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mardi 11 décembre 2018

Bonne Fête Daniel

Photo de Chalon

entre nous - chalon sur saone

Une autre info à Chalon et dans le Grand Chalon

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Les billets de V@C

 Ci dessous les éditos de nos Lettres hebdomadaires principales et quelques articles qui éclairent la position de la rédaction de vivre-a-chalon sur l'actualité et... l'actualité de l'actualité :-)

Car comme vous le savez, cela fait longtemps qu'on le répète, on ne délivre plus aujourd'hui l'information comme hier et, "Le journal à la papa, c'est bien fini"  ;-)
 

Qui dit quoi ? Qui parle sur vivre-a-chalon.com ?

 

 
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Le billet de V@C : Lumières ?

On aurait pu évoquer la fête des Lumières. Mais apparemment le courant est très alternatif et depuis plusieurs semaines maintenant nous évoquons ici le mouvement des Gilets Jaunes qui éclipse tout. On devrait dire le soulèvement ?

Après initialement des dérives fort visibles et corrigées depuis, il faut convenir de sa réelle emprise populaire souvent fort civilisée. Beaucoup de femmes dans ce mouvement, c'est assurément un changement. Il faut aussi noter ce très profond désamour du pays vis à vis d'élites qui "se la pètent grave" avec trop de suffisance et... d'aisance. Ce Président qui se tait et se tient à distance en est un éclatant aveu. Il est haï maintenant et devra sans doute faire amende honorable...

 

 
Photo Daniel Deriot - Manifestation à Chalon ce mercredi

Parmi les revendications du mouvement se retrouvent de très nombreuses propositions que nous avons depuis des années mis "en discussion" notamment sur les réseaux sociaux ou dans nos colonnes en relayant des voix qui manquaient alors de hauts parleurs.

Depuis des années nous avons largement répercuté le malaise d'une société se sentant manipulée et qui en a assez de voter CONTRE... lorsque elle vote ! Une société qui majoritairement se sent méprisée par ses élites au pouvoir. Et de tout là haut loin du terrain et des vrais gens on rétorquait avec mépris : populisme... Pauvres altitudes qui n'ont rien voulu écouter ! Nous avions dit que l'entre soi était une faute. Certains en l'ignorant y ont déjà laissé des plumes... 

À l'écoute de notre époque numérique, nous avons sur V@C évoqué des pensées qui aujourd'hui sont devenus fort partagées : Naomi Klein, Chomsky,  Lepage, Todd, Jorion, Coupat, Onfray, Acrimed, Lordon, Ruffin (avant avec Fakir et après son élection) et tant d'autres plus anciens qui, pour l'essentiel, remettent en question un capitalisme mondial décomplexé et corrupteur qui semble n'avoir ni Dieu ni Maître. 

Le travail d'une rédaction indépendante comme la notre et qui laisse la parole aussi bien au NPA qu'aux Patriotes, même si c'est quelquefois douloureux, est de donner à voir, à penser, à comparer. De mettre en perspective. C'est de ne pas seulement relater, en se gardant de l'émotion facile des faits divers pain quotidien d'autres titres, le présent d'une ville et d'une région même si il est primordial d'en partager les événements, projets, peines et joies. Et cette fin de semaine le programme est copieux.

Merci de nous lire

Imprimer - - par @La rédaction - 7 déc 2018

Le billet de V@C : La Paix

Le mois de décembre va commencer. Le mois des fêtes. le mois des achats, des agapes et des excès de fin d'année. Le mois des femmes et des hommes de l'année, le mois des rétrospectives et des livres de l'année, le mois des illuminations de Lyon... qui gagnent Chalon, le mois des patinoires d'après les sécheresses en plein questionnement écologique, des neiges artificielles en pays en fort manque d'eau, le mois des gourmands, des papillotes et chocolats et autres pâtes de coing, le mois des fins de mois encore plus dures alors... Un mois sans TVA proposent certains déjà pour toucher l'Etat au portefeuille... Car le mois promet d'être jaune. 

Le(s) mouvement(s) jaune(s), couleur ambivalente,  monte(nt)...

 


Photo by Raphaël LR on Unsplash

Ils veulent y croire. Ils ont même été relancés par le mépris et l'arrogance de nos puissants qui semble de plus en plus devenu la norme depuis que certains, tel le milliardaire Warren Buffet, ont avoué avoir remporté la lutte des classes qu'ils avaient déclenché.*

Oui ce mouvement est bariolé, métissé, issu de multiples horizons dont celui, peut-être majoritaire,  des sans voix, ceux qui ne s'exprimaient plus dans les urnes. Qui n'y croyaient plus mais qui pestaient. Ils se veulent exister enfin. Un mouvement qui se veut désorganisant et, du fait des différences aussi,  sans véritable représentant même si plusieurs "ténors" politiques tentent le hold-up ou- au moins - d'éviter de disparaître jusque dans le regard de leurs propres troupes. Car le politique a du boulot...

Les derniers conflits sociaux, retraites cheminots, etc. se sont soldés par la désilusion de ceux qui demandaient plus de consensus et de partage des décisions. Alors, ce mouvement assurément populaire, au coeur des fêtes, a t il une chance de bousculer l'ordre établi ? De ne pas initialiser un glissement populiste vers des radicalisations à la hongroise ou l'italienne ? De finir pas se tirer une balle dans le pied en remettant en cause ce qui faisait, rappelons nous, notre fierté et notre sécurité, les acquis sociaux. Ceux que ce système exècre et détruit consciencieusement. Ce qui fait que chacun est protégé par l'autre. 

Ca s'appelle la paix. 

Merci de nous lire,

 

* Source : La Tribune 

Imprimer - - par @La rédaction - 30 nov 2018

Le billet de V@C : 21th Century Schizoid Man

Noir et jaune. Le week-end qui s'annonce est assurément contrasté.

Black Friday et Gilets Jaunes. Le consommer plus (et moins cher ?) et le pouvoir d'achat en berne se télescopent. Comme un pied de nez les "rabais", "soldes" ou coup de fusil tombent bien pour les "sans dents" de Hollande, les "gaulois râleurs" de Macron ou les gueux membres des classes moyennes pauvres ou inférieures comme il est correct de le dire, classes qui n'en peuvent plus de ne pouvoir suivre un train de vie de plus en plus cher. Et rapide.

D'un côté les  injonctions sont partout : consommez ! Maintenant ! Demain vous aurez perdus... Soyez malins ! Existez par l'achat...

De l'autre les alertes sont partout : réchauffement, plastiques, inégalités croissantes, avidité galopante, oppositions exacerbées (alter, antifa, patriotes, vegan, bio, bobos, fachos, etc.) de plus en plus violentes.

 

 



Et de ces informations contradictoires et mensongères aussi émerge un monde occidental schizophrène, déchiré de l'intérieur, au tissu sociétal qui se délite. 21th Century Schizoid Man vous vous rappelez ? On avait pourtant assez dit dans les années 60 et 70, ces années que l'on accuse aujourd'hui, dit qu'on allait dans le mur...

Et toute cette boue. Cette télé poubelle qui s'en mêle comme un bug de plus pour ce mouvement populaire qui, au delà de sa bonhommie et de sa générosité,  pèche par beaucoup de naïveté à devoir supporter l'ordure qui quelquefois navigue dans son dos. Ceux qui profitent lâchement du désordre pour étaler leur bêtise, leur haine, leur aigreur, mais surtout ceux qui font leur lit de la misère, de la désespérance, de l'échec, de la désillusion.

Ceux qui, à défaut de pouvoir l'emporter légalement,  construisent une défaite pour ensuite recruter les exclus qu'ils se seront fabriqués.

Les censuré... entre autres termes. 

Merci de nous lire,

Imprimer - - par @La rédaction - 23 nov 2018

Le billet de V@C : La ligne jaune

Le mouvement est indéniablement une lame de fond. Comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase un profond sentiment d'injustice fiscale a trouvé dans l'augmentation du coût des carburants l'occasion de s'exprimer.On pourrait bien franchir la ligne jaune.

 

 

Ainsi, de tous bords politiques ou presque, de Ménard à Mélenchon en passant par EELV, vont se réunir aussi des citoyens "non encartés" mais réunis par le biais des communications numériques, lignes "jaunes" de réseaux dits "sociaux", s'affranchissant des anciennes courroies de transmission que pouvaient être les syndicats ou les partis politiques aujourd'hui contestés.

C'est donc à la Rue avec un R majuscule que va avoir à faire le pouvoir. A une fronde qui n'a pas connu d'équivalent depuis bien longtemps. 

Au delà des injustices de moins en moins acceptables, d'un partage de moins en moins "concédé" par les plus riches, à une attitude de plus en plus autiste voire méprisable des pouvoirs, il y a beaucoup à perdre si on ne souhaite pas abandonner un peu de morgue, de prestige ou... de simple bêtise. Si on continue à abandonner les communs aux privés. La notion même de service public et de solidarité. Ce qui nous lie... depuis qu'on s'est battu.

Certains, souvent très à droite, très à gauche ou très ailleurs, s'en frottent déjà les mains. Et ça fait peur aux âmes de bonne volonté souvent moins "grandes gueules", souvent plus réfléchies. Car si la sarabande ne trouve pas de juste projet à mettre en musique et en chorégraphie il restera juste à danser sur le volcan avant qu'il ne fasse feu.

Imprimer - - par @La rédaction - 16 nov 2018

Le billet de V@C : De toutes les couleurs

Il en faut pour tout le monde. Les goûts et les couleurs c'est selon. Cette semaine on s'interroge sur la réelle ampleur du mouvement de grogne des gilets JAUNES (après les bonnets ROUGES ?) qui témoigne indéniablement d'un réel mécontentement dans le pays, répondant plus à une suite d'attitudes irrespectueuses de l'opinion qu'à la seule augmentation du prix des carburants pour raison... commodément VERTE. Mais, après avoir parcouru pour la Toussaint plus de 1500 km en voiture votre rédaction peut attester que les protestations jaunes étaient fort peu visibles. L'effet loupe des réseaux sociaux et des médias alors ?

 


Photo by Scott Webb on Unsplash

 

 

Certains ont proposé comme le journal "Libération" de taxer la viande ROUGE plus polluante que le carburant. Il est vrai qu'en ces temps de baisse de la consommation de viande, de sentiment accru de respect animal et... de quantité de méthane dégazé dans l'atmosphère par les flatulences bovines, d'eau consommé à produire des fourrages... la question paraît pertinente. Les éleveurs ont sans doute un point de vue différent !

Mais en ce week-end de célébration de l'armistice et de ses soldats c'est le BLEU, BLANC, ROUGE qui occupe toute la vue. La mémoire des poilus - et de leurs chefs rappellent certaines mauvaises langues - est à l'honneur. L'occasion de rappeler que rarissimes sont les monuments aux morts contre la guerre. Que le drapeau BLANC de l'armistice et la paix signés enfermaient en leur sein le ferment KAKI de la guerre mondiale suivante. Vaincre sans humilier semble au dessus de bien des forces.

Mais à l'aube d'un mouvement populaire ET populiste récupéré aussi à droite toute, on peut s'inquiéter de ce sentiment de ras le bol, de cul de sac, sentiment de plus en plus partagé. De NOIRS lendemains semblent à craindre à l'heure où les cimetières de Toussaint et du centenaire célébrés en cachent d'autres, forts funestes. Cimetières des idées, cimetières des espérances aussi ? Les noms d'oiseaux qui fusent contre les "bisounours", les "intellos", les pacifistes "mous", les "BLEUS" résonnent comme autant d'insultes. Réfléchir, ne pas réagir vite vite vite semble devenu pour les pressés du "like", du pouce sur Facebook, une entrave. Un danger.

Comme si, déçus par une honteuse nature humaine orpheline de grandeur, on avait la certitude que l'on ne peut prétendre à s'élever au dessus du fumier. Même si, pourtant, c'est sur le fumier que poussent les plus belles fleurs. De toutes les COULEURS.

Merci de nous lire,

Imprimer - - par @La rédaction - 9 nov 2018

Le billet de V@C : Regardez le doigt...

Chaque année c'est la même chose. On avance ou on recule ? Pour bien des sujets d'ailleurs ce débat est grand ouvert et les avis deN'oubliez pas le changement d'heure : Il va être... 1 heure DE MOINS ! plus en plus clivants. Nous en parlons souvent surtout chaque vendredi dans notre billet hebdomadaire comme ci-dessous et notre revue de presse mais... pour l'heure c'est simple  : en AVril on AVance nos pendules et en octobRE on REcule... Il sera donc une heure de moins dimanche ! Grasse mat'!

 

  ***

L'expression de la semaine revient  très souvent sur nos écrans. On commence à trouver très partagée cette pensée : "Lorsque le sage désigne la Lune, l'imbécile regarde le doigt". Il faut dire qu'on en a eu deux belles illustrations cette semaine.

Déjà avec ce focus incroyable des médias dominants sur la tout aussi incroyable sortie du "Grand vilain Mélenchon" qui pour le coup - aie ça va grincer - semble comme passé au révélateur... L'occasion de lire un article fort bien troussé* qui dit en substance que "s'informer en regardant la télé c'est aussi utile que de faire une thalasso à Fukushima".
Bien au delà de la sortie controversée du leader de la France Insoumise un gros cri du coeur fort instructif sur tout ce dont "On ne nous parle pas"... Plutôt efficace, références à l'appui.*

 

 

 

Et ensuite il y a, pour revenir à notre lune ou à notre doigt, c'est selon, l'intervention ubuesque de notre ministre de l'éducation (quand même) qui, après l'agression d'une enseignante, s'en prend... au portable dans les écoles ! On ne parle surtout pas de la violence qui est sur tous les écrans, Monsieur le ministre ? On ne fait rien ? Vous avouez regarder le doigt ! Où plutôt peut-être vous nous montrez, à nous comme à une simple foule sentimentale, ce doigt...

Et ceci dit sans aucune connotation grossière. Merde quoi !

Merci de nous lire,

La rédaction
A bientôt sur www.vivre-a-chalon.com
 
 

PS : Détail : Certains prétendent qu'un M. Faurisson serait mort à Vichy. C'est faux. Cet individu n'a jamais existé. Ne croyez pas la presse inféodée !

Imprimer - - par @La rédaction - 26 oct 2018

Le billet de V@C : Faire sauter les bouchons !

Deux événements majeurs marquent cette fin de semaine à Chalon et grand Chalon : l'incontournable fête de la fin des Vendanges (!), La Paulée,  et la Finale de la Coupe de France des Rallyes 2018 organisée par la Ligue Bourgogne Franche-Comté, sur le site du Rallye de Bourgogne - Côte Chalonnaise.

Dans les deux cas il peut être question à Chalon de bouchons.

 
Photo Patrice Josserand

Dans le premier cas tout va bien. Les bouchons ne vont pas se faire prier pour sauter dans la joie et l'allégresse. La sécheresse empoisonne nos régions, mais elle n'aura pas nos gosiers !

Dans le second cas nous vous conseillons vivement de suivre les informations fournies par les autorités locales sur notre site pour éviter cette fois d'avoir à rester coincé dans un bouchon moins arrosé sans doute ! C'est un peu sec c'est vrai mais boire ou conduire il faut choisir !

Merci de nous lire,

La rédaction
Imprimer - - par @La rédaction - 19 oct 2018

Le billet de V@C : Ne pas tolérer l'intolérable

Malgré la belle vague d'octobre tout n'est pas rose... Et à Chalon c'est du côté du rugby et du RTC que l'alerte a été donnée : "Pour la première fois aujourd'hui, le speaker du RTC, a dû prendre le micro pour rappeler les règles les plus élémentaires de bienséance et surtout demander à certains adultes le respect que les éducateurs du club essaient d'inculquer aux enfants et aux jeunes."(lire ici )

 

En question le racisme. La différence surtout. La bêtise bien sûr. Comme une esquisse de guérilla civile...

Dans la critique littéraire de l'ouvrage "Toutes les victimes sont consentantes" de Gérard-Noël Hesse, parue sur notre site récemment nous l'évoquions aussi : " Un paravent d'angélisme cache la face grimaçante d'un démon. La réalité : une société fractionnée en autant de solitudes qui favorisent le repli sur soi ou l'agressivité. La défiance envers l'autre s'installe chez l'individu. La communauté nationale devient un ensemble de groupes qui se considèrent avec suspicion, agressivité. "

Nous n'avons sur V@C depuis longtemps de cesse de rappeler le rôle souvent fort délétère des réseaux dit sociaux qui au lieu de favoriser les échanges cultivent l'entre soi où l'on s'abandonne si aisément à stigmatiser la différence. Quitte à ouvrir la voie à des expressions de haine.

Comment ne pas alors s'étonner de voir fleurir en ce moment des ouvrages et pétitions nauséabondes dont la légitimité est pourtant née de l'incurie coupable de nos classes dirigeantes depuis... des dizaines d'années. Parce qu'on a abandonné les enfants. Abandonné les gens. Un peuple.

II est question de respect, de civisme, de tolérance. De reconnaître les rôles d'éducateur, d'encadrement, de police. Tous indispensables... De ne pas tolérer l'intolérable, et surtout de prendre les devants car la vague brune enfle. Et elle ne fera pas dans la dentelle on le sait.  

Si on ne fait rien on y va tout droit. Là dessus on est d'accord.

Merci de nous lire, Et de relayer !

Imprimer - - par @La rédaction - 13 oct 2018

Le billet de V@C : Se plaindre... des plaintes !

On va arrêter de se plaindre et ça ira mieux. On va arrêter de se plaindre et ça ira mieux... On va arrêter de se plaindre et ça ira mieux... Pourtant...
 


Jared Rice - unsplash

On va arrêter de se plaindre des provocations présidentielles à répétition, de l'INSEE qui abaisse sa prévision de croissance, des  affaires Benalla, Panama papers et autres, du nombre de panneaux de limitations de vitesse qui s'enchaînent anarchiquement sur le bord de nos routes, des tartines qui tombent du mauvais côté, de la baisse du pouvoir d'achat.

On va arrêter de se plaindre que les lanceurs d'alertes ne soient pas protégés de prédateurs cupides, que l'évasion fiscale atteigne des sommets au mépris des plus humbles, que des discours haineux emplissent nos écrans entre deux pubs et polluent les têtes des plus faibles ou des plus imbéciles, que des aliments empoisonnés envahissent nos assiettes, que trop de femmes soient insultées et exploitées toujours, qu'Aznavour nous quitte, que la communication l'information appartienne aux forces économiques, que l'Église et l'État nous en ait tant caché, que des migrants gens meurent en tentant de survivre, que l'argent et le pouvoir permettent de s'affranchir des lois, que des gens pétant de suffisance sachent "tellement plus mieux" tellement ils sont si haut placés, que des records de température s'enchaînent, qu'on ne s'attaque absolument pas aux excès d'emballage, qu'on privatise la rentabilité comme avec la Française des jeux en détruisant les communs, que les camions polluants soient partout, que les trains soient si chers...  que l'argent, l'économie et la vitesse soient érigés en dogmes chiffrés. Que notre démocratie n'en ait plus guère que le nom. Que la liste soit trop longue.

Et que demain il ne pleuve toujours pas... 

Il faudrait aussi arrêter de se plaindre des gens qui se plaignent. De ceux qui parlent. De ceux qui alertent. De ceux qui portent des voix.

Nous, nous allons arrêter de relater cette communication qui clive, qui drague tant du côté obscur. Et juste dire qu'il y a eu déjà sept départs en 15 mois pour ce gouvernement. Qui s'en est plaint ?

Imprimer - - par @La rédaction - 6 oct 2018

Le billet de V@C : La laisse

Une réflexion de Gilbert Keith Chesterton aura occupé une bonne part de notre temps de cerveau disponible cette semaine : "Curieusement, les poètes sont toujours restés silencieux sur le sujet du fromage."

Ca laisse pantois autant d'imagination. Pantois...

Imagination... Il faut bien avouer que nous n'avions pas pensé notre quotidien en prenant en compte ce bel aphorisme nous laissant tout aussi perplexe que la pensée de Ambrose Bierce dans son si drôle dictionnaire du Diable où il définit l'imagination "comme un entrepôt d'idées, dont le poète et le menteur sont copropriétaires".

Ca laisse éberlué autant de lucidité ! On nous ment ?

Pourquoi donc en cette période automnale où le jour fléchit, l'imagination nous a t'elle proposé ces deux phrases hautes en couleurs, comme si avec Eric Chevillard cette fois, on pouvait apostropher le temps qui va se dégrader en glissant vers la froidure d'un "Tu ne fais pas ton nuage, tu parais pluvieux."


Ca laisse réveur là... Glissements...

 


patrick-fore-unsplash


Car avec ces mots dansant au rythme des feuilles volant au grès du vent en cette belle arrière saison on se plait à imaginer qu'oublier poétiquement et avec humour ce monde de brutes,  ses horreurs de l'actualité, les pollutions, les fascismes qui ne se cachent plus, et le poids étouffant de trop de "castes"... Cela devient possible. S'occuper de beau, de bon et de bien apparaît comme une saine alternative à la soif de rentabilité et à la vitesse tyrannique qui rature le temps. À ce qu'il convient peut-être d'appeler la laisse.

Pourtant le temps, au fond, il n'y a bien que cela qui compte... Ou qui décompte... Alors concluons avec Victor Cherbuliez :"Il est déjà fort beau de faire le bien sans savoir pourquoi" et avec Pessoa "Quand je vois le beau, j'aimerais être deux."

Cela, sauf oeillères, ce ne peut pas vous laisser de côté. Respirons...

Merci de nous lire,

Imprimer - - par @La rédaction - 29 sept 2018





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