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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

"L'été c'est fait pour lire" a lu pour vous cette semaine...


A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

 
Cette semaine Michel vous a proposé :
Imprimer - - par @La rédaction - 5 juil 2019

L'été c'est fait pour lire : Saint Michel priez pour nous !

L’été c’est fait pour lire et le roman policier sait être, non seulement un bon compagnon de période estivale, mais aussi un bon guide culturel… du moins, si on le choisit bien, avec attention et quelques exigences… Pour vous aider, éventuellement, dans ce choix, je vous invite à découvrir la série écrite par Jean-Pierre Alaux et consacrée à des enquêtes culturelles menées par Séraphin Cantarel, conservateur en chef du Musée des Monuments français…

 

 

 

Les romans écrits – si je ne me trompe pas, six à l’heure actuelle – sont disponibles dans la collection Grands détectives chez 10/18 et pour le dernier chez La geste noire. « Grands détectives » propose en général de bons romans, construits avec sérieux et dans une langue agréable à lire… Et c’est bien ce que l’on va retrouver dans ce cas car Jean-Pierre Alaux, ancien journaliste, soigne son écriture… De plus, chaque roman s’appuiera sur une documentation très solide qui permet au lecteur d’approfondir à chaque roman un thème spécifique : Toulouse-Lautrec, Mont-Saint-Michel, cathédrale de Reims…

 

A chaque fois, un évènement criminel a lieu dans un site historique. Un moine se fait assassiner au Mont-Saint-Michel, deux tableaux disparaissent dans le musée Toulouse-Lautrec à Albi, le fils d’un gardien du phare de Cordouan est retrouvé empalé sur un pieu à côté d’une cabane de pécheur… Séraphin est soit en inspection, soit en mission pour le ministère de la culture soit en expert… Il n’est pas là pour remplacer la police, juste pour l’aider un peu… Reconnaissons que les policiers de cette série ne sont pas toujours au top mais ce sont des policiers de province qui ne sont pas toujours habitués à de tels crimes…

 

Séraphin Cantarel n’est pas un expert en criminologie et son bon sens et sa culture lui donnent la possibilité de voir l’affaire différemment. De plus, il est épaulé par sa femme Hélène, archéologue de renom, et son adjoint le jeune Théodore – Théo pour les intimes – Trélissac. Ces deux derniers ne sont pas des personnages réduits à un rôle de faire valoir, ce sont bien des acteurs à part entière de l’enquête, du roman, de la vie de Séraphin Cantarel !

 

Le roman, que dis-je la série, est ancrée dans la période des années soixante-dix ce qui permet à cette œuvre de nous plonger dans un passé proche – c’est quand même ma jeunesse – et très éloignée puisqu’il n’y avait même pas encore de téléphone portable, d’ordinateur, de tablette… Oui, à cette époque-là, on n’avait que le téléphone fixe, le télégramme et la lettre pour prévenir son chef ! Et je ne parle pas de la machine à écrire qui justifiait de donner à une secrétaire un texte à taper et faxer… Une autre époque à découvrir pour ceux qui ne l’ont pas connue…

 

Enfin, dans chaque roman, on a le droit ou le plaisir de lire des extraits d’ouvrages, de lettres, de documents divers qui éclairent le sujet. Ainsi, on comprend mieux pourquoi le phare de Cordouan est un site important pour le patrimoine national, on détaille le travail d’un certain Violle-Leduc dont on a beaucoup parlé d’ailleurs après l’incendie de Notre-Dame de Paris et on devient presque un intime de Toulouse Lautrec… Oui, ce ne sont pas de simples romans policiers mais des policiers sur fond culturel et artistique ce qui les rend, du moins à mon goût, excellents !

 

Voilà, comme l’été c’est fait pour lire, comme on me glisse à l’oreille que le Mont Saint Michel est l’un des monuments les plus visités durant l’été, n’est-il pas temps de lire Saint Michel priez pour nous !, en rappelant que dans cette série, chaque roman est indépendant et que l’on peut lire dans l’ordre que l’on veut… Avec ce roman sur le Mont-Saint-Michel, on parlera aussi omelette… tiens donc !

 

Bonne lecture, bon appétit, bon été et à demain ! 

 

Imprimer - - par Bonnet Michel - 5 juil 2019

J'ai lu pour vous : « LES VESTIGES DU JOUR » de Kasuo Ishiguro


J

’ai lu pour vous -ou plutôt relu- un livre offert par ma fifille en 1995 … un petit poche au nouveau tirage en 1994 … et qui me faisait de l’œil depuis un moment dans mon panier de livres préférés.

Car j’ai le panier « des à lire » et le panier « des préférés » !!!

La 4ème de couverture nous dit : « L’histoire d’un vrai butler anglais, un de ces majordomes de grande maison qui, parce qu’ils commandent aux valets de pieds, gouvernantes, femmes de chambre et autres domestiques, se prennent pour une autre sorte d’aristocratie, dans une société strictement hiérarchisée, qui reproduit en miroir celle des maîtres.
Ishiguro prouve qu’il a réussi son examen de passage ès britannités et qu’il est un des écrivains les plus doués de sa génération ».

Ce thème pourrait paraître désuet en 2019 …
Mais … même pas !!

MAJORDOME … c’est plus qu’une profession aux yeux de Mr Stevens … c’est une vocation.

Et au soir de sa carrière, le majordome revient sur ses années de service et sur son quotidien de domestique d’un aristocrate, digne ...

Il veille à tout ce qui se déroule parfaitement, il entend tout des coulisses mais ne dit rien, il attache une grande importance au protocole … et s’attache à rester discret et dans l’ombre des « grands de ce monde » …

Il aime son métier et le prend au sérieux.

Livre magnifique dans l’ambiance d’un château anglais à l’agitation d’une vie « de famille », dans laquelle les domestiques se doivent d’être présents … mais en dehors !!

UN GROS COUP DE COEUR … encore … après relecture.

Ce roman a été adapté au grand écran, par Emma Thompson … je l’avais vu et beaucoup aimé.

Bien que je ne sois pas adepte des livres traduits en films …

Mais là … rien à dire … sinon … ADMIRATION ...

Il faut dire que l’interprétation d’Anthony Hopkins en majordome … Bravo l’artiste !!

J’espère, juste modestement, d’après mon résumé, de vous avoir donné envie de lire -ou relire- ce petit bijou.


Article et photo : Christiane Chapé

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* Livre traduit de l’anglais par Sophie Mayoux

 
Imprimer - - par christiane chapé - 3 juil 2019

L'été c'est fait pour lire : Anne Herbauts, Toc toc toc

L’été c’est fait pour lire et il ne faut jamais oublier que feuilleter un livre, même quand on ne sait pas encore déchiffrer les lettres, c’est lire ! Du coup, dans notre catalogue estival, prenons le soin de penser à ces chers petits qui ne savent pas encore lire…

 

Mais, ce que l’on oublie bien souvent de dire aux parents, oncles et tantes et autres membres de la famille d’un bébé, c’est que lire aux enfants c’est aussi lire pour soi ! C’est seulement d’ailleurs à cette condition que lire un livre à un enfant prend un sens complet : la découverte intergénérationnelle de la lecture. « On ne me lit pas un livre pour enfants pour me calmer et me faire dormir, on lit ensemble un superbe livre qui nous plait à tous les deux… »

 

Certes, je l’avoue, je fantasme un peu… Mais, quand un de mes petits-enfants choisit un livre pour le coucher – et je ne parle pas de celle qui fait une pile de 5 à 8 livres chaque soir – je suis le premier curieux à savoir dans quelle aventure je vais glisser… Là encore, je le concède, il arrive que l’on me demande de lire plusieurs fois les mêmes ouvrages, mais chaque lecture est-elle identique ? Que nenni ! Et c’est bien là la magie de la lecture… Bon, revenons à nos moutons…

 

L’ouvrage du jour est signé Anne Herbauts. C’est une artiste qui se donne des défis – consciemment ou inconsciemment – à chaque création. Je ne peux pas me résigner à la traiter d’autrice jeunesse car ce qu’elle produit dépasse largement le cadre d’une littérature destinée à la seule jeunesse. Chez elle pas de série ou de héros récurrent, mais un travail sur les couleurs, la texture, les mots, la calligraphie, les formes… Du coup chaque livre est une œuvre d’art à part entière, une performance même dans certains cas. Chaque lecteur peut y trouver ce qu’il cherche, à condition de chercher bien entendu…

Dans « Toc toc toc », comme le nom l’indique, nous allons pénétrer dans une maison. Le plus jeune lecteur le comprendra assez vite, même si « Toc toc toc » ne signifie rien pour lui que quelques traits bleus sur la couverture car le livre à une forme de maison et dès l’ouverture nous sommes face à une porte avec une serrure. Comme nous n’avons pas les clefs, nous sommes bien obligés de frapper. «Toc toc toc»…


Nous allons donc visiter ensemble cette maison, mais quand nous nous retrouverons dehors, car cette excursion aura bien une fin après quelques pages cartonnées, nous réaliserons que nous n’avons rencontré personne. Une maison abandonnée ? Une maison théorique ? Abstraction directement sortie de l’imagination d’Anne Herbauts ? Non, cette maison est bien habitée car nous allons rencontrer, en dehors d’une multitude d’objets qui permettent de concevoir qu’il y a bien quelqu’un par-là, une coccinelle, une mouche, un chat, une araignée et même, une fois revenus dans le jardin, un papillon… Oui, la vie est bien présente car tous ces animaux ne viendraient pas là s’il n’y avait personne pour les accueillir et leur sourire. Je dis bien sourire car c’est le sentiment que nous renvoient ces animaux dérangés dans la maison : un clin d’œil, une mimique joyeuse, une joie de vivre !


C’est cette joie de vivre que transmet depuis longtemps Anne Herbauts dans son travail et que je prends plaisir à regarder, écouter, lire… Anne Herbauts est une auteure entière et de qualité qui ne prend pas les enfants pour des imbéciles mais pour des lecteurs à part entière. Par la même occasion, chaque adulte peut plonger dans ces albums et y trouver une matière esthétique forte qui l’encouragera à vivre, oui, n’hésitons pas à le dire. De plus quelle joie pour l’enfant de voir que le même livre deviendra celui de ses parents et le sien. « Toc toc toc » pourrait ainsi devenir le premier ouvrage de la bibliothèque partagée entre les parents et les enfants… ce dont beaucoup de parents rêvent !

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire

Imprimer - - par Bonnet Michel - 3 juil 2019

L'été c'est fait pour lire : L'exil

L’été c’est fait pour lire mais pour que certains puissent lire aujourd’hui, il faut qu’il y en ait d’autres qui ont écrit hier… Mais écrire, contrairement à ce que croient les jeunes d’aujourd’hui, n’est pas seulement un acte intellectuel… C’est une action manuelle, c’est un art, magistral, c’est un savoir que l’on a failli perdre quand les claviers ont commencé à remplacer les encriers et porteplumes…

 

 

Ecrire est un art que certains ont pris le temps de développer. On parle alors de calligraphie, cet art de bien former les lettres. Ce sont souvent des gens d’origine asiatique ou arabe qui se sont lancés dans cet art et qui sont revenus en Occident nous faire profiter de leur travail…


C’est ce qu’a fait Hassan Massoudy, calligraphe et peintre né en Irak en 1944. Malheureusement le coup d’Etat dans son pays et l’arrivée de Saddam Hussein au pouvoir va le contraindre à de nombreux séjours en prison ce qui le pousse à s’exiler en France où il ira aux Beaux-arts de Paris en peinture figurative...


Très rapidement, il sort des chemins traditionnels, utilise la couleur, fait des travaux en direct en faisant projeter ses arabesques. Il donne beaucoup de place à la liberté, l’inspiration et la spontanéité… Une de ses grandes réussites sera le spectacle monté avec Carolyn Carlson et Kudsi Erguner qui permettra un travail harmonieux, tout en mouvement et plein d’énergie, avec danse, musique et calligraphie…


Comme nous n’avons plus l’occasion de profiter d’une telle rencontre et d’un spectacle aussi complet, contentons-nous de lire un petit ouvrage avec un texte étonnant et éblouissant de Sénèque – tiens, encore lui ! – et des envols lettrés et calligraphiés d’Hassan Massoudy, L’exil.


Notons, tout d’abord, que le thème du philosophe romain n’est pas très éloigné des préoccupations du calligraphe irakien. Sénèque cherche à consoler sa mère qui se fait du souci pour lui qui vient d’être envoyé en exil. Il veut, aussi, se redonner des forces pour éviter de sombrer dans le désespoir car il mesure bien qu’il y a de gros risques à quitter sa terre, sa vie, ses amis… le risque de la dépression, de n’avoir plus goût à rien. Le bonheur c’est l’homme qui se le construit, la vie est dans ses mains et il ne faut pas se laisser déborder par des turpitudes que l’on ne maitriserait plus… Quant à l’exil, ce n’est que la vie qui se continue dans un autre lieu !


Hassan Massoudy a choisi des mots français pour illustrer le texte du philosophe, des mots d’une force incroyable auxquels il offre de la liberté, une chorégraphie intime qui viendra donner à chacun des pistes de vie : mère, consolation, douleur, amitié, désert, astre, voyage, songer…


Ce petit opus est admirable d’abord car les mots du fils pour consoler sa mère sont d’une actualité incroyable et confirment, du moins à mes yeux, que nous sommes bien là en présence d’un des plus grands philosophes de l’humanité. Mais il est d’une force insoupçonnable parce qu’il réalise un métissage d’un humanisme qui touche à tous les coups, un mélange entre les mots – l’intellect – et l’écriture – le manuel – ce qui réconcilie le corps et son esprit…

 

Il semblerait aussi que ce thème de l’exil soit à revisiter à la lumière de ces grandes migrations d’aujourd’hui. On ne part jamais en exil de gaité de cœur mais une fois parti, il faut survivre dans un premier temps puis vivre tout simplement… Pour cela, il faut être accueilli car l’être humain est grégaire, social, il a besoin des autres pour se reconstruire, rester vivant et s’épanouir… Tout un programme pour chacun de d’entre nous…


C’est aussi une façon de faire de la philosophie sans s’en rendre compte, de lire des dessins en parlant à son cœur, son esprit, son âme… Un grand moment et un livre à garder à ses côtés tout au long de sa vie pour se préparer à un départ vers un exil d’une autre dimension… Alors, puisque L’été c’est pour lire, bonne lecture et bon Exil en compagnie de Sénèque !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 2 juil 2019

Sondage : En été, les Français sont-ils plus enclins à la lecture ?

A l'approche des grandes vacances, Youboox, la première application française de lecture en streaming, a interrogé plus de 16.200 personnes afin de mieux connaître leurs usages de lecture pendant l'été.

 

 

 

Un été plus lettré

Pour la grande majorité des Français, la période estivale est bel et bien propice à la lecture. En effet, plus de 61% des hommes et 68% des femmes déclarent lire plus de livres pendant leurs vacances.

 

Papier d'été

Le format papier reste encore celui privilégié par 56% des Français. Cependant, les femmes semblent plus intéressées par le numérique puisqu'elles sont 48% à préférer ce format, presque à égalité avec le papier.

 

Et de deux !

En moyenne, 35% des Français prévoient de dévorer au moins deux ouvrages pendant leurs vacances. Ce chiffre est largement porté par les femmes qui sont 37% à lire au moins deux livres quand les hommes sont plus nombreux (36%) à n'en lire qu'un seul.

 

Anticipation féminine...

Pour ce qui est de prévoir à l'avance les livres que les Français vont lire cet été, les hommes sont bien loin derrière les femmes. En effet, 64% de la gent masculine n'anticipent pas leur sélection alors que les femmes sont 53% à décider avant de partir de leurs lectures estivales.

 

Kiosques et accès numérique

Pour les personnes qui se décident une fois arrivées sur leur lieu de vacances, les kiosques restent à 67% l'endroit le plus simple pour acheter des livres. Cependant, 45% des Français choisissent un accès numérique, avant d'aller en librairie pour 40%.

 

Mission livre réussie

Loin d'être totalement oisifs, les Français restent assidus quant à leurs lectures estivales. Ainsi, plus de 67% des femmes et 75% des hommes déclarent qu'ils arrivent à lire tous leurs livres prévus pendant les vacances.

 

Pratique solitaire

Ni en famille (9%), ni entre amis (2%), la lecture reste une pratique que l'on fait soit à deux (28%) soit totalement seul(e) à plus de 60%. Les femmes semblent même plus solitaires (62%) que les hommes (59%).

 

Comme on fait son lit... On lit !

Parmi tous les endroits possibles pour lire un livre cet été, les Français sont 46% à préférer leur lit ! La plage reste en bonne place et arrive en deuxième choix avec plus de 37% des votes, bien loin devant les autres possibilités.

 

Pour être sexy : lit !

Sur la plage, beaucoup d'attitudes différentes se retrouvent. Mais laquelle est la plus sexy de toutes ? Fait surprenant, 21% des Français trouvent très séduisante une personne en train de lire un livre, juste devant celles qui font du sport avec 20% ou bien en pleine séance de bronzage à 19%.

 


 

 

 

*Méthodologie : enquête réalisée auprès de 16.216 personnes représentatives de la population nationale française âgées de 18 ans et plus. Sondage effectué en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France, selon la méthode des quotas, durant la période du 4 au 20 juin 2019. Profils des personnes interrogées : 51% de femmes et 49%

 

Lien officiel : https://youboox.fr/

Imprimer - - par Youboox - 1 juil 2019

L'été c'est fait pour lire : Les lettres à Lucilius de Sénèque

L’été c’est fait pour lire mais que faut-il lire ? Oui, je sais, c’est la question  que certains se posent et même me posent : « Toi qui lis beaucoup, dis-moi ce qu’il faut lire ? » Et là, que puis-je répondre pour meubler le silence qui s’est installé ? Comment pourrais-je dire à quelqu’un, comme cela, à brûle-pourpoint, un titre à lire toute affaire cessante ? D’autant plus que je ne sais pas ce que cette personne aime lire, a déjà lu, a sur sa table de nuit en attente… Ses goûts, sa culture, ses habitudes littéraires ne me sont pas familières… Un livre n’est pas un objet de consommation banale que l’on absorberait comme un verre du jus de fruit lors d’un pic de canicule… Un livre, c’est une aventure, un voyage, une rencontre, une circonstance, un évènement, une expérience… et, donc, ce qui est bon pour moi, aujourd’hui, ne l’est pas nécessairement pour toi, aujourd’hui…

 

 

Le bon livre, la bonne lecture, c’est celle qui va te plaire et, cela, je ne peux pas le deviner… Je ne peux que dire ce que j’ai lu, apprécié, aimé, découvert, un jour… et je ne suis même pas certain que ça me plaise demain, dans un mois ou dans un an… C’est ainsi, il ne faut pas l’ignorer…

 

Je me souviens de livres que l’on m’a offerts, conseillés, recommandés chaleureusement. Ils sont arrivés sur ma table de nuit, sorte d’annexe de la bibliothèque familiale. Ils ont attendu, parfois pris la poussière. Je les ai ouverts une fois, deux fois, plus même… Rien ne se passait, aucun déclic… Puis un jour, c’est parti, je les ai lus et j’ai aimé, ou pas ! De la même façon, j’ai relu certains ouvrages qui m’avaient laissé de bons souvenirs… Parfois les ressentis restaient identiques, mais dans d’autres cas le verdict tombait sèchement : « Comment ai-je pu aimer ce livre ? »

 

Pour moi, certaines lectures ont beaucoup compté et c’est ainsi que des livres sont devenus « mes classiques ». Dans ces classiques, qui n’ont souvent rien à voir avec ceux de l’école et de mes anciens professeurs de lettres, on trouve Les lettres à Lucilius de Sénèque. En fait, cet auteur m’accompagne depuis très longtemps, peut-être même depuis toujours, avant même que je m’en rende compte. Si je dois être plus précis, je l’ai découvert en faisant du latin – et je fais partie de ceux qui ont commencé cette langue en sixième et qui l’on gardé jusqu’en prépa – et comme tout le monde j’ai commencé par souffrir sur des textes de Sénèque… Mais, je l’ai lu en français de façon non scolaire et, là, le bonheur de la lecture est apparu… Mieux, je continue, de temps en temps, à ouvrir mes Lettres latines pour le lire dans le texte…

 

Si je réfléchis un peu, je trouve que Sénèque est le premier penseur qui m’a aidé à vivre. Il n’était pas théorique mais pratique. Si je devais résumer ce que j’en ai retenu, de façon non académique mais concrètement, je dirais qu’il n’arrête pas de me dire à l’oreille : « Ami, ne t’use pas dans ce que tu ne peux pas changer. Accepte l’inévitable et trouve ton bonheur dans le réel, dans l’accessible… »

 

C’est ce qu’il dit sans cesse à son ami Lucilius qui se plaint toujours… Même si certains exégètes trouvent ma vision limitée ou étriquée, c’est pour cela que Sénèque m’a aidé et que j’ai toujours tenté de le suivre. Je suis persuadé qu’il m’a aidé profondément et ces lettres restent pour moi cultes !

 

Alors, je vous imagine avec ces Lettres à Lucilius, en train de les lire, de les découvrir… Certains y trouveront comme moi un manuel de sagesse pratique tandis que d’autres auront envie de secouer Lucilius de façon plus agressive… Enfin, il y en aura certainement pour trouver Sénèque dépassé ou trop abstrait, trop intello… Mais qu’importe, il en faut pour tous les goûts et comme L’été c’est fait pour lire, ce qui compte c’est que cet ouvrage puisse se glisser dans la liste des classiques de certains d’entre vous…

 

A tous bonne lecture, avec Sénèque ou d’autres, avec des lettres ou pas… et à demain !

 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 1 juil 2019

L'été c'est fait pour lire : La cuisine portugaise

L’été c’est fait pour lire, c’est une certitude, mais c’est surtout un moyen d’apprendre, de réfléchir, de comprendre, de progresser… Mais tout cela peut se faire de façon légère et sympathique… Par exemple, vous avez bien compris que notre pays, notre région, notre ville, vont se réchauffer et qu’il va falloir s’adapter. Je vous propose de commencer cette adaptation dès maintenant et de façon progressive. Puisqu’il va faire plus chaud, étudions la cuisine du Portugal puisqu’il parait qu’il fait plus chaud autour de Lisbonne qu’autour de Dijon… Non ?

 

Pour découvrir cette cuisine, vous pouvez effectivement commencer par aller au Portugal mais comme on dit que l’avion pollue trop, que le train est trop lent (quand il n’est pas en grève) et que la marche à pied est trop fatigante, nous allons voyager par le livre… Oui, je sais bien que le papier est fait à partir d’arbres, qu’il ne faut pas arracher les arbres… Mais, je voudrais signaler que beaucoup d’ouvrages sont aujourd’hui réalisés à partir de plantations d’arbres ou de papier recyclé, que les encres ne sont plus aussi nocives qu’avant et, enfin, qu’il n’est pas du tout interdit d’emprunter les livres à ses amis, de fréquenter les bibliothèques et de les acheter d’occasion… On peut donc lire sans trop polluer (bien sûr, à la lumière du jour, durant la sieste pour s’économiser…) !  

 

Ouvrons donc La cuisine portugaise d’Hilaire Walden, ouvrage des éditions Könemann… Pour commencer, il s’agit d’un éditeur allemand de Cologne dont certains livres ont été traduits en français et qui sont très difficiles à trouver… Vous allez devoir chercher l’ouvrage d’occasion et ce sera déjà une belle façon de vous mettre en route pour le Portugal ! Hilaire Walden à déjà écrit de nombreux ouvrages sur la cuisine, méditerranéenne en particulier, mais comme il n’y a pas tant de livre que cela sur la cuisine portugaise c’est celui qui a retenu toute mon attention, d’autant plus qu’une amie nous a déjà fait goûter quelques bons petits plats de la région de Porto…

 

La légende dit qu’au Portugal on a autant de recettes de morue que de jours dans l’année, mais c’est comme les fromages en France, c’est à la fois vrai et exagéré… Donc, soyons très précis et honnêtes avec vous, dès le départ, cet ouvrage ne parle pas exclusivement de la morue… Il y a aussi des légumes, des viandes, des poissons, des fruits et même des recettes avec des fromages portugais…

 

Comme je parlais de réchauffement de notre région, j’aurais tendance à me focaliser sur les spécificités locales de saison comme les soupes froides (Gaspacho portugais, par exemple, avec tomates, poivrons et concombre), l’œuf mayo (mais ce n’est pas de la mayo comme chez nous, car elle est rehaussée avec de la sardines à la tomate), asperges aux amandes (il faut en profiter, on en trouve encore), salade de thon aux pommes de terre (le bon vieux steak de la mer à déguster frais), les brochettes de turbot ou de veau, et pour le dessert, les pèches au vin rouge (mais sans cannelle pour moi, merci bien !)…

 

Plus de 100 recettes, voilà de quoi vous occuper cet été et je rappelle que l’on trouve assez facilement les ingrédients utilisés dans cette cuisine portugaise : d’une part, elle n’est pas si éloignée de la notre, d’autre part, à Chalon, certains commerçants commercialisent des produits portugais… Alors, à vous de jouer !

 

On peut compléter ce voyage gastronomique par la lecture d’un roman portugais comme L’aveuglement de José Saramago, pour me limiter à ce que je connais…

 

Mais comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture, bon appétit, bon voyage…

Imprimer - - par Bonnet Michel - 30 juin 2019

"L'été c'est fait pour lire" a lu pour vous cette semaine...


A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

 
Cette semaine Michel vous a proposé :
Imprimer - - par @La rédaction - 28 juin 2019

L'été c'est fait pour lire : L'inspecteur Wexford - Ruth Rendell

L’été c’est fait pour lire et le polar a toujours eu une place importante dans mes lectures estivales. En fait, il ne faut pas croire que les lectures policières soient toujours faciles. Il y aura toujours des écarts entre de simples romans à énigmes et des romans très psychologiques, entre des thrillers et des romans sociologiques, enfin entre des polars noirs et des romans d’aventures… Et, pourtant, on a tendance à classer ces romans dans la même grande famille des romans policiers… Cet été, nous tenterons de faire un peu de classement, pas pour hiérarchiser, plus pour permettre à chacun de trouver chaussure à son pied ou roman à son goût…

 

 

 

Depuis que j’écris des chroniques sur les romans policiers, en particulier ceux des autrices britanniques que j’aime beaucoup, j’ai peu écrit sur Ruth Rendell et son inspecteur Reginald Wexford… Alors, complétons très rapidement les propos…

 

Ruth Rendell a certainement participé à faire évoluer le roman policier, y compris celui des autrices britanniques. Quand elle naît, en 1930, à Londres, Dorothy Sayers, Patricia Wentworth et Agatha Christie ont déjà commencé leur carrière d’autrices. Elle ne va pas se contenter de suivre les chemins, en particulier dans le domaine du « whodunit », c'est-à-dire le roman à énigme où la question principale est « qui a tué, qui l’a fait ? » pour immédiatement glisser dans un roman plus psychologique avec une question différente « whydunnit » c'est-à-dire « pourquoi l’a-t-il fait ? »… C’est une sorte de roman intermédiaire entre le polar classique et le thriller qui va suivre…

 

Le personnage récurrent majeur de Ruth Rendell est Réginald Wexford, un policier de la ville de Kingsmarkham (ne cherchez pas sur une carte c’est une ville imaginaire située dans le Sussex). Il va apparaitre dans plus d’une vingtaine de romans et quelques nouvelles. Il est profond, entier, intègre, très respectueux des autres et son humanisme est connu de tous… Mike Burden, un collègue policier est son ami depuis longtemps et leurs discussions permettent souvent de progresser dans les enquêtes…

 

On peut parfois être surpris de l’empathie développée par Wexford envers les coupables (ou suspects) mais elle n’est pas malsaine, juste une trace de son humanité…

 

On peut découvrir cette romancière et son héros, par exemple, avec ce petit ouvrage éponyme, L’inspecteur Wexford, qui est composé de trois nouvelles : un meurtre, un cambriolage et une mort inexpliquée… Trois situations très différentes qui mettent en lumière le fonctionnement de Reginald, les liens avec sa femme Dora, sa philosophie de la vie…

 

L’inspecteur Wexford a été bien sûr adapté pour la télévision – 12 saisons, 85 épisodes – mais je dois vous avouer n’avoir jamais regardé un seul épisode… Ai-je tort, à vous de me le dire ?

 

Cette romancière qui a acquis presque autant de célébrité que la grande Agatha Christie est décédée en mai 2015 à l’âge de 85 ans… et elle laisse assez de romans, dont beaucoup sont encore disponibles, y compris dans des versions poche très accessibles, pour que cela puisse vous occuper tout l’été et comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture et à demain !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 28 juin 2019

L'été c'est fait pour lire : Le Petit Chaperon Rouge

L’été c’est fait pour lire, mais qui dit livre ne dit pas nécessairement ouvrage volumineux, poussiéreux et ennuyeux ! On pourrait bien, de temps en temps, s’offrir des livres beaux, plaisants, illustrés et dont la lecture serait tout sauf une prise de tête… On pourrait aussi et ce n’est pas du tout incompatible, inclure dans nos lectures des contes, des livres pour la jeunesse, des fables… D’ailleurs, pourquoi associer si systématiquement conte et littérature jeunesse ? A l’origine, le conte n’est pas pour les enfants, il est écrit pour faire réfléchir le lecteur, sans préciser son âge…

 

Il faudrait donc oser plus souvent le conte. C’est une forme littéraire riche et enrichissante… Laissons-nous aller un peu plus souvent sur cette pente douce et agréable qu’est le conte… Mais, pour cela, faut-il encore que l’on ait pris l’habitude d’en lire, de s’en faire lire même…

 

A ce stade de la chronique, je ne peux pas m’empêcher de vous raconter ce qui m’est arrivé il y a quelques jours dans un collège, dans une classe de cinquième pour être très précis… Je travaillais sur une planche de bédé avec deux garçons et je voulais leur faire comprendre que dès le départ, il fallait embarquer le lecteur dans leur univers… Et je leur dit c’est comme quand on vous lisait une histoire quand vous étiez petits et que l’on commençait par « Il était une fois… » et l’un deux me regarde comme si j’étais d’une autre planète : « On ne m’a jamais lu d’histoire ! » C’était si catégorique que j’ai douté de l’authenticité de cette déclaration… Mais, après une séance avec lui, après d’autres précisions données… Je crois que malheureusement, on n’avait jamais – ou très peu – lu d’histoire à cet enfant ! Du coup il lui manquait quelque chose, indiscutablement… Donc, non seulement il faut lire des contes, mais il faut en lire à vos enfants ! Et comme l’été c’est fait pour lire

 

Alors, ouvrons un conte ensemble…un conte de notre jeunesse comme le Petit Chaperon Rouge… Je vous vois déjà sourire… Ce n’est pas une histoire pour enfant ! Vous avez raison, d’une certaine façon, et il suffit de voir comment Gustave Doré a illustré cette histoire pour bien comprendre qu’elle nous parle de la pédophilie… Plus exactement, qu’elle peut en parler car le conte peut être lu à plus sieurs niveau… Chacun voit bien le Chaperon Rouge qu’il a envie de croiser…


 Le Petit Chaperon Rouge… On a en mémoire la grand-mère mangée par le loup, la petite fille qui entre dans la maison avec ce traditionnel «Tire la chevillette et la bobinette cherra» - dont, soit dit en passant aucun enfant ne comprend fondamentalement le sens – et les non moins célèbres répliques «Comme tu as de grandes dents !», «C’est pour mieux te manger mon enfant !» Tout est dit !


Nous voici, cette fois, dans une version qui aura votre sensibilité, du moins durant une grande partie du récit, puisqu’il s’agit d’une bande dessinée ne contenant aucun texte et que c’est vous qui allez raconter cette histoire aux enfants ! Attention, ne vous laissez pas surprendre, à la fin, le chasseur assomme le loup, lui ouvre le ventre avec des ciseaux, fait sortir tous ceux qui avaient été avalés par le loup, Petit Chaperon Rouge et Grand-Mère, mais aussi des lapins, des souris, des moutons… et la grand-mère, très vite remise de ses émotions, lui recoud le ventre. Le loup repart, comme si de rien n’était, et «depuis on raconte que ces bois abritent un loup végétarien qui a peur du rouge ! » Mais il s’agit, peut-être, d’une légende…

 

Oui, le conte est une forme de récit qu’il faut se réapproprier. Je sais que certains n’osent pas, mais là, c’est bien ce qu’il faut faire… Pas de texte, alors c’est à vous de raconter l’histoire comme vous en avez envie, comme vous le sentez, comme votre petit est prêt à l’entendre…


Ce petit livre, puisque la partie bande dessinée, 30 pages, est sans texte, va faire le plaisir des enfants de 2 à 6 ans qui n’auront pas besoin de compter sur les autres pour avoir l’histoire. L’observation et le cheminement de leur imagination devraient suffire pour plonger vif, non dans un puits abandonné, mais dans ce conte de Charles Perrault. Très beaux dessins de Tatiana Domas, une autrice de bédés pour la jeunesse…


Encore une belle occasion de mettre à l’honneur les contes qui nous accompagnent depuis notre enfance et qui permettent d’enchanter, de faire rêver, réfléchir et même donner les forces pour changer le monde… Après tout, imaginez que tous les méchants soient laissés en vie mais transformés en bons… il ne serait pas beau ce monde ?



Utopie ? Oui, mais si les contes ne servaient pas à rêver un peu, il faudrait les oublier immédiatement! Sachez, enfin, pour ceux aiment la bande dessinée, que la partie bédé est suivie d’un petit mémo pour apprendre à dessiner certains personnages du conte : le Chaperon Rouge, le loup, la grand-mère et le chasseur. Enfin, en toute fin de livre, on retrouve une version du conte en texte pour que les parents «indignes» qui ne connaîtraient pas l’histoire puissent se préparer à la lecture accompagnée… Cela fonctionne aussi très bien pour ceux qui n’osent pas…

 

L’avantage d’une histoire dessinée sans texte, c’est aussi que le jeune lecteur pourra relire à sa façon l’ouvrage, sans aucun soucis et come l’été c’est fait pour lire

Imprimer - - par Bonnet Michel - 27 juin 2019

L'été c'est fait pour lire : Islam ? Ramadan ? Mahomet ?

L’été c’est fait pour lire, pour apprendre aussi. Mais certains sujets restent quand même tabous, ou pour le moins risqués et périlleux. Un exemple ? L’Islam par exemple… Il faut dire que chez nous ce sujet reste dans des mouvances de discussions à éviter en famille, entre amis, entre collègues au travail… et ça ne date pas d’aujourd’hui ! Il faut dire que dès que l’on parle Islam, on dérive facilement sur colonisation, esclavagisme, antisionisme, antisémitisme, infidèles, croisades, terrorisme, migration… et c’est l’occasion, pour certains Français de traverser les lignes rouges et de plonger dans quelques délires verbaux et fantasmes, quelques preuves de racisme, quelques comportements agressifs ou haineux… D’ailleurs, que savons-nous réellement de l’Islam ? Du Ramadan ? De ceux qui pratiquent cette religion ?

 

 

L’Islam est une religion complète accompagnée d’une loi islamique que l’on ne peut pas restreindre à quelques règles en oubliant plusieurs siècles de spiritualité, de prière, de commentaire du Coran. Bien sûr, il n’est pas question en quelques minutes d’avoir la prétention de résumer une religion et sa pensée. Ce serait une folie et une injustice pour tous ceux qui pratiquent cette religion. Mais comme l’été c’est fait pour lire, quelques pistes de lectures peuvent être éclairantes…

 

 

C’est pour cela que je vous conseille plusieurs ouvrages en fonction de ce que vous recherchez. Nous commencerons par une biographie de Mahomet d’Ibn Hichâm qui donne la possibilité de rencontrer cet homme mort en 632 et dont la vie a bouleversé le monde. Cette biographie a été rédigée au IXe siècle et elle est un des plus anciens textes sur le Prophète. La traduction et les notes de Wahib Atallah rendent le voyage dans le temps très agréable. On peut compléter cette lecture par une incursion en compagnie de Pierre Boz qui, lui, met en évidence, dans son ouvrage L’Islam, découverte et rencontre, ce monothéisme à plusieurs faces avec Judaïsme, Christianisme et Islam. Du coup, on sent une chaleur et une valorisation de l’Islam que l’on ne retrouve pas dans tous les ouvrages sur l’Islam signés d’auteurs chrétiens… Oui, il peut y avoir des liens entre tous les monothéismes sans passer directement à la guerre… Enfin, pour ceux qui souhaiteraient des ouvrages plus simples, je peux vous citer Islam, foi et loi de Laurence Fritsch et Pour connaître l’Islam de Jacques Jomier… Il y en a pour tous les goûts à condition de vouloir partir à la rencontre de cette religion dont beaucoup parlent sans la connaître !!!

 

 

 

Est-il si important de connaitre l’Islam ? Si nous vivions dans une République, réellement laïque, la question serait secondaire. En effet, la religion ne dépendrait que de la sphère privée et on ne devrait s’y intéresser que pour des raisons personnelles sans avoir à en faire état en public… Seulement, voilà, les choses sont en fait beaucoup plus compliquées… Probablement pour des raisons variées que l’on ne peut pas résumer ainsi de façon exhaustive. On a d’abord, une Europe qui est dans une sorte de peur devant l’Islam en particulier depuis que des Syriens sont arrivés en Europe… La peur d’une invasion qui ne dirait pas son nom… On a aussi une forme d’incompréhension devant une religion qui a toujours uni le religieux, le social et le politique… alors que chez nous, Judaïsme et Christianisme sont devenus plus discrets – je n’ai pas dit absents… ni que c’était définitif car on mesure tous les jours que la laïcité est un combat de tous les jours qui ne cesse jamais… Enfin, on est en présence d’un Islam des racines pour une partie des Français d’origine d’anciennes colonies. Cet Islam est le dernier lien avec leur histoire, leur passé, leur patrimoine et nous n’avons rien vu venir persuadés que notre République allait tout absorber, tout unir, tout rendre possible…

 

Dans ce cadre-là, connaitre mieux l’Islam c’est se donner la possibilité de comprendre des Français et les aider à entrer dans une communauté équilibrée où il fait bon vivre dans le respect des uns et des autres… On reproche à certains de ne pas être avec nous dans cette République et on oublie le temps qu’il nous a fallu pour y arriver… Souvenez-vous du Procès des Templiers, des Guerres de religion, de la conversion d’Henri IV, de la révocation de l’édit de Nantes, de la répression de la Commune… Sommes-nous si bien placés pour donner des leçons ?

 

Apprenons à nous connaitre, dialoguons et construisons ensemble la République de demain, donnons une chance à la laïcité, à la fraternité… et peut-être qu’alors la vie sera plus belle… Non ?

Imprimer - - par Bonnet Michel - 25 juin 2019

J'ai lu pour vous : « 6h41 » de Jean-Philippe Blondel


Lorsque par hasard … moi je dirais … une rencontre de lectrices assidues … j’ai croisé mon amie Françoise d’A … commençant par d’Au … et finissant par Court … à la boîte à lire du parking Lapray (vous savez, sous le tunnel conduisant la ville au Camel) … je n’ai pas été étonnée.

Elle fouillait à la recherche d’un trésor et … ai mis la main sur « 06H41 » de Jean-Philippe Blondel … qu’elle avait lu et bien aimé.

Sitôt dit, sitôt fait … le poche s’est retrouvé dans la mienne …

Si je vous dis, 4ème de couv. : «« Le train de 6H41, départ Troyes arrivée Paris. Bondé, comme chaque lundi. Cécile, quarante sept ans, rentre d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle à hâte de retrouver son mari, sa fille, son quotidien.
La place à côté d’elle est libre. Philippe s’y assied, après une légère hésitation. Cécile et lu ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Celà s’est très mal terminé. A leur insu, cette histoire a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le le silence s’installe, les souvenirs remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de la suite. » »

Alors, moi, si je dis que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt … ces deux là auraient bien fait de décaler leurs horaires de train !!

Car, à trente ans d’écart … quelle déception de se retrouver face à leur amour de jeunesse …

Mais, ne dis t’on pas que le monde est petit ??

Moi, personnellement, au niveau de mon vécu … j’ai beaucoup aimé ce livre, dans le huis clos ferroviaire, entre regrets et souvenirs joyeux et entre dégoût de l’autre et attirance …

Bien que l’autre, presque chauve et bedonnant et celle-là, banale et cheveu triste … pourraient s’arranger pour se plaire à nouveau …

Une jolie histoire … sur mode de la vie du rail où les souvenirs et le silence s’installent …

Et le roulis du train … en fond sonore …

Tcha tcha poum !!!


Christiane Chapé
 
Imprimer - - par christiane chapé - 24 juin 2019

L'été c'est fait pour lire : Toulouse-Lautrec en rit encore,

L’été c’est fait pour lire et, avouons-le bien franchement, j’aime beaucoup lire durant l’été de bons petits polars des familles… Quand ces romans nous font voyager dans l’espace français en ouvrant de belles perspectives patrimoniales, j’avoue céder encore plus vite… Et si, en plus, c’est bien écrit avec un fond historique, alors je plonge sans aucune retenue ! Et c’est bien pour cela que j’adore cette série avec Séraphin Cantarel de Jean-Pierre Alaux… Et, pour la découvrir à ses débuts, il faut prendre la direction d’Albi…

 

Petit voyage dans le temps aussi, nous sommes bien à Albi, mais en 1974... Le musée Toulouse-Lautrec, le fameux Palais de la Berbie est bouleversé, sans dessus dessous… Alors que tout est prêt pour recevoir des tableaux de la France entière à l’occasion d’une exposition exceptionnelle, un cambriolage a eu lieu et deux tableaux de Toulouse-Lautrec on disparu !

 

Il faut appeler à la rescousse et dans la vitesse, pour ne pas dire la précipitation, le conservateur en chef du Musée national, le fameux Séraphin Cantarel. Lui seul saura les mesures à prendre, les démarches à entreprendre pour garder la confiance des autres musées, pour éclairer la police qui semble rapidement dépassée par l’ampleur du vol…

 

Et s’il n’y avait que des vols ! Il y a aussi une disparition, un suicide et beaucoup d’incompréhension… Même Séraphin Cantarel va hésiter sur le cheminement à prendre. Il devra faire appel à son collaborateur le plus proche, Théodore Trélissac, et à son épouse Hélène, archéologue mais toujours de bons conseils…

 

L’aspect policier est bien construit et il est accompagné d’une belle ambiance « Toulouse-Lautrec ». Le lecteur va ainsi voyager à la fin du dix-neuvième siècle, va découvrir un Toulouse-Lautrec en pleine jeunesse avec ses excès, ses outrances et son rire puisqu’il en rit encore !

 

J’ai beaucoup aimé ce roman qui est édité dans la collection Grands détectives de Jean-Claude Zylberstein. Occasion de redire encore le génie de cet homme à qui on doit de nombreuses inventions éditoriales comme la collection Texto car il ne s’est pas simplement consacré au polar… Il voulait, pour le roman policier, sortir du roman noir, ne pas s’incruster dans du thriller sanglant, mais plutôt proposer du roman bien construit et porteur de valeurs humanistes… Je trouve qu’il a parfaitement réussi sa mission et la collection Grands détectives m’a permis de croiser de très bons romans et romanciers… Comme Jean-Pierre Alaux que je ne connaissais pas avant…

 

Alors, oui, certains pourront trouver que ce n’est pas assez policier, pas assez cruel et trop intellectuel et culturel… En fait, c’est un bon roman policier sur fond culturel. C’est exigeant mais juste ce qu’il faut pour passionner le lecteur qui découvrira certains aspects de la vie de Toulouse-Lautrec qu’il ne connaissait pas encore…

 

Mais la lecture n’est pas qu’artistique, intellectuelle et historique… Elle aussi gastronomique et œnologique car Jean-Pierre Alaux ne cache pas ses deux passions. Comment réfléchir, comment comprendre l’énigme, comme faire parler, comment élaborer un plan ? Tout simplement en recherchant à Albi une belle table, un beau menu, une carte des vins conséquente… Comme quoi, la vie est simple et belle !

 

C’est donc bien une série qui va satisfaire un large public et que l’on peut commencer par le premier roman, Toulouse-Lautrec en rit encore, et comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture et à demain !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 24 juin 2019

L'été c'est fait pour lire : J'aime et je cuisine le concombre

L’été c’est fait pour lire, pour redécouvrir aussi les saveurs et les goûts au fond de notre cuisine. Mais, rien n’interdit le cuisinier, en herbe ou pas, de s’inspirer auparavant d’un livre ou deux… Il y a tant d’ouvrages consacrés à la cuisine que l’on a souvent peur de les ouvrir… Est-ce faisable, accessible, aisé à réaliser, bon pour la santé, avec des produits bon marché et naturels, que l’on trouve chez nous ou pas très loin… Que de questions préalables avant de faire fonctionner les fourneaux…

 

 

Il est bien vrai que les angoisses sont nombreuses côté alimentaire. La dernière peur vient du côté des tomates : elles n’ont pas de goût, elles ne contiennent plus de vitamines, elles poussent dans des serres avec chauffage, bref, la tomate n’est plus la tomate qu’elle était ! Cela nous renvoie aussi à la « pseudo crise » - ou pas pseudo du tout – du concombre espagnol d’il y a quelques années…

 

C’est cela qui me pousse, une fois encore, vers un petit livre consacré à cette plante cucurbitacée, le concombre. C’est une des plus vieilles plantes domestiquées par l’homme que certaines populations dégustaient au pied de l’Himalaya 3000 ans avant notre ère. On lui accordait une multitude de qualités médicinales dont la première est d’offrir à celui qui la consomme une grande quantité d’eau avec de riches oligo-éléments comme potassium, magnésium, fer, calcium… En espérant, bien sûr, que les concombres d’aujourd’hui, n’aient pas entièrement perdu leurs richesses ancestrales !


Mais reconnaissons qu’il ne fut pas toujours bien consommé car pour le rendre plus digeste certains le faisaient mariner dans le sel ce qui n’était pas idéal tandis que d’autres se privaient de sa peau qui regorgeait des oligo-éléments. Il faut donc le redécouvrir et se l’approprier avec de bonnes habitudes pour en faire notre atout santé numéro un de l’été…


Ce petit ouvrage, J’aime et je cuisine le concombre d’Aglaé Blin, publié aux éditions Rustica, va justement nous accompagner avec soin et délicatesse pour redonner une belle place à ce légume de nos jardins et de saison… sans se laisser impressionner par les rumeurs médiatiques. Je retiens trois types de consommation du concombre pour ma table : les soupes froides, surtout quand il fait chaud ; des versions avec du concombre cuit ce que je ne connaissais pas du tout ; enfin, des recettes plus classiques mais avec des pointes de fantaisie pour le concombre mangé en entrée…


C’est en Bulgarie que j’ai mangé mes premières soupes froides au concombre souvent en mélangeant simplement ail, concombre et yaourt, le fameux Tarator ! Là, nous allons trouver quelques variations avec un gaspacho vert (mélange courgette concombre pour résumer), ou une zuppetta improbable de melon-pastèque-concombre qui donne véritablement envie au gourmand que je suis…


Je parlais de concombre cuit et vous avez pu être surpris mais quand vous lirez les recettes de concombre sauté aux herbes ou de tagliatelles de concombre au pesto le sourire disparaîtra et laissera place à l’envie… Laissez-vous faire ! Attention, n’oubliez pas que la cuisson fait disparaître certaines richesses naturelles des légumes…


Pour terminer cette mise en bouche, je vous conseillerais d’aller dans votre cuisine et de préparer pour ceux que vous aimez une petite salsa de concombre à l’estragon, un subtil mélange de concombre, avocat, radis, cornichons et piment…


Voilà donc un petit ouvrage plaisant pour réveiller vos papilles cet été ! Qu’il y ait du soleil ou pas, au moins il y aura des saveurs !


J’aime et je cuisine le concombre d’Aglaé Blin, aux éditions Rustica.

 

Bonne lecture à tous et bon appétit !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 23 juin 2019





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