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Ancien élèves du lycée Saint Charles, Alexandre Negrus, vient de publier "L'Union européenne et la Roumanie, des enjeux diplomatiques »

28 nov 2017 - Daniel DERIOT

 

Alexandre Negrus est né à Saint-Rémy, âgé de 21 ans, de parents installés en France après avoir quitté la Roumanie peu de temps après la chute du régime communiste. Il décide de commencer des études de Droit. C’est à Dijon qu’il effectue sa première année, avant de poursuivre sa Licence à l’Université Paris Nanterre. Après avoir obtenu sa licence en Droit et Science Politique, il se dirige vers un Master en Droit international et de l’Union européenne. Ses origines roumaines comptent dans son parcours car il se spécialise sur les pays de l’Europe du Sud-Est et plus particulièrement la Roumanie, dans le domaine du droit des investissements étrangers.


AMBASSADEUR DE LA JEUNESSE ET CONSEILLER MUNICIPAL DE TOURNUS
En décembre 2015, il fonde , « Les Ambassadeurs de la Jeunesse » , une association qu’il préside depuis cette période. Cette association est une organisation qui rassemble des adhérents de plus de 25 pays qui a pour objectif de faire découvrir aux jeunes le milieu des relations internationales et de la diplomatie.
Il est également depuis juin 2017 le responsable de la Commission internationale du Rotaract Paris Ouest, où il mène des projets internationaux pour le club. Il est également chargé d’établir des partenariats avec des clubs étrangers.
Depuis le 8 Octobre dernier, il est conseiller municipal à la Mairie de Tournus, il est d'ailleurs le benjamin de l'assemblée municipale.

  Quels sont vos messages à partir de cet ouvrage ?
« Le premier message est de dire que nous avons un intérêt aussi bien politique que stratégique d'entretenir de bonnes relations avec la Roumanie. J'ai aussi voulu montrer ma passion pour l'Europe et les questions qui se posent autour d'elle. Lorsque j'ai commencé l'écriture de mon ouvrage, j'avais un objectif précis qui consiste à démontrer que l'Union européenne a encore une belle et grande marge de manœuvre pour l'avenir, pour gagner en puissance politique et stratégique. En écrivant, à aucun moment j'ai voulu défendre tel ou tel pays, dénoncer les uns ou les autres. J'ai simplement souhaité démontrer, avec recul, que bien des défis nous attendent, tant sur le plan culturel, économique que social, mais aussi dans un grand nombre de domaines comme la lutte contre la corruption et autres fraudes au sein de l'Union. J'accorde énormément d'importance au fait de parler des sujets que l'on maîtrise, ça évite de dire tout et n'importe quoi. Or, l'Europe du sud-est et particulièrement la Roumanie est une zone de l'Europe que je maîtrise et que je connais, avant tout grâce à mes origines.

J'ai un grand-père qui était de Skopje en Macédoine, mes parents sont originaires de Bucarest en Roumanie, j'ai encore de la famille et des amis là-bas. J'ai vu l'évolution de la Roumanie. J'ai connu ce pays avant 2007 et son adhésion à l'Union, et je vois la Roumanie d'aujourd'hui. Je peux vous dire que je suis fier d'être européen. Désormais, de très grands défis nous attendent et des efforts doivent être entrepris par toutes les parties, qu'il s'agisse des Etats membres, des institutions et évidement des citoyens pour aller dans le sens d'une véritable Union. En France par exemple, comme en Allemagne et tout autre leader européen, on doit prendre conscience que nous avons un intérêt majeur à entretenir d'excellentes relations plus à l'est. Dans cette zone, qu'est-ce qu'il se joue ? Le futur carrefour énergétique européen, le dossier Ukrainien, le dossier turc, la menace russe, l'OTAN, mais aussi des questions plus sociales, dont l'actualité avec les travailleurs détachés.


L'un de mes engagements consiste à éveiller les consciences sur le monde dans lequel nous vivons et pour ouvrir les yeux sur les grands enjeux géopolitiques que nous avons à gérer. L'Europe qui s'étend de l'ouest des Balkans jusqu'au sud-est de l'Europe est un axe stratégique dont trop peu de personnes ont conscience mais qui pourtant est fondamental. Beaucoup de minorités cohabitent ensemble en Roumanie et ailleurs, le poids de l'histoire et de l'Empire ottoman se ressent encore parfois. Je n'oublie pas non plus que l'Europe du sud-est est une connexion avec le Proche-Orient, grâce aux projet de liaison entre le canal de Suez et le Danube. L'enjeu des gazoducs n'est pas à évincer des discussions, tant les projets sont nombreux dans cette région.

J'ai un autre message qui consiste à montrer que si nous voulons que la coopération entre les européens fonctionne, il faut plus que jamais une Union politique. Dans un certain nombre de domaines nous connaissons des avancées encourageantes, notamment en matière de Défense, bien qu'il faille rester pragmatique et veiller à construire méticuleusement notre avenir européen. Ce livre s'adresse à tous les européens car chacun doit prendre conscience des enjeux ».


  «Envisagez-vous des rencontres, une dédicace à Tournus ? Des animations autour de votre publication ?
« Je ne veux pas faire un excès de modestie mais à vrai dire j'ai du mal à évoquer le mot "dédicace". Je vais évidement faire une promotion de se livre pour y défendre des valeurs et des convictions. Originaire et élu à Tournus, je vais naturellement commencer par un événement local, sous forme de présentation à la librairie, pourquoi pas. Ensuite, je vais faire une sorte de campagne dans plusieurs villes de France comme Paris, Lyon, Dijon où des conférences seront organisées, notamment à l'Ambassade de Roumanie en France. »


  Vous étiez candidat aux municipales au sein d'une équipe prônant la citoyenneté locale, n'y a-t-il pas une absence de citoyenneté européenne ?
  « J'étais candidat sur une liste citoyenne et nous avons largement gagné dès le premier tour, avec une belle mobilisation citoyenne. Pour dire vrai, j'attends la même chose des élections européennes de 2019, c'est-à-dire un élan citoyen partout en Europe. Ces dernières années nous avons assisté à des chamboulements dans bon nombre d'Etats européens, en Europe de l'Ouest, centrale et orientale et en Europe de l'Est. C'est maintenant qu'il faut commencer à parler de l'enjeu de ce scrutin et non six mois avant, le temps d'une campagne.

Il n'y a pas d'absence de citoyenneté européenne puisque par définition, depuis le Traité de Maastricht, nous avons tous une citoyenneté européenne acquise de droit grâce à notre citoyenneté nationale. Je suis de cette génération qui a acquis la citoyenneté européenne dès la naissance. Le premier vote de ma vie, c'était trois jours après mes 18 ans et donc, de mon droit de vote, le 25 mai 2014 pour les élections européennes. J'avais fait campagne pour Arnaud Danjean et il fait partie, d'ailleurs, de ces personnalités dont j'admire le parcours européen. Vous voyez que cette citoyenneté européenne n'est pas qu'un slogan politique mais emporte un certain nombre de conséquences juridiques qui changent notre vie, dans le bon sens. C'est cela qu'il faut expliquer et c'est en ce sens que nous devons travailler. Nous avons des droits et des devoirs et l'Union européenne est une formidable chance. Nous prenions l'exemple des municipales à Tournus, sur notre liste figurait une citoyenne d'origine allemande. Grâce à sa citoyenneté européenne, elle a pu être candidate avec nous et remporter une élection. Qui aurait imaginé un tel scénario à l'issue de la Seconde Guerre mondiale ?


J'ai également conscience que beaucoup de personnes voient l'Union européenne comme un déficit démocratique. J'estime simplement que c'est du populisme. J'entends les souffrances des gens, mais tout ne relève pas de la faute de l'Europe. Evidement que l'Europe peut largement faire évoluer un certain nombre d'éléments, mais je refuse que l'on tombe dans les bras du populisme ou que l'on cède au signal d'alarme des discours erronés qui font de l'Europe un monstre. Avant d'enchaîner de longues tirades en dénonçant l’Europe, il faut expliquer à nos concitoyens que ce sont les États-membres qui votent, par la voix d'élus du peuple. Ce n'est ni  «Bruxelles» ni «Strasbourg» qui vote. L'Europe offre ce que d'autres dans le monde ne peuvent pas toujours avoir : la liberté. Pour un fils d'immigrés roumains, qui ont connu l'absence de liberté à cause du communisme, croyez-moi, je tiens à cette liberté. »


Pour commander l'ouvrage :
roumanieeurope@gmail.com

 


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