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Accueil des migrants, A Chardonnay, la population divisée....

9 août 2016 - Daniel Dériot

« Et si on rouvrait le château de Montlaville pour accueillir des réfugiés ? «  tel est le contenu d'un message posté sur un réseau social début Septembre 2015, par Jean Paul Rullière. Cet habitant du village de Chardonnay, une localité au sud Ouest de Tournus, est un homme de théâtre mais aussi l'ancien maire de cette commune de 200 habitants...


SOUS TENSION AVANT LES EVENEMENTS DU 13 NOVEMBRE 2015
Quelques jours plus tard; le courrier de M.Rullière est lu ,lors d'une séance du conseil municipal. Le maire, Paul Perré, précise dans sa réponse,en date du 28 Septembre : le château ( en réalité une grosse propriété bourgeoise) appartient aux Éclaireurs et Éclaireuses de France et que compte tenu de la situation géographique de la commune, l'absence de commerces et de transport en commun vers Macon et Tournus...Sont certainement des éléments qui ne répondraient pas à un accueil performant ». Le maire évoque aussi, la sous dimension des lagunes actuellement en fonction à l'entrée du village, il avait déjà avancé ce problème lors d'une rencontre du député Thomas Thevenoud ,en Juin 2014 avec le conseil municipal..A l'époque, il n'était pas question de migrant mais d'une éventuelle vente du château des éclaireurs .

Le sujet de l'accueil des migrants est revenu à nouveau à l'ordre du jour début novembre 2015, une réunion publique à laquelle participe Catherine Seguin,alors secrétaire générale de la Préfecture, se déroule dans un climat tendu, le lundi 9 Novembre. Dans la foulée, une pétition est lancée, à l'initiative d'habitants refusant l'accueil des migrants. Le maire rencontre le Préfet. Puis survient les événements catastrophiques du 13 Novembre à Paris..Et, le projet d'accueil est semble t'il abandonné ou presque.

 

 

OUVERTURE D'UN CENTRE D'ACCUEIL ET D'ORIENTATION DANS LE CHATEAU DES ZECLES
Le 11 Juillet dernier, le maire est informé par la Sous Préfète, de l'arrivée de migrants. Ces derniers sont alors accueillis par les personnels de l'ADOMA au château de Montlaville, qui demeure propriété (inoccupée et en vente) des éclaireurs de France. L'Adoma, une association en charge de l'accompagnement social et de l'hébergement des réfugiés. Au nombre de 31, adultes, ils sont soudanais, érythréens et éthiopiens.
Depuis bientôt un mois, le centre d'accueil et d'orientation ( C.A.O) fonctionne au château, il a pour vocation de formaliser un projet migratoire pour les migrants le souhaitant. Une durée de trois mois a été fixée.


D'un côté le maire Paul Perré, relais aux autorités préfectorales les inquiétudes d'une partie des habitants, quelques uns font état de nuisances. De l’autre, des habitants rappellent que « La bourgogne est une terre d'accueil et que Chardonnay, n'est pas si éloigné du maquis de Brançion et évoque la résistance et la tolérance »...Point de convergence toutefois, chacun reconnaît « que c'est allez un peu vite...et que la précipitation est mauvaise conseillère pour un accueil digne, respectueux de l'humain »...Le maire à demi mot reconnaît «  2 ou 3 familles, cela pouvait se concevoir...31, c'est beaucoup ».

 

LE CHATEAU DE MONTLAVILLE... UNE EX MAISON BOURGOISE D'UN NOTABLE DE TOURNUS
Actuelle propriété du mouvement scout laîc « Les Éclaireurs et Éclaireuses de France : E.E.D.F , le château, en réalité une grosse maison bourgeoise a appartenu à un notable de Tournus, A M.Chapuy, anobli par Napoléon dit on...

Benoît-Marie-Louis-Alceste, baron Chapuy de Montlaville est né à Tournus, en Saône-et-Loire, le 19 septembre 1800. Il fait ses études à Lyon, publie à 25 ans une « Histoire du Dauphiné » et collabore à plusieurs journaux politiques de la région. Il est élu le 1er juin 1833 député et siège à gauche. Constamment réélu, il reste député jusqu'en 1848.


Maire de la commune de Chardonnay et conseiller général, il réclame dès 1841 le suffrage universel dans son livre « Réforme électorale : le principe et l'application ». Il se prononce dans la dernière séance de la Chambre, en février 1848, pour la régence de la duchesse d'Orléans. Après avoir été nommé à la préfecture de l'Isère puis à celle de Haute Garonne, un décret impérial du 4 mars 1853 le fait entrer au Sénat. Lors de la discussion de l'adresse de mars 1861, il propose l'établissement d'un impôt spécial sur le roman feuilleton, et l'interdiction de la vente des journaux de romans, afin d'arracher les Français « aux excitations de l'imagination, brillante faculté quand elle s'exerce sous l'inspiration du bon sens, flamme qui brûle et qui sème l'incendie autour d'elle, quand elle est abandonnée à sa seule nature ».


Officier d'académie, Grand-officier de la Légion d'honneur, il meurt à Chardonnay le 9 février 1868.( Extraits fiche sénat).
Nos photos : Le château de la discorde...La mairie de Chardonnay

 
 
 
 
 
 


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