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samedi 16 décembre 2017

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Bien manger : Miel, ton univers impitoyable !

6 déc 2017 - Delphine et Marinette

Rude loi que celle de la ruche ! Dallas, c’est la maison de Toutou à côté. Une aile froissée, une patte de travers et vous voilà dans le décor. Quant aux mâles, leur sort est peu enviable. D’accord, ils passent le meilleur de leur existence à faire crac-crac avec d’aristocratiques jeunes vierges mais une fois qu’ils ont rempli leur devoir, on les met dehors, dans le froid et sans nourriture. Monde impitoyable où les congés payés n’existent pas, sorte de goulag du miel, où l’on passe son existence à trimer jusqu’à l’épuisement.


C’est à ce prix que nous mangeons le nectar parfumé (et accessoirement, renforçons ainsi nos défenses immunitaires grâce à la propolis et à la gelée royale). Pour une fois, ce n’est pas l’homme qui a organisé cet univers concentrationnaire. Est-ce vraiment moral malgré tout ? Si ça se trouve, les abeilles nous considèrent comme nous voyons le percepteur.


LE MIEL QUI FAIT DU BIEN :
Cette merveille de la nature contient des antibiotiques naturels, des vitamines (B et C), du phosphore, du magnésium, du lithium… Certaines enzymes du miel sont très copines avec ce monde prolifique et mystérieux qu’est notre système digestif, ce qui n’est pas du tout le cas par exemple, du sucre raffiné, blanc. Donc, ne vous abstenez pas de prendre du miel, sauf si vous êtes diabétique (et encore, pas tous les diabètes).

 


 

L’ABEILLE EN QUELQUES CHIFFRES
Une butineuse peut travailler jusqu’à épuisement total en quelques jours. Dans sa vie, elle pourra parcourir un aller-retour Paris-Périgueux (850 km) sans même penser « Qu’est-ce que je fous dans cette galère ». Elle circule à la vitesse de 30 km/heure, toute chargée de son butin, grâce à un équipement aéronautique qui lui permet d’exécuter 24000 battements d’aile par minute. Elle mettra entre une heure et trois heures pour butiner 1 000 000 de grains de pollen sur 750 fleurs environ. Pour faire 1 gramme de nectar, il faudra que l’abeille effectue une vingtaine de vols dans la journée et visite 8000 fleurs. Faites-en autant !


ATTENTION GANGSTERS !
Ce produit complexe et naturel peut être contrefait, tout comme un vulgaire sac Thonvui, au point de tromper les experts. Certains petits chimistes parviennent à en fabriquer avec des cornues et des pipettes sans sortir du laboratoire, ni passer par la case « abeilles et fleurs ». Un tel produit ne devrait pas recevoir l’appellation « miel » en France… Et pourtant, on en voit de toutes les couleurs dans les supermarchés (encore eux ?)
L’abeille n’en a pas fini avec les super malfrats. Son pire ennemi s’appelle le varroa, un crabe microscopique armé de griffes et de ventouses, qui s’accroche aux larves et aux insectes eux-mêmes. Ce vampire vient de la taïga et suce le sang de sa victime jusqu’à l’épuisement.
D’autres gentils plaisantins sont l’IAPV (Israeli Acute Paralysis Virus pour les intimes), ou l’ABPV ou le CBPV qui paralysent plus ou moins les insectes. D’autres virus encore viennent du Cachemire, noircissent les cellules de la reine ou déforment les ailes des abeilles, sans parler de la teigne et de la diarrhée (ou « courante » de l’abeille – note des rédactrices).


D’INQUIETANTES DISPARITIONS :
Ce qui préoccupe les apiculteurs américains et européens depuis quelques années, c’est que les abeilles ont tendance à baisser les bras (les pattes, les ailes ?)…Soit elles se mettent à présenter tous les symptômes de la dépression (pas envie d’aller bosser, se traînent), soit elles quittent carrément le navire, elles désertent. On n’a pas trouvé de causes déterminantes à ces comportements plus qu’étranges. Bien sûr, le Gaucho et ses complices (Regent, Cruiser, Poncho, qui ne sont pas les noms de bandits mexicains, ni de hors-bord surpuissants mais d’insecticides très méchants utilisés pour le maïs et le tournesol que les abeilles butinent) sont des suspects assez évidents, même si rien n’est prouvé jusque-là. Pourtant, allez savoir, si ils ne leur tapent pas sur le système, aux abeilles, hein ?


ET ALORS ?
L’ennui, c’est que si les abeilles disparaissent, le prix des fruits grimpera jusqu’à la planète Mars. On n’en a pas trop conscience, mais ce sont quand même ces petites bestioles zélées qui pollinisent nos arbres fruitiers. Les Chinois sont capables de polliniser à la main mais dans nos pays actuellement, nos organes pour ce genre de travail sont atrophiés.

 


 

JACQUELINE
Tout ça est bien joli mais on n’a pas arrêté de tourner autour du pot jusqu’à présent. Venons-en au contenu : le vrai miel, vous pouvez le trouver le vendredi matin, au marché de Chalon, chez Jacqueline, rue aux Fèvres. Le producteur chez qui elle se fournit depuis des années possède des ruches dans le Charolais et le Morvan. C’est un homme passionné, qui respecte la nature, les abeilles, le miel (et incidemment, les clients de Jacqueline). Les traitements contre les maladies et parasites sont appliqués avec modération et après la mûre réflexion que vous donne une longue expérience.
La déshumidification nécessaire à la conservation, la filtration sont réalisés dans la nuance et une grande propreté. C’est un miel non pasteurisé : il conserve donc tous ses principes actifs.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, un apiculteur n’est pas un gars qui se la coule douce et qui, de temps en temps, revêt un costume de scaphandrier pour aller butiner de ruche en ruche avec un pot à remplir. Les abeilles demandent des soins fréquents, de l’attention, de la nourriture à certains moments. De même, la fabrication du miel passe par différentes étapes : pour le récupérer, il faut enfumer la ruche (avec doigté et mesure), afin d’ « avertir » les abeilles qu’on vient leur rendre visite, on prélève les cadres qui contiennent le précieux liquide. Il faut désoperculer les alvéoles (les abeilles les ont recouvertes d’une fine couche de cire), extraire le miel, le filtrer et le faire décanter.


DE LA FLEUR AU PRODUIT
Jacqueline propose sept miels différents : acacia, châtaignier, chêne, tilleul, pissenlit, colza, toutes fleurs). Chaque miel possède les vertus de la fleur dont il est issu. Exemples : le pissenlit est bon pour la digestion, le tilleul aide à mieux dormir. Les miels plus foncés sont riches en propolis et agissent sur les voies respiratoires.
Jacqueline a appris à aimer ce produit, fascinant par son goût (ses goûts) et comme matière. Issue du milieu agricole, elle a suivi une formation en agrobiologie. Elle s’intéresse à tout ce qui contribue à une vie saine. Elle aime manipuler, transformer ; elle propose différents produits à base de miel. Son pain d’épices présente l’intérêt de ne pas contenir de beurre, ni de sucre. Bon et diététique, ça existe !
Elle vend également un baume pour la peau à base de cire et de calendula pour garder un derme de bébé au plus fort de l’hiver.


LE CONSEIL DE JACQUELINE :
Du miel de châtaignier dans les yaourts ou du fromage blanc (simple et exquis) !

 


Le PROVERBE DU MOIS :
« Bzzz, bzzzzzz bzz bzzzz, bzzzzzzz bzzbzzzbz bz bzzzz bzzzzzznzz » (on n’a pas la traduction et pour la danse qui va avec, c’est certainement sur YouCanalisation).

Delphine et Marinette

 
 
 
 
 
 
 
 



 
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