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mercredi 26 avril 2017

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«Histoire et Patrimoine» : la Tuilerie des Dames de Lancharre ... (2/3)

par christiane chapé


Sur la commune de Chapaize, proche de Saint-Gengoux-le-National, le site de Lancharre dévoile au fil des années les mystères de son histoire.


 

Sur la voie romaine reliant Tournus à Autun, des fouilles archéologiques vont mettre en évidence la présence d’habitations à partir des Ier et du IIe siècles après J. C. Il est possible que Lancharre ait été un relais, ou une halte sur cette voie romaine aujourd’hui disparue. Lancharre, tombé dans l’oubli, va renaître par le biais des Sires de Brancion.

Les Dames de Lancharre
Les sires de Brancion fondent au XIe siècle le prieuré de Lancharre, pour les jeunes filles issues de la noblesse. Les chanoinesses comptent également parmi elles des femmes de premiers rangs appelées « Dames ». Elles se sont tournées vers la religion après le décès de leurs maris, pour la plupart soldats ou chevaliers.


 

Quelques années après leur installation à Lancharre, les religieuses, qui dépendront des abbés de Cluny, suivront la règle de Saint-Benoît. Toute la vie locale tourne autour du cloître où vivent les bénédictines.
C’est sur ce site, que Bernard Delaval, Doreur sur Bois, a construit sa maison d’habitation, son atelier et un gîte … sur un terrain de plusieurs hectares jouxtant la forêt … tout au bout d’un joli chemin boisé.

Il connaissait bien le lieu pour y avoir joué gamin : ses parents possédaient une maison dans un bourg voisin.

Bernard a acquis la propriété en 1973 pour revenir à la terre.


 

Propriété réduite à l’abandon en 1943.

Il a restauré l’ensemble pendant cinq années et pour obtenir le rendu actuel, extension, modifications et amélioration (maison d’habitation, atelier, gite …) trente cinq années ont été nécessaires.

Son gîte « Le Gîte du Bois Doré », reçoit 2, 4 ou 6 personnes presque toute l’année.

Les neuf hectares de terrain offrent aux personnes en recherche de vérité et de nature, la paix et le chant des oiseaux.

Il est à noter, me raconte Bernard, que pendant la dernière guerre (de 40 à 43), des camps de jeunesse se sont installés sur la propriété à l’initiative des allemands : ils ont construit des baraques hébergeant de jeunes gens français, destinés à travailler le bois envoyé en Allemagne.

 

 

Ces jeunes hommes se montrant beaucoup plus résistants que « collaborateurs » ont été envoyés en Allemagne en 1943.
La « Tuilerie des Dames de Lancharre » est l’oeuvre de sa vie et avec son épouse et ses cinq enfants, il a installé un paradis historique et verdoyant depuis 1981.

Au travers de son métier de « Doreur », Bernard Delaval fait revivre le travail de la terre, de la tuile à la cuisson.

Aujourd’hui, l’on admire la tuilerie (fabrique) un bâtiment type longère, le four, l’atelier (qui était déjà un atelier à l’époque des « Dames).

Lancharre a été un temps un croisement commerçant, un carrefour de voie romaine reliant Tournus à Autun « le vicus gallo-romain ». Le chemin de Saint Jacques partait sur Chagny près de Nogent.

L’on échangeait le vin, le bois et l’on soignait les animaux sur place.
Sur la commune de Lancharre, l’on cultivait « le NOAH » … le vin qui rend fou … et longtemps -encore à ce jour- des chercheurs d’objets anciens « gratouillent » le terrain à la recherche d’objets anciens : bijoux, pierres, fibules, restes de poterie …

Il et toutefois à noter que de nombreux vestiges recueillis se trouvent au musée des Grottes d’ Azé.

Aujourd’hui, le bourg de Lancharre abrite 14 habitants mais dans les années 40, l’on comptait « 40 feux ».

Un lent déclin.

Au début du XVIIe siècle, Lancharre se retrouve très appauvri, suite à de nombreux siècles de guerres et de conflits. Quasiment à l’asphyxie, l’église va être élevée au rang d’abbaye. Sur l’ordre de Louis XIII, Marie du Blé d’Uxelles va redonner de l’éclat et de la notoriété aux Dames, en réunissant sous sa coupe des prieurés voisins.

Mais la renaissance des lieux n’est que de courte durée. Plusieurs bâtiments en ruine ou à l’abandon incitent Marie du Blé d’Uxelles à transférer l’abbaye royale et les bénédictines à Chalon.

Le site de Lancharre va alors tomber peu à peu en ruine. Des constructions primitives, étalées du XIe au XIIIe siècle, il ne reste plus que le chœur et ses absides, le transept et son clocher, ainsi qu’une partie du mur de pierres côté nord. Des travaux sont néanmoins en cours de réalisation. Ils permettront de faire revivre l’histoire des Dames de Lancharre.

 
 
 

 

Article et photos : Christiane Chapé aidée de Bernard Delaval

A suivre ...

 

 


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