps en temps pour renouveler l’effet gore… Pas si simplette que çà, notre paysanne au teint trop vif !

Et le proverbe de circonstance : « Rave à la cantine, mais pas si bette dans la cuisine »


Delphine et Marinette

 



 
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