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mercredi 16 octobre 2019

Bonne Fête Edwige

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entre nous - chalon sur saone

Entre-nous : parlons livres

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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

J'ai lu pour vous : « LE PUISATIER DES ABIMES » ... de Bernard Tirtiaux ... (3/3)

3è volet de l'auteur Bernard Tirtiaux :

La quatrième de couverture nous dit : « Alexandre Carvagnac est-il un fou visionnaire ? Il a trouvé une solution pour se débarrasser de nos déchets nucléaires : les enfouir au plus profond de la terre, dans les cavités rocheuses de la lithosphère que l’on atteindra par de gigantesques puits.

Conspué par la communauté scientifique, il trouvera en un riche entrepreneurs, Tadeusz Nielsen, le soutien écologique et financier qui manquait à son projet.

Alors que les deux hommes commencent à décontaminer la terre, le dictateur Borganov emprisonne Alexandre Carvagnac et son épouse.

Leur fils, infirme et reclus, Antonin, dont le génie s’exprime dans la création d’images de synthèse, tentera de sauver son père et de poursuivre sa tâche ».

Après s’être hissé derrière les vitraux colorés des cathédrales dans « LE PASSEUR DE LUMIERE » et le compagnonnage dans « LES SEPT COULEURS DU VENT », Bernard Tirtiaux plonge jusqu’au centre de la terre pour en remonter avec l’espoir d’une planète guérie de ses blessures avec « LE PUISATIER DES ABIMES ».


CE QUE J’EN PENSE :
C’est peut-être, sur la trilogie de l’auteur que j’ai choisi de parler, car j’ai lu ces trois livres dans la foulée, l’opus que j’ai le moins apprécié, bien que je sois « fan » de l’auteur.

Sans doute parce que Bernard Tirtiaux m’a fait faire un saut dans le futur, dans un monde moins poétique … et pourtant tellement réaliste.

Un monde qui m’entoure aujourd’hui !

Ecrit dans les années 90/2000, cet ouvrage, parle d’un monde au bord de l’apocalypse, croulant sous les détritus … souhaitant débarrasser la planète de ses ordures humaines et industrielles …

Peut-être trop visionnaire pour la citoyenne écologiste que je suis et qui espère et croit fortement en la valeur humaine, en une planète fleurie et sentant bon le romarin.

Mais comment ne pas être subjuguée par ces personnages charismatiques liés par des passions fusionnelles et engagés dans une lutte pour la survie ?

Bernard Tirtiaux est maître verrier : il restaure et réalise des vitraux pour des églises mais aussi des sculptures monumentales comme la Cathédrale de Lumière, bâtie pour symboliser le centre géographique de l'Europe des Quinze en 1995, dans la forêt de Oignies-en-Thiérache , dans le sud de la Province de Namur.


Il est aussi chanteur et acteur de théâtre, notamment à la Ferme de Martinrou, qu’il dirige avec son épouse.


Article et photo : Christiane Chapé


Infos pratiques :
* Le Puisatier des Abîmes : aux Editions Denoël
* dépôt légal : juillet 2001
* IBSN : 2 07 041362 4 : imprimé en France
 
Imprimer - - par Chapé Christiane - 4 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Sherlock Holmes et le Pont du Diable

L’été c’est fait pour lire et nous allons rester encore dans l’univers holmésien. A cela plusieurs raisons mais surtout parce que j’aime bien et c’est déjà beaucoup car pour transmettre l’envie de lire il vaut mieux parler de ce que l’on aime ! La deuxième raison c’est qu’au début de mes vacances je suis tombé en librairie sur un ouvrage que je ne connaissais pas, sur une autrice inconnue pour moi et un éditeur dont je n’avais jamais entendu parler… Tout cela ne pouvait exciter ma curiosité d’autant plus que le titre, Sherlock Holmes et le Pont du Diable, me renvoyait immédiatement à des amours de jeunesse… le fameux Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle !

 

Donc c’est avec plaisir que je prenais ce roman policier pour lire sur la plage, lieu que j’affecte particulièrement pour lire… Enfin, quand il ne fait pas trop chaud, qu’il n’y a pas trop de vent, pas trop de monde et que mes petits-enfants me laissent lire… C’est ainsi que j’ai dévoré ce roman qui se déroule à Saverne…

 

L’avantage, pour le spécialiste des aventures de Sherlock Holmes, c’est qu’il existe de nombreuses possibilités pour caser, insérer, mettre en place une aventure. Le cher Watson n’a pas tout raconté, tout évoquer et Sherlock pouvait enchainer les enquêtes sans problème… Il se portait d’ailleurs beaucoup mieux en travaillant alors que l’inaction le poussait impitoyablement vers sa seringue, sa solution et ses démons…

 

Nous sommes donc en hiver 1899 et nos deux amis sont sollicités de façon dramatique par une femme alsacienne. Un dramatique accident, puis une réplique quinze jours plus tard. Un frère et une sœur ont perdu la vie dans les ruines d’un château au-dessus de Saverne et ce serait, en tout cas une lettre anonyme l’affirme, un crime…

 

Quelle chance, le détective et le médecin sont libres et les voilà qui font ce grand voyage de Londres à Saverne…

 

Pour moi, ce roman est d’une grande qualité, pas tant du point de vue de Sherlock Holmes lui-même que de celui de ce cher docteur Watson. Tout au long du roman j’ai trouvé ce personnage très crédible, dans la pure lignée des écrits de Sir Arthur Conan Doyle et je trouve que Christine Müller a su réaliser là un magnifique travail.

 

Pour ce qui est du roman dans sa globalité, il est bien construit mais peut-être avec trop de rebondissements. Il faut dire que souvent nous avons l’habitude d’un Sherlock coincé dans des nouvelles relativement courtes. Il faut dire que l’auteur a écrit 56 nouvelles et quatre romans et donc c’est peut-être là que j’ai senti une distance avec l’original. C’est trop long pour une enquête simple et avec trop d’éparpillement pour un roman façon Doyle, du moins c’est le sentiment que j’ai eu en lisant…

 

Par contre, à aucun moment je ne me suis ennuyé et, surtout, jamais je me suis dit que ce Sherlock n’était pas crédible. Certes, il fonctionne à Saverne, il est éloigné de son Londres mystérieux mais il s’en sort très bien même si les criminels alsaciens lui donnent bien du fil à retordre…

 

Enfin, ce roman est beaucoup plus qu’un « simple » roman régional. D’abord parce que nos régions ne sont pas « simples » et qu’il faudrait que les Parisiens le comprennent une fois pour toutes. Mais aussi parce que cette écriture de Christine Müller est belle et agréable à lire. C’est un bon roman, tout simplement, même si c’est aussi un hommage à Sir Arthur Conan Doyle.

 

Enfin, pour mes amies qui craindraient un Sherlock Holmes trop misogyne, sachez que l’autrice a réussi à mettre en place un personnage qui sait être odieux quand il le faut tout en restant bien humain à d’autres. Elle trouve un bel équilibre sympathique que certaines lectrices devraient apprécier !

 

Voilà, une belle lecture estivale que je ne peux que vous conseiller car nous sommes encore en été et que l’été c’est fait pour lire !

 

Bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 4 sept 2019

L'été c'est fait pour lire, Les premières aventures de Sherlock Holmes ! - suite 2

L’été c’est fait pour lire et parfois accepter de laisser surprendre et entrainer loin de sa zone de sécurité littéraire… Voici donc un ouvrage qui ouvrait en 2011 une nouvelle série… Les premières aventures de Sherlock Holmes !

 

 

Il y a plusieurs façons de dévorer cet ouvrage. Soit on est un fan des aventures de Sherlock Holmes et on ne craint pas d’être déçu : alors aucun doute c’est parti ! Soit on est fan mais prudent et on attendra la fin de cette présentation pour se faire un avis plus précis avant de partir à la suite du jeune Sherlock. Soit, enfin, on ne connaît pas encore Sherlock Holmes et c’est une façon originale de commencer la lecture des aventures de ce brillant détective britannique…


On pourra préciser pour les puristes que les héros aussi universels que le locataire du 221 bis Baker Street ne s’appartiennent plus, pas plus à vous qu’à leurs auteurs. Ce sont des mythes qui peuvent être repris par tout un chacun et vivre, ainsi, de nouvelles aventures… Voici donc la jeunesse de Sherlock Holmes. On pourrait presque ajouter la jeunesse officielle puisque le projet de l’auteur a reçu l’assentiment des héritiers de Conan Doyle…


Nous allons donc faire connaissance avec un adolescent, Sherlock, au moment où son grand frère, Mycroft, vient le chercher pour des vacances qui ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices : Sherlock ne va pas rentrer à la maison mais va devoir vivre ses semaines de repos chez un oncle et une tante qu’il ne connaît pas du tout, Oncle Sherrinford et Tante Anna…


Il ne se passe rien dans ce trou, c’est du moins la pensée profonde de Sherlock qui va frôler la dépression. C’est d’ailleurs la première allusion à ce caractère qui le poussera plus tard dans la drogue, une drogue dont il fera l’expérience initiale dans ce roman. Pas de façon volontaire, mais seulement en étant drogué par des méchants, des vrais terribles… mais expérience qui lui laisse un petit goût de je ne sais quoi d’agréable… Rassurez-vous, il ne s’agit pas du tout d’une promotion de la drogue, juste d’un élément biographique explicatif de la vie de ce très cher Sherlock !


Alors, ceci étant posé, que va-t-il se passer chez l’Oncle Sherrinford ? L’employée de maison mademoiselle Eglantine se révélera-t-elle une espionne, une trafiquante, une criminelle ? Ce sauvageon de Matty trahira-t-il son ami ou le sauvera-t-il ? Enfin, cette bande de malfrats qui hante la ville d’Aldershot en semant des cadavres arrêtera-t-elle son « œuvre » ?


Mais la question qui semble fondamentale est d’une toute autre nature… Quel est le type de relation qui s’est installée entre Sherlock et la belle Virginia ? De la curiosité ? De l’amitié ? De la tendresse ? Voire de l’amour ? Un épisode qui pourrait jeter des éclairages imprévus sur la personnalité de notre futur grand détective privé londonien… Allez savoir !


Ce roman m’a beaucoup plu et je pense qu’il peut être dévoré de plusieurs façons : un livre d’aventures pour jeunes lecteurs, une ouverture aux œuvres de Conan Doyle pour novices, ou, ce fut mon cas, une curiosité pour fans et connaisseurs des récits du docteur Watson… Aujourd’hui, cette série, Les premières aventures de Sherlock Holmes, se compose, en langue française, de 4 romans !

 

Alors, à vous de choisir votre créneau et, comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 3 sept 2019

J'ai lu pour vous : "LES SEPT COULEURS DU VENT" de Bernard Tirtiaux ... (2/3) ...

J’ai lu pour vous : « LES SEPT COULEURS DU VENT» de Bernard Tirtiaux (2/3) …


La Quatrième de couverture nous dit : «Je cherche dans mes livres d'histoire une figure qui te ressemble : un artisan de l'errance, un arpenteur des vents qui, comme toi, s'est battu à coups d'outils pour le triomphe d'un chant d'amour. Ça fait peu de tapage, un chant d'amour. Et même quand il est porté par l'écho, il ne pèse pas trois plumes dans la marche de l'univers...».

« L'artisan, à qui l'abbé Vernay adresse ce mot, est son frère de lait, Sylvain Chantournelle, compagnon charpentier qui nourrit un rêve sans mesure : construire et promener de grandes orgues sur terre et sur mer, avec l'espoir secret que les traînées de musique qu'il répandrait de par le monde apaiseraient la folie meurtrière de son temps ».

Ce deuxième opus de Bernard Tirtiaux, nous plonge, après le travail du vitrail, dans le métier minutieux et mystérieux de Charpentier … premier métier au monde, s’il en est …

Le rêve de cet artiste/artisan : construire et promener de grandes orgues sur terre et sur mer, avec l'espoir secret que les traînées de musique qu'il répandrait de par le monde apaiseraient la folie meurtrière de son temps.

Il va sans dire, qu'en cette seconde moitié du seizième siècle, il avait de l'ouvrage. Il tenta de rallier Mathilde à l'innocence de son projet.
Splendide musicienne, elle était davantage encore que sa dulcinée, elle était le ferment de son rêve : sa muse.

Avec ce nouveau roman, foisonnant d'aventures, Bernard Tirtiaux nous initie au monde des compagnons du tour de France : charpentiers et facteurs d'orgues.

Ces nobles artisans, par la maîtrise de leur art, touchent au sublime, dans une époque troublée qui présente bien des similitudes avec la nôtre.

Plonger dans l’univers de Bernard Tirtiaux, au travers de la vie de Sylvain, compagnon charpentier, qui traverse cette tempête avec insouciance et toujours souriant, voyant uniquement le bien chez tout le monde, son rêve étant de construire des orgues, et de répandre sa musique chez tous ces illuminés qui s’entre tuent… . m’éloigne du mien, m’évade et me rapproche du beau … voir du sublime …

Et me font musicienne !!

Voir musicienne spirituelle !!


Article et photo : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* Les sept couleurs du vent, roman chez Denoël en 1995
 
Imprimer - - par christiane chapé - 3 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Sherlock Holmes

L’été c’est fait pour lire et dans la littérature policière, il existe bien un personnage incontournable, inimitable, incroyable et inépuisable, Sherlock Holmes ! Enfin, là, j’exagère un peu car il n’est pas inimitable mais imité en continu parfois même avec talent… Il faut dire que Sir Arthur Conan Doyle lui-même s’était un peu (ou largement diront certains) d’un personnage créé par Alan Edgar Poe… D’ailleurs cette imitation fut presque structurelle quand Conan Doyle fut obligé par le public lecteur de ressusciter son héros, dans Le retour de Sherlock Holmes (aussi traduit en français par Résurrection de Sherlock Holmes) de 1905. Alors, bien sûr, comme Conan Doyle ne peut pas supporter la magie, le fantastique et le surnaturel, le retour de Sherlock est expliqué de façon rationnelle par Sherlock lui-même dans la nouvelle La maison vide… Il n’en demeure pas moins que tout était possible !

 

La première imitation est très rapide, comme la première adaptation au cinéma. Certaines de ces œuvres d’imitation (souvent en hommage) resteront célèbres et seront si inventives que l’expression « Elémentaire mon cher Watson » n’est même pas de Sir Arthur Conan Doyle… Il faudra un film de 1929 et un recueil de nouvelles de 1954 pour que cette réplique incarne à elle-seule le grand détective !

 

Seulement, un grand nombre des pastiches, à la manière de… ou nouvelles-hommage sont tout simplement édités dans des revues spécialisées, dans des outils d’études holmésiennes et jamais disponibles pour le grand public… Heureusement, les éditions Rivages ont pallié à cela avec la publication de trois volumes de ces nouvelles étonnantes… Attention, un quatrième sort même dans quelques semaines, Elémentaire mon cher Conan Doyle !

 

 

Cet été, c’est Au-delà de Sherlock Holmes qui m’est arrivé dans les mains et ce fut un petit plaisir estival bien venu ! Il faut dire que cette fois-ci, n’en déplaise à Conan Doyle et Sherlock Holmes, le fantastique s’est complètement invité dans quatre nouvelles (dont une très courte, avouons-le). En effet, qui aurait pu imaginer, Dieu lui-même, demander un peu d’aide à Sherlock Holmes quand il décède et arrive au paradis ? Ou aurait pu concevoir un Sherlock Holmes, plus vrai que nature, chez les Martiens ?

 

Mais c’est la quatrième et dernière nouvelle de ce recueil qui est la plus forte quand Watson devient client de Sherlock dans une enquête qui voit le grand maître de l’énigme confronté au diable en personne…

 

Personnellement, j’aime beaucoup les nouvelles et encore plus les romans de Sir Arthur Conan Doyle. Sherlock Holmes est un personnage atypique, certes qui peut sembler désagréable, égoïste, égocentrique, frustré, misogyne, accro à la drogue, mélancolique, joueur de violon (surtout spécialiste pour faire grincer les cordes de son instrument en pleine nuit)… Il est donc vrai que ce n’est pas l’ami idéal… mais, comme Hercule Poirot, ce sont des enquêteurs hors normes qui fascinent le lecteur… enfin, disons qui me fascine ! Du coup, ce type d’ouvrage me permet de continuer à découvrir Sherlock Holmes à l’œuvre comme d’ailleurs toutes ces imitations que je lis souvent avec beaucoup de plaisir !

 

 

Alors, en attendant la nouveauté Elémentaire mon cher Conan Doyle, je vous conseille de relire un roman de Sir Arthur Conan Doyle comme Le chien des Baskerville, de vous délecter avec ce petit opus Au-delà de Sherlock Holmes bien sympathique ou de relire une nouvelle des Aventures de Sherlock Holmes comme Le ruban moucheté… et comme l’été c’est fait pour lire, pourquoi ne pas tout relire…

 

 

 

 

 

Bonne lecture à tous !  

Imprimer - - par Bonnet Michel - 3 sept 2019

L'été c'est fait pour lire !

L’été c’est fait pour lire et même le jour de la rentrée on peut continuer à l’affirmer. Je sais bien que pour certains c’est plus difficile à entendre, les vacances sont terminées, il faut maintenant travailler et la lecture passe au second rang voire au troisième rang des intérêts quotidiens… Et pourtant…

 

On n’a beau dire que les sciences sont plus importantes que toutes les matières, qu’il faut parler deux ou trois langues vivantes, qu’il faut faire du sport, qu’il faut parler aux autres… et tout cela est bien vrai ! Il n’en demeure pas moins que la lecture, la littérature et la philosophie sont là pour nous apporter autre chose et, qui sait le plus important…

 

Lire, c’est ouvrir son esprit et son être à l’expérience des autres. En effet, l’être humain est un être qui ne vit pas seul sur cette planète. Nous avons été précédés par des millions d’autres êtres qui ont vécu avec les mêmes interrogations que nous… D’où venons-nous, qui sommes-nous, qu’est-ce qu’un sentiment, qu’est-ce qu’aimer, qu’est-ce vivre, pourquoi meurt-on, qu’est-ce qu’il y a après ma mort, qu’est-ce que bien vivre, pourquoi avoir peur de demain, de l’inconnu, de la mort…

 

La science peut donner des éléments de réponse, parfois avec pertinence, sérieux… mais jamais de façon totale, définitive, absolue… Les théories se succèdent, se perfectionnent, se complètent… mais les grandes interrogations restent !

 

Alors, me direz-vous, pourquoi lire puisque les livres ne sont pas plus définitifs que la science ? Oui, mais le livre m’apporte une façon de vivre humaine. Certes, les réponses ne sont pas totales mais je vois comment d’autres vivent avec ces non réponses, ces réponses incomplètes, ces réponses espérées ou fantasmées… Le livre c’est à chaque fois un peu de vie qui s’ouvre à nous…

 

Le livre nous invite à la vie par les mots, par le rêve, la fiction, la réflexion, le témoignage, la poésie… Ce n’est jamais une solution, juste une piste, un chemin, une bulle d’air, un instant fort et enrichissant…

 

Lire c’est grandir, s’épaissir, se solidifier, progresser… C’est progressif et durable, ce n’est jamais du temps de perdu même quand le livre est mauvais, inadapté, désagréable… car la mauvaise expérience livresque fait aussi cheminer, grandir, progresser…

 

Donc, il est impératif de lire, faire lire et parler de nos lectures. Le partage permet aussi de grandir en comprenant comment l’autre a perçu un livre que nous avons aimé, détesté ou oublié… Alors, au moment de cette rentrée scolaire, je vous propose quelques pistes d’action…

 

On pourrait imaginer que les parents lisent en même temps que leurs enfants les fameuses lectures obligatoires. Ils pourraient ainsi non pas de contenter de contrôler le travail purement scolaire de leurs petits chéris, mais ils pourraient échanger avec eux montrant par là même que ces dits livres obligatoires présentent bien un intérêt, pour eux aussi adultes ! Ce serait une belle étape à franchir !

 

On peut aussi penser que, parfois, la lecture obligatoire est trop limitée. Il ne faudra donc pas hésiter à prendre en bibliothèque, acheter en librairie ou chez Emmaüs d’autres ouvrages d’un auteur qui aura été découvert et apprécié en lecture scolaire. Il faut ouvrir au maximum l’enfant à la lecture plaisir !!!

 

Enfin, n’oubliez pas de partager ce que vous avez aimé au même âge même si cela n’est pas dans la liste obligatoire. On ne lit jamais trop et partager est une façon d’entretenir des liens solides avec vos enfants (mais c’est aussi valable pour neveux/nièces, filleuls/filleules, cousins/cousines, enfants des voisins…).

 

Donc, bonne rentrée à tous ceux qui sont concernés et bonne journée aux autres ! Ah, j’ai oublié de vous donner une petite idée de lecture aujourd’hui… alors cherchez dans votre mémoire, relisez et faites lire puisque l’été c’est fait pour lire !   

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 2 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Le Régent, de Jean-Christian Petitfils

L’été c’est fait pour lire et cela peut, dans certains cas, nous éclairer sur notre histoire et donc notre présent aussi. J’ai lu très récemment une biographie atypique, Le Régent, un ouvrage de Jean-Christian Petitfils. Certes, l’ouvrage date de 1986, mais sur la question ce fut le premier livre de référence et il est resté inégalé depuis… Du moins, c’est ce que je crois !

 

A force d’enchainer les noms de façon mécanique, Louis III, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Louis XVII, Louis XVIII… on finit par oublier qu’en fait il ne s’agit pas d’une succession de père en fils sans souci, et, qu’entre autre, il y eut des régences, c'est-à-dire des moments d’attente de la majorité du successeur… Par exemple, quand Louis XIII meurt, Louis XIV n’a que 5 ans ! Quand Louis XIV décède, Louis XV n’a, lui-aussi, que 5 ans…

 

Donc, Louis XIV, dans sa « grande » sagesse a tenté de trouver une solution pérenne pour le royaume en ne faisant pas du duc d’Orléans un Régent tout puissant. Il savait que l’héritier, son arrière-petit-fils, serait trop jeune pour régner et que Philippe d’Orléans avait mauvaise réputation…

 

En fait, cette mauvaise réputation va accompagner le Régent jusqu’à nos jours ou presque. Comme il a réussi à faire casser le testament de Louis XIV c’est qu’il était ambitieux, comme il était connu comme libertin c’est qu’il était dépravé et immoral, comme il a cherché la paix avec l’Angleterre c’est que c’était un traitre…

 

En fait, l’auteur de la biographie, Jean-Christian Petitfils, va s’appliquer avec beaucoup d’éléments factuels à reconstruire l’image du Régent. Il ne s’agit pas d’en faire un saint ou un homme parfait, juste de remettre l’homme dans un contexte et montrer que ce Régent ne fut pas si mauvais que cela…

 

Il a cherché, indiscutablement, dans la difficulté, à assurer la paix à la France, le rétablissement des finances publiques et le bonheur individuel de chaque français. C’était une forme d’Utopie, vouée à l’échec d’une certaine façon mais qu’il poussa assez loin… C’est aussi sous cette Régence que Law va tenter de mettre en place son système de monnaie papier dont le but principal était de résoudre le déficit laissé par le règne de Louis XIV. Le système n’a pas fonctionné comme souhaité (spéculation, effondrement et banqueroute) mais la faute initiale datait du règne précédent. Il y a toujours un moment où il faut payer ses dettes… On devrait s’en souvenir aujourd’hui !

 

Alors, la petite histoire a préféré retenir le côté libertin de Philippe d’Orléans, sa joie de vivre puis sa mort d’un AVC (probablement) sur l’épaule de sa maitresse… Mais cet homme méritait mieux comme place dans l’Histoire et c’est bien ce qu’a voulu faire Petitfils avec sa biographie, lui rendre hommage, avec cette véritable histoire de la régence…

 

Pour certains royalistes puristes, il restera l’arrière-grand-père de Philippe Egalité, régicide, et ancêtre de Louis-Philippe 1er, roi des Français, l’usurpateur… Pour tous les autres, c’est un personnage important de notre passé que l’on peut découvrir avec les Mémoires de Saint-Simon ou cette très brillante biographie, Le Régent, de Jean-Christian Petitfils… et comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 1 sept 2019

4 saisons en Côte chalonnaise. Au hasard des rencontres. Paulée.

4 saisons en Côte chalonnaise. Au hasard des rencontres.


De Jon Wyand & Emmanuel Mère. Sortie le 24 septembre 2019.

 

 


Panoramas remarquables, villages typiques en pierres, la Côte chalonnaise, résultat de milliers de hasards, de rencontres et de métissages, invite au farniente, aux promenades et à la dégustation.Vivez, à travers ce beau livre, une année passée en Côte chalonnaise, où naissent des vins d’exception, des vins que nous devons à des hommes et femmes passionnés, un terroir unique, des savoir-faire incomparables, de précieuses traditions…Le travail photographique de Jon Wyand au plus près du vignoble, de son histoire, de ses vignerons, nous restitue avec justesse et délicatesse,l’évolution de la vigne au cours des quatre saisons.

Voici un lien de lecture de l'ouvrage:




JON WYAND, photographe,

Depuis plus de 20 ans, les vignobles et le monde du vin sont sa spécialité. Il aime profiter de la compagnie des vignerons partout dans le monde : Uruguay, Italie, Allemagne...Lauréat du prix “Artistry of Wine” en 2009, 2010 et 2013, du prix “Errazuriz Wine photographe de l’année 2014”. Photographe du livre Une année en Corton (Glénat).

EMMANUEL MERE, rédacteur,

Lauréat de l’Académie de Mâcon, critique littéraire, conférencier et correspondant de presse pour Le Journal de Saône-et-Loire, sur l’agence de Chalon-sur-Saône. Il remporte le Prix des correspondants de presse (Le Progrès, Le Journal de Saône-et-Loire, Bien Public) en 2016. Auteur de l’ouvrage Voyage entre Saône et Loire.


UN PARTENAIRE DE CHOIX: LA PAULÉE.

Une grande partie des photographies présentes dans l'ouvrage seront exposées pendant La Paulée, la fête de la fin des vendanges à Chalon sur Saône.


PLONGEZ EN IMMERSION DANS LA PAULÉE DE LA CÔTE CHALONNAISE

Événement populaire prenant chaque année un peu plus d’ampleur au cœur de la Bourgogne, la fête de la fin des vendanges revient pour une nouvelle édition anniversaire qui s’annonce exceptionnelle, du 18 au 20 octobre 2019. On n’a pas tous les jours vingt ans. L’édition 2019 de cette grande fête du vin célébrera comme il se doit ce bel anniversaire. Trois jours durant, viticulteurs de la Côte chalonnaise, confréries vineuses, photographes, restaurateurs et commerçants chalonnais auront à cœur d’unir leurs passions et leurs savoir-faire pour vous faire découvrir la richesse de notre territoire. De la grande soirée de lancement rue de Strasbourg jusqu’au dîner étoilé en passant par le parcours de dégustation en centre-ville, le défilé et ses traditions, les expositions à ciel ouvert et de nombreuses animations pour toute la famille, la fête du vin sera célébrée à Chalon comme nulle part ailleurs. Lors de cette plongée festive au cœur du terroir bourguignon, des milliers de visiteurs pourront découvrir les différentes appellations (Bouzeron, Givry, Mercurey, Montagny, Rully, Bourgogne Côte chalonnaise et Crémant de Bourgogne) qui font la réputation de la Côte chalonnaise et ce, bien au-delà de nos frontières, à travers deux parcours de dégustation. Ville natale de Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône est reconnue comme le berceau de la photographie. C’est pourquoi la Paulée est aussi un événement visuel sans égal. Chalonnais et visiteurs découvriront le travail photographique de Jon Wyand. Dans toute la ville, le mobilier urbain se parera des œuvres de cet artiste anglais qui a fait des vignobles bourguignons sa spécialité. Il signe également un ouvrage de photos consacré à la Côte chalonnaise qui sera disponible peu avant la Paulée.

 

 
Imprimer - - par MA - 31 août 2019

L'été c'est fait pour lire William Irish

L’été c’est fait pour lire et je dois bien avouer que depuis que je lis pour le plaisir, soit depuis l’âge de 13 ans environ, la littérature policière a toujours une place privilégiée dans les piles de livres qui sont sur ma table de nuit, mon bureau, sous mon lit… Si j’ai déjà longuement parlé de ma passion bien réelle pour les autrices britanniques de polars, il ne faut pas que vous pensiez un seul instant que je me limite à ces femmes car tout au long de ma vie de lecteur j’ai découvert, dévoré, apprécié de nombreux auteurs de romans policiers. On peut citer dans cette longue liste, sans vouloir âtre exhaustif, Charles Exbrayat, Frédéric Fajardie, Pierre Nord, Boileau-Narcejac, Maurice Leblanc, Arthur Conan Doyle, Didier Daeninckx, Gérard Delteil, Gaston Leroux, Stuart Wood, Raymond Chandler, Jean-Patrick Manchette… Cessons cette liste car plus j’avance et plus je vois qui je suis entrain d’oublier… Dans ces auteurs, certains furent des auteurs de romans, d’autres de nouvelles, il y en a qui ont été adaptés en bédé, au cinéma et même au théâtre…

 

Parfois, il y a des auteurs que j’ai oubliés, effacés de ma mémoire, sans que ce soit pour des raisons de qualité de leurs textes. Je vais prendre un exemple simple, William Irish. Je l’ai lu, du moins, j’ai eu en main un certain nombre de livres, en particulier Tous les coups sont permis, un recueil de nouvelles policières que j’ai lu quand j’avais une vingtaine d’année et dont je me souviens de la couverture en live de poche…

 

Or, j’avais à peu près complètement oublié ce pauvre William Irish quand je suis tombé chez Emmaüs sur six recueils de nouvelles publiés par 10/18. Compte tenu du prix dérisoire de chaque volume, sans hésitation, me voilà chargé de quelques nouveaux livres à lire… Parfois, je dois avoir peur de manquer, allez savoir ?

 

Dès le premier soir, je glissais délicatement dans Irish Window, recueil où la première nouvelle est Fenêtre sur cour ! Oui, vous commencez à vous dire que vous connaissez ce romancier William Irish, au moins à travers ce film d’Alfred Hitchcock… Oui, ce film sorti en 1954 est probablement un des meilleurs du grand maitre du suspense…

 

 

Oui, quand je vous parle de William Irish et de ses nouvelles, vous ne voyez pas toujours l’importance de cet auteur tandis que si je dis : Angoisse dans la nuit, Fenêtre sur cour, La mariée était en noir, La sirène du Mississipi, J’ai épousé une ombre, Jouer c’est tuer… sans oublier toutes les adaptations pour la télévision, vous comprenez que William Irish est un auteur prolixe qui a fourni de nombreuses bases à des scenarii pour le septième art !

 

Je ne peux que vous conseiller d’aller lire quelques unes de ses nouvelles pour mesurer que les mots restent bien souvent le socle dur de l’imagination et que pour plonger un lecteur dans une ambiance forte il ne faut à William Irish que quelques pages…

 

Le pauvre homme n’a pas été très heureux dans sa vie, homosexuel qui vivait à une époque difficile aux Etats-Unis (1903-1968) ce qui le plongea dans une sorte de culpabilisation terrible, souvent seul et isolé malgré une reconnaissance certaine de son vivant… Après la mort de sa mère dont il s’occupait, il vécut onze ans dans un hôtel sans en sortir ou presque, seul, atteint du diabète et alcoolique… Pas étonnant que ses nouvelles soient si noires…

 

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, je vais poursuivre la lecture des autres recueils de nouvelles de William Irish durant ma villégiature aux bords de l’Océan Atlantique !

 

Bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 31 août 2019

L'été c'est fait pour lire : Atlas du patrimoine du Finistère

L’été c’est fait pour lire et quand on passe quelques jours de villégiature en Bretagne quoi de plus naturel de présenter au moins un ouvrage concernant cette douce région que j’aime… Seulement, voilà, comment trouver la perle rare qui va satisfaire le lecteur avec de belles photographies tout en le poussant à réfléchir, à être plus responsable dans ses comportements de touriste et qui va permettre d’apprendre et découvrir… Oui, il faut bien aller au-delà des clichés de tourisme et propagande…

 

C’est dans la collection d’ouvrages édités par le quotidien Le Télégramme que j’ai pris mon livre du jour, Atlas du patrimoine du Finistère de Françoise Péron et Guillaume Marie, tous deux géographes compétents et reconnus !

 

Pourquoi celui-là ? Tout d’abord pour des raisons personnelles. Le Finistère est le département breton de mon cœur car c’est le premier que j’ai connu, mon grand-père habitant Brest et ayant en plus vécu deux ans chez lui lors de mes études à Brest même ! C’est aussi la période où tous les matins je pouvais lire Le Télégramme qui arrivait directement dans la boite à lettres et que nous commentions ensemble régulièrement…

 

Pourquoi cet ouvrage sur le patrimoine ? Là, il s’agit d’une conviction forte car si nous ne prenons pas soin de notre patrimoine, nous allons finir par le perdre entièrement… Or, le patrimoine c’est à la fois un héritage commun mais aussi une richesse, une spécificité, un bien réel qui nous propulse dans l’avenir… Alors, certes, les auteurs donneront des définitions beaucoup plus correctes mais je crois qu’il faut retenir que le patrimoine, c’est tout simplement vital !

 

Alors, ce patrimoine maritime du Finistère, il est constitué de quoi, de quels éléments, de quelles réalisations concrètes ? On aura, bien sûr, c’est logique dans ce département aux côtes nombreuses et périlleuses, l’éclairage du littoral avec phares et sémaphores… mais il y aura des forteresses, des demeures d’armateurs, des chapelles votives, des maisons et des villages de pêcheurs, des entreprises de valorisation du littoral comme conserveries de poissons et exploitation du goémon, sans oublier les constructions de bateaux avec les chantiers navals et les cimetières de ces mêmes bateaux… Oui, rien ne sera oublié pas même le littoral touristique avec les constructions de vacances, les plages…

 

Une particularité de ce patrimoine maritime du Finistère – presque un quart du patrimoine du littoral français – réside aussi dans ses nombreuses îles dont certaines sont très connues. Qui n’a jamais entendu parler de Sein, Ouessant ou Batz ? Mais, il y en a encore de très nombreuses toutes petites… Puis il y a aussi ces rias et abers qui voient l’eau de l’océan pénétrer les terres et augmenter considérablement la longueur du littoral finistérien !

 

Je ne vais pas vous résumer entièrement cet ouvrage qui est composé de textes précis, scientifiques et techniques mais accessibles à tous. Il est aussi illustré par de très nombreuses photographies de qualité qui apportent beaucoup. Enfin, c’est sa richesse essentielle à mes yeux, il propose une multitude de cartes très pédagogiques pour donner la possibilité au lecteur de visualiser et positionner chaque aspect du patrimoine présenté…

 

Oui cet Atlas du patrimoine maritime du Finistère est un excellent ouvrage qui pourrait donner la l’opportunité à tous ceux qui sont allés passer les jours de canicule à l’Ouest extrême de revivre durant l’hiver ces belles visites qui les ont enchantés… A lire et offrir, à garder en souvenir ou pour préparer votre prochaine villégiature finistérienne… et, comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 28 août 2019

L'été c'est fait pour lire : La cuisine du canard et de l'oie

L’été c’est fait pour lire, mais, aussi, pour participer activement au déménagement de ses enfants… C’est ainsi que cet été, pour la première fois, je vais avoir une fille qui habite dans la Sud Ouest. En soi, ce n’est pas un évènement majeur, mais il se trouve qu’il s’agit de celle qui aime le canard, le confit, le magret… Belle occasion de trouver un livre sur cette cuisine typique et lui offrir… A charge pour elle de tester ces recettes lors de mes passages à Albi !

 

Reconnaissons qu’il n’est pas si simple de trouver de tels ouvrages dans la région où l’on préfère les œufs en meurette, le bœuf bourguignon, le jambon persillé, pain d’épices et autre pochouse… Bon, j’ai quand même trouvé un petit opus, La cuisine du canard et de l’oie. Le sous-titre est très alléchant : traditionnelle, festive et conviviale. Tout un programme…

 

Alors, pour une fois, je vais vous présenter un livre de cuisine que j’ai lu mais dont je n’ai testé aucune recette laissant cela à ma fille pour le futur. Pas de pression inutile, pas de comparaison possible, juste des envies bien réelles car les recettes donnent véritablement envie… Envie de goûter, de découvrir, de comprendre cette région, de se faire plaisir…

 

Même si l’ouvrage est petit par la taille, la première surprise est de découvrir comment faire soi-même son confit. Il faut bien avouer que n’étant qu’un bon cuisinier de la moitié nord de la France, quand j’entends confit, je cherche un bocal avec du confit déjà fait. Certes, j’ai pris l’habitude de trouver des gens qui élèvent leurs bêtes et font eux-mêmes leurs confits, et on en trouve en Bourgogne, heureusement. Mais, je l’avoue, jamais m’était venue l’idée de faire moi-même mon confit à partir d’un canard frais… Pourtant, la recette semble peu complexe… Voilà donc une première idée, ma chère fille, offrir à tes parents quelques bocaux de confit…

 

Deuxième surprise, et de taille, je découvre que dans ces régions, on fait aussi des plats traditionnels en mélangeant porc et canard. J’entends par là, ces plats d’hiver qui tiennent au corps et qui utilisent des légumes de saison. Chez nous, en Lorraine, ma région d’origine, on a la potée, le jarret de porc à la choucroute et quelques autres recettes à partir du cochon car tout est bon dans le cochon !

 

Je découvre donc, avec un certain plaisir, l’azinat au chou. Les ingrédients nous plongent dans les plats de la famille des potées : chou, oignons, carottes, pommes de terre, cochon demi-sel, jambon de pays, saucisse de couenne… et, et c’est là la grande surprise, des cuisses de canard ! Je dis surprise pour moi car je pense que beaucoup parmi vous connaissaient ce type de mélange. Pour moi, c’est une nouveauté que j’ai envie de goûter au plus vite !!!

 

L’azinat est un plat traditionnel de l’Ariège, on n’est donc pas trop loin du Tarn, et cela signifie « mélange ». Chaque pays à sa recette mais dans tous les cas on peut cuisiner avec des légumes de saison et de la région…

 

On trouve dans ce petit livre choisi avec un peu de chance de nombreuses recettes locales avec canard ou oie et tout est très alléchant. Bien sûr, on termine en fanfare avec le cassoulet. Là, il se raconte, mais on n’est pas obligé de le croire à la lettre, que la recette remonte à la Guerre de Cent ans… On aurait réalisé dans la ville de Castelnaudary – cette fois-ci on est dans l’Aude, toujours très près d’Albi – un grand ragout avec ce qu’il restait de viande et fèves dans la ville assiégée… Les soldats trouvèrent là un surcroit d’énergie qui leur permit de battre les Anglais… Voilà pourquoi on sert encore de gros cassoulets aux joueurs de rugby français avec les matchs contre les Anglais, mais vous n’êtes toujours pas obligés de me croire…

 

Bref, un petit livre par la taille, La cuisine du canard et de l’oie, mais porteur de rêves et d’espérances culinaires, alors comme l’été c’est fait pour lire et rêver, bonne lecture à tous !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 27 août 2019

L'été c'est fait pour lire Benoîte Groult

L’été c’est fait pour lire et, hier, je vous ai présenté une biographie de Benoîte Groult en bande dessinée par Catel, Ainsi soit Benoîte Groult. A cette occasion, je vous avais proposé de lire ou relire certains textes de ces femmes qui durant le vingtième siècle avaient combattu pour que les femmes soient mieux considérées dans notre société. Je ne connaissais pas Benoîte Groult quand j’ai lu la bande dessinée, depuis, j’ai comblé mon retard et, entre autres, j’ai lu Mon évasion de Benoîte Groult, un texte que je ne connaissais pas, qui est sorti en 2008 aux éditions Grasset, et qui porte la mention « autobiographie ». C’est donc un livre qui entre dans la démarche annoncée, retrouver les motivations de ces femmes qui se sont battues avec conviction pour une cause que l’on semble quelque peu oublier aujourd’hui… Précisons aussi que Benoîte est décédée en 2016 à l’âge de 96 ans…

 

 

 

Pour le lecteur du livre biographique de Catel, avouons qu’il ne va pas y avoir de révélation tonitruante car l’essentiel a bien été intégré par Catel, dessiné et mis en scène. Par contre, ce qui est réellement différent c’est le ton. Avec Catel, on avait deux choses : l’interview de Benoîte et le regard de Catel. Très rapidement on pouvait penser que Catel s’étant prise d’affection pour l’objet de son étude, pouvait parfois manquer d’objectivité, avoir arrangé son texte pour n’être que favorable à Benoîte tout en faisant croire à une biographie objective digne d’une historienne. Comprenez-moi bien, je ne fais pas un procès d’intention à Catel, j’imagine seulement ce que l’on pouvait penser…

 

Avec une autobiographie, le point de vue est définitivement clair, précis et net : le point de vue de Benoîte et Benoîte seule ! Du coup, j’avoue avoir eu peur un instant de me trouver face à un texte beaucoup plus polémique, virulent, agressif, féministe au sens MLF des années soixante-dix. Mais c’est parce que je ne connaissais pas assez bien Benoîte Groult et pour le coup j’avais beaucoup trop d’a priori…

 

Tout ce texte est plein de douceur, de constats objectifs, de respect pour tous, femmes et hommes, y compris ceux qui ne pensent pas comme elle, avec au bout du compte le portrait vivant d’une femme de son siècle. Certains vont y voir des traces de leurs mères, grands-mères, épouses et autres femmes qu’ils ont rencontrées, aimées ou avec qui ils ont travaillé. Certains moments sont particulièrement forts avec des élans de sincérité totale, des aveux de souffrance, de bonheur, de lassitude… D’autres sont plus légers et mêmes drôles… Mon évasion, c’est comme une partie de vie qui s’étale devant nous…

 

Je voudrais seulement parler d’un ou deux points de cet ouvrage de façon à vous laisser le plaisir de la découverte par ailleurs. Je me suis entièrement retrouvé dans une des passions de Benoîte Groult, la pêche à pied en Bretagne. Oui, c’est bien une passion, un art de vivre d’ailleurs, et je crois que seuls ceux qui ont pratiqué cela peuvent comprendre… J’aime quand elle en parle et, surtout, comment elle peut aborder des sujets graves, y compris dans ces descriptions plutôt légères… Elle aborde ainsi, au détour d’un rocher le vieillissement de son corps, cet âge qui vient année après année la transformer en profondeur. Ma tête croit pouvoir encore sautiller, passer ce trou, rebondir sur ces algues, éviter de glisser là… et mon corps, lui, est prêt à tomber, glisser, s’oublier… En plus, les risques ne sont pas en proportion avec ce que l’on va rapporter de la pêche, car comme elle dit si bien, il n’y a même plus de tourteau à trouver ici ou là…

 

La fin de l’ouvrage est de l’ordre de la métaphysique, c’est très touchant et fort :

 

« Je n’ignore plus que la mort est tapie non loin désormais, guettant sa proie sous ses paupières de crocodile qui ne dort jamais. Je me berce encore de l’espoir qu’elle n’abattra pas sa griffe sur moi de sitôt. Mais je sais qu’elle a plus d’un tour dans son sac.

Par quelle grâce parvient-on à l’oublier ? Par quels stratagèmes réussit-on encore à jouir de la beauté du monde, du bonheur d’écrire et du plaisir de se réveiller chaque matin ?

Il faut se garder d’approfondir la question. Un malheur est si vite arrivé… »

 

Franchement, voilà bien un livre à lire et qui apportera à chacun de bonnes raisons de vivre, d’espérer et de se battre pour améliorer le monde car il y a encore beaucoup de travail à faire !!! Comme l’été c’est fait pour lire, évadez-vous aussi avec cet ouvrage de Benoîte Groult et n’oubliez jamais, surtout vous les jeunes femmes, que les combats menés avant vous et dont vous bénéficiez sont toujours à poursuivre… On peut tout perdre et si vite !

 

Bonne lecture à tous !!!

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 26 août 2019

L'été c'est fait pour lire : Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges

L’été c’est fait pour lire et il y a quelques jours j’ai décidé de mettre en valeur un certain nombre de bandes dessinées consacrées à la vie de femmes célèbres qui avaient participé assez activement à l’histoire de l’humanité. Comme vous fûtes assez nombreuses et aussi nombreux à plébisciter cette dynamique, je persiste et signe avec encore quelques chroniques consacrées aux femmes dans notre histoire…

 

Encore en bande dessinée ! Mais pas que… En effet, ouvrons ensemble l’ouvrage de Catel consacré à Benoîte Groult… Catel est une autrice – prenons l’habitude, surtout aujourd’hui avec cet ouvrage spécifique, de mettre les noms de métiers au féminin – qui s’est spécialisée, au fur et à mesure de ses ouvrages, dans les biographies en bandes dessinées, sur des formats libres. On appelle ces ouvrages des romans graphiques, même si dans le cas de Catel il ne s’agit pas d’œuvres de fiction mais bien d’un travail historique, journalistique, littéraire… Pour ses ouvrages précédents, Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges, Catel n’avait pas eu la chance d’interviewer les objets de ses études, mais cette fois-ci, avec Benoîte Groult, tout partira, au contraire, de rencontres bien réelles… et vous allez découvrir tout cela avec cet ouvrage, Ainsi soit Benoîte Groult !


 Benoîte Groult est une romancière et autrice de littérature et pour elle la bande dessinée n’est qu’un mode narratif secondaire. C’est d’ailleurs là que réside l’audace de Catel car elle va aller au bout de son idée et réussir un ouvrage en bande dessinée sur une femme qui ne connait pas et n’aime pas la bédé…

Tout est né d’une commande. Catel doit faire le portrait d’une personnalité en bédé pour Libération, elle a carte blanche et comme à chaque fois dans ce genre de situation, elle doit aller très vite. Elle hésite entre deux femmes, Claire Bretécher et Benoîte Groult. Et c’est ainsi que Catel part à l’assaut de Benoîte, si vous me permettez cette expression. De ce travail ponctuel va naître une amitié et l’envie de faire un ouvrage beaucoup plus volumineux, une sorte de biographie comme elle l’avait fait, écrit et dessiné pour Kiki et Olympe…


Je ne suis pas, au départ, un lecteur de Benoîte Groult. Pas par refus de son style ou de ses idées. Non, plus par circonstances et éducation. Ma mère ne lisait pas Benoîte, contrairement à la mère de Catel, les romans n’était pas tombés dans mes mains, n’étaient pas coincés dans la bibliothèque familiale… Donc j’ai ouvert cet ouvrage sans idées préconçues, sans a priori, et je suis immédiatement entré dans le monde de Benoîte Groult. J’ai lu ce livre – oui, Benoîte, cette bédé est bien un livre – d’un seul coup et dès la lecture terminée, j’ai recommencé une fois avant d’aller chercher quelques ouvrages signés Benoîte Groult pour prolonger cette immersion bien agréable…

Catel a su, avec son style de bio-graphiste que l’on commence à bien connaitre, nous mettre en contact avec Benoîte, sans chichi, sans intellectualisme, sans prétention, sans proximité excessive. On est là juste derrière elles, Benoîte et Catel, on sourit, on est touché, on se fait tout petit pour ne pas interrompre le dialogue qui souvent est d’une douceur, d’une délicatesse incroyable. J’avoue que ce récit m’a bouleversé car il m’a renvoyé à ma mère, à toutes ces femmes qui ont vécu au vingtième siècle, qui ont été victimes des règles et lois imposées par les hommes qui ont oublié trop longtemps que les femmes avaient le droit à la liberté, à l’égalité, au respect, à l’amour… Je ne vais pas en rajouter car la lecture devrait vous faire comprendre tout cela sans que je sois indispensable d’une quelconque manière…


Quand on termine cette lecture, on se demande pourquoi il n’y pas beaucoup plus d’ouvrages de ce type, des vrais, grands et puissants ouvrages de médiation et vulgarisation. Si elle n’existait pas, il faudrait inventer Catel de toute urgence ! Je reste persuadé que nous avons là une des autrices majeures de notre époque n’en déplaise à tous ceux qui sous-estiment les biographies en bédé, les récits et autres romans graphiques de toutes natures… Il est donc urgent pour tous ceux qui ignorent encore son travail de vous y mettre : Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges et Ainsi soit Benoîte de Groult devraient venir prendre place sur votre table de nuit et comme l’été c’est fait pour lire, c’est bien le moment !


Pour ceux et celle qui comme moi souhaiteraient aller plus loin après cette « bio-graphique» je vous conseille quelques textes de femmes qu’il faut lire : Ainsi soit-elle, Les trois quart du temps et Ainsi soit Olympe de Gouges de Benoîte Groult, Journal à quatre mains de Benoîte et Flora Groult, Histoire d’une femme libre de Françoise Giroud, La Bâtarde de Violette Leduc, Les belles images de Simone de Beauvoir, Nos vingt ans de Clara Malraux… Attention, écrit par une femme ne signifie pas lisible seulement par les femmes ! Allez, messieurs, laissez-vous faire, ce sont de superbes lectures !


Bonne lecture donc car tout cela devrait vous mobiliser pour la fin de l’été !!!

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 25 août 2019

L'été c'est fait pour lire : La maison des morts étranges

L’été c’est fait pour lire et ce n’est pas parce que nous approchons de la fin des vacances estivales – certains ont même repris le travail depuis quelques semaines – que je vais cesser de lire des romans policiers et de vous en parler…

 

Dans une préface au roman « La maison des morts étranges » de Margery Allingham, François Rivière, grand expert en romans policiers britanniques, imagine une photo de famille des grandes autrices avec au premier rang les trois reines, les trois duchesses, les trois grandes : Agatha Christie, Dorothy Sayers et Patricia Wentworth. Première joie personnelle, François Rivière hisse bien Patricia Wentworth, ma préférée, au premier rang. Au second rang de cette photo souvenir, on trouve Ngaio Marsch, Mignon Eberhardt et Martha Albrand aux côtés de Margery Allingham. Seul problème pour moi : qui sont Mignon Eberhardt et Martha Albrand ? Heureusement, d’une certaine façon, ces deux autrices ne sont pas britanniques : la première est américaine et la seconde allemande. Ouf, je peux continuer à travailler en paix… L’honneur est sauf !

 

Oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je mène quelques recherches littéraires sur les autrices britanniques de romans policiers… C’est comme ça même si cela peut vous sembler futile…

 

Il n’en demeure pas moins que cette chère Margery Allingham n’est pas très connue, elle qui siège au second rang à côté de Ngaio Marsch… Pourtant, elle eut son heure de gloire dans le roman à énigme : qui a tué ? Ce que nos amis britanniques appellent le « whodunit ». A ce titre, elle est bien aux côtés de nos duchesses du crime même si elle n’a pas été autant traduite dans le monde… Il faut dire qu’en France, on a tendance à mesurer la notoriété des auteurs et autrices étrangers au nombre d’ouvrages disponibles en langue française…

 

Pour situer dans le temps cette chère Margery, donnons quelques éléments biographiques… Elle est née en 1904 à Londres, décédée en 1966 à Colchester. Son personnage le plus connu, Albert Campion a été créé en 1929. On peut rappeler que Lord Peter, le héros de Dorothy Sayers, est né en 1923, Maud Silver, l’enquêtrice de Patricia Wentworth est née en 1928, Hercule Poirot en 1920, Miss Jane Marple en 1930… La romancière est donc bien de la même génération… Elle écrira son dernier roman complet en 1965 et laissera un inachevé et une trame incomplète. Tout cela sera terminé par son mari Philip Youngman Carter…

 

Le seul regret sera donc simplement de ne pas avoir toute sa bibliographie en langue française ou de ne pas être capable de lire cette romancière dans le texte original… Heureusement, il existe bien quelques ouvrages en français dont certains sont disponibles de nos jours… Je pense à Crime à Black Dudley ! Vous avez donc la possibilité de découvrir cette autrice mais vous pouvez aussi vous contenter des reines du premier rang avec Lord Peter et l’inconnu de Dorothy Sayers, Les lèvres qui voient de Patricia Wentworth ou Un cadavre dans la bibliothèque d’Agatha Christie…

 

Alors, puisque l’été c’est fait pour lire, des polars en particulier, bonne lecture et à bientôt !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 24 août 2019

L'été c'est fait pour lire, : quelques lectures... sérieuses

L’été c’est fait pour lire mais je vous l’avoue, dans ma vie, une fois que j’ai commencé à lire de façon autonome – tardivement d’ailleurs – je ne me suis pas contenté de lire que l’été… Mais, certains me demandent comment je me suis mis à lire des « choses sérieuses »… C’est à cette question que je voudrais répondre même si l’expression « choses sérieuses » ne signifie pas grand-chose, en fait. Ce que j’entends, par contre, c’est que souvent je vous présente des livres classés dans les rubriques sciences humaines, sciences, métaphysique… Or, a priori, ce n’est pas le contenu de nos lectures estivales… Quoi que…

 

Tout d’abord, très rapidement, après avoir découvert Agatha Christie et le plaisir de la lecture, je suis tombé au contact d’auteurs en les trouvant dans la bibliothèque familiale. Chez nous, ce n’était pas à proprement parler une bibliothèque mais plutôt des piles dans la maison et des cartons dans la cave… Là, discrètement, sans autorisation, je suis tombé sur Gargantua de Rabelais, Notre regard qui manque à la lumière de Gustave Thibon, La pesanteur et la grâce de Simone Weil, Les grandes amitiés de Raïssa Maritain… et c’est avec ce lot de livres qu’a commencé ma grande aventure au pays des écrits… Ce sont là des ouvrages fondateurs, cultes, capitaux pour moi-même si de très nombreux autres se sont ajoutés au fil du temps…

 

 

J’avais à peu près une quinzaine d’années quand j’ai lu Thibon, Weil, Maritain (Jacques et Raïssa). Je n’avais pas encore fait de philosophie, je ne savais même pas de quoi il s’agissait car chez moi on parlait plus sciences que philosophie… Beaucoup plus jeune, ce sont les mathématiques modernes qui m’intéressaient. Je m’étais même fait offrir vers 11 ans les deux premiers volumes de Mathématique moderne de Georges Papy, ouvrages que j’ai toujours… Mais, il ne s’agissait pas de lecture plaisir, juste de mathématique et je lisais cela comme d’autres jouaient au Mécano…

 

Avec Thibon, Weil et Maritain, j’avais l’impression de trouver des adultes qui me parlaient directement, moi qui était adolescent, on me prenait au sérieux, on me parlait de Dieu, de la vie, de la mort, de l’avenir, des relations avec les autres… J’avais ce sentiment que d’autres lecteurs ont eu, celui d’être le destinataire unique du livre, d’être dans une relation privilégiée avec l’auteur, d’entrer dans une intimité exclusive… Oui, cela peut paraitre fort mais c’est cela que je vivais…

 

Je n’ai jamais rencontré Simone Weil (décédée en 1943) et les Maritain (décédés en 1960 et 1973), mais j’ai eu la chance de rencontrer Gustave Thibon (décédé en 2001). Il était venu faire une conférence à Brest où j’étais étudiant. Je me souviens d’une chose capitale et significative : je ne comprenais pas que tant de monde ait voulu l’écouter tant j’étais persuadé d’être le seul à le lire et « dialoguer » avec lui… Bon, après, ça m’a passé et j’ai bien compris qu’il y avait l’intimité du livre et la vie réelle…

 

Dans Gustave Thibon et Simone Weil, ce qui m’a facilité l’accès à des pensées souvent d’une grande puissance, c’est le fait qu’il s’agisse – en tous cas dans les deux livres cités – de pensées courtes, je crois que l’on dit aphorismes. C’était à moi de prolonger cela, de le méditer, de le digérer… Un exemple ? « Il faut que l’amour finisse par tuer le moi. Sinon, c’est le « moi » qui finit par tuer l’amour. » Voilà une pensée de Thibon qui me parlait directement quand j’avais 15 ans…

 

Quant à La pesanteur et la grâce de Simone Weil, ouvrage d’ailleurs directement en lien avec Gustave Thibon qui en avait assuré la publication posthume, il avait l’avantage de parler aussi de Dieu en termes qui me convenaient parfaitement. Qu’importe que Simone ait été Juive, qu’elle se soit convertie ou pas au Christianisme, qu’elle soit mystique ou pas… elle parlait et je comprenais !

 

« Ceux qui désirent leur salut ne croient pas vraiment à la réalité de la joie de Dieu »

 

Et alors que je copiais cette citation de Simone Weil, voilà que je réalise que je viens de relire durant une vingtaine de minutes des pages de cet ouvrage extraordinaire… C’est ce que je vis avec ces auteurs référents de ma vie. Dès que j’ouvre un livre, je glisse et j’y reste coincé…

 

Alors, les plus courageux et téméraires me demanderont par lequel commencer… Là, ma réponse sera simple : par celui que vous trouverez en premier ! La pesanteur est la grâce, Les grandes amitiés et Notre regard qui manque à la lumière sont trois livres qui sont toujours disponibles. Certes, il vous faudra les commander ou aller dans de grandes librairies mais aucune difficulté… C’est un peu comme si je n’étais pas le seul à les trouver important… Allez savoir !

 

Comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 23 août 2019





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