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Littérature : « A la recherche du mot perdu » de Colette Andriot


« A la recherche du mot perdu », un opus au « joli petit » format, est le dernier ouvrage de Colette Andriot, illustré par Matthieu Louvrier.



Les textes courts, sont doux, apaisants … nous invitant à un beau voyage hors du tumulte.

Editions : L’Atelier des Noyers – Claire Delbard à Perrigny-les-Dijon.

« Faire les cent mots
à travers la page
pour rêver d’infini
entre les quatre bords
entre les quatre Nords »

« Le dernier sentier de broussailles
il me faut tailler
faucher
dessiner un passage
pour le poème »

* Colette Andriot est née à Paris, elle a grandi entre cette ville et le Bugey, et vit en Bourgogne de nombreuses années.
D’abord institutrice, elle a participé à la préfiguration de la Maison de la Culture de Chalon-sur-Saône avec Francis Jeanson.
Elle fait partie de l’équipe de la Maison de la Culture jusqu’en 1978, puis a ensuite, été bibliothécaire.
Membre du collectif Impulsion, devenu Nouvelle Impulsion.
Elle a publié dans de nombreuses revues de poésie et chez plusieurs éditeur.
Elle nous avait offert en 2017 : « Au gré du gris des jours », une subtile réflexion sur le temps qui passe et sur l’engagement aussi.
Elle nous revient cette année avec « A la recherche du mot perdu », magnifiquement mis en images par Matthieu Louvrier, un beau voyage sur le chemin de la vie.

* Matthieu Louvrier est un artiste plasticien, peintre et illustrateur.
Il vit à Dijon.
Des études aux Beaux Arts, puis au fil du temps, une passion, qui se précise pour le partage des Arts avec tous, avec toujours l’envie de croire que le Beau peut porter le monde.
Matthieu est aussi amoureux des papiers peints, des papiers collés, des collages et des univers imaginaires, c’est un romantique pictural, alors, il a choisi pour ce livre pour notre plus grand bonheur, un chemin original et inédit : celui de travailler sur une base de différentes matières pour laisser émerger un univers d’émotions : le sien, qu’il partage avec le texte de Colette.
Une autre façon, après « Ame papier » l’an dernier, de nous livrer une nouvelle facette de son âme secrète, toujours en quête.

* L’Atelier des Noyers propose à des créateurs (plasticiens et auteurs) de relever le défi de jouer ensemble la parution de l’émotion d’une première rencontre dans cette collection : autour du texte ou d’un univers graphique.
Ici, Colette et Matthieu ont tissé à quatre mains textes et images … suite à une rencontre à Dijon au printemps dernier, et après un échange chaleureux sur leurs goûts et leur admiration commune (que nous partageons à l’Atelier des Noyers) pour Elzbieta …
Découvrons ensemble « A la recherche du mot perdu » … un univers sensible et délicat.

« Le poème donne une langue
pour secouer les mots
les empêcher de se mettre en rang »


Article et photos : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 24 avr 2019

J'ai lu pour vous : « BEREZINA » de Sylvain Tesson ...


De Sylvain Tesson, je connaissais le fils du journaliste Philippe Tesson … enfant doué, turbulent et gâté … qui n’avait pas spécialement retenu, pendant longtemps, mon attention.

Et … depuis son accident de « grimpe » … un malheur pour un bonheur, peut-être ? J’adore cet écrivain, sensible, profond, toujours doué et turbulent … mais tellement attachant.

Depuis, j’ai lu « Sur les chemins noirs », qui m’a bouleversée et aidée à m’introspecter et me remettre en question.

A séparer l’utile et l’inutile.

 


La 4è de couv. de Berezina nous dit : « « Octobre 1812, Napoléon entame la retraite de Russie. 4 000 kilomètres d’une course mortelle contre la faim et la neige, où les hommes, harcelés par les cosaques, devenaient fous.
Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson décide de mettre ses pas dans ceux de l’Empereur. Pour cela, il lui faut : de la neige, du froid, le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque, deux amis russes, trois side-cars soviétiques et beaucoup, beaucoup d’humour.
Un récit très drôle, où l’on galope à 80 km/h (l’Oural ne va pas plus vite) » ».

Bon … bien sûr j’ai aimé ce récit qui m’a plongée au sein d’un pays, la Russie, que je ne visiterai sans doute jamais (faute de temps, d’argent … aussi) … narré grâce à l’amoureux qu’est Sylvain Tesson pour ce pays … qui a vu naître de grands hommes comme Tolstoï, Dostoïevski, Rudolf Noureev, Aleksandr Ovetchkine ou Piotr Tchaïkovski … mais …

Bon … parfois, quand même, il m’énerve un peu ce surdoué de l’écriture avec sa part d’orgueil et sa façon de nous envoyer à la figure sa grande culture littéraire et ses leçons d’histoire/géo … genre je vais t’instruire petit lecteur !!!

Le tout, quand même, arrosé à outrance de la boisson locale … qu’il a stockée dans sa demeure provisoire !!

Malgré tout, j’ai aimé au fil des pages, bien qu’il se soit plus attaché à l’histoire des grands hommes qu’à ses congénères, rencontrés au gré de ses pérégrinations.

Je suis partagée sur cet ouvrage, entre l’admiration que je porte à ce voyageur moderne et le fond du coeur de l’humain … celui qui passe sur son passage !!

S’il fallait lui donner une note … je dirais « mi figue-mi raisin » …

Néanmoins je reste son « idole », car il est doué « le petit » …il a le sens de la formule, il écrit bien et nous trimbale à merveille entre émotion et humour.

Ce livre, je me dois de le signaler, je l’ai emprunté à la bibliothèque de l’hôpital de Chalon où je suis bénévole … est imprimé en « gros caractères » … « large vision » comme l’on dit dans mon association … imprimé aux Editions « La Loupe » …

J’apprécie la démarche qui consiste à penser aux personnes vieillissantes qui lisent avec de plus en plus de difficulté, à cause d’une vision diminuant au fil du temps … et qui ne les prive pas, ainsi, de se distraire avec la lecture … une de leur activité préférée.

Merci pour ce geste d’amour.

 

Article et photo : Christiane Chapé
 
 
 
 
Imprimer - - par christiane chapé - 21 avr 2019

Un premier roman policier à découvrir... Le prix de Beaune 2019 !

On a parfois le sentiment que la littérature policière est arrivée à son aboutissement, que rien de nouveau ne peut être écrit et que tout a été dit, une fois pour toutes ! En même temps, à chaque nouvelle lecture, du moins au départ, il y a une petite palpitation qui nous envahit… Et maintenant, que va-t-il se passer ?

 

 

Quand j’ai appris que le Prix du premier roman policier du festival de Beaune avait été attribué à Sonia Cadet pour son « Un seul être qui vous manque », j’ai voulu en savoir plus et, surtout, de lire le roman car le juge de paix dans le domaine, c’est bien la lecture !

 

Au départ, les choses sont très simples… Yves Baron décède soudainement. C’est un bourgeois local apprécié de tous sur l’île de la Réunion. Il dirige une entreprise de bâtiment, de construction et sa réputation est excellente. Il est marié et il a deux enfants… Dans l’entreprise familiale, on trouve aussi son frère, son gendre…

 

 

Seulement, voilà, les analyses sur le corps confirment l’inimaginable : Yves Baron a été empoisonné, son décès est un crime ! Sa veuve, Carole est dévastée et embourbée dans un chagrin monstrueux. Non seulement son mari disparait mais en plus elle a quelqu’un, là près d’elle, quelque part, qui a voulu cette mort… Qui ? Pourquoi ?

 

A partir de là, on pourrait se croire dans un roman très classique, trop classique peut-être même ! Pourtant, l’autrice, Sonia Cadet, va nous surprendre par la construction de son roman, par la nature humaine des personnages, par sa façon de se mouvoir dans un « whodunit » sans enquêteur bien défini… Bref, sous les apparences du grand classicisme, on est dans un roman plutôt atypique…

 

La construction ? Tout simplement parce que le roman qui se déroule sur plusieurs semaines présente à chaque époque, chaque chapitre, le point de vue d’un personnage alors que la narratrice est toujours neutre et impersonnelle. Chaque personnage donne à un moment donné sa vérité et du coup le lecteur est un peu en difficulté pour regrouper les informations et se faire sa propre idée du meurtre, du moins durant les deux premiers tiers de l’ouvrage…

 

L’enquêteur ? Disons-le clairement, le policier chargé de l’enquête est assez insignifiant, même par certains côtés, absent du roman. Durant plusieurs semaines, il ne trouve aucune piste ce qui ne fait pas beaucoup… Carole, l’épouse bouleversée, va demander à son ami d’enfance de mener cette enquête, du moins de l’aider à y voir clair… Pour cela, elle le nomme officiellement responsable d’un audit dans l’entreprise familiale… Après tout, il pourrait bien comprendre à qui profite le crime !

 

Attention, je vous coupe tout de suite, ne croyez pas que Pierre est un amant de Carole ou quelque chose de ce genre… Je viens de vous dire qu’il s’agissait de son ami, son meilleur ami, son ami d’enfance… Normalement, on ne mélange pas tout… Faut rester raisonnable !

 

Je ne vais pas vous en dire beaucoup plus si ce n’est que le roman est bien écrit, agréable à lire et qu’il n’a rien d’un ouvrage régional pour chanter la gloire et la beauté de la Réunion. Son implantation sur l’île est une réalité, cela constitue un décor pas un objectif principal. La même histoire aurait pu se dérouler ailleurs sans aucun problème…

 

Je trouve que le jury de Beaune a fait un bon choix et j’espère lire de nouveaux romans de cette autrice Sonia Cadet sur laquelle je n’ai trouvé que fort peu de renseignements… Normal, c’est un prix pour un premier roman et donc tout est à venir…

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 19 avr 2019

Très bientôt la sortie nationale du guide du Routard La Bourgogne du Sud à Vélo

Un sommaire alléchant.... A suivre

 

Imprimer - - par Actus Sports - 9 avr 2019

J'AI LU POUR VOUS : « LES MYSTERES DE SAONE-ET-LOIRE » d'Alain Lequien


Des Histoires insolites, étranges, criminelles et extraordinaires … tel est le contenu de ce « gros » livres d’Alain Lequien, aux Editions De Borée Editions.

La 4è de couv. nous dit : « «La Saône-et-Loire et plus largement la Bourgogne du sud regorgent de nombreux mystères. Elle est terre de spiritualité, avec la roche de Solutré, Bibracte, Cluny, Paray-le-Monial, Taizé ou encore le temple des Mille Bouddhas. Ce sont autant de lieux propices à la réflexion où les croyances se sont transmises au cours du temps. Alain Lequien vous invite à voyager aujourd'hui avec les druides, à vivre des histoires légendaires de démons, de sorciers et de possédés. La Vouivre, Gargantua, la Bête pharamine peuplent ces pages, comme autant d'aventures à explorer. Les sources, les chapelles, les lieux de guérisons ou insolites ne sont pas oubliés et le lecteur « partagera » ainsi des mystères inexpliqués, pouvant même participer à des fêtes anciennes, vivre la dernière bataille de Mandrin ou le départ des Écorcheurs. Questionnons enfin l'Auteur sur le triangle tragique des meurtres non résolus et sur les OVNI qui apparaissent de ci de là. Bon voyage au pays des mystères ! » » 

Alain Lequien est Bourguignon de coeur.

Dans « LES MYSTERES DE SAONE-et-LOIRE », il nous propose de découvrir les dessous d’une des grandes histoire de l’Hexagone. Il fait acte d’historien et a exhumé des archives insoupçonnées pour nous restituer la vie cachée du département.

Au fil de la lecture, nous voyageons dans le département de Saône-et-Loire et découvrons : « la naissance et la vie d’une sainte : Marguerite-Marie Alacoque », « les procès de la béatification », la fête de la Vivre à Couches, « le trésor de Saint-Martin-de-Laives », « Saint Claude le faucheur », « La fontaine Saint-Léger à Chapaize », « la source de Saint-Médard à Sennecey-le-Grand », « Bibracte sur le Mont Beuvray », « le temple des Mille Boudhhas à la Boulaye », « le genoux de l’âne à Thil sur Arroux », « Huchon la perle du Morvan », « quelques mystères de l’abbaye de Cluny » … et « la Dame Blanche de la source de la Doue à Vers », « Pourquoi les Bressans étaient t’ils appelés les Ventres Jaunes », « le meurtre de Sylvie Aubert et celui de Chrisstelle Maillery-Pichon au Creusot », « Claude Perroy victime de la révolution à Sercy » et « Clade Montcharmont, braconnier et républicain » … et « la seule condamnation de Chanal à Macon » …

Un livre dense, épais, lourd … riche en anecdotes et histoires vraies … qui nous transportent dans notre département de Saône-et-Loire … nous informent et parfois -souvent- nous « fout les chocottes » …

Avec Alain LEQUIEN, un pan de la mémoire de notre département, est sauvé de l’oubli.
 
 
 

 

Article et photo : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* Les Mystères de Saône-et-Loire aux Editions De Borée Editions
* 24 €
* Fond : grande vue de l’Abbaye de Cluny
* Vignette de couverture : vue de la Roche de Solutré
* Vignette dos : Paray le Monial

Imprimer - - par christiane chapé - 8 avr 2019

Un bon roman pour découvrir Patricia Wentworth... L'affaire est close !

Après ma conférence sur les autrices britanniques de romans policiers, certains me demandent des titres, des autrices, des pistes de lectures… en restant dans les livres disponibles en librairie… Alors, partons à la découverte de certaines autrices…

 

Belle enquête ! Beau roman ! Grand suspense !

 

Certes, ce résumé ressemble plus à un slogan publicitaire qu’à une analyse froide et méthodique mais c’est quand même ainsi que je voulais commencer ma présentation de ce que je considère comme l’un des meilleurs romans de Patricia Wentworth mettant en scène sa chère Miss Maud Silver…

 

Peut-on revenir sur une affaire jugée, un crime tellement transparent et évident que le coupable n’a aucune chance de s’en sortir… D’ailleurs, il traine au fond d’une prison et on se demande encore comment il a pu échapper à la pendaison…


Nous allons donc assister à une enquête a posteriori. Hilary Carew, une jeune femme dynamique mais touchée par la peine profonde de son amie Marion Grey va tenter de comprendre ce qui a bien pu se passe le jour où Geoffrey Grey a tué son oncle que, pourtant, il aimait et dont il aurait dû prendre la suite professionnelle…


L’enquête sera délicate et l’issue est incertaine. D’ailleurs, ce Geoffrey est probablement coupable car rien ne permet d’expliquer les faits : les heures, les voix entendues, les témoins, les intérêts de chacun… Mais, pourtant, le doute existe et on dit bien qu’il doit profiter à l’accusé…

 
Hilary est bien seule et elle se retrouve confrontée à des dangers bien plus réels que l’innocence supposée de Geoffrey. Hilary sera aidée par son ex-fiancé toujours amoureux, un certain capitaine Henry en train de se reconvertir en antiquaire… Mais ça ne suffira pas !


Nos deux amis tumultueux sont obligés de faire appel à une spécialiste, une femme rompue à toutes les enquêtes et à la mise en évidence de la vérité, une certaine Maud Silver.


Maud Silver est une vieille dame qui mène les enquêtes avec ses méthodes, des méthodes que l’on ne connaît pas trop car tout se passe pendant que le lecteur vit au rythme des émotions de notre chère Hilary. On a souvent comparé Maud Silver et Miss Marple : deux miss qui font des enquêtes en restant la plupart du temps assises dans leur fauteuil… oui, il est bien vrai qu’Agatha et Patricia ont créé des héroïnes assez proches, à des dates peu distantes, mais, selon moi, Maud Silver est un peu plus mobile. Par exemple dans la dernière partie du roman, on la voit prendre le train de Londres pour l’Ecosse, et même faire preuve d’à propos pour ne pas dire plus… C’était moins une qu’elle ne prenne une arme et qu’elle fasse le coup de feu… J’exagère un peu, mais pas tant que ça…


Ce roman est un excellent roman policier et la solution finale mettra beaucoup de temps à se dessiner. Le lecteur est manipulé par les uns, endormi par les autres, et il reste dans le vague sans comprendre comment a pu se mettre en place une telle organisation criminelle. Patricia Wentworth me semble à son apothéose et ce fut un grand moment de lecture. Quand on regarde l’année d’écriture, 1937, on la trouve d’une modernité terrible car son texte serait classé, aujourd’hui, dans les thrillers…


C’est aussi l’occasion de redire tout le bien que nous, un certain nombre de lecteurs, pensons de la collection « grands détectives » des Editions 10/18. Ce label policier dirigé par Jean-Claude Zylberstein est toujours d’une grande tenue même quand certains textes nous plaisent moins. Mais je dois vous avouer que cette « affaire close » me paraît une grande réussite dans le genre… et une excellente façon de découvrir Patricia Wentworth !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 6 avr 2019

CHALON : « UN JOUR BLEU » avec Olivier Liron


Dans le cadre des journées nationales de l’autisme, Olivier Liron, Autiste Asperger, dédicace ce mercredi, à la Librairie Develay à Chalon-sur-Saône, ses ouvrages : « Einstein, le sexe et moi », nommé au prix Fémina 2018 et « Danse d’atomes d’or », aux Editions Alma Editeur.



Olivier Liron a participé en novembre 2018 au Salon du Livre organisé par l’association LIRE A L’HOPITAL, où il a rencontré un grand succès, et aujourd’hui il parcours la France pour présenter et dédicacer ses livres et faire connaissance avec ses lecteurs.

Olivier écrit des ouvrages littéraires, pour le cinéma … auquel il participe aussi en qualité d’acteur … et ses deux livres vont être adaptés au cinéma.

 

 

 


Olivier Liron nous dit sur lui : « Je suis Autiste Asperger. Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire est la mienne.
J’ai joué au jeu télévisé Question Pour Un Champion en 2012 sur le plateau de France 3, et cela a été très important pour moi ».



En réunissant ici, dans son livre « Einstein, le sexe et moi », les ingrédients de la confession et ceux du thriller, il manifeste une nouvelle fois avec l’humour qui est sa marque de fabrique, sa très subtile connaissance des émotions humaines.

Né en 1987, Olivier Liron étudie à l’Ecole Normale Supérieure avant de se consacrer à l’écriture et au théâtre.
Il a publié en 2016 son premier roman « Danse d’Atomes d’Or ».

 


Il est parrain de l’opération caritative « Mots pour Maux » organisée du 16 février au 2 mars 2019 par les Libraires Ensemble.

En dédicace ce mercredi jusqu’à 18h.


Article et photos : Christiane Chapé

 

Imprimer - - par christiane chapé - 3 avr 2019

Du bon polar... donc à lire !

Je l’avoue, j’ai longtemps hésité à ouvrir un roman de Julia Chapman. Cette série, Les détectives du Yorkshire me faisait tout simplement peur. Etait-ce du bon polar, est-ce que j’allais perdre mon temps, tomberais-je dans un piège, dans une mode, dans un mouvement qui serait tout sauf qualitatif ? J’avais de gros doutes, fondés sur aucun fait précis, en fait, en regardant la couverture, je ne savais tout simplement pas à quoi m’attendre…

 

 

Vous allez me dire qu’il ne faut pas se laisser impressionner par une couverture, ses couleurs, son graphisme ni même bien sûr par une quatrième de couverture qui ne serait qu’un slogan publicitaire… Soit ! Vous avez raison mais je ne pouvais que vous donner mon ressenti avant lecture, j’avais de gros doutes… Tout simplement !

 

Puis, je n’ai pas voulu faire l’impasse sur une autrice britannique dont personne n’avait pu, dans mes proches, me dire quoi que ce soit ! Alors, je me suis acheté le tome 1 de cette série, Rendez-vous avec le crime !

 

Je connais donc un peu, maintenant, Samson O’Brien et Delilah Metcalfe… Quant à leurs collines du Yorkshire, c’était bien ce que je connaissais le mieux avant de lire le roman ayant passé un mois dans cette région il y a maintenant une quarantaine d’année… quand la Grande-Bretagne n’était pas encore en « Europe »…

 

Je dois vous l’avouer très rapidement, j’ai été séduit par l’ambiance du village – enfin, petite ville si vous voulez – de Bruncliffe… Ses pubs, son équipe de rugby, ses fermes, son équipe de fléchettes, sa bière, ses pâtisseries… et, surtout, ses deux agences extraordinaires : une agence de rencontres et une de recherches privées… Ok, elles ont les mêmes initiales, sont dans le même immeuble et sont tenues par deux personnes que tout oppose, que tout unit et c’est bien ce qui fait la richesse humaine de ce roman… sans jamais tomber dans la facilité !

 

Or, il se trouve que les deux agences vont se trouver confrontées à un problème spécifique… Il y a des décès inexpliqués et douteux dans cette ville et les victimes sont toutes clientes à l’agence patrimoniale… Aussi, dès qu’une mère vient voir Samson pour lui demander de l’aide, les deux agences deviennent concernées par cette affaire criminelle comme on n’en a jamais vue dans la région…

 

J’ai apprécié, je me suis laissé prendre au jeu, j’ai cherché en même temps que Samson et Delilah (quelle belle allusion biblique !) et finalement, je me suis laissé piéger alors que j’avais la solution sous les yeux… Bon, on ne peut pas gagner à tous les coups !

 

Le roman est bien construit, bien écrit et traduit, bref, c’est une bonne lecture policière. Il a un point commun avec beaucoup de ces romans policiers régionaux contemporain : on découvre une campagne anglaise meurtrie, appauvrie, sans avenir ou presque… Les habitants se battent pour survivre mais sont confrontés à des difficultés titanesques… C’est comme s’ils n’avaient plus aucun avenir, avec ou sans Brexit. Les fermes sont à l’abandon, les liquidités manquent à tous, les petits arrangements sont là pour la survie… On est loin, très loin, des bourgeoisies riches que l’on croise dans les romans policiers du début du vingtième siècle…

 

Comme j’ai beaucoup aimé, je vais certainement m’offrir le tome 2 et poursuivre l’aventure avec Rendez-vous avec le mal…

Imprimer - - par Bonnet Michel - 3 avr 2019

J'ai lu pour vous : « LE LAMBEAU » de Philippe Lançon ...


La 4è de couv. nous dit : « Lambeau, subst. masc.

1. Morceau d'étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.


2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).

3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l'amputation d'un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l'amputation qu'à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu'une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).

J’ai mis un long temps avant de me plonger dans le livre de Philippe Lançon …

Parce que frappée de plein fouet par les assassinats de mes copains de Charlie Hebdo, moi, la mamy de 70 ans … qui les ai tous connus et suivi et aimés tout au long de ma vie … admirative de leurs dessins insolents et leurs répliques osées … tellement utiles pour faire avancer les mentalités.

Et les jugements à l’emporte pièce et le racisme ambiant !!

Et récemment, je l’ai ouvert … ce livre … parce qu’il m’a été offert …

L’ouvrage revient sur l’attentat de « Charlie Hebdo » et raconte la lente reconstruction de l’auteur après sa grave blessure au visage.

Extrait : « "J'étais maintenant à terre, sur le ventre, les yeux pas encore fermés, quand j'ai entendu le bruit des balles sortir tout à fait de la farce, de l'enfance, du dessin, et se rapprocher du caisson ou du rêve dans lequel je me trouvais. Il n'y avait pas de rafales. Celui qui avançait vers le fond de la pièce et vers moi tirait une balle et disait "Allah Akbar !" Il tirait une autre balle et répétait encore "Allah Akbar ! »

Le miracle de la littérature (culturbox) :

"Le Lambeau" est le récit d'une reconstruction, dans lequel l'auteur rend un hommage bouleversant à l'univers de l'hôpital, et plus largement à un monde dans lequel on ne tire pas sur les gens parce qu'ils ont fait des dessins, mais dans lequel au contraire on met tout en oeuvre pour réparer les vivants, avec une place, toujours et quoi qu'il arrive, pour l'humour, pour les blagues, et pour la dérision. Le livre de Philippe Lançon est écrit dans une langue magnifique, tendue comme une peau de percussion au début du livre, puis se relâchant au fil du récit, à mesure que l'étau se desserre, que se banalisent les événements, que la vie revient, au rythme d'une marche paisible au bras de la femme qu'il aime, même si la violence, tapie, peut surgir à nouveau ». 

Et moi … j’en pense quoi ?

Ce livre est bouleversant ... je suis avec Philippe dans sa chambre d’hôpital, avec ses craintes, ses angoisses … l’avenir d’un avenir incertain avec un visage différent … et l’idée de ne plus être reconnu ni aimé … comme avant …

Avant l’attentat …

Je souffre avec lui, je prie avec lui … je ressuscite avec lui ...

Ce livre est un monument …

Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* Le Lambeau aux Editions Gallimard
* Philippe Lançon est écrivain et journaliste à Libération et Charlie Hebdo
* prix : 21€
 
Imprimer - - par christiane chapé - 3 avr 2019

Par un auteur de Saône-et-Loire un "Petit manuel d'apiculture douce en ruche Warré"

 

Parution du Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré aux éditions Terre vivante.

Yves Robert habite à Sennecey-le-Grand. Il est apiculteur et formateur en apiculture. Il fait en outre partie du réseau d’apiculteur Un toit pour les abeilles.

Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré
Prenez soin des abeilles

La ruche Warré est réputée pour être la plus écologique et la plus respectueuse des abeilles : l’adopter permet de mieux se rapprocher de la nature. L’auteur, apiculteur, apporte une information complète et illustrée pour débuter dans la conduite de ruche Warré. Tous les sujets (vie des abeilles, évaluation des ressources mellifères, hivernage, lutte contre les parasites, etc.) sont traités avec pédagogie, précision… et bienveillance. Un guide pour se lancer facilement !

 

 

Disponible le 9 avril 2019 – 120 pages – 14 € – coll. Facile & bio – éd. Terre vivante
En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

Imprimer - - par MA - 3 avr 2019

Peut-on relire Le Club des Cinq ?

Bien sûr, relire à plus de 60 ans un Club des Cinq, c’est quand même un peu fausser les choses et les appréciations… Ces romans, je parle pour la série écrite par Enid Blyton, datent des années 40/50. En effet, le premier est écrit en 1942 et le dernier en 1963 !

 

Deuxième chose à bien mettre en avant, c’est le vocabulaire. Soyons très honnête, on peut le trouver riche, relevé et de qualité. Il n’en demeure pas moins que je serais surpris de faire un test avec des enfants de CM2 et 6ème pour voir le taux de compréhension de certains mots… Je sais, vous vous dites que j’exagère un peu mais prenez en main et notez ces mots… Quelques exemples pour illustrer mon propos : rassérénées, collerette, incompétence, inlassable, échancrait, Marie de Médicis, offensé, sarcasmes, ajoncs, renfrognée, rustique… Oui, certains mots ne sont pas complexes à proprement parler mais je serais curieux du test grandeur nature…

 

D’autres mots sont clairement désuets et même si on peut leur trouver un petit air vintage sympathique, force est de constater qu’ils n’évoqueront que fort peu au jeune lecteur…

 

On peut aussi s’interroger sur l’aspect groupe d’enfants. Aujourd’hui, on est plus individualiste, plus tourné sur soi et j’imagine bien des jeunes cousins qui se retrouveraient… Eh, y a pas de connexion ! On verrait alors des mines tristes voire même inquiétantes, tristes, patibulaires… Non, je n’exagère pas, à Angoulême j’étais avec des étudiants dans un gîte sans connexion !

 

Mais, passons ces aspects liés au vocabulaire et au fonctionnement social du Club des Cinq, tous pour un, un pour tous ! Venons-en à l’histoire elle-même ! Dagobert s’est blessé et sa maitresse, Claude, ne veux pas que l’on se moque de son chien équipé d’une collerette (pour l’empêcher de se gratter l’oreille recousue). Du coup, elle va camper. Sa mère ne voit rien à redire car à cette époque on laissait beaucoup plus de véritable liberté aux enfants… Bon, la cousine va arriver puis les cousins… Il y aura des rencontres, un autre chien, des fouilles, bref la grande aventure !

 

Mais en prenant le temps de regarder ce roman de près, j’avoue que si le scénario est bien construit, qu’il s’agit bien d’une sorte de roman policier pour enfants, force est de constater que l’action n’est quand même pas démentielle, que le rythme est assez lent et qu’il y a intérêt à aimer dormir sous les étoiles, boire de l’eau fraiche et pure… Mais, en même temps, je vois bien que cela fonctionne bien, que Claude préfigure une femme engagée, que la solidarité est mise en avant… Bref, tout n’est pas à jeter, loin de là dans ce roman !

 

D’ailleurs, en épurant le texte, on change le rythme et je pense qu’il vaut mieux garder le format initial, prendre son temps, redécouvrir la nature, ses bruits, ses odeurs, ses saveurs… Somme toute, Annie et ses peurs marquent aussi une étape : pour grandir il faut vaincre ses angoisses !

 

J’ai trouvé cette expérience de relecture pertinente et cela me permet aussi de bien comprendre pourquoi Enid Blyton appartient bien à ces autrices britanniques de romans policiers. Quant à l’enquêtrice en chef, Claude, c’est bien elle qui dévide le fil de l’histoire, qui est maitresse du temps et de l’action…

 

Finalement, Enid Blyton est bien encore présente et les parents devraient lire un ou deux de ces romans avant de les imposer ou pas à leurs enfants… Mais, finalement, c’est peut-être eux qui ne lisent plus…

 
 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 2 avr 2019

Lire : Rencontre avec Céline Théraulaz à Cluny...

Comme vous en êtes rendu compte, cette année, au festival de la bande dessinée de Cluny, je n’ai des yeux que pour les livres pour la jeunesse ou presque. Au départ, ce n’était pas un parti pris déclaré, mais en fait c’est venu très vite… A cela deux raisons : d’une part à force de fréquenter les salons de la bande dessinée, il y a de nombreux auteurs que l’on a déjà croisés. D’autre part, étant grand-père – et cela je l’assume entièrement – il me faut toujours trouver quelques ouvrages à rapporter à mes petits lecteurs… C’était donc décidé, j’allais me consacrer aux auteurs pour la jeunesse, auteurs trop souvent oubliés…

 

Pour ce qui est de leur présence au festival de Cluny, elle est attestée quasiment depuis la création et pour ma part, chaque fois que je suis venu, ils étaient bien là… C’est une excellente chose, soit dit en passant, car de nombreux festivaliers viennent en familles et sont heureux de trouver des auteurs pour tous les âges… pour tous les goûts aussi !

 

Céline Théraulaz était donc ici à Cluny, a priori pour la première fois et je ne la connaissais pas du tout. Elle présentait plusieurs ouvrages, certains étaient des illustrés pour la jeunesse, d’autres des bandes dessinées pour les enfants, enfin, elle est même l’autrice d’une bédé pour les futurs parents… Quand on est pédagogue, quand on vulgarise, autant le faire pour tous les publics et utiliser sa propre expérience… Une jeune maman parle aux futures mamans… D’ailleurs, Céline Théraulaz me glisse qu’elle fait même dans l’illustration de livres scolaires !

 

Si on veut être complet sur le travail de Céline Théraulaz, il faut dire que cette graphiste illustratrice travaille tous azimuts y compris pour la presse car elle collabore à « Charlotte aux fraises »… Oui, c’est un magazine féminin pour les jeunes filles, les très jeunes filles, de 4 à 8 ans, mais je sais qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre à lire régulièrement son mag… non mais !

 

Quant à Céline, je peux même vous dire qu’elle n’hésite pas à illustrer sur un mug, à proposer au public de belles illustrations originales pour encadrer dans la chambre des enfants… Bref, elle est partout !

 

Pour revenir à une de ses dernières créations, la série « Maman et moi », aux éditions Clair de Lune, une bande dessinée pour enfants écrite avec Marc Cantin, elle raconte les prochaines vacances de Chloé et de sa maman… Or, quand on parle de vacances aux enfants, surtout, bien sûr, de vacances chez les grands-parents… on ne peut que plonger dans le bonheur ! Pour les parents lecteurs, il y aura aussi un peu de nostalgie puisqu’il s’agira de la cabane de notre enfance…

 

Voilà donc encore une belle rencontre avec une autrice bien sympathique. Merci !

 

Nota bene : mon correcteur d’orthographe a beau me souligner en rouge « autrice », je rappelle que ce mot existe bien et qu’il est même conseillé de l’utiliser. C’est en tous cas le souhait de l’Académie Française !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 2 avr 2019

Livre jeunesse : Rencontre avec Marie-Pierre Emorine à Cluny

Marie-Pierre Emorine est une illustratrice et graphique qui habite Charnay-les-Mâcon et c’est de façon naturelle qu’elle accepte depuis une dizaine d’année de venir participer au festival de la bande dessinée de Cluny, salon atypique qui unit dans une même passion la bédé et le livre jeunesse… Ainsi,  c’est la famille qui trouve des auteurs et des livres pour un bonheur sinon partagé, au moins simultané !

 

 

 

Marie-Pierre Emorine présentait là son petit dernier, L’îlot de sable blanc, qui en fait était en avant première sur le festival… Un magnifique album qui traite du respect de la nature, de l’environnement, du soin à apporter à notre planète… Enfin, tout cela avec légèreté car il s’agit bien avant toute chose d’une belle histoire pour la jeunesse…

 

Nous avons choisi pour une de nos petites-filles un ouvrage qui parle de nature différemment car il est question là de Fées ! « Les fées de la nature »… Il y a les fées de la nuit, celle qui accompagne l’enfant au pays des rêves mais il y a aussi celle qui est au large du Pays Basque, celle qui est dans les sables profonds et chauds, les fées des arbres et celles des fleurs… et il y a même la fée des tempêtes !

 

 

 

Oui, si on prend bien le temps de regarder la nature on ne peut que constater qu’elle est protégée, animée, mis en valeur par une multitude de fées bien sympathiques… Mais, nous, prenons-nous bien soin de ces fées ? Faudrait-il encore prendre le temps de les découvrir, de les regarder… Cet ouvrage pourrait bien être là pour nous conseiller d’ouvrir les yeux…

 

Durant de nombreuses années, j’ai appris à mes enfants à ne pas écraser les korrigans jouant dans la lande bretonne… et à force de regarder dans l’herbe en se penchant, ils les ont bien vus et ne les écrasent pas…

 

 

Les illustrations de Marie-Pierre Emorine sont de grande qualité et peuvent être admirées aussi bien par les petits que par les grands. Un peu comme si les livres et la nature étaient pour tous… d’ailleurs, il me semble que l’on devrait parler de livres illustrés, tout simplement, et pas de livre jeunesse… ce dernier terme est trop réducteur… Comme si un adulte n’avait pas le droit de s’offrir un bel album pour découvrir les fées de la nature… Au non de quoi, je vous le demande ?

 

 

Marie-Pierre Emorine a déjà illustré une cinquantaine d’ouvrages et on trouve sans trop de problème une bonne moitié en librairie, quitte à commander. « Les Fées de la nature » est publié chez Ecce, « L’îlot de sable blanc » chez Mazurka…

 

Donc bonne lecture à tous !!!

Imprimer - - par Bonnet Michel - 1 avr 2019

J'ai lu pour vous : « UNE SIRENE A PARIS » de Mathias Malzieu ...

J’ai lu pour vous : « UNE SIRENE A PARIS » de Mathias Malzieu …

Mathias Malzieu, musicien, écrivain, poète … et plus encore, à l’origine du groupe de rock DIONYSOS, nous ravit par sa littérature poétique, forte, imaginaire et … en même temps, tellement près du réel des choses.

Depuis 2003, il sévit dans le genre littérature avec « 38 mini westerns (avec des fantômes) »…

Fantômes souvent présents dans son univers …

Pour arriver au « Journal d’un vampire  en pyjama» en 2016 … où son carnet de bord à la suite de son hospitalisation … grâve … mais de laquelle il s’est sorti grâce à sa force, son humour … et son entourage présent, musical et poétique.

Si je vous lis la 4è de couv. Ça ne vous parlera pas … Mais j’ai envie quand même : « Surprisiers : ceux dont l’imagination est si puissante qu’elle peut changer le monde … du moins le leur, ce qui constitue un excellent début ».

Point.

Le pitch : «juin 2016, la Seine est en crue et Gaspard Neige trouve sur les quais une sirène blessée qu'il ramène chez lui. Elle lui explique que tous les hommes qui entendent sa voix tombent amoureux d'elle et en meurent, mais, convaincu que son coeur est immunisé depuis sa rupture, Gaspard décide de la garder jusqu'au lendemain dans sa baignoire ».

Mathieu Malzieu … c’est de la poésie acidulée, de l’écriture poétique et imaginative à chaque page -je dirais même, à chaque ligne-, remplie de surprises …

Un univers si particulier, romantique, lyrique et tellement surréaliste, que l’on imagine qu’il vit ce qu’il écrit …

Et qu’il écrit ce qu’il vit.

Et moi, j’aimerais tellement faire partie de son univers !!

 


Musicien reconnu, certes … mais rempli d’humour …

Un certain jour, dans une émission télé, il est apparu avec un oukoulélé … un petit instrument lui convenant bien … parce qu’à t’il dit : « Si j’étais venu à cette émission avec une guitare ou une contrebasse … on aurait vu que j’étais de petite taille» !!!

Humour décalé …

Tout comme dans son livre « UNE SIRENE A PARIS » …

Mais pas que …

Profondeur des sentiments ...

A lire sans modération … pour rêver, vivre … et planer, parfois … au-dessus d’une vie conventionnelle et ennuyeuse …

Dans laquelle j’aimerais tellement me plonger.


Article et photo : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* Une sirène à Paris : roman aux Editions Albin Michel
* Couverture de Philippe Narcisse
* Photomontage : « Le Cercle Noir » pour Fidélio
* Photo : Anne Tilly
* Photographer’s Choice/Getty Images
* Photos d’auteur : Virginie de Causade
* IBSN : 978-2-226-43977-2
* prix : 18 €
Imprimer - - par christiane chapé - 26 mars 2019

Parlons Livres : Du roman à la sérieTV...

Actuellement, je prépare une conférence sur les autrices britanniques de romans policiers et donc, il est bien normal que je vienne vous parler du sujet de temps en temps... Parlons du lien entre roman et TV...

 

Le passage d’un roman à une adaptation pour la télévision, dans le format téléfilm ou série, pose de nombreuses questions aux équipes à commencer par le casse tête des scénaristes. Comment alléger l’histoire en restant cohérent, logique, construit… avec des personnages profonds et pas caricaturaux.

 

Il y a ainsi, pour rester dans le domaine des autrices britanniques de romans policiers, des réussites et des échecs. Je dois même préciser, pour être honnête, avec des situations intermédiaires, des sortes de « peut mieux faire mais on peut quand même regarder »… Sans s’endormir, s’entend !

 

Prenons, par exemple, le personnage d’Hercule Poirot, incarné plusieurs fois au cinéma et en série TV. Quand on réalise un film à partir d’un roman, c’est généralement très acceptable, surtout quand toute l’équipe est de qualité, du réalisateur aux acteurs en passant par scénaristes, compositeurs, costumiers, scénographes… Quand il s’agit de faire d’une nouvelle un épisode de série, là encore, on est dans le bon tempo… Par contre, quand on veut faire tenir un roman dans le format d’une série TV c’est plus délicat et il vaut mieux choisir le téléfilm un peu plus long pour ne pas avoir à trop élaguer dans le roman d’Agatha Christie.

 

 

On peut dire que pour Hercule Poirot, on a du très bon et du très médiocre. Parfois, j’ai été frustré de certains épisodes joués par David Suchet parce que, à force de raccourcir, on finit par obtenir une histoire creuse, faible, sans âme…

 

Dans les romans et séries classiques, disons que Frère Cadfael tient sa place sans problème même si on peut reprocher à la série d’être parfois un peu stéréotypée, plus que les romans d’Ellis Peters. Il y a au total 20 romans et 13 épisodes télévisés de 75 minutes. C’est quand même une série de qualité qui mérite lecture et visionnage… Dans le même ordre d’idée, nous n’oublierons pas Miss Fisher enquête même si tous les romans ne sont pas traduits en français…

 

 

Dans les belles adaptations, je pense que l’on peut mettre les enquêtes de Vera. Les romans d’Ann Cleeves sont, pour moi, de très bons romans. Le personnage de Vera est consistant, elle a de la profondeur, un passé, une vision de la vie, un humanisme réel même si certains la trouvent froide au départ. J’ai relu récemment Mort sur la lande, une histoire grave, qui s’étale sur une dizaine d’année… Un meurtre, un coupable qui crie son innocence et finit par se suicider, des personnages un peu glauques parmi lesquels de nombreux suspects potentiels… Vera part de rien ou presque pour refaire l’enquête, elle chemine avec difficulté et finit par voir la lumière tomber sur cette affaire… J’ai vu l’adaptation pour la télévision, deuxième épisode de la série 1. C’est un format de 90 minutes pour un roman de plus de 400 pages et on en sort sans aucune frustration… Certes, certains éléments ont été mis en parenthèse mais tout reste solide !

 

*

 

Enfin, il faut en parler, il arrive que le roman de qualité se transforme en série de qualité mais sans pour autant respecter au sens propre le roman et c’est le cas avec la série Suspect numéro 1 de Lynda La Plante. En effet, la romancière commence par un roman portant le nom de la série, plutôt intéressant, bien construit et avec un personnage solide, Jane Tennison. On voit là, au-delà de l’histoire policière, un combat d’une femme pour atteindre un poste. La femme n’est pas parfaite, souvent incomprise des hommes qui l’entourent mais ce combat pour une égalité solide dans le travail tient la route et donne de l’intérêt au roman. Or la série va mettre en place cette femme de façon durable, avec des enquêtes criminelles et le combat interne de cette femme, et le tout fonctionne très bien avec un rythme TV qui ne se calque plus exactement sur les romans…

 *

On peut aussi parfois trouver des choses plus basiques, fades et sans trop d’intérêt… Le roman peut être moyen car tous les romans ne sont pas géniaux. Quant à l’adaptation, elle ne peut pas toujours améliorer les romans…

 

 

Dans tous les cas, le lecteur est toujours un peu déçu par l’adaptation TV car il s’est construit des images en lisant et il ne peut que constater l’écart entre son imagination et la réalisation TV… Parfois, je regrette que les enquêtes de Maud Silver ne soient pas adaptées à la télévision car je la préfère, et de loin, à Miss Jane Marple…

 

 

Imprimer - - par Bonnet Michel - 24 mars 2019





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