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A la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et d'hommage aux Justes de France, une cérémonie a eu lieu ce dimanche

21 juil 2019 - Daniel DERIOT

 

Trois allocutions ont été prononcées, dimanche en fin de matinée, lors de la cérémonie en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et d'hommage aux Justes de France, commémorant la rafle du Vel’ d’Hiv, devant le monument des résistants et déportés.


UNE QUARANTAINE DE JUSTES EN SAONE ET LOIRE
Président de la communauté juive de notre ville, Serge Rosinoff, a rappelé « le régime d'exclusion, mis en place dès le mois d'octobre 1940 promulguant des lois antisémites avec le statut des juifs, puis le port de l'étoile jaune »..Il a relevé : « C'est la police Française sous les ordres de René Bousquet, secrétaire général de la Police qui aida les allemands à organiser la rafle du Veld'hiv les 16 et 17 juillet 1942, permettant l'arrestation de 13 152 juifs dont plus e 4 000 enfants avant 'être envoyés dans les camps de concentration puis d'extermination ». .Sur 300 000 Juifs vivants en France en 1939, 76 000 furent déportés dont seulement 2551 sont revenus « a mentionné M. Rosinoff. Ce dernier a rendu hommage aux jutes qui ont contribué par leurs actions à sauver plus de 200 000 Juifs. Il cita la quarantaine de justes de notre département.


LE MESSAGE DU MAIRE DE CHALON
« La mémoire de la Seconde Guerre mondiale est entrée dans notre horizon pour n’en plus sortir.
Parce qu’elle recouvre l’un des drames humains les plus terribles jamais vécus par l’humanité, elle est consubstantielle de notre identité.


A une, deux, trois, voire désormais quatre générations d’écart, nous sommes et demeurons les enfants de 39-45.
C’est une chose singulière, sans doute, mais une réalité appelée à nous marquer notre vie durant. Du moins si nous ne voulons pas devenir amnésiques ! Car l’âme humaine est ainsi faite qu’entre le principe qui guide et la réalité qui parfois égare, nombreux sont les naufragés de la mémoire.
Or, perdre de vue le foyer incandescent des grandes tragédies, c’est se condamner à se fracasser de nouveau sur elles.
Toujours la Bête renaît, qui travaille l’homme et le pousse à se déchirer. L’instinct du crime qui précipite le malheur. L’instinct du mal qui se rassasie des vies arrachées...
Notre pays a trop été le témoin de cette lutte pour que nous n’ayons pas ce matin en vue le sens de notre devoir.
Nous cultivons la mémoire dans le souci qu’elle nous éclaire et éclaire ceux qui nous suivrons sur le sens des responsabilités qui incombent à tout citoyen que motive la recherche de la concorde sociale.
Pour cela, face au couperet qui tranche l’existence, il y a la simple et belle volonté de sauver la vie.


«  QUAND L'ORDRE EST ILLEGITIME, LE DEVOIR EST DE DESOBEIR »
Combien ont-ils été, celles et ceux de nos compatriotes, à renoncer pendant la guerre à hurler avec les loups pour aider ces agneaux qu’on poussait au sacrifice ?
Des milliers. Des dizaines de milliers. Tous n’ont pas été reconnus comme « Justes parmi les Nations », mais tous l’étaient sans conteste, dès lors que, sentant monter en eux l’appel fondateur de la Fraternité humaine, ils ont renseigné, guidé, hébergé, caché, accompagné les juifs jetés sur les routes d’Europe à la recherche d’un hypothétique salut.
Dans le grand précipice de la guerre, ils ont accordé leur nature d’Homme et leurs actes de citoyens. La solidarité a primé chez eux sur l’aveuglement volontaire qui, chez beaucoup, a trop souvent servi de masque à la lâcheté.
Les Justes n’ont pas fait que sauver l’Honneur. Ils ont sauvé des vies. Ils ont permis que fleurissent des familles, que s’épanouissent des générations.
Garrottée par la ligne de démarcation, notre région le sait bien, elle, la frontière imposée, la frontière surveillée, elle aussi la frontière contournée, la frontière fraudée.
Quand l’ordre est illégitime, le devoir est de désobéir.
Honneur aux Justes qui l’ont compris. Honneur à ceux qui en ont saisi le sens et, se mettant en danger, ont agi pour la plus grande gloire de l’Humanité.
Le courage des uns n’a pas vocation à effacer le crime des autres, mais il fait davantage peut-être : il donne tort aux assassins.
C’est la leçon qu’il nous appartient de retenir, au pied de ce monument de tristesse et d’espoir, face au reste du monde dont chacune et chacun, à notre modeste mesure, nous sommes plus que jamais comptables »
Le représentant de l’État, Jean Jacques Boyer, Sous Préfet a donné lecture du message de la secrétaire d'Etat,auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq.
Aux côtés du maire de Chalon et du Sous Préfet, avaient place : le député Raphaël Gauvain ; Nathalie Leblanc, conseillère régionale, Isabelle Dechaume et Vincent Bergeret, conseillers départementaux, Christian Marmillon, vice président du Grand-Chalon, le capitaine Cyril Schoefer, représentant la B.P.IA ;, les élus chalonnais : Hervé Dumaine, Évelyne Lefebvre, Dominique Rougeron ; Francine Chopard ( Conseillère régionale), Paul Thebaut, des élus des communes environnantes Josepj Kim et Gabriel Theulot ( Saint Rémy)- Alain Bernard ( Chatenoy le Royal)...


Nos photos : Durant la cérémonie et les allocutions

 
 
 
 


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