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Chalon : Quand les policiers travaillent... en vélo (Interview)
A l'heure où des campagnes visent à nous faire évoluer dans nos modes de transport et à utiliser davantage le vélo, la rédaction de vivre-a-chalon.com a souhaité interroger des professionnels qui utilisent tous les jours la bicyclette.
Nous avons demandé à un panel d'utilisateurs du site * de nous envoyer les questions qu'ils souhaitaient que l'on pose à des policiers du commisariat de la Police nationale de Chalon que nous avons pu interroger grâce à l'obligeance de leur hiérarchie. Notamment le commandant Chaudron et le capitaine Favras.
Merci à Bruno, sous-brigadier, et Hubert, gardien de la paix, qui ont accepté de répondre à VOS questions.
vivre-a-chalon.com : En tant que policiers vous utilisez
le VTT comme outil de travail. Avez-vous choisi cette spécialité
et pourquoi ?
Hubert : De plus en plus de
commissariats créent des brigades VTT. On y est affecté
sur la base du volontariat. A Chalon nous sommes six. Quatre gardiens
de la paix et deux adjoints de sécurité.
Personnellement j'aime le vélo
et j'ai aussi été attiré par le côté
sportif de la chose. Je crois aussi qu'il est important que
la Police nationale montre l'exemple en matière d'écologie
et d'économie d'énergie !
vivre-a-chalon.com : Est-ce que toute votre activité
se déroule en vélo ou cela n'en représente
qu'une petite partie ?
Hubert : Sauf nécessité
de service particulière, nous sommes sur le terrain en VTT
toute la journée. Bien sûr en cas de verglas ou de très
mauvais temps, on peut laisser les vélos au garage mais c'est
rare.
Bruno : La pluie et le froid ne nous arrêtent pas. Nous avons un
équipement adapté.
vivre-a-chalon.com : Est-ce que vos êtes armés
?
Bruno : Bien sûr. Nous avons l'équipement de tous les policiers ! Avec en plus un casque de vélo et une gourde.
vivre-a-chalon.com : Les vélos que vous utilisez
sont-ils spéciaux ? Qui les entretient ?
Bruno : En fait, il s'agit de VTT du
commerce. Ils sont néanmoins de couleur bleue et siglés
« Police ».
Hubert : Nous le entretenons
nous mêmes et faisons appel à un réparateur pour
les grosses réparations éventuelles.
Photo vivre-a-chalon.com
vivre-a-chalon.com : Combien faites-vous de kilomètres par jour ou par mois ?
Hubert : Nous ne roulons pas en
permanence car nous faisons des arrêts, des postes fixes, nous
parlons avec les habitants.
Bruno : Nous intervenons sur le
centre ville mais aussi la zone sud mais nous pouvons aussi pousser
jusqu'au centre commercial de La Thalie. Alors nous
devons bien faire une trentaine de kilomètres tous les jours.
vivre-a-chalon.com : Est-ce que vous faites du vélo
dans le civil ?
Hubert : oui, je pratique dans mes loisirs et je
viens aussi au travail en vélo !
Bruno : J'habite à 40 km ce
n'est pas faisable ! Mais on devrait
encourager les gens à aller au travail en vélo. Quand
on habite dans un rayon de 4 ou 5 kilomètres c'est tout à
fait possible d'autant qu'à quelques exceptions près
les aménagements cyclistes de l'agglomération
permettent de circuler assez facilement.
vivre-a-chalon.com : Avez vous des missions particulières
liées votre moyen de transport ?
Hubert : Evidemment nos
missions sont définies pour tirer partie des avantages de ce
moyen de transport qui est rapide, silencieux et passe partout.
Notamment dans les parcs ou des endroits étroits. Par
ailleurs, nous travaillons particulièrement le contact avec la
population, la proximité.
Bruno : Mais nous ne faisons pas que de
la prévention ou de la présence. Nous réprimons
les infractions et faisons également un travail de police
judiciaire. Nous sommes des policiers à part entière !
vivre-a-chalon.com : Est-ce que ca change la relation avec
le public ?
Bruno : Tout à fait. La relation
est différente par la proximité que nous avons grâce
au vélo. Les gens n'hésitent pas à nous parler
alors que c'est impossible avec des collègues qui passent en
voiture.
Cela nous permet d'assurer une présence policière
de proximité mais aussi d'intervenir rapidement sur des
flagants délits.
Nous sommes en liaison avec le commissariat et nos collègues de la Police municipale avec qui nous travaillons la main dans la main.
vivre-a-chalon.com : Depuis quand ces brigades VTT
existent-elles ?
Hubert : Il y avait des cyclistes dans
la police nationale jusqu'à la fin des années 50. Ils
étaient surnommés « les hirondelles »
car leurs grandes capes noires se soulevaient en roulant que qui les
faisaient ressembler à ces oiseaux.
Bruno : La première
brigade VTT a été créée à Paris il y
une grosse dizaine d'année.Ce serait bien que celle de Chalon obtienn le statut officiel qu'elle n'a pas encore.
vivre-a-chalon.com : Est-ce que le nombre d'usagers du
vélo augmentent depuis quelques années à Chalon ?
Bruno : je
n'ai pas l'impression d'un rush mais sans doute un peu. Il faudrait
améliorer certains équipements. Par exemple,
boulevard de la République il faudrait une voie cycliste sur
le trotttoir qui est très large. Je comprends les cyclistes
qui préfèrent rouler dessus ! Il y a aussi des
ronds-points comme celui des Orlans en allant vers Saint-Marcel qui
nécessiteraient quasiment un tunnel pour faire passer les
cyclistes.
Hubert : Il faut ausi que les différents
usagers apprennent à se respecter : voitures et vélos,
vélos et piétons.
vivre-a-chalon.com : Pour conclure, avez-vous des conseils
à donner aux cyclistes ?
Bruno : Premier conseil : respecter les
règles du code de la route ! S'arrêter aux feux rouges,
ne pas zigzaguer pour passer sur le passage piéton. Ensuite être bien visible ! Il est important d'allumer ses feux le
soir. A partir du 1er octobre le gilet fluorescent sera obligoire
pour les cyclistes dès la tombée du jour et par
mauvaise visibilité. Enfin mettre un casque pour protéger
sa tête !
Hubert : Et des gants éventuellement pour
les mains. Mais le casque me parait indispensable. En cas d'accident
il peut vous sauver la vie ! Il faut habituer les enfants à en
porter obligatoirement dès leur plus jeune âge.
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